dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Qui sont les acteurs derrière les gaz de schiste?

Les Québécois se méfient du gouvernement Charest

Louis-Gilles Francoeur   11 septembre 2010  Québec
Jean Charest<br />
Photo : - archives
Jean Charest
Deux Québécois sur trois parmi ceux qui ont suivi l'évolution du dossier des gaz de schiste récemment estiment que le gouvernement Charest est plus sensible aux intérêts de l'industrie des gaz de schistes qu'à l'intérêt de la population et du Québec.

La proportion de ceux qui pensent ainsi est «significativement supérieure» chez ceux qui se sont informés sur la question.

C'est ce qui ressort d'un sondage Senergis réalisé exclusivement pour Le Devoir auprès de 1000 répondants. Les entrevues se sont déroulées entre le 3 et le 8 septembre. La marge d'erreur du sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Pour l'instant, la moitié des Québécois seulement ont une opinion sur la question des gaz de schiste, soit 49 %.

Dans l'ensemble de la population, 35 % des répondants se disent «défavorables» à l'exploitation de cette ressource qui dort dans le sous-sol depuis des millions d'années.

Cependant, 14 % se disent favorables à cette exploitation et la même proportion affirme n'avoir aucune opinion. Le sondeur estime donc que l'écart demeure néanmoins important entre les deux groupes aux opinions opposées, le nombre de personnes défavorables étant 2,5 fois plus important que l'autre.

Mais comme le pourcentage des personnes qui se prononcent se limite à la moitié de l'échantillon, on ne peut pas dire à ce stade-ci que la population québécoise s'oppose aux projets d'exploitation gazière.

L'analyse des données permet par ailleurs de constater que ce sont les gens les plus informés sur le sujet qui sont davantage contre ces projets et qui sont, en même temps, les plus critiques envers le gouvernement.

Pour la maison Senergis, ce sondage indique que «les citoyens paraissent méfiants» à l'endroit de Québec dans ce dossier. En effet, même si la moitié d'entre eux ne se prononcent pas à ce moment-ci, le fait que les deux tiers de ceux qui ont opinion sont d'avis que le gouvernement Charest fait davantage le jeu des industriels que de l'intérêt public donne à penser que le dossier pourrait tourner en une crise de confiance plus importante. À moins, bien entendu, d'un revirement important de la tendance qui semble s'amorcer.

Mais tout compte fait, l'ignorance d'une partie importante de la population concernant ce dossier particulièrement médiatisé n'est pas sans étonner. En effet, près de 40 % des répondants (37 %) disent ne pas savoir ce que sont les gaz de schiste ou tout ignorer de ce débat. Ce chiffre, ajouté aux 14 % de l'échantillon global qui disent ne pas avoir d'opinion, indique clairement que la moitié du Québec est encore loin d'avoir fait son lit dans ce dossier.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Andre Vallee - Abonné
    11 septembre 2010 02 h 05
    Rien d'étonnant
    John James se fiche de l'avenir des Québécois, et pas seulement en environnement. Il s'agit d'avoir suivi son parcours, sa base électorale et ses fréquentations.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    11 septembre 2010 06 h 10
    Préjugé évident envers l'industrie .....
    Il est clair et limpide que le gouvernement Charest a un préjugé favorable envers l'industrie du gaz de schiste ! Toute ses actions et décisions furent pour accélérer ce développement le plus vite possible et les effets sur la population ne lui importaient peu .... Les pressions récentes des contribuables l'a obligé a impliquer le BAPE mais son mandat restreint et limité ne changera rien pour l'exploration et l'exploitation précipitées des gaz ... Madame Normandeau ne se cache pas pour affirmer que les recommendations limitées du BAPE ne changeront rien a la décision d'aller de l'avant le plus vite possible ....La sécurité et les besoins du peuple ne sont nullement pris en considération et voila pourquoi les électeurs ne peuvent pas faire confiance a ce gouvernement qui favorise toujours l'industrie et les amis .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Nasboum - Abonné
    11 septembre 2010 06 h 30
    titre
    Cet article est mal titré. Vous ne parlez que d'un sondage!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    11 septembre 2010 08 h 31
    Une industrie profitable
    Qui s'oppose à une nouvelle industrie au Québec. Peu de gens pointent du doigt les investissements potentiels. Par contre le copinage entourant John James Charest fait tout pour démontrer les conflits d'intérêts. Les affaires sont les affaires mais il n'est pas nécessaire de corrompre toutes les éminences grises de ce gouvernement en fin de régime. Et ça presse de les mettre à la porte du parlement!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • 54lili - Inscrit
    11 septembre 2010 08 h 35
    40% qui ignorent..
    c'est le but que Charest visait en tenant dans l'ignorance la population dans ce dossier, jusqu'à tout récément, je ne savais rien sur les gas de schiste.
    Alors, maintenant, que j'en apprends de plus en plus, j'en parle autour de moi afin d'aviser les gens pour qu'ils s'informent également.
    Le couple politique Charest/Normandeau magouille dans le dos des québécois, on a intérêt à les suivre de près. Tous ces permis accordés peuvent être bloqués par un moratoire, même si cela doit nous coûter quelques millions, ce n'est rien en comparaison des coûts de la destruction du territoire, de la pollution, des maladies respiratoires. Normandeau (la nouvelle dauphine de Charest) ?

    ne pas oublier la manifestation :
    dimanche 12 septembre, 14 heures, place Riopelle (face au palais des congrès) venez en grand nombre, il faut tout faire pour que le gouvernement recule...on a réussi avec le Mont Orford, le Suroît, Rabaska.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sator - Inscrit
    11 septembre 2010 09 h 02
    les dessous
    le problème avec cette affaire c est que personne ne s est pose la question le crime paie a qui quels sont les personnes qui tirent les ficelles et quels sont les investisseur qui ont des intérêts dans cette affaire si vous faites une petite enquête vous pourriez avoir des surprises ou des confirmations pour ma part je ne serais pas surpris d y retrouver les éminences grises certaines multinationale et les bailleurs de fonds des grands partis
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 septembre 2010 09 h 31
    Différence entre opinion et parti pris?
    Si vous avez une opinion ductile et malléable, méfiez-vous de ceux qui ont un parti pris coulé dans le béton.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mariette Payeur - Inscrite
    11 septembre 2010 09 h 46
    Pourquoi tant d'empressement?
    En fait, je ne suis pas contre l'exploitation des gaz de schiste. Ce qui me chicote c'est la volonté de Québec de foncer tête baissée dans cette exploitation; sans études d'impact qui auraient été essentielles avant une commission du BAPE.
    Pourquoi vouloir aller si vite? Ces gaz présents depuis des millions d'années ne devraient pas disparaître dans la décennie à venir!
    Ce qui ajoute à mes craintes, c'est le genre de liens qui semblent exister entre certains membres haut placés du parti libéral et certains groupes qui explorent le terrain actuellement.
    Satisfaire des intérêts personnels semble, ENCORE UNE FOIS, plus important, pour ce gouvernement, que se préoccuper de l'ensemble des québecois.
    On devrait d'abord penser à sécuriser les personnes autour des gisements, à minimiser les conséquences écologiques --car il y en aura, c'est sûr--et à établir un système de redevances plus profitable pour la collectivité. Et bien d'autres aspects.
    Les précautions, sécuritaire et environnementale, sont encore plus importantes vu que les gisements sont situés dans l'une des zones les plus habitées du Québec (le long du fleuve).
    Il pourrait être utile de réévaluer la politique minière afin que
    le secteur génère des retombées économiques plus importantes pour la collectivité.
    À écouter l'actuelle commission sur les ressources naturelles, ce n'est pas demain que Québec va aller dans ce sens. Nonobstant les intérêts personnels, on semble obsédé par la création d'emplois immédiats, point à la ligne.
    Sur le plan minier, quand j'écoute M. Charest, j'ai l'impression d'entendre M. Duplessis.....
    J'exagère un tout petit peu.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • louise elie - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 09
    Mémoire de la Nature
    Une évidence ressort... c,est qu'en sachant pourtant tout ce que nous avons à savoir sur la fragilité de l,eco-système de notre planète, et en sachant de même que nous en savons au final bien peu sur les interactions entre ses éléments, ses compossantes, sa bio-diversité vivante et sa biodiversité soi disant inerte, le sujet environnemental , et je ne parle pas du dossier ministéreil, je parle bel et bien de la Nature, est relégué au dernier plan, occupe le moins d'espace médiatique, se voit accorder le moins d'attention au niveau scientifique et publique ... dans peu de temps, en laissant faire les choses, en se détournant encore et toujours de la réalité planétaire pour pouvoir discuter en paix d'argent, de corruption, de politique et d'économie, la Nature sera un sujet tabou.

    Si la planète avait un mémoire à présenter, dans un langage que les hommes comprennent ( puisque le langage de la Nature est ignoré) que croyez-vous que contiendrait ce Mémoire ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 15
    Une image vaut 1000 mots
    Pour savoir à quoi ressemble une installation de forage afin de trouver du gaz de schiste, voir la photo d'une tour de forage à Saint-Barnabé-Sud en Montérégie dans La Presse d'hier.

    La suprficie occupée par le foreur est équivalente à au moins huit terrains de football et se situe sur une terre cultivée. Il y a cinq grandes roulottes sur le terrain pour loger le personnel.

    Quand on pense que Québec a accordé 600 permis de forage dans la plaine du St-Laurent (Lotbinière, Bois-Francs et Montérégie) là où il y a une importante concentration de gens, imaginez à quel gruyère ressemblera ce territoire lorsque les 600 foreurs seront en opération !

    Horreur ! Le gouvernement n'aurait jamais dû accorder ses permis avant des études approfondies, incluant la consultation de la population.

    Je ne m'explique pas la phrase du chroniqueur Francoeur : « il y a un revirement important de la tendance (contre le gaz de schiste) qui semble s'amorcer» . Où voit-il ce revirement ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bin quin - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 24
    Fin de régime?
    En bon planificateur, il faut voir assez loin devant, 3 à 5 ans et savoir profiter des opportunités. Les bonzes du parti libéral risquent fort bien la défaite aux prochaines élections, mais voici la possibilité de s'assurer une retraite encore dorée financièrement...les gaz de schiste! Alors plaçons nos pions, modifions certaines lois et ne modifions pas certaines autres, faisons intervenir un tout petit peu le BAPE pour calmer la populace et donnons une partie du pactole à la concurrence pour se les allier et voilà le tour est joué. Le patrimoine énergétique et économique des Québécois? Le bien collectif des Québécois? Ils en ont déjà en masse avec Hydro Québec!

    Ah! Individualité et cupidité quand vous nous tenez...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Fernand Trudel - Abonné
    11 septembre 2010 11 h 20
    Un vieux réflexe de colonisé
    Les québécois ont toujours été critique envers le monde des affaires et ont laissé la place aux autres de développer le pays. Ce vieux réflexe de colonisé est tenace car aujourd'hui des gens qui prétendent défendre le Québec contre l'envahissement des capitaux nuisent à sa prise en main par eux-même.

    Ils gaspillent les fonds ubics à combattre cet état de fait qui nous permet de créer des emplois et d'investir dans l'avenir et ils bâtissent des baricades en appelant au soulèvement. C'est vrai tout ce qui est argent est sale...

    Junex est 100% québécois et on y retrouve les frères Lemaire de Cascades. Pétrolia aussi est entièrement québécois. Gax zMétro aussi. Aussi Foragaz filiale de Junex. Talisman appartient aux actionnaires. $71 institutions possèdent 13 milliards d'actions dont des banques canadiennes (TD, BMO, RBC, CIBC,etc), 1071 fonds mutuels tels Trimark , des fonds de pensions et de celui des employée municipaux de l'Ontario. Personne n'empêche les québécois d'acquérir des actions pour la participation québécoise soit présente.
    http://investor.shareholder.com/tlm/ownership-prof

    Pour l'exploitation toutes ces compagnies auront besoin d'apport important de capitaux. je suis sûr que le fond de solidarité, les fonds Desjardins et même la caisse de dépôt n'hésiteront pas à augmenter leur part de possession dans ces compagnies dites privées et investiront dans Talisman aussi. Avec Québec Inc on s'est doté d'un instrument de capitalisation et d'investissement dans notre avenir collectif.

    Si les écolos avaient un souci de leur avenir, ils invesiraient dans une autosuffisance énergétique accrue. Car ce n'est pas la planète qui est en danger mais les humains qui sont bloqués par des principes rétrogrades de précaution qui leur font oublier qu'il faut se nourrir, se chauffer, s'abreuver et se soigner pour que nous survivions sur cette terre. Sachons exploiter cette richesse intelligemment.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Patrick Lépine - Inscrit
    11 septembre 2010 12 h 51
    Le meilleur investissement: colmater la fuite...
    @ Monsieur Trudel qui s'inquiète de notre "à venir" je rappelle que certains projets de développement ont été mis au rancart par notre bon gouvernement, tel la recherche sur le moteur roue et une voiture mue à l'électricité. Projet qui pourtant était tellement porteur d'avenir, que les retombées en eurent été incalculables pour toute la nation. Hors aujourd'hui vous nous demandez de supporter une énergie de remplacement aux hydro-carbures qui sont présentement utilisés. Cette nouvelle énergie, plus volatile, moins sûr et certainement plus aléatoire dans son exploitation nous amènera vers des problèmes de manutention de confinement et d'entreposage qui ne sont pas encore résolus. Ce que vous nous proposez, c'est au final encore des dépenses, pour une énergie qui ne révolutionnera rien pour l'industrie automobile. Car rappellons-le, c'est elle qui fait rouler le monde ou qui nous roule tout simplement...

    J'aimerais beaucoup partager votre optimisme, mais cette énergie ne doit être utilisée que pour le développement du pays. Et dans cette optique, c'est d'une exploitation gouvernementale que nous avons besoin. Pas d'une liquidation aux intérêts privés. Vos espoir, sont anéantis dès que vous nous parlez d'actions, de parts, de banques et autres profiteurs... Tous des exploitants à la courte vue. Qui remarquez le bien, diluent leurs responsabilités, entre plusieurs dirigeants, ce n'est pas une seule personne qui décide des catastrophes qu'ils produiront, mais toute une brochette, c'est comme pour les exécutions par balles aux États-Unis, on prends plusieurs tireurs, et on leur dit que l'un d'entre eux tirera à blanc... Ça les rassure, ce n'est peut-être pas eux les meurtriers après tout...

    Tant qu'à partager les responsabilités, aussi bien de tout partager, les profits compris. Ça dégagera peut-être assez d'argent pour dédommager ceux qui seraient expropriés.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Chayer - Inscrit
    11 septembre 2010 14 h 22
    Une question que ce sondage n'a pas posée...
    Il y a une question qui n'a pas été posée, dont à l'évidence le public ignore la réponse :

    Qu'est-ce donc que le gaz de schiste ?

    En corolaire : comment l’exploite-t-on ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    11 septembre 2010 16 h 41
    @ M. Lépine
    Votre texte exprime très bien l'opinion de plusieurs.

    J'ajouterai ceci:

    Quand un gouvernement pratique systématiquement des politiques à la «Tasse-toi mon onc'», met systématiquement la «charrue avant les beux» et pense n'avoir aucun compte à rendre à la population parce que majoritaire, comment peut-on lui faire confiance?

    Or il appert que le PLQ entretient des relations incestueuses avec le milieu des affaires. Pour nous en convaincre il n'y a qu'à voir leurs représentants passer systématiquement du gouvernement aux affaires, et vice-versa, une «osmose parfaite», des vases communicants accompagnée comme par miracle de contrats très lucratifs aux dépens des citoyens.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • 93Licar - Abonnée
    11 septembre 2010 19 h 47
    On devrait se méfier de tout Gouvernement dans ce dossier!
    Ce n’est pas un réflexe de colonisé que d’être critique envers le monde des affaires, les croire sans preuve, quand ils affirment faire des affaires pour le Québec quand ils exploitent les richesses naturelles collectives, ça c’est un réflexe de colonisé.

    Peut-être que les régimes politiques où on vote aux 4 ou 5 ans et laisse ensuite le Gouvernement gérer à notre place avec l’aide du monde des affaires - qui, soit dit en passant, n’a pas eu grand succès avec la richesse collective planétaire jusqu’à maintenant, mais s’est très bien enrichi en tant que groupuscule – voient leur fin venir et que ulcérés que nous n’agissions plus justement en colonisés ne trouvent rien de mieux à rétorquer, comme argument choc semblent-ils croire, «que l’on veut empêcher le développement et la richesse du Québec en les empêchant de s’occuper de ça pour nous»!

    Faites vos preuves que vous travaillez pour tout le Québec, pas juste quelques emplois en attendant de déménager vos sièges sociaux et le capital ailleurs et après, on vous confiera peut-être le mandat de développer le Québec mais, pour nous aussi!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    12 septembre 2010 01 h 31
    Des nappes phréatiques à sec (1)
    Pendant que certains gens d'affaires veulent pousser la machine à fond dans le plus pur style "Mad Men", des nappes phréatiques sont à sec dans les régions du Québec: Chaudières-Appalaches (Thetford Mines), Québec (St-Féréol), Porneuf (St-Léonard), pour n'en nommer que quelques unes.

    Nos "Mad Men" savent-ils ce que cela veut dire des nappes phréatiques à sec?

    Le maire d'un petit village, âgé de 75 ans, m'en a parlé. Il n'a jamais vu un tel phénomène de toute sa vie. Il est extrêmement inquiet. Des nappes phréatiques à sec, cela signifie que c’est le sol lui- même qui est asséché. Les minces filets d’eau que sont devenus les ruisseaux ne sont qu’un symptôme. C’est que l’eau de pluie ne se rend pas jusqu'à eux. Les ruisseaux, c'est l'excédent d'eau qui s'échappe d'un sol bien imbibé par la pluie et la fonte des neiges. Il faudrait 2 hivers "normaux" pour que les sols se réhydratent et que les nappes phréatiques à sec puissent se refaire. Entre temps, pas d'eau cet hiver pour les familles qui rencontrent ce genre de problème, à moins qu'il pleuve pendant 2 semaines, sans arrêt. « Une bonne grosse pluie, mais pas diluvienne » a-t-il précisé.

    Ceci n'est pas le futur, c'est la réalité présente. Quand c'est la famille de votre frère qui n'a plus d'eau, là, on commence à réaliser que les affaires, les vrais "affaires" se corsent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    12 septembre 2010 01 h 31
    Des nappes phréatiques à sec (2)
    Nos gens d'affaires, certains du moins et pas les plus avant-gardiste, ceux qui carburent aux hydrocarbures et qui professent la mentalité "du pain et des jeux", ces gens nous parlent avec enthousiasme des gaz de schiste. Mais ils occultent ou minimisent la crise de l'eau, la guerre de l'eau, la pollution de l'eau et les quantité astronomiques qu'il faudra pour fracturer les schistes.

    Où vont-ils la prendre s'il n'y en a plus? Ils vont vider les lacs comme Rio Tinto l'a fait cet été au Lac St-Jean, de façon tout à fait illégale, sans pénalité et sans dédommagement à la population?

    Que vont-ils faire quand leurs bassins de décantation à ciel ouvert vont déborder? Parce qu'ils vont déborder, c'est sur et certain. Avez-vous vu les "organisations de fous" sur internet? Ils creusent un trou, recouvrent le fond d'une pellicule en plastique et déversent l'eau polluée pour qu'elle décante. Lorsque la pluie va tout simplement décider tout à coup de tomber en même temps et au même endroit, que feront-ils pour empêcher leurs bassins de déborder? Nous sommes tous témoins que ces évènements se présentent de plus en plus souvent à la grandeur de la planète: États Unis, Pakistan, Chine, Mexique, même l'Afrique, sans parler du Québec avec le débordement bien connu d'une petite rivière, la rivière à Mars, au Saguenay-Lac St-Jean. C'est prévisible, des bassins de décantation vont déborder.

    Il faut que çà bouge disent-ils! Qu'ils le fassent donc dans leur propre cour.
    Ils seront bien servis.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Champagne - Abonné
    12 septembre 2010 14 h 32
    john james "cash" charest
    C'est triste et c'est pathétique malgré tout ce qui nous saute aux yeux depuis deux ans... et quelque poussière, il y a des gens qui refusent d'y croire que jjc et le parti libérallle (le parti de la droiture, l'irréprochable, le parti de la croissance économique sans précédant) n'est qu'un parti avec à la tête un chef de "paquet voleur". Ils s'en prennent aussi au parti québécois pour le faire passé pour ce qu'il n'est pas, c'est -à- dire un parti pour le club "des bigs boys club".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Trobadorem - Inscrit
    12 septembre 2010 21 h 15
    ....nos terres et nos enfants sont violés, et pendant ce temps, on en discute!!!!!!!
    ...et ne me dites pas que j'exagère.

    Il est essentiel de redoubler en vigilance et surtout de passer à l'action. Des actions concrètes pour reprendre le semblant de contrôle que nous avions avant Charest et Bouchard. Deux con-serviteurs, à ma connaissance.

    Y a t'il quelqu'un au Devoir ou chez les lecteurs, qui pourraient nous dire si il y a au Québec, une forme "d'Impeachment" à la Québecoise. Sinon, comment pourrait on y parvenir ?

    LA QUESTION EST LANCÉE ?
    __________________________


    Communiquez ce lien aux plus tièdes de vos amis, ils devraient vite comprendre comme le mentionne M. Chateauvert, que l'on est en train d'occulter la question de l'eau dans toute cette foutue question du gaz de schiste.

    http://www.dailymotion.com/video/xepv55_montage-sp
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    13 septembre 2010 08 h 37
    Mais qui représente-t-il ce John James Charest?
    Certainement pas le peuple québécois. Dans tous ses gestes il se distingue par sa volonté de bien traiter les groupes spéciaux. Anguille sous roche sans aucun doute. Il faut lui montrer la porte à la meilleur occasion.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    13 septembre 2010 10 h 29
    Un "impeachment à la québécoise"
    Il n'y en a pas. Le seul moyen serait la présence de 20 000 manifestants quotidiennement face à l'Assemblée nationale réclamant des élections générales et le départ immédiat de Jean Charest.

    Cette manifestation durerait des jours et des jours jusqu'à ce que des élections soient déclenchées. Pouvons-nous trouver 20 000 Québécois sur huit millions qui sont prêts pour cette démarche.

    Personnellement, je suis prêt à héberger deux manifestants de l'extérieur de la région de Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Chryst - Abonné
    17 septembre 2010 12 h 46
    Pathétique !
    On table sur l’ignorance des gens pour faire avancer le dossier. Comme esprit démocratique ce n’est pas fort !

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
23 réactions
16 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012