mercredi 8 février 2012 Dernière mise à jour 16h07
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Claude Béchard, 1969-2010 - Ministre jusqu'à la toute fin

Jean Charest est atterré par la disparition de son grand ami et homme de confiance

Antoine Robitaille   8 septembre 2010  Québec
Le ministre de l’Agriculture et des Relations intergouvernementales, Claude Béchard, a été emporté hier par le cancer à l’âge de 41 ans.<br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
Le ministre de l’Agriculture et des Relations intergouvernementales, Claude Béchard, a été emporté hier par le cancer à l’âge de 41 ans.
Québec — Il aura été ministre jusqu'à la fin. Claude Béchard est mort hier après-midi à 41 ans d'un cancer du pancréas, quelques heures seulement après avoir annoncé qu'il laissait officiellement ses responsabilités ministérielles (Agriculture et Relations intergouvernementales) et son siège de Kamouraska-Témiscouata.

Ceux qui connaissaient l'homme et son indéfectible passion pour la politique ont compris que le communiqué de démission, tombé sur le fil vers 10h15, n'annonçait rien de bon. Malgré tout, la mauvaise nouvelle est venue vite, trop vite. Les réactions à la démission de ce ministre à la fois jeune et très expérimenté s'accumulaient encore quand la rumeur de son décès a commencé à circuler, notamment à la radio et sur Twitter. Puis, en fin d'après-midi, la confirmation est tombée.

Plus tôt, vers 14h20, le premier ministre Jean Charest avait tenu un point de presse pour souligner le départ de son ministre. Sans trop y croire, il soutenait alors que «la cour aux miracles est encore ouverte» et louait la combativité de son ministre démissionnaire. Son porte-parole Hugo D'Amours a fait savoir hier en soirée que le premier ministre, atterré par la nouvelle, ne réagirait officiellement que ce matin au décès de son compagnon de route et grand ami. Il annoncera alors qui prendra la relève à l'Agriculture et aux Relations intergouvernementales.

Le dernier remaniement


Avant le remaniement ministériel du 11 août, Jean Charest avait offert à Claude Béchard de lui retirer tous ses portefeuilles. Ce dernier n'aura accepté qu'on ne le dégage que de deux des quatre qu'il détenait alors: leader adjoint et Réforme des institutions démocratiques. Comme titulaire de ce dernier portefeuille, il avait réussi à déposer des projets de loi sur des sujets politiques ultrasensibles: l'un sur le financement des partis politiques et l'autre sur la carte électorale.

Le 11 août aura été sa dernière sortie publique. Quelques jours avant le remaniement, Claude Béchard avait accompagné le premier ministre à Winnipeg, au Conseil de la fédération, où il avait assisté aux longues réunions et avait accordé des points de presse en appui à Jean Charest. Mais ces dernières semaines, son état s'était rapidement détérioré et il avait été hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec.

Par voie de communiqué, la famille a fait savoir qu'elle souhaite vivre ces événements en privé et qu'elle ne fera pas de commentaires. Les détails sur les funérailles seront communiqués ultérieurement.

En après-midi, le cabinet du premier ministre devait faire savoir qui lui succédera dans ses différentes fonctions, mais rien n'avait encore été confirmé en début de soirée.

Maladie

C'est en mai 2008 que la terrible maladie s'était déclarée, peu de temps après une autre terrible nouvelle: le meurtre de son attachée politique Nancy Michaud.

Il avait été opéré le 11 juin 2008 alors qu'on lui avait retiré une lésion au duodénum causée par une tumeur cancéreuse du pancréas. Sa convalescence a duré cinq mois, après lesquels il est revenu en poste. Mais la maladie a ressurgi en janvier 2010 et il a été opéré de nouveau. En juin dernier, il faisait un ultime retour à la politique à la toute fin de la session parlementaire. Reprenant le boulot qu'il adorait, il déclara: «On est là pour vivre et si on attend d'être guéri pour reprendre le travail, on perd quelque chose.»

Claude Béchard a été le ministre des décisions difficiles. Peu après son accession au Conseil des ministres comme ministre de la Famille, il a dû expliquer la décision du gouvernement Charest de trahir la promesse électorale de maintenir le tarif quotidien des garderies à 5 $ et de les faire passer à 7 $. Comme ministre de l'Environnement, M. Béchard a aussi eu la tâche difficile de concevoir et de défendre la vente du mont Orford, décision à propos de laquelle le gouvernement fera volte-face. Il est aussi celui qui a piloté l'acceptation du controversé projet de port méthanier Rabaska. Franc-tireur, il aimait aller devant les journalistes et répondre à leurs questions ou attaquer les adversaires politiques. Le 17 juin dernier, encore, il rencontrait la presse parlementaire pour se moquer des indécisions péquistes à l'égard de la souveraineté, mais aussi les déboires du chef adéquiste, Gérard Deltell.

D'abord conseiller de Robert Bourassa et de Daniel Johnson, Claude Béchard était député libéral depuis 1997. Il avait été réélu en 1998, en 2003, en 2007 et en 2008 dans Kamouraska-Témiscouata, où est situé le village qui l'a vu naître, Saint-Philippe-de-Néri.

Dans son communiqué annonçant hier son retrait de la politique, M. Béchard avait tenu à remercier les électeurs de sa circonscription, ainsi que le premier ministre de lui avoir accordé sa confiance. «Ce fut un grand honneur et un réel plaisir de servir le peuple québécois», écrit-il, en remerciant la population de lui avoir témoigné au cours des derniers mois tant de «marques d'affection et d'encouragement».

Les réactions

Les réactions ont fusé dès la confirmation de sa mort. La chef de l'opposition Pauline Marois a souligné la perte d'un homme «amoureux de son métier» et «totalement dévoué aux citoyens de sa circonscription». «Très certainement, il aura marqué la politique à sa façon. Pugnace et coriace, il s'est rapidement distingué et c'est ainsi qu'il aura fait sa marque en politique. En dehors de la joute parlementaire, il était quelqu'un d'accessible et d'agréable à côtoyer», a-t-elle écrit dans un communiqué.

«C'était un adversaire politique redouté et redoutable. Pourquoi? Parce qu'il défendait ses idées avec passion, avec énergie et avec respect aussi. [...] C'est un homme qui défendait ses idées fièrement et qui combattait avec courage», a affirmé le chef de l'ADQ, Gérard Deltell.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a salué l'engagement de 13 ans de M. Béchard au service de ses concitoyens. «Frappé par la maladie, il n'a jamais baissé les bras. Claude Béchard a été un exemple de courage et de détermination pour ceux et celles qui se battent contre le cancer.»

L'ancien premier ministre Daniel Johnson s'est dit «atterré» par la mort de M. Béchard: «Le météore qu'il a été par son énergie, son sourire éclatant, son don de lui-même aux gens de son comté, à la cause politique à laquelle il croyait. Il était exemplaire à tous égards», a-t-il affirmé à Radio-Canada. «Il va me manquer beaucoup», a conclu M. Johnson.

«Il était généreux avec ses collègues. Même pendant sa maladie, il m'est arrivé de lui téléphoner et de lui demander conseil. Il m'a dit: "Téléphone-moi encore. J'aime te dire ce que je pense"», a dit la ministre Christine St-Pierre.

«Jusqu'à la fin de la dernière session, il a gardé un sens de l'humour dans le combat politique qui était incroyable. C'était désarmant quand on savait ce qu'il vivait, a affirmé le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis. Il n'a jamais baissé les bras. Il a continué à travailler jusqu'à la fin.»

M. Béchard laisse dans le deuil deux jeunes enfants, Justine et Béatrice, ainsi que sa conjointe Mylène, elle-même mère de deux enfants.

***

Avec La Presse canadienne
Le ministre de l&rsquo;Agriculture et des Relations intergouvernementales, Claude B&eacute;chard, a &eacute;t&eacute; emport&eacute; hier par le cancer &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 41 ans.<br />
Claude B&eacute;chard est asserment&eacute; comme d&eacute;put&eacute; de la circonscription de Kamouraska-T&eacute;miscouata au lendemain des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales du 8 d&eacute;cembre 2008 o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lu avec une majorit&eacute; de plus de 6600 voix. Il se tient, affaibli par la maladie et les traitements de chimioth&eacute;rapie, au c&ocirc;t&eacute; de Jean Charest.<br />
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 06h51
    A quand l'élection dans Kamouraska-Témiscouata?
    Est-ce que Charest va être aussi rapide sur la gachette qu'il l'a été pour Vachon?

    Québec

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 07h25
    Silence
    Quand vient la mort, on rend une pause.

    Ne pourrait-on pas, dans le cas de Monsiseur Béchard, appliquer cette règle élémentaire. Je lève mon chapeau devant un homme qui avait le potentiel de devenir Premier ministre et qui nous a quittés prématurément. Et je n'ai pas de carte du Parti libéral, ni d'aucun autre d'ailleurs. Je salue l'homme et son indéfectible courage.

  • François Dugal
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 08h17
    Pace
    Requiescat in pace.

  • Hélène Nadeau
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 08h28
    partisanerie inappropriée
    Monsieur Tremblay,

    Vous n'adhérez manifestement pas aux valeurs libérales, et c'est votre droit le plus strict. Toutefois, votre commentaire me heurte terriblement. En effet, au-delà de la partisanerie, monsieur Béchard est un homme qui - bien injustement, la vie n'est pas juste - perd la vie dans la force de l'âge. Le cynisme de votre propos à l'encontre de monsieur Charest me semble inapproprié dans les circonstances, particulièrement compte tenu de l'amitié qui le liait à cet homme.

    Mes sincères condoléances à sa famille ainsi qu'à ses proches.

  • Jean-Jacques Gelinas
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 09h02
    Respect.
    Je ne partageais pas l'option politique de monsieur Béchard mais j'admirais sa combativité et sa fidélité à ses idéaux.
    Puisse-t-il reposer en paix.
    Jean-Jacques
    Québec.

    P.S. Monsieur Tremblay, le silence est parfois la plus grande marque de respect.

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    mercredi 8 septembre 2010 09h42
    Bravo Béchard !
    Je n'adhère manifestement pas aux valeurs libérales moi aussi, mais je suis capable de m'élever d'un cran au-dessus de la partisanerie et reconnaître les valeurs de l'individu qu'était jusqu'à hier après-midi monsieur Béchard. Je retiens une chose de lui, et pour moi ce fut une leçon de vie, soit sa détermination ! De donner sa démission le matin pour aller mourrir l'après-midi de la même journée dépasse l'entendement ! C'est exceptionnel ! J'ignore pour vous, mais moi j'ai jamais vu ça de ma vie vieille d'à peine 30 ans. L'entrevue de Joselito Michaud qu'il accorda à l'émission "On prend toujours un train quelque part" est un morceau d'anthologie où nous sommes témoins de l'humanité doublé du baroudeur de vie dont il était un surdoué ! Une de ces paroles avec laquelle je carburerai en temps difficile en pensant à lui sera "s'il vous plait, jusqu'au bout !"

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 8 septembre 2010 10h41
    Dommage...
    Quand j'ai entendu que cet homme revenait si vite en politique, j'ai trouvé que ce n'était pas de bon augure, pour lui. J'ai trouvé ça parce que moi même j'ai eu un diagnostic de cancer, et pour avoir alors lu un excellent bouquin écrit par un oncologue américain (Simonton) et un autre médecin "Guérir envers et contre tout". Contrairement à ce que le titre un peu racolleur peut laisser croire, on y prône pas qu'on peut toujours guérir du cancer mais on y explique le rôle du psychisme et du tress dans le développement mais aussi la guérion du cancer, et d'autre part, s'il ne promet pas la guérison, il nous indique plusieurs vies pour tenter de s'en sortir, pour le mieux.

    Une des choses que j'en ai retenu c'est qu'il faut savoir se choisir... ce qui pour plusieurs d'entre nous n'est pas facile, et le titre de cet article l'indique assez bien... ce n'est pas ce que M. Béchard a fait. Et ce n'était n'était pas vraiment un bon choix avec ce que traverse ce parti depuis bientôt un an... C'était un choix courageux, bien sûr, mais je n'en ferais pas l'éloge... car se choisir, essentiel quand on a un tel combat à livrer, demande aussi du courage.

    Dommage, donc, car malgré l'opinion qu'on en a, les hommes et les femmes politiques, je ne parle surtout pas des chefs actuels, sont des gens de conviction qui mettent beaucoup de temps et d'énergie dans leur travail, celui qu'on ne voit pas toujours, et qui dépend en bonne parti du PM, pour des salaires moindres qu'ils pourraient avoir dans le privé. M. Béchard était un de ceux-là, et la dernière proposition qu'il avait fait concernant le Québec, et qui a été écarté du revers de la main, il fallait s'y attendre, par Jean Charest, le démontrait bien comme elle démontrait son amour pour le Québec.

    Après tout, on ne peut pas penser tous pareil, sinon on ne serait pas une démocratie, mais une dictature!

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    mercredi 8 septembre 2010 11h05
    C'est grand la mort, c'est plein de vie dedans. Félix Leclerc
    Monsieur Béchard est un grand homme et un exemple pour les plus jeunes. Je suis attristée par ce départ trop rapide. Il aurait eu encore tant à faire... sa mis-
    sion était-elle déjà finie ? Injustice ou mystère ? Son courage et sa détermina-
    tion, des valeurs inestimables qui vont marquer nos vies. Deux nouvelles dans la même journée pour le même homme a de quoi nous atterrer ! Je ne suis membre d'aucun parti politique, mais je sais apprécier la valeur d'un individu.
    À sa conjointe, à ses filles, aux membres de sa famille et à tous ceux et celles qui l'aimaient, mes plus sincères condoléances !

    Monsieur Tremblay sachez que le "silence est d'or"

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 11h38
    Votre fougue m’a laisser que de l’amertume
    À mes yeux. votre bilan en santé environnementale est désastreux et irréparable.
    Refus d’agir pour préserver la santé des québécois en déclarant dans la Presse canadienne votre opposition sur la lutte de la pollution atmosphérique fixant juridiquement des normes de qualité de l’air ambiant comme aux USA ne doit pas être appliquée au Canada. Vous avez préconiser d’augmenter la pollution particulaire en brûlant davantage de matières ligneuses pour produire de l’énergie. Vous avez canaliser et polariser l’opinion publique avec quelques individus appartenant à quelques groupes en environnement sur les gaz à effet de serre pour masquer l’inaction de votre gouvernement sur la pollution de l’air. Suite à votre passage à l’environnement des changements profonds sont observables dans le dossier de la pollution de l’air, que ce soit dans les bureaux régionaux dont la proximité avec le ministère des ressources Naturelles et certaines multinationales, à Hydro Québec, agence de l’efficacité énergétique etc. La concentration de population de la couronne de Montréal n’a plus la possibilité d’obtenir de l’aide d’intervention pour contrer les abus de pollution étant relié à Montréal qui pourtant ne défend ou ne dénonce jamais les abus en périphérie de Montréal. Pour combler le tout vous avez répondu par le biais d’une émission de télévision à des citoyens malades pour des raisons de pollution de fumée de combustion de bois être utilisateur de chauffage au bois ce qui à laisser des cicatrices profondes de votre passage en politique. Si seulement votre fougue avait servi le peuple plutôt que John Charest. Après plus de 15 ans de travail à temps complet bénévolement à soutenir des milliers d’individus souvent malades au prise avec cette pollution vous connaissez maintenent les raisons de mon amertume. Vos qualitées de fougue et votre fidélité à John Charest jusqu'au bout je me souviendrai. C

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 17h10
    Toute une pièce d'homme !
    Je suis surpris et attristé par le départ prématuré de Monsieur Claude Béchard ...

    Peu importe nos convictions politiques, notre camps et nos allégeances, il faut saluer en cet homme politique un être d'exception, attachant et intègre (pour ce que j'en connais).

    Mes condoléances à ses proches et à sa famille et ...

    C'est vraiment trop bête, les meilleurs nous quittent souvent les premiers ...

    Bonne continuation à Claude Béchard là où il est.

  • Francis Robillard
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 17h41
    Jusqu'à la fin
    Tous nous allons mourrir un jour, ce qu,il faut retenir est ce que nous faisons de notre vie, qu'elle soit pleine et significative.

    A défaut d'avoir accompli quoi que ce soit, le décès d'un politicien régional sert à attirer de la sympathie à une organisation, un gouvernement et un mouvement politique qui n'emploi que le mépris, l'improvisation et le misérabilisme pour le Québec.

    Des funérail national sont lourde de sens, il faut avoir marqué le Québec et être une nécessité pour que l'ensemble de la population du Québec y ressente le besoin d'un adieu. Des conditions qui ne sont certainement pas réuni pour Claude Béchard, "Claude qui?". Mais c'est un bon outil, qu'un gouvernement sans coeur, au prise avec des commissions d'enquêtes, utilise pour moussé un humainisme absent.

  • Patrick M. Gouin
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 18h30
    Récupération honteuse!
    Bien que je suis désolé devant cette mort tragique et injuste, je trouve Charest odieux d'organiser des funérailles nationales.
    Cette récupération partisane est grossière et honteuse.

  • 93Licar
    Abonnée
    mercredi 8 septembre 2010 19h33
    L'émotion du moment
    Je comprends parfaitement la réaction émotive du Premier ministre, qui perd un ami et un aspirant à sa succession en tant que PM, (mais c'eût été aux Québécois à le choisir comme PM par à Jean Charest, ne lui en déplaise...) de même que celle des collègues de monsieur Béchard et elle est tout à fait de mise.

    Ce que je comprends moins ce sont les funérailles nationales; rien dans le parcours d'un bon ministre, sans plus, tel que le fut monsieur Béchard, ne fait en sorte que la nation toute entière lui rende hommage sous cette forme.

    J'en déduis donc que c'est le jeune âge et l'horrible maladie qu'est le cancer, qui se fait parfois foudroyant, qui amène cette réaction émotive de la part du Premier ministre qui veut ainsi rendre, dans un dernier geste, hommage à son ami.

    Là, j'ai un petit inconfort à penser aux nombreux malades atteints de cancer et de toutes les maladies qui existent, qui sont aux prises avec des durées interminables d'attente pour des diagnostics, des soins, des traitements, une entrée à l'hôpital. On ne veut pas payer les infirmières, on ne pense qu'à bâtir des hôpitaux plutôt qu'assainir les processus de gestion de ceux-ci, le malade n'est plus au coeur du système qui fonctionne pour lui-même.

    L'argent - et le flafla - dont on fera preuve au cours de ces funérailles aurait pu être utilisé, symboliquement, à promettre au nom de monsieur Béchard, que le système de santé et la recherche allaient être désormais le cheval de bataille de ce gouvernement, qui n'aurait de cesse que tous les Québécois soient diagnostiqués et traités dans les meilleurs délais possibles. On se serait souvenu de monsieur Béchard, très longtemps!

  • G Boluka
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 20h24
    Tristesse
    Pour moi je garde de M.Claude Bechard un image d'un jeune qui a donne son temps pour trouver les solutions aux problemes des autres, la critique est aisee mais l'art est diffucile,quelques fois nous sommes tres dure envers nos dirigents ,mais si on nous disait de nous sacrifier pour les autres peut etre nous ne voudrions pas,Que Dieu tout puissant garde son ame ,qu'il lui fasse sa misericorde ,Claude Bechard que ton ame repose en paix, tu as accompli ta mission avec abnegation et determination ,tu laisse tes emprintes dans l'histoire du Quebec et le Canada,leMonde entier aussi.Un veritable homme d'etat

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 22h16
    Que dire de plus ?
    Autant il était détestable de son vivant dans la joute politique ou il déstabilisait son adversaire avec une combinaison vitriolique de partisanerie teintée de flagornerie et de suffisance du gars-qui-en-sait-plus-long-que-son-interlocuteur, ou la se trouvait son indéniable talent, ce 'killer-instinct' qui fait de plus en plus défaut a une frange politique de centre-gauche, autant sa carapace de politicien de carrère a été ébréchée devant nous par sa vulnérabilité devant le 'Mot-Commençant-Avec-Un-C-Majuscule', ses doutes et sa foi tout de même en des lendemains meilleurs.

    Lui qui a démontré son désir de vivre dans toute son anxiété, apanage sombre des amoureux-fous de la Vie, au lieu de l'insouciance du bonheur de vivre au quotidien sans tracas ni 'deadline', il a retrouvé le Pays Intérieur, ou se trouve la Paix Intérieure, la Sérénité devant ces lendemains de pays incertains et ces pusillanimes et velléitaires combats routiniers a hauteur d'homme(s) toujours a recommencer.

    Voila pour l'hagiographie.

    Pour ce qui des vivants maintenant, on reste collé sur l'enflure verbale en proposant de faire des funérailles NATIONALES a quelqu'un qui, bien que bene merenti de patria, aurait REFUSÉ un honneur tout aussi disproprortionné que vain, car il aurait dit qu'avec de la volonté, quiconque aurait atteint les MËMES résultats dans la mesure de ses capacités.

    Alors souvenons-nous de ce bretteur de haut vol avec qui le plaisir de combattre venait APRÈS avoir jouté avec lui, en tout cas il me semble.

    Salut Béchard, on aurait tous voulu être comme toi, au fond.

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 07h50
    Hommage à un homme!
    Tout être humain qui vit une maladie mérite des hommages.
    Je l'admire non comme politicien mais comme un humain qui veut survire à une maladie aussi cruelle. Nous connaissons tous dans notre entourage des personnes qui sont décédées des suites de cette vilaine maladie et elles méritent notre admiration.

    Monsieur Béchard a vécu une vie bien remplie au service de sa famille et de ses concitoyens.

  • T. Julien
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 08h31
    R.I.P.
    Sincères Condoléances à la famille et amis; R.I.P. (Rest In Peace) qu'il Repose En Paix.

  • Gorlof
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 09h36
    Le "pugnace!!"
    Eh oui,Chrétien et Trudeau aurait dit "un grand canadien"
    Un grand canadien et ...un bien petit québecois.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 09h55
    À Mme Nadeau et M. Gélinas
    Vous n'avez pas indiqué mon prénom, mais comme je suis le seul Tremblay à m'exprimer actuellement sur ce forum, je me sens visé.

    D'abord je ne comprend vos commentaires à mon égard. Je n'en ai aucun relatif à cet article.

    Ensuite, je veux simplement souligner que, malgré la tragédie que subit la famille de M. Béchard, ce dernier ne mérite pas de funérailles nationales. Cela n'a rien à voir avec la partisanerie.

    Enfin, il y a bien des commentaires sur ce site qui vont dans le même sens que moi. Allez-vous critiquer aussi ces personnes ?

  • T. Julien
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 10h37
    Marc Tremblay
    Ma foi vous sentez-vous coupable de quelque chose ???

    Je sais que des Tremblay il y en a beaucoup mais dans le cas actuel, je crois que les messages de Mme Nadeau et M. Gélinas s'adressaient plutôt au monsieur Tremblay du premier commentaire ie.: Rodrigue Tremblay.

    Vous avez la peau mince (sensibilité) mon cher Marc! ;)

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 09h50
    Rendez à César...
    Mme Thérèse Julien, je ne me sens pas coupable. J'assume mes prises de position. Oui, j'ai une très grande sensibilité, ma chère Thérèse. C'est mieux que d'avoir un coeur de pierre, non ?

    Bon, il semble que je me suis trompé : Ces deux commentaires ne s'adressaient pas à moi. Mais comme j'avais déjà dit relativement à un autre article que M. Béchard ne méritait pas des funérailles nationales...

    Pour revenir au propos de M. Rodrigue Tremblay, je dois dire que je m'interroge sur le sens démocratique de M. Charest.

    Pour le comté de Vachon, susceptible d'échapper au PLQ, il a attendu plus de six mois avant de tenir une élection.

    En ce qui concerne St-Laurent, un comté acquis au PLQ, il n'a même pas attendu une journée pour déclencher une élection.

    Dans le comté de Kamouraska, qui peut aller au PLQ comme au PQ, il semble qu'il n'y aura pas d'élections avant 2011.

    Tout cela sent le calcul politique et ne sert pas la cause de M. Charest. Qu'en pensez-vous Thérèse ?

  • d robidoux
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 15h10
    A Rodrigue et Marc Tramblay
    Pourriez-vous lâcher la politique quelques instants.
    Ce n´est pas l´endroit ni le moment.
    Vous manquez totalement de savoir-vivre et de respect.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    samedi 11 septembre 2010 11h01
    INDÉCENT....
    Comme je l'écrivais moi-même hier, en pure perte comme de raison, ces messieurs pourraient attendre que ses cendres refroidissent...

  • Lise Moga
    Inscrit
    samedi 11 septembre 2010 20h31
    Un pays avec ça!
    Je viens de lire les commentaires. Que de hargne, que de haines, que de manque de savoir vivre chez certains. Il me serait pénible de partager même la remise au fond de ma cour avec eux; alors, imaginez ce que ce serait pour le pays.

    À la famille de Claude Béchard et à tous ceux qui l'ont aimé, j'offre mes plus sincères condoléances.

    Lise Moga

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    dimanche 12 septembre 2010 17h45
    @Lise Moga
    Vous avez parfaitement raison.

    Impossible de partager un espace de discussion qui appartient exclusivement aux NOUS totalitaires... à l'image du pays qu'ils veulent nous imposer.

    Pourtant le Canada ne fait pas de discrimination; il acceptent même les pkiss.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
25 réactions
7 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012