Lettres - Dictature et cynisme au gouvernement
Que l'on soit ou non en accord avec la suffisance et l'apparent acharnement de Marc Bellemare, on doit reconnaître que les faits et gestes de Jean Charest appelaient une vive et ferme réaction. Car sous ses dehors de bon enfant victime de taxage, le premier ministre s'est comporté comme un dictateur au pouvoir sans limites. Il a refusé toute enquête sur la collusion au sein de son gouvernement, s'est servi des tribunaux pour imposer le bâillon à la critique et s'est empressé de mettre en marche une commission élargie pour défendre ultimement ses intérêts personnels alors qu'il fait tout pour en bloquer une sur l'exploitation étrangère de nos ressources naturelles et gazières. Tout ça, sous les applaudissements des tristes sires de son Conseil des ministres et l'à-plat-ventrisme des sinistres ministres Normandeau et Arcand.
Il est étonnant et aberrant qu'un dirigeant politique ait pu, à l'intérieur d'un système démocratique, s'adonner ouvertement à des pratiques qui rappellent les régimes communistes et fascistes. Notre régime politique prévoit des contrepoids à un tel despotisme. Mais les mesures prévues ne sont pas à la portée du citoyen ordinaire. Point étonnant alors que le cynisme du pouvoir politique incite le citoyen à l'équilibre précaire à vouloir s'en prendre à la sécurité des gestionnaires de cette maison de fous que semble être devenu notre Parlement. Plus généralement, le cynisme qui consiste à braver les conventions politiques, sociales ou morales engendre un pernicieux désabusement au sein de la population.
***
Gérard Lévesque - Lévis, le 6 septembre 2010
Il est étonnant et aberrant qu'un dirigeant politique ait pu, à l'intérieur d'un système démocratique, s'adonner ouvertement à des pratiques qui rappellent les régimes communistes et fascistes. Notre régime politique prévoit des contrepoids à un tel despotisme. Mais les mesures prévues ne sont pas à la portée du citoyen ordinaire. Point étonnant alors que le cynisme du pouvoir politique incite le citoyen à l'équilibre précaire à vouloir s'en prendre à la sécurité des gestionnaires de cette maison de fous que semble être devenu notre Parlement. Plus généralement, le cynisme qui consiste à braver les conventions politiques, sociales ou morales engendre un pernicieux désabusement au sein de la population.
***
Gérard Lévesque - Lévis, le 6 septembre 2010
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

