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Comment André Caillé est devenu la bête noire des écologistes

Louis-Gilles Francoeur   11 septembre 2010  Québec
André Caillé<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
André Caillé
André Caillé, un grand mandarin de l’énergie, est adulé depuis plus de 25 ans par les milieux économiques parce qu’il a haussé les revenus d’Hydro-Québec notamment. Mais il est aussi devenu, depuis le milieu des années 90, la bête noire de nombreux écologistes. Son engagement dans le dossier des gaz de schiste les a mobilisés, tout comme au moment du Suroît et pour des raisons apparentées.

André Caillé est un «homme éminemment sympathique et charmant», explique Jean-Marc Pelletier, l’ancien président des chercheurs de l’IREQ qui a pourtant souvent croisé le fer avec lui.

Les Québécois retiennent encore l’image d’un homme direct, au franc-parler, qui ne faisait pas trop guindé avec son célèbre col roulé quand il les rassurait chaque soir durant le grand verglas de 1998.

Mais, malgré cette image, André Caillé sera mis en échec peu de temps après par les citoyens de l’Estrie quand il invoquera une «urgence» jamais avérée pour construire la ligne à haute tension Hertel-Des Cantons en tentant de contourner le processus du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Pourtant, le BAPE a pris son essor quand André Caillé était sous-ministre de l’Environnement au début des années 80! Mais son passage à divers postes de la haute direction chez Gaz métropolitain de 1987 à 1996, y compris au poste de président-directeur général, ainsi qu’au même poste chez Hydro-Québec de 1996 à 2005, semble avoir changé sa perception.

Il n’hésitait plus, à la fin de ce dernier mandat, à attaquer le processus d’évaluation écologique, qu’il qualifiait de trop long et d’obstacle inutile aux grands projets, un thème que les «lucides» allaient développer par la suite. André Caillé a été jusqu’à déclarer un jour que la création du BAPE avait été une «erreur», raconte André Bélisle, de l’Association québécoise contre la pollution atmosphérique.

Déréglementer l’énergie

Quand André Caillé arrive à la présidence d’Hydro-Québec en 1996, le Québec sortait d’un grand débat sur l’énergie et tout le monde s’était rallié à un consensus, y compris Hydro-Québec, pour donner la priorité à l’efficacité énergétique et pour confier ensuite à une régie indépendante le choix des projets énergétiques en fonction de leurs impacts sur l’environnement, ce qui plaçait le gaz et le pétrole en bas de la liste.

André Caillé s’attaque d’entrée de jeu à ce consensus, suscitant l’opposition immédiate des écologistes.

Il parle de déréglementer tout le dossier énergétique sur le modèle de la Californie, de remplacer la hiérarchisation écologique des filières par les forces du marché.

Même si cela attaquait de front le «modèle québécois» issu de la nationalisation de l’électricité, sous sa direction, Hydro-Québec incitera le conseil des ministres à adopter deux décrets, raconte Jean-Marc Pelletier: l’un qui exigera 5000 $ de quiconque veut être desservi par Hydro-Québec dans les localités non reliées au réseau sur la Basse-Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine et un autre décret qui hausse progressivement le coût du kilowatt-heure de 5 à 25 cent sur cinq ans en raison des coûts supérieurs du service. Le tollé qui a suivi a eu raison de cette première entorse au «pacte énergétique» de l’élection référendaire sur la nationalisation.

Une régie émasculée


En mai 2000, s’alignant sur la logique du nouveau p.-d.g. d’Hydro-Québec, le gouvernement de Lucien Bouchard enlève à la Régie de l’énergie, avec la loi 116, le pouvoir de hiérarchiser les projets énergétiques en fonction de leurs coûts directs et indirects (impacts sociaux et écologiques). Il lui enlève aussi l’examen du plan de développement en même temps qu’il soustrait l’ensemble du secteur de la production d’Hydro-Québec, la plus rentable, à l’examen des régisseurs.

La régie, depuis lors, fixe le montant de la facture des secteurs du transport et de la distribution, qu’on refilera désormais aux clients. Jusque-là, le déficit de ces deux secteurs était épongé par les profits de la production parce que de plus en plus de barrages sont payés. Cela permet à Québec d’engranger des profits, qui vont soudainement passer de 600 à 800 millions par année à plusieurs milliards, en même temps que la facture mensuelle des clients deviendra d’autant plus une vraie taxe ascenseur si Québec fait exploser le prix, gelé jusqu’ici, de l’électricité dite «patrimoniale».

C’est aussi durant la présidence d’André Caillé que Québec relance un deuxième programme de production privée au moyen de petites centrales sans validation de la filière, comme l’avait recommandé la commission Doyon. Et Québec hausse jusqu’à 50 MW la puissance des projets dont on réserve désormais le monopole au secteur privé. Ces décisions vont déboucher sur la création de la Fondation Rivières, qui va mettre en échec le programme des petites centrales.

L’aventure du thermique

Peu de temps après son arrivée chez Hydro, André Caillé décide qu’Hydro-Québec ne lancera aucun projet dont le kilowatt-heure coûtera plus de 3 cents. Cette décision met la hache dans les programmes d’efficacité énergétique en cours car, s’ils pouvaient rivaliser avec les nouveaux projets de barrage, ces programmes ne pouvaient rivaliser avec la limite de 3 cents. Hydro se lance alors dans les projets de dérivation. La priorité du débat sur l’énergie en faveur de l’efficacité énergétique venait d’être mise en échec.

Quand le Québec entreprend de s’attaquer à son bilan de gaz à effet de serre (GES) en 2003, André Caillé propose de hausser les émissions à 4 % au-dessus du niveau de 1990 plutôt que de cibler –6 % en vertu du protocole de Kyoto. L’ancien p.-d.g. de Gaz métro, qui a fait acheter à Hydro-Québec un important bloc d’actions de cette société, lance alors l’idée de construire 12 centrales thermiques au gaz sur la frontière étasunienne pour approvisionner «d’urgence» le Québec, raconte Daniel Breton, de Maîtres chez nous au 21e siècle, «une fausse urgence puisque que c’était l’effet de sa politique à 3 cents». Le premier projet sera celui du Suroît, qu’une mobilisation citoyenne et écologiste sans précédent mettra en échec.

Mais André Caillé «déjouera l’opinion publique et le milieu écologiste, poursuit Daniel Breton, en faisant autoriser la construction d’une autre centrale thermique le même jour où Québec abandonnait le Suroît», soit celle de Bécancour, propriété de TransCanada Énergie.

«Le pire, poursuit ce militant en première ligne maintenant contre les gaz de schiste, c’est que la direction d’Hydro va refuser de se transformer au gaz naturel pour une maigre somme de 120 millions sa centrale au kérosène de Bécancour. Aujourd’hui, en raison de la stratégie d’André Caillé, on a versé près d’un demi-milliard à TransCanada pour qu’elle ferme sa centrale de Bécancour parce que le gaz coûte trop cher. Ça ne coûterait rien à Hydro-Québec de fermer sa propre centrale! On paye pour le dogme du tout au privé!»

Le milieu écologiste accuse encore André Caillé d’avoir torpillé le projet de moteur-roue, d’avoir démembré le service écologique de la société d’État et d’avoir englouti des dizaines de millions dans l’exploration du golfe pour finalement céder le tout au secteur privé, y compris à des entreprises parmi lesquelles on retrouve aujourd’hui André Caillé.

Thomas Mulcair a souvent été en relation directe avec André Caillé à titre de ministre de l’Environnement.

«Caillé est un très habile communicateur, dit-il. Autant il sait faire oublier ses échecs, autant il sait exploiter les points sensibles des Québécois. Je l’entendais dire récemment, à propos des gaz de schiste, que le Québec avait pris beaucoup de retard dans ce domaine. Il sait ce qui porte. Mais ce sont les mêmes personnes et le même discours qu’à l’époque du Suroît. Ça pourrait bien aboutir au même résultat.»
 
 
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  • Gilles Paquette - Abonné
    11 septembre 2010 05 h 33
    LA FIN DE L'ÉNERGIE FACILE
    Nous sommes dans la période des vendanges et pour plusieurs producteurs d'autres cultures nous devons récolter le plus possible, quitte à ne rien laisser derrière nous dans le rang...

    C'est exactement ce que des personnages/type: Je cite André Caillé, choisis par l'industrie, qui gouvernent le Québec depuis trop longtemps!

    Après avoir édenté le BAPE (Bureau d'audience publique en environnement), cette même clique industrielle irresponsable citoyenne se berce dans 'la grappe industrielle' de l'impossible .

    L'énergie doit rester propre et surtout ne pas ressembler à notre asphalte.
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  • François Ricard - Abonné
    11 septembre 2010 06 h 41
    Le BAPE
    Le gouvernement Charest, comme pour bien d'autres organismes (dont le Directeur générale des élections) a dénaturé le BAPE qui ne devient, entre ses mains, qu'une estampille à mauvaises décisions. Rabaska en est un exemple probant. Et maintenant le mandat que l'on donne au BAPE pour le gaz de schiste s'apparente à la commission Bastarache qui enquête sur la nomination des juges plutôt que sur le trafic d'influence générée par les caisses électorales et le financement frauduleux des partis politiques.
    Ce gouvernement, loin de rechercher la vérité, fait tout pour distraire la population des véritables enjeux afin de refiler les friandises aux bons amis.
    Mon dieu : ''Libérez-nous des libéraux''.
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    11 septembre 2010 07 h 16
    La panne de 1998: il passait à côté de ceux dans le besoin!
    Je pourrais ajouter que la tempête de glace et la façon dont une partie du Québec est restée dans le noir pendant presqu'un mois en plein coeur de l'hiver en 1998 en a convaincu plusieurs de se défaire de la dépendance d'Hydro-Québec! Sans électricité ni télévision, nous n'avions que faire des beaux discours de Caillé dans son col roulé à la caméra. Laissés à nous-mêmes dans le froid et le noir, c'est la radio qui aurait dû être son média de choix! Chez nous, par exemple, c'était le tournant décisif: nous nous éclairons désormais au solaire, panneaux photo-voltaïques à l'appui. Quand Hydro se décidera de faire le tournant vert, il pourra enfin acheter notre surplus à un prix avantageux et à des conditions favorables POUR NOUS! En attendant, il peut aller se faire f....!

    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 septembre 2010 09 h 23
    Ne pourrait-on pas réécrire la cathéchisme qui nous rallie?
    Monsieur Francoeur, je trouve que vous donnez un bon aperçu à vol d'oiseau de la partie qui se joue. J'ai un préjugé favorable pour les écologistes. La photo de monsieur Caillé en dit long. Je le dirais méfiant à l'endroit de tous ceux qui sont contre son propre parti pris. J'ai un préjugé défavorable contre ce drôle d'énergumène.

    Il est un peu comme un boulet au pied de l'évolution citoyenne des québécois. À court terme, il peut paraître comme un habile communicateur. Mais, il faut se méfier de sa rhétorique déguisée des intérêts privés à courte vue qu'il défend. S'il faisait parti d'une confrérie, je dirais que Jean Charest en est aussi un membre.

    Ceux qui favorisent le capitalisme dogmatique sont en train de tout détruire sur la planète. Pour se faire une opinion, malheureusement, on se contente souvent d'écouter les propos à dessein des renards. Que nous le voulions ou non, nous sommes tous dépendant de la qualité de l’environnement, même ceux qui voudraient s’en faire un terrain de jeu.

    Je me méfie des gens qui font de l'économie un dogme à tout vent. Comparant le capitalisme à une balance équilibrée entre le public et le privé, on ne doit pas laisser les renards le sculpté comme ils veulent pour en faire un dogme au détriment des citoyens que nous sommes. Est-il déjà trop tard?
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  • Jacques Lafond - Abonné
    11 septembre 2010 09 h 46
    Les chers écolos ...
    Je n'ai aucune confiance en vous, Monsieur Francoeur, ni aucune confiance en tous ces pseudo écologistes qui ont pour objectif, et qui réussissent très souvent, de tout bloquer au Québec.

    C'est malheureux que vous soyez si puissant. Imaginez si vous aviez été aussi efficace il y a 40 ans. Le Québec n’aurait pas de Manick, pas de LG. Le Québec serait un trou de boue remplis de gros maringouins. Mais, on serait écologique. N’est-ce pas ?

    Je ne pense pas vraiment, car toute l’électricité utilisée actuellement ici pour le chauffage, etc., serait au diésel. On serait alors moins écologique. Mais peut-être pas. Peut-être qu’il n’y aurait plus personne ici au Québec. On serait alors plus écologique. Pour sûr qu’on aurait été alors très avant-gardiste pour la théorie de ‘’simplicité volontaire et décroissance’’, théorie qui semble être très à la mode aujourd’hui.

    C’est très beau tous ces beaux textes, tous ces beaux arguments. Vous avez tous probablement raison sur bien des points. Vous avez sans doute oublié de dire que Cahier est allé sur le bateau de Tony cet été. A moins que vous gardiez cet évènement comme punch pour plus tard … À moins qu’il n’y ait pas été. Vous allez surement faire des recherches à ce sujet. Pauvre Tony. Il ne doit pas avoir grand de monde sur son bateau par les temps qui courent. Tant mieux, moins de pollution sur la planète. On devrait même couler son bateau pour aider le corail. Faudrait pas oublier de vider le diésel avant …

    Pour les nombreux lecteurs, naïfs et vertueux, de cette tribune qui trouve que mon texte est une bonne idée, je vous informe ici que mon texte est une parodie.

    Si je voulais détruire la nation québécoise française, je pense que j’utiliserais exactement vos méthodes Messieurs et Mesdames des divers groupes de pression du Québec. Bravo.

    JL
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  • Geoffroy,Mylène - Abonné
    11 septembre 2010 10 h 28
    Pas d'écologie sans économie
    M. Lafond,

    En effet, les propos des groupes écologistes sont souvent extrêmes. Par contre, ceux que vous tenez dans votre commentaire me semblent tout autant radicaux!
    Au fait, c'est peut-être ça qui "bloque le Québec" comme vous le dîtes: cette polarisation des intérêts et des idées et les confrontations aveugles qui s'en suivent...D'autant lorsqu'on pense que les meilleures décisions, c-à-d. les plus viables, durables, efficaces sont sans doute celles issues de "conciliations" d'intérêts.
    Enfin, un examen approfondi de l'histoire du Québec, notamment dans sa phase de "modernisation", ne peut en aucun cas ignorer l'apport des différents groupes de "pression", sociaux ou autres à son développement socioéconomique.

    MG
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  • Fernand Trudel - Abonné
    11 septembre 2010 10 h 49
    Pas si privé que ca
    La montée aux barricades des écolos gauchistes attachés aux mamelles de l'État-Providence a autant de résistance que le chiendent. Mais aucun de ceux-ci ne mettent une cenne noire dans tout ce qu'ils entreprennent.

    Une compagnie privé a besoin de capitaux alors que le gouvernement pompe à même nos impôts les besoins de capitalisation. Par exemple Gaz Métro ou Junex ou Talisman sont toutes des compagnies qui ont obtenu leur argent par des appels à la bourse. Dans le secteur énergétique, ces titres sont considérés comme des placements sûrs et la plupart des administrateurs de fonds de pension n'hésitent pas à se doter d'un pourcentage significatif d'actions ou de débentures de ces compagnies énergétiques. Ainsi on a appris que la Caisse de Dépôt du Québec a investi 40 milliards dans les compagnues qui exploitent les sables bitumineux de l'Alberta. Aussi qu'elle détient pour 107 millions d'actions de BP. Elle détient des actions dans Trans-Canada Pipeline, Gaz Métro et Junex. Il en est de même des fonds Desjardins qui placent une partie des REER que nous leur confions dans ce secteur rentable et sûr afin de donner une base solide au portefeuille d'investissement.

    Les trois quart du capital actions de ces compagnies sont détenus par des institutions prêteuses (banques, fonds mutuels) des fonds de pension privés et par des individus qui administrent eux-même leur argent. J'ai hâte que la kyrielle de négationnistes verts investissent dans ces compagnies qu'ils noircissent sans discernement afin que celles-ci demeure la propriété des québécois. Ces compagnies auront besoin de centaines de millions pour commencer l'exploitation.

    Steven Guilbault d'Équiterre s'est associé avec deux groupes environnementaux américains dont Pew Charitable Trust financé entièrement par une pétrolière et des compagnies canadienne engagées par l'exploitation des sables bitumineux afin de régenter le secteur forestier. Le voici venant critiquer le
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 septembre 2010 11 h 19
    À Jacques Lafond qui voudrait que le passé soit garant de notre avenir.
    C'est vrai, Hydro Québec a très bien tiré son épingle du jeu grâce à l'environnement. Mais, au point où nous en sommes, il n'y a plus de comparaison à faire. L'environnement n'est plus ce qu'il était. Est-ce que vous voudriez le faire mourir de sa belle mort?

    À force de toujours vouloir faire pousser la même plante sur la même terre, on finit par l'appauvrir. Nous en sommes rendus là! Ne serait-il pas temps de changer de paradigme? Le capitalisme est atteint d'un cancer que nous ne voulons pas soigner.

    Il en est de même de l'environnement que l'on cherche à surexploiter maintenant à mauvais escient. Il n'y a pas de formule éternellement gagnante. Le passé est le passé. Vous avez raison de dire qu'il nous a bien servi. Il faut s'ajuster aux nouvelles règles de l'environnement.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    11 septembre 2010 11 h 37
    @ Trudel et Lafond C'es le capitalisme sauvage qui détruit la planète.
    Le texte de monsieur Francoeur est très clair : les gouvernements libéraux et péquistes, sous l'action de André Caillé, ont fait sauter progressivement les loquets réglémentaires qui nous protétgeaient de l'exploitation éhonté de nos ressources énergétiques par le secteur privé. L'un de ces loquets importants était le BAPE, qui est devenu actuellement une porte facile à ouvrir par les compagnies gazières pour exploiter notre gaz de schiste à vil prix et ce, au dépens de la pollution des nappes phréatiques. En fait messieurs Trudel et Lafond c'est vous les dogmatiques du tout au privé. Vos commentaires et l'expriment assez clairement, n'hésitant pas à aller dans la calomnie et les procès d'intention. Ça beau être de la parodie, c'est avec ce genre de fausse vérité que le discours de la droite s'alimente au détriment de la réalité : il faut modifier notre consommation d'énergie, si on veut éviter un réchauffement planétaire encore plus catastrophique. (Dixit GIEC)
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  • Pierre Véronneau - Inscrite
    11 septembre 2010 12 h 25
    On se fait flouer
    @ messieurs Lafond et Trudel. Je peux sentir votre désarroi et je vous comprends encore un poignée de gog-gauches vont faire encore une fois dérailler vos rêves les plus chers. Faire faire des tonnes d'argent à un petit groupe sur le dos des québécois. D'autre part les informations à propos de Monsieur Guibeault sont fort intéressante mais encore là il ne représente que lui même et un groupe à l'opposé de vous les antis écoloc nous les écolos ne sommes pas tous pareils eh non désolé de crever votre ballon! Enfin; voici un court segment de Daniel Breton sur les redevances à la collectivité.
    Il est maintenant clairement établi que, en ce qui concerne les droits d'exploration, les Québécois se font flouer, puisque la Colombie-Britannique a reçu 1000 fois plus d'argent pour les droits (3,5 milliards de dollars) que le Québec (3,6 millions de dollars) en 2008 et 2009, comme l'a clairement démontré un texte publié dans La Presse et intitulé: «A-t-on manqué le bateau?». Pourtant, la ministre Nathalie Normandeau a dit vouloir s'inspirer des meilleures pratiques dans cette province...

    Il est faux de dire qu'un moratoire ferait fuir les entreprises. Si nous nous tenons debout face à ces entreprises, nous n'avons pas à craindre leur réaction, car le gaz est chez nous. Lorsque Danny Williams, premier ministre de Terre-Neuve, a tenu tête aux entreprises pétrolières, elles sont parties... puis sont revenues en acceptant ses conditions.
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    11 septembre 2010 12 h 51
    Ils appellent ça « créer de la richesse »
    L'incendie qui a détruit 53 maisons près de SF est dû à l'explosion d'un pipeline de... GAZ DE SCHISTE. Après Enron et son marché de l'énergie déréglementé qui a mené à des pannes d'électricité majeures, la Californie fait maintenant face aux « cowboys » du gaz.

    http://bit.ly/c4iuQb

    A-t-on besoin de ça au Québec? Et dire qu'ils appellent ça « créer de la richesse » !!!
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  • 54lili - Inscrit
    11 septembre 2010 13 h 07
    mince consolation..
    C'est plate à dire mais aux Messieurs Lafond et Trudel et ceux qui pensent comme eux., lorsque la terre reprendra ses droits, et ça viendra, j'espère que vous aurez acheté vos billets pour aller vivre sur une autre planète.
    P-t que vous n'avez pas d'enfants et que tout ce qui compte pour vous, c'est le cash.
    Ainsi M. Trudel, la caisse de dépôt a investi 40 milliards dans les sables bitumineux, eh bien moi qui me demandait où ils étaient passés ces milliards, c'étaient dans la boue de l'Alberta, nos billets verts sont rendus bruns.
    Mais n'ayez crainte, messieurs, le gouvernement avec son mandat restrictif du BAPE, va continuer de l'avant, la ministre Normandeau a bien dit, pas question de moratoire, ni de modification aux lois sur les compagnies minières et gazières. Pas de changement non plus aux articles exclues de la loi d'accès à l'information concernant l'exploitation et les redevances.
    Vive la démocratie avec le PLQ !
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 septembre 2010 13 h 43
    Le soi-disant réalisme économique des lucides est totalement dépassé.
    Au fond, le message des lucides est de constater avec raison que le bateau de l'économie est en train de couler. Mais, les solutions qu'ils proposent ne feraient que maintenir le navire à flot. Ce sont les lucides qui le conduisent et ils voudraient bien que nous restions dans la cale en nous encourageant dans le sens calculateur qu'il faut pour qu'on y reste.

    Le gaz de schiste, c'est une façon cupide de maintenir le navire à flot, les lucides étant à la barre. Au fond, le gaz de schiste ne serait que temporaire. Et encore, aux États-Unis, on remarque qu'ils sont en train de faire du recul par rapport à ces pas qu'ils ont fait devant nous. Tout bien considéré, il faudrait savoir prendre des leçons des autres.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    11 septembre 2010 14 h 14
    Inversion de valeurs
    C'est totalement faux de dire qu'il n'y a pas d'écologie sans économie.

    L'écologie est le substrat dans lequel s'inscit tout le reste (le social, l'économie, etc.).
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  • pierre savard - Inscrit
    11 septembre 2010 15 h 18
    André Caillé
    Il nous faut des André Caillé par centaines pour nous sortir de notre pauvreté collective (dette de 225 milliards, 380 000 assistés sociaux, des centaines de milliers de chômeurs, des centaines de milliers de travailleurs gagnant moins de 30 000$ par année, etc.). oui au développement économique et non à l'écolo-catastrophisme.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    11 septembre 2010 16 h 05
    Messieurs Morissette, Talbot, Veronneau, 54lili, Tremblay, ert tous les autres qui se sentiront concernés
    Je suis en affaire depuis très longtemps. À écouter les gens, depuis toujours, ça n’a jamais été le temps d’acheter, de bouger, de faire des affaires. Les écolos et les non, non, non pensent qu’ils sont modernes qu’ils possèdent ‘’LA’’ vérité. Des gens comme ça, il y en a toujours eu. Toujours. Des éteignoirs il y en a toujours eu. Il y a rien de neuf là-dedans.

    Plus rien ne bouge au Québec. Plus rien. On ne peut même plus construire une foutue foute dans cette nation de peureux, de gérants d’estrades, de chialeurs.

    J’en ai marre de me faire mener par les va nu pieds qui prônent la simplicité volontaire, qui ne travaillent que 20 heures par semaines, qui sont endettés, et qui blâment ça sur les autres, sur les méchants riches.

    J’en ai marre que les gouvernements élus ne mènent plus et que les groupes sociaux, les groupes écologiques, les journalistes, les tribunaux, non élus, mènent. Et ils appellent ça la démocratie.

    J’en ai marre que le québécois francophone soit un locataire, un client, un employé, un banlieusard, qui vise la ‘’simplicité’’ et qui est contre tout développement, mais absolument tout développement. Tandis que l’anglophone et l’immigré anglophone travaille, s’enrichit, et prend le pouvoir. J’en ai marre.

    L’écologie ne se règlera pas par les vas nus pieds. L’écologie va se régler dans la prospérité. Rien ne se règle dans la pauvreté, dans l’immobilisme, rien.

    Je pense que le temps du ‘’parlage’’ est révolu. Je me fous de tous les arguments intelligents contre contre contre. Je veux que l’on bouge. Je veux que l’on exporte de l’énergie aux Américains et qu’ils nous payent. Et je veux tout le reste aussi, incluant une permanence du Cirque de Soleil à Montréal, avec casino, un développement du Mont Orford en centre de skie d’envergure international. Je veux une équipe de hockey à Québec,
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    11 septembre 2010 18 h 57
    Bien d'accord avec vous, à l'exception de vos insultes...
    M. Lafond.

    Tout ce qu'on demande, c'est une évaluation des impacts environnementaux de l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste avant de poursuivre.

    Il me semble que c'est raisonnable, tout comme il est normal de faire faire une inspection d'une maison avant de l'acheter.

    Est-ce trop demander ?

    À moins que vous ayiez une confiance aveugle dans les développeurs de cette industrie et le gouvernement qui n'a pas fait ses devoirs en accordant des permis de forage sans savoir de quoi il en retournait. On ne connaît rien aux gaz de schiste, disait récemment le ministre de l'environnement.
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  • François Ricard - Abonné
    11 septembre 2010 19 h 40
    @ M. Lafond
    Allez voir ce que les pétrolières ont fait en Equateur; en Afrique équatoriale; au Nigéria et en bien d'autres endroits. Vous voulez qu'ils fassent la même chose ici ?Tout en polluant ces pays à l'extrême, elles ont empoché des milliers de milliards alors ques ces nations sont toujours dans la dèche. Mais, comme vous dites, pour bouger, ça a bougé!
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    11 septembre 2010 20 h 55
    M. Lafond
    Lorsque vous écrivez:

    «J’en ai marre de me faire mener par les va nu pieds qui prônent la simplicité volontaire, qui ne travaillent que 20 heures par semaines, qui sont endettés, et qui blâment ça sur les autres, sur les méchants riches.»

    Comme plusieurs lecteurs du Devoir, je ne me reconnais pas dans ce commentaire. Je travaille, n’ai pas de dettes, paie plus que ma part d’impôts et de taxes car je cumule deux revenus. Si pour vous vivre selon ses moyens c’est de la simplicité volontaire j’en suis car d’attendre pour se procurer ce que l’on désire apporte autant de bonheur que d’en faire l’acquisition.

    Vous qui êtes en affaires devez peser le pour et le contre avant de prendre des décisions importantes? Vous devez appliquer le «principe de précaution», ne serait-ce que financièrement? Vous planifiez sûrement, élaborez des plans stratégiques avant de considérer un projet comme final? Vous ne modifiez pas la nature de vos produits sans anticiper la réaction de vos clients? Ou alors vous leur proposez de placer une nouvelle commande s’ils le désirent?

    Alors, ici, c’est justement le nœud du problème. Avec le PLQ on a toujours l’impression qu’il improvise et gère notre argent à la petite semaine, qu’il prend ses décisions sans peser le pour et le contre et sans anticiper les réactions de la population quand il ne les ignore pas tout simplement. Alors, comme on le ferait vis-à-vis de votre entreprise si elle se comportait de la sorte on ne lui fait plus confiance. Par contre on est forcés de faire affaire avec eux pendant encore deux ans alors qu'avec votre compagnie on aurait la liberté d'aller chez la compétion. Misère!
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  • Côté Marcel - Inscrit
    11 septembre 2010 21 h 41
    Un verre d'eau.
    @M,Lafond il est temps de prendre un bon verre d'eau pure ,limpide, M,Lafond avant que vous et certain autre comme M.Caillé,etM.Trudel,Mne ,Normandeau permettre de polluer le sol,les sous sols,les puits souterrains au détriment de l'eau potable des puits d'eau ,vous avez raison M.Lafond j'en ai marre des réflexions positives pour sauver l'eau potable ,( une farce ) sans dinde.

    J'ai une information de priviligège et de grande importance à vous transmettre à M.Lafond,M.Trudel et M.Caillé et Mne.Normandeau l'humanité sans eau ne survie pas.

    Bonne réflexion !

    Marcel Côté
    Région de Charlevoix.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 septembre 2010 01 h 34
    Monsieur Lafond
    Je comprends vos récriminations. Je voudrais juste vous dire que ce n'est certainement pas les écologistes qui empêchent le Québec d'avancer. Je n'ai rien contre les hommes d'affaire et je suis certain que c'est la même chose pour les personnes à qui vous vous adressez dans votre message.

    Au contraire, votre témoignage me suggère que vous êtes une personne très honnête. Je ne dis pas ce que je pense aussi pour vous accabler de mes propos. Si nos gouvernements étaient plus sensible aux contraintes de l'environnement, ce serait une bonne affaire pour tout le monde.
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  • Claude Saint-Jarre - Inscrit
    12 septembre 2010 08 h 35
    réduisons la demande
    Ces gens qui nous offent toutes sortes d'énergies non renouvelables veulent tous répondre à notre demande.
    À nous de résuire notre demande.
    D'où le mouvement de la simplicité volontaire, de mouvement pour la décroissance conviviale et le mouvement des villes et communautés en transition (en créant collectivement un "plan de descente énertétique" échelonné sur 20 ans, en débutant tout de suite); et les nouveaux" rendez-voous " de l'énergie.
    claude saint-jarre
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 septembre 2010 08 h 42
    Un portrait éloquent
    Je me reprends. En voyant cette photo d'André Caillé en première page du journal, un portrait si éloquent pour ne pas dire impudique de cet homme puissant, qui semble révéler une part inquiétante de son être intime sous le personnage public, comment ne pas frémir? Cette photo est par elle-même un commentaire puissant, c'est un éditorial. C'est écrit: attention danger. C'est ainsi que comme lectrice je la reçois. La prise de vue est en contre-plongée, la lumière est crue, tout le corps est de côté, le regard est de biais. On dirait que cet homme a été surpris par le photographe, qu'il n'a pas eu le temps de recomposer son personnage. Et la lecture de cet article me confirme, si c'était nécessaire, cette très forte impression: je ne confierais pas l'avenir énergétique du Québec à cet homme.
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  • Sylvie Carriere - Inscrit
    12 septembre 2010 09 h 27
    L'économisme une religion
    Les religions existent depuis longtemps sur notre planète dans le but d'orienter les populations à suivre un chemin tout tracé.

    À notre époque, je crois que nous sommes sous l'influence d'une quatrième religion monothéiste qui s'appelle l'économisme.

    Tout comme les trois autres religions précédentes, l'économisme est sous l'emprise d'un dieu qui se nomme Marché.
    Si Dieu le veut...si le Marché le veut!

    Et une petite oligarchie, dont M. Cayé fait parti, prêche la bonne nouvelle et essait de convaincre des fidèles à se soumettre en ce seul et unique dieu Marché.
    Cela se définit comme du prosélytisme.

    Ce petit nombre d'individus, que l'on nomme Élite, sollicite la population du Québec, pour notre bien économique, d'accepter le projet du gaz de schiste.
    Les méchants écolos, qui sont considérés comme des athées, vont à l'encontre des lois du Marché.

    L'urgence de mettre en route la captation de cette source d'énergie, nous aide à percevoir que les gains n'iront pas aux citoyens, mais dans les poches des puissants qui nous prêchent la privatisation.

    Milton Friedman, économiste et récipiendaire d'un prix Nobel en économie, prônait l'idéologie du pas d'État.
    Voici ce qu'il pensait de l'environnement:
    -En réalité, les responsables de la pollution sont les consommateurs,
    non les producteurs.
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  • retina - Inscrit
    12 septembre 2010 10 h 01
    «...je veux que l'on bouge...»
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  • Pierre Véronneau - Inscrite
    12 septembre 2010 10 h 22
    Vous avez tout faux
    @Monsieur Lafond, je ne peux pas croire que vous croyez vraiment ce que vous écrivez c'est un non sens , vous interprétez fort mal les intentions de certains écologistes ( nous ne sommes pas tous pareil.
    Pour moi le retour à la calèche ; non pas vraiment, arrêter votre sacro saint "progras" ( qui fait pas mal années 50 ) encore là non. Je demande depuis des décennies un vrai programme d'économie d'énergie, et ça c'est simple très payant et ça nous amène direct dans le futur, dans l'économie viable. Informez vous de ce qu'est un programme vous allez être renversé par la beauté et santé financière du projet. C'est équivalent à trois Baie-James et les $$ sont distribués partout au Québec au lieu de dans les poches des tinamais du pouvoir.
    Aussi les gisements éoliens au Québec, sont Inépuisables encore là si on nationalise le vent on vas tous être riche comme crésus. Je crois que c'est le on qui vous chicote monsieur Lafond ? je pourrais continuer avec le solaire, les roues moteurs de Mr Couture que Hydro à saboté,Tout ce que ce gouvernement corrompu à l'os propose c'est de salir le Québec en enrichissants les petits amis du pouvoir. êtes vous un petits namis du pouvoir Monsieur Lafond ?

    Pierre Véronneau
    Montréal
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  • Geoffroy,Mylène - Abonné
    12 septembre 2010 10 h 24
    Économie et écologie
    Vous avez raison M Tremblay, il aurait été plus juste de dire "pas de mouvement "écologiste" sans économie -axée sur l'exploitation des ressources", par exemple.
    En ce qui a trait à "l'ordre" de ce que vous appelez "valeurs", probablement que l'écologie s'est constituée en objet d'étude bien avant l'économie. Cependant, d'un point de vue hiérarchisation des valeurs dominantes dans nos sociétés, force est de constater que l'économie prime.
    Aussi, le lien étroit entre économie et écologie me semble relativement moderne, notamment en ce qui a trait à la conscience que l'homme a de sa relation avec la nature (son pouvoir de transformation et capitalisation, les effets théoriques ou réels qui peuvent s'ensuivre). En d'autres termes, ce qui est important d'illustrer, à mon avis, c'est l'imbrication et l'interaction de ces deux domaines de la vie humaine.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    12 septembre 2010 10 h 34
    @ Jacques Lafond
    Il est possible et souhaitable de faire des affaires au Québec, mais pas à n’importe quelle condition. 80% des Québécois habitent le couloir où on s’active présentement à faire de l’exploration de gaz de schiste (shale gas). Et le risque est bien réel, il suffira d’un creusage insécurisé ou d’un séisme important pour libérer le gaz qui pourrait alors facilement s’enflammer (ex. San Bruno Californie).

    On sent présentement une telle urgence d’agir, comme si les compagnies gazières appréhendaient une fin de régime politique qui pourrait mettre un goulot à leurs soifs d’affaires. Il y a une telle folie présentement dans le milieu des ressources gazières, une telle envie de s’enrichir facilement au préjudice de la collectivité que cela devient presqu’indécent.

    Voir carte des permis : http://www.altairesources.com/properties_Canada_Ga

    Un moratoire est nécessaire pour faire les choses correctement et surtout de façon sécuritaire sans mettre les populations entre Montréal et Québec en danger. Présentement c’est le «free for all», les compagnies gazières et pétrolières achètent du gouvernement des droits pour des sommes ridicules en espérant que ce même gouvernement sera encore là quand ils percevront leurs premiers profits.

    S’il est exploité de façon sécuritaire, le gaz naturel est, ou devrait être, la propriété des Québécois et une grande partie des redevances devraient légalement lui revenir afin de financer nos régimes collectifs.
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  • Sylvie Carriere - Inscrit
    12 septembre 2010 10 h 45
    Toutes mes excuses M. Caillé
    Dans mon commentaire, j'ai commis une faute d'inattention.

    La voici: Et une petite oligarchie, dont << M. Cayé>> fait parti.
    C'est plutôt <<M. Caillé>> qui aurait fallu orthographier.

    Mes excuses.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    12 septembre 2010 11 h 18
    À Madame Micheline Gagnon
    Madame Gagnon,

    Vous seriez très surprises de savoir comment les décisions sont prises au niveau des décideurs; et ce autant dans les compagnies privés, que les gouvernements, que les villes. J’inclus ici le bureau du président des États-Unis, à l’exception de Jimmy Carter, qui lui était lui un technocrate perdu dans ses détails; donc à mon avis un incompétent.

    Vous me direz, mais il en sait quoi lui ? Et, vous aurez raison. Je n’en sais rien. Mais j’imagine que ça se passe comme ça. Et je base mon idée sur une assez vaste expérience.

    Voici :

    Après toutes les études, après toutes les discussions avec l’administration, même possiblement après le vote de l’exécutif, après toutes les chicanes, le chef (président de la compagnie, le premier ministre, le maire, le propriétaire de la compagnie, etc.) dit : ‘’Merci, mesdames, messieurs. Merci pour tout. Alors voilà. C’est là qu’on s’en va. Dans un an on est là, dans 5 ans on est là. Tout le monde s’ajuste là-dessus. Ok. Bonsoir, et merci encore.’’

    Personne ne conteste la décision, et tout le monde sans exception s’ajuste pour amener à bien la décision. Les discussions sont terminées. La décision est prise.

    En cours de route, il va avoir des ajustements, même des ajustements assez majeurs. Mais l’objectif demeure. Les personnes qui ne s’ajustent pas sur la décision, démissionnent, ou se font rapidement foutre à la porte.

    C’est comme ça que ça marche Madame Gagnon. C’est le principe KISS. ‘’Keep it simple stupid’’. KISS n’est n’est pas une farce. KISS est un principe de base en administration. Et, KISS est très respecté.

    Au Plaisir,

    JL
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  • Jacques Lafond - Abonné
    12 septembre 2010 11 h 29
    À Monsieur Pierre Véronneau
    Non Monsieur Véronneau. Je ne suis pas un petit nami du pouvoir. Je suis un québécois francophone nationaliste, et par la force des choses un séparatiste.

    Mais, je n'ai rien contre les namis du pouvoir. C'est normal les namis du pouvoir. C'est normal de faire de l'argent. Et, normalement quand les gens font de l'argent, c'est que les choses bougent. Et, dans un pays comme ici, quand les choses bougent, c'est positif pour tout le monde. Et, je dis bien tout le monde.

    lafond.overtime@gmail.com

    JL
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 septembre 2010 12 h 04
    M. Lafond, encore.
    M. Lafond, à vous lire, on dirait bien que pour vous l'argent n'a pas d'odeur? Si c'est le cas, permettez-moi de vous dire que nous sommes à une croisée des chemins à ce sujet. D'un côté, il y a ceux qui pensent un peu comme vous; de l'autre, il y a ceux qui se disent assez, c'est assez. Car il arrive parfois que l'argent puisse faire plus de mal que de bien. Il y a un équilibre des forces à établir dans tout ça. En bref, C'est ce que je préconise...
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  • Olivier Laroche - Inscrit
    12 septembre 2010 17 h 10
    Bouger
    M Lafond,
    Vous avez raison : certains n'avancent pas au Québec. Savez-vous pourquoi ? Parce qu'on est écœuré de se faire voler nos richesse naturelles, parce qu'on est écœuré d'enrichir une petite clique qui pollue et disparaît ensuite, sans responsabilité. On est plus en 1950. Les gens sont éduqués et comprennent qu'on se fait avoir. C'est fini et terminé.
    Faire de l'argent, c'est correct, sauf si on nuit au gens. Et certains hommes d'affaires nuisent au Québec.
    Les projets qui fonctionnent sont rentables, respectent l'environnement et la société. Me semble que c'est simple.

    J'ai l'impression d'entendre un disciple de Duplessis. Le chef décide. Hahaha. La démocratie c'est pour les autres ? Nous sommes en 2010. Allo.
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  • 54lili - Inscrit
    12 septembre 2010 18 h 21
    @Jacques Lafond commentaire 11:18
    Après avoir lu ce commentaire fait à Mme Gagnon, je suis enfin en accord avec vous.

    "après les études, les discussions, les chicanes...le chef prend la décision"

    sauf que des étapes ont été sautées et la décision a été prise sans consultation., on en est maintenant à l'étape des chicanes et des contestations car les données préliminaires et nécessaires n'ont pas été fournies à l'équipe par le chef..

    "en cours de route, il peut y avoir des ajustements, même majeurs"

    ce que je considère normal, étant donné que des éléments nouveaux peuvent se présenter..et dans ce cas-ci, ils peuvent être assez graves pour la population..

    alors étant donné que le chef a mis la charue avant les boeufs, vite une élection pour changer le chef, malheureusement c'est le chef qui décide des élections aussi.

    Comme dit Mme Gagnon, misère et re-misère, encore 2 ans à attendre
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  •  
  • JF Gaudreau - Inscrit
    12 septembre 2010 18 h 38
    Ne vous attaquez pas à l'homme s.v.p. Questionnez plutôt l'industrie et le Gouv!
    L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a demandé jeudi 9 septembre à neuf entreprises gazières, dont le géant de l'énergie Haliburton, de lui fournir le nom des produits chimiques utilisés dans l’extraction du gaz naturel par fracturation hydraulique, suspectée d’être une source de pollution. Voilà ce qu’il faut aussi faire au Québec!

    Selon moi, un moratoire, ça urge! La rapidité d'exécution de l'industrie en phase exploratoire (et ''expérimentale?'' dans certains cas) utilisant différents produits chimiques toxiques de fracturation hydraulique m'inquiète énormément. Cette technologie semble hors de suivi environnemental indépendant (qualité de l'air et de l'eau près des site avant et après forage).

    Or, afin d'assister ce BAPE qui n'ira sûrement pas au fond du puit, je vous conseille de pousser le dossier sur la réglementation actuelle pour les coffrages en béton des puits, les contaminants toxiques (produits chimiques spécifiques, métaux lourds, radioactifs?) et la manière dont on traite présentement (ou traitera) les déchets.

    Les travaux du Dr Theo Colborn semblent être un bon point de départ très intéressant au niveau des données scientifiques recueillies. (voir http://www.endocrinedisruption.com/home.php )

    Exigez de vos élus que les sources d’eau potable soient immédiatement et indépendamment testées pour les produits chimiques utilisés par l’industrie des gaz de schiste dans cette phase d’exploration, et que cette industrie paie pour ces tests. Nous méritons la protection contre la pollution, personne d’autre ne protègera votre eau! Sinon, ça devrait être considéré comme un crime contre l’humanité selon moi, s'attaquer à nos crottes de fromage! En effet, qu'arrivera-t'il à notre eau, notre herbe, nos vaches, notre lait et enfin à nos crottes de fromage? (Et notre santé elle? Ah oui, création de richesse!)

    Enfin, exigez de vos élus que vous ne voulez qu’
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  •  
  • J. Hardy - Inscrit
    12 septembre 2010 20 h 42
    Une opportunité d'affaire
    Le Québec, de par son hydro-électricité, est pour le moment considéré plutôt vert. Naturellement, c'est le peuple qui est vert. Le gouvernement actuel n'attend que le feu de la même couleur pour nous lancer des Rabaska, Suroit et autre du même style.

    Ce qui est contradictoire dans tout ça, c'est que les énergies vertes c'est notre spécialité. Quand nous avons fait le choix de nationaliser l'électricité, nous avons changé notre destin. Aucune, je dis bien aucune, compagnie n'aurait investi dans un projet avec un retour sur l'investissement (ROI) de 70 ans. Oui, à l'époque on disait que ça prendrait 70 ans pour payer le tout. Il est évident que notre principale source d'énergie ne serait pas l'hydro-électricité si ce ne fut de la natiolisation.

    Les éoliennes, le solaire, les voitures électriques, les trains de banlieue, les train grande-vitesse, ce soit tous des projets trop gros et trop risqués pour qu'un privé s'y attarde. Ils sont tous pressé de recouvrir le capital.

    Si seulement nous serions prêts à investir un peu collectivement...

    Ce que ces gens pro-libre marché et pro-gaz de schiste proposent est une absurdité. Nous devrions toujours être, au minimum, propriétaires de 51% de chaque source d'énergie. De cette manière, l'exploitation pourrait se faire en respectant les droits des individus.

    Le Québec a du bois, de l'électricité, du pétrole, du gaz naturel, de l'uranium, des terres fertiles, une voix maritime prisée, un sous-sol riche en minéraux de toutes sortes et on ose dire que nous sommes une province pauvre? C'est de la fausse propagande, voilà ce que c'est.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    12 septembre 2010 21 h 09
    Monsieur Olivier Laroche
    Monsieur Laroche,

    En affaire, la démocratie est pour les animaux de la ferme. C’est pour les poules, les dindons, les chèvres, et les lapins.

    En affaire, quand la décision est prise par le chef, il n’y a plus de discussion. On s’en va par là. Point final. Et ce, même si la décision est une erreur. On ne conteste pas la décision. On met l’épaule à la roue, et on y va.

    Les décisions sont assez rarement mauvaises, ou très mauvaises, mais tout le monde sait qu’il est de très loin préférable de travailler pour une mauvaise décision que de ne pas décider, ou de contester la décision. Les systèmes et les pays qui fonctionnent bien fonctionnent comme ça, avec cette mentalité.

    Prenons en exemple la guerre en Irack. Mauvaise décision s’il en est une. N’est-ce pas? Il est de très loin préférable que Georges W. Bush ait pris cette très mauvaise décision et que le pays l’ait appuyé; par rapport à une situation où Georges W. aurait couru après sa queue pendant 7 ans, ne sachant pas quoi décider, ou que le pays ne l’ait pas appuyé dans sa mauvaise décision.

    Une indécision ou une non décision du Président des États-Unis pendant 7 ans après 2001 aurait été une catastrophe pour les États-Unis, et pour l’économie de toute la planète. Un non appui des américains à la mauvaise décision de leur président auraient été tout aussi catastrophique.

    C’est ça un système ou un pays qui marche, Monsieur Laroche. Le Québec est un pays qui ne marche pas. Très loin de là. Très loin de là.

    Je suis d’accord avec vous et Madame Gagnon qu’il faut sortir Charest de là aux prochaines élections. Je suis parfaitement d’accord. Elle est très exactement là la démocratie. Pas ailleurs.
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  •  
  • Olivier Laroche - Inscrit
    13 septembre 2010 12 h 27
    Aucunement d'accord avec vous
    Vision pro-dictature, anti-démocratie, pro-Bush.
    Vos valeurs sont à l'opposé des miennes.

    Un pays et une compagnie peuvent très bien fonctionner dans la démocratie.

    Déjà si vous mettiez un conseil d'administration qui décide dans votre histoire, je serais plus avec vous.

    La concentration du pouvoir entre les mains d'un seul est néfaste.

    AAAAARK
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  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    13 septembre 2010 16 h 37
    A Monsieur Olivier Laroche
    Il y a un bon vieux dicton qui dit: ''si tu veux que quelque chose ne se fasse pas, donne le à un comité.''

    Ceci dit, le québécois tend à minimiser l’importance des efforts individuels, et tend à verser toutes les responsabilités sur les gouvernements.

    Paradoxalement, le québécois ne va pas voter, et en plus il ne laisse pas le gouvernement gouverner. En effet, chaque politique du gouvernement est contesté au point de tuer cette politique.

    Pas fort, pas fort. On est à tuer notre pays avec cette mentalité. Les pays pauvres et cacophoniques fonctionnent exactement comme ça.

    Vive la démocratie. Mais vive LA démocratie. Pas votre pseudo démocratie qui n'est que de l'anarchie et du tournage en rond.

    JL
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  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    14 septembre 2010 12 h 10
    Dernier sondage
    La firme Senergis, en collaboration avec Le Devoir, révèle que 70 % des Québécois préfèrent les économies d'énergie à l'accroissement de la production d'énergies.

    La majorit opte pour le solaire et l'éolien.

    Un pavé dans la mare du gouvernement et de Caillé.
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  •  
  • Trobadorem - Inscrit
    15 septembre 2010 15 h 24
    Merci M. Gaudreau: Formidable le lien que vous avez transmis et rigoureux comme on le souhaite!
    ...je vais faire des milles sur votre référence, et inviter les lecteur à consulter un video inclus dans le site: http://www.endocrinedisruption.com/chemicals.video .

    Pour M. Lafond, vous dites dans votre commentaire sur ce fil,

    "Paradoxalement, le québécois ne va pas voter, et en plus il ne laisse pas le gouvernement gouverner. En effet, chaque politique du gouvernement est contesté au point de tuer cette politique."

    Relisez votre commentaire.

    Je l'ai lu et relu et tenté de voir l'essence de votre message, et ce que j'ai compris est ceci: vous croyez que les Québecois sont des chialeux qui attendent, qui critiquent, qui défont...et qui fuient la réalité.

    Je suis pas mal d'accord avec vous, si c'est ce que vous vouliez dire. Mais voilà, cette réalité que vous décrivez est le lot d'une possible majorité. Regardez maintenant en direction de l'exception:

    La marche pour le pain et les roses - le Québec comme nation phare au plan de l'émancipation des femmes

    Une expertise de pointe en ingénierie spaciale, informatique, civil, etc.

    Un cirque qui établi de nouvelles normes à l'échelle de la planète

    Des artistes et des producteurs, parmis les premiers au monde....

    ...et j'en passe.

    Je comprend votre cynisme, si s'en est un...mais le risque dans cette possible perception que vous avez d'un "immobilisme québecois", est que vous laissiez passer l'inacceptable (gaz de shit et autre) faute de mieux autour...

    Regardez.....

    Écoutez....

    Participez....

    ...je vous promets, que votre enthousiasme (transport divin) grandira à reconnaitre le génie qui vous entoure.

    Il en advient, parait-il (:)), selon nos pensées....
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  •  
  • Trobadorem - Inscrit
    15 septembre 2010 15 h 58
    "Nous devrions toujours être, au minimum, propriétaires de 51% de chaque source d'énergie. De cette manière, l'exploitation pourrait se faire en respectant les droits des individus." Hardy
    D'accord avec vous M. Hardy.

    À partir de là, comment y arriver ?

    La question est lancée.

    J'invite le Devoir à pousser cette idée à travers la création d'un projet de collaboration virtuelle via votre Tribune. Innovez...poussez...allez au devant...oui c'est quelques sous et ressources de plus, mais vous aurez un modèle d'affaire qui répond à la dynamique actuelle de collaboration via le NET.

    Bourassa, le créateur du Devoir était dans la mêlée. Oui, il avait un devoir de rigueur et d'objectivité, mais il n'hésitait pas à se mouiller.

    J'invite la Direction du Devoir à faire de même. Poussez la limite de la communication via ce forum d'échange. Il est déjà périmé mais reste une bonne base pour permettre à vos lecteurs de se réseauter, d'échanger, et surtout de collaborer à des projets concrets qui font une différence.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    18 septembre 2010 09 h 48
    Jacques Lafond : Dans les patates !
    Je ne suis le chef de personne et personne n'est mon chef. J'ai des clients qui font librement appel à mes services et je leur rend librement le meilleur service possible.

    Vous dites : «Les pays qui fonctionnent bien fonctionnent comme ça.»

    Il n'y a aucun pays qui fonctionne bien sur cette planète et surtout pas les États-Unis. Et c'est une affirmation totalement gratuite et impossible à prouver que de dire que s'ils n'avaient pas choisi la violence, ça aurait été le marasme aux États-Unis.

    Vous devriez observer les jeunes d'aujourd'hui. Ils comprennent bien des choses que nous ne comprenions pas à leur âge. Heureusement! Cela me donne un espoir. L'espoir que les gens qui pensent comme vous auront bientôt disparu de la surface de cette planète et que nous pourrons enfin vivre dans la paix et l'harmonie.

    Serge Grenier
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  • d.lauzon - Inscrit
    18 septembre 2010 14 h 41
    Monsieur Caillé: un homme corrompu et dangereux
    Il faut relire plusieurs fois l'article de Louis-Gilles Francoeur pour comprendre que M. Caillé est un être corrompu et malhonnête. Tout ce qui motive cet individu ce sont ses intérêts personnels et financiers.

    Sachant que M. Caillé a des connections directes avec les haut-dirigeants du Parti Libéral, on doit sonner l'alarme car nous sommes en face de gens peu scrupuleux et même dangereux.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    19 septembre 2010 08 h 19
    Jacques Lafond 09h46
    Je vous donne entièrement raison. Quelle est la forme d'énergie utilisé par les écolos.? L'essence, le diesel, l'électricité, le charbon, l'eau, le gin ou le cheval? A les entendr, ils sont tous plus blancs que blancs. Moi, j'en connais des écolos et ils polluent car c'est la nature même de l'être humain d'être le plus grand pollueurs. Nous devrons bien risquer de donner suite à certains projets à moins que, comme disait le loustic sur les ondes de Radio-Canada samedi dernier, nous préférions les conserver jusqu'à plus tard puisqu'il serait plus rentable de les exploiter à ce moment là. Peut-être que le plus tard viendrait jamais. Alors, nous aurions été écolos jusqu'au bout et peut-être aussi que nous ne nous serions jamais rendus au bout car morts de misère.
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