En bref - Le député sourire
Les humains regrettent les gens lorsqu'ils n'évoluent plus parmi eux. Claude Béchard ne fait pas exception à cette règle universelle. Il faut mourir pour que la foule anonyme entonne un concert de louanges. La mort remet les choses en perspective. Elle fait émerger l'homme derrière les écrans du bavardage quotidien.
La vie terrestre de Claude Béchard aura été fulgurante. L'homme, le libéral nationaliste, était planté dans la terre des siens. Il vivait de son terroir, de ses racines natales, des labours de son patelin. Il était l'un des siens, sans apparat, vivait comme eux et se moulait avec eux. Son regard avec quelque chose d'électrisant; son attitude transcendait la joute oratoire; sa mission dépassait le parti. Il voyait loin. Il visait loin. Il avait la perspective du terrien qui, patiemment, attend la levée de la moisson.
Claude Béchard aimait les siens. Il était serviteur, admiratif, délicat, jovial et plein d'entrain. Il n'était pas prisonnier d'un horaire, calculateur de ses heures, méticuleux envers ceux qui voulaient lui arracher son temps. C'était un donné, un consacré, un fils du peuple.
Claude Béchard, pour tout résumer, était le député sourire. Un sourire qui désarçonne, conquiert, détend l'atmosphère. Un sourire qui rallie, anime, souffle sur la vie. Un sourire qui dessine des avenues nouvelles, des chemins de confiance, des pistes de régénérescence.
La mort tue la vie terrestre. Elle ne tue pas la vie elle-même, qui ne peut que se métamorphoser à partir de ce qu'elle était par ici. Claude Béchard est entré dans cet état mystérieux. Sa mort redonne vie. Notre peine doit se changer en joie. Sa souffrance sera une résurrection pour tous. Avec un peu de silence et de recul, chacun voudra bien regarder poindre l'aurore de temps nouveaux.
La vie terrestre de Claude Béchard aura été fulgurante. L'homme, le libéral nationaliste, était planté dans la terre des siens. Il vivait de son terroir, de ses racines natales, des labours de son patelin. Il était l'un des siens, sans apparat, vivait comme eux et se moulait avec eux. Son regard avec quelque chose d'électrisant; son attitude transcendait la joute oratoire; sa mission dépassait le parti. Il voyait loin. Il visait loin. Il avait la perspective du terrien qui, patiemment, attend la levée de la moisson.
Claude Béchard aimait les siens. Il était serviteur, admiratif, délicat, jovial et plein d'entrain. Il n'était pas prisonnier d'un horaire, calculateur de ses heures, méticuleux envers ceux qui voulaient lui arracher son temps. C'était un donné, un consacré, un fils du peuple.
Claude Béchard, pour tout résumer, était le député sourire. Un sourire qui désarçonne, conquiert, détend l'atmosphère. Un sourire qui rallie, anime, souffle sur la vie. Un sourire qui dessine des avenues nouvelles, des chemins de confiance, des pistes de régénérescence.
La mort tue la vie terrestre. Elle ne tue pas la vie elle-même, qui ne peut que se métamorphoser à partir de ce qu'elle était par ici. Claude Béchard est entré dans cet état mystérieux. Sa mort redonne vie. Notre peine doit se changer en joie. Sa souffrance sera une résurrection pour tous. Avec un peu de silence et de recul, chacun voudra bien regarder poindre l'aurore de temps nouveaux.
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