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Lettres - Dictature et cynisme au gouvernement

Gérard Lévesque - Lévis, le 6 septembre 2010  8 septembre 2010  Québec
Que l'on soit ou non en accord avec la suffisance et l'apparent acharnement de Marc Bellemare, on doit reconnaître que les faits et gestes de Jean Charest appelaient une vive et ferme réaction. Car sous ses dehors de bon enfant victime de taxage, le premier ministre s'est comporté comme un dictateur au pouvoir sans limites. Il a refusé toute enquête sur la collusion au sein de son gouvernement, s'est servi des tribunaux pour imposer le bâillon à la critique et s'est empressé de mettre en marche une commission élargie pour défendre ultimement ses intérêts personnels alors qu'il fait tout pour en bloquer une sur l'exploitation étrangère de nos ressources naturelles et gazières. Tout ça, sous les applaudissements des tristes sires de son Conseil des ministres et l'à-plat-ventrisme des sinistres ministres Normandeau et Arcand.

Il est étonnant et aberrant qu'un dirigeant politique ait pu, à l'intérieur d'un système démocratique, s'adonner ouvertement à des pratiques qui rappellent les régimes communistes et fascistes. Notre régime politique prévoit des contrepoids à un tel despotisme. Mais les mesures prévues ne sont pas à la portée du citoyen ordinaire. Point étonnant alors que le cynisme du pouvoir politique incite le citoyen à l'équilibre précaire à vouloir s'en prendre à la sécurité des gestionnaires de cette maison de fous que semble être devenu notre Parlement. Plus généralement, le cynisme qui consiste à braver les conventions politiques, sociales ou morales engendre un pernicieux désabusement au sein de la population.

***

Gérard Lévesque - Lévis, le 6 septembre 2010
 
 
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  • cpoulin
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 08h36
    Aux barricades!
    Cher monsieur, devant un tel état de fait, il ne reste plus qu'à prendre les armes, à élever des barricades et pourquoi pas inviter le peuple à briser ses chaines en versant son sang pour la cause de la liberté? Décidément la démesure dans cette lettre dépasse les limites de l'acceptable. Mais bon! Le droit d'opinion existe ainsi que celui (on le voit bien) d'en abuser. Le plus grand risque étant celui de se discréditer auprès des lecteurs sérieux. Il faudrait éviter que Le Devoir auquel je reste fidèle depuis tant d'années, en contribuant trop souvent à cet exercice s'engage dans la même voie. Claude Poulin Québec

  • martin grenier
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 09h35
    naif
    Les québecquoi sont naif quand ils ont élu charest la letre etait
    grosse mais il avait promis les deux mains sur le volant imaginer
    et ils ont crue un hypocrite un visage a deux faces manipuleur pour arriver a ses fin salut les naif
    grenier.martin@videotron.ca

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 13h14
    ce que l'on mérite
    On a les élus que l'on mérite.

    Nous vivons dans le temps de l'individualisme. Après moi le déluge.

    De plus, c'est le règne de la loi du moindre effort: le sport et la bière avant la réflexion.Combien d'entre-nous avons la capacité d'une pensée complexe ou systémique?

  • Normande Poirier
    Abonnée
    mercredi 8 septembre 2010 13h37
    Excès de langage!
    Je suis d'accord avec M. Lévesque pour dire que la situation est irritante, injuste, que les pratiques de M. Charest portent atteinte à la démocratie, et tout ce qu'on voudra, mais de là à utiliser le mot dictature pour qualifier le comportement de M. Charest et à affirmer que ses pratiques rappellent le communisme et le fascisme, il y a une marge à ne pas franchir; du moins par respect pour les populations qui ont subi et qui subissent encore actuellement la cruauté de ces régimes. Cruauté que notre société québécoise est encore loin de subir. M. Lévesque de toute évidence ne mesure pas bien la réalité que le mot « dictature » par exemple recouvre. Qu'il aille faire un tour au Zimbaboué, au Myanmar, en Iran ou en Corée du Nord! S'il souhaite que son propos soit crédible et pris au sérieux, M. Lévesque devrait mieux mesurer ses paroles et utiliser un lexique approprié.

  • Chryst
    Abonné
    samedi 11 septembre 2010 19h08
    La réalité dépasse la fiction !
    Trouver un avocat et pouvoir se défendre malgré notre ataxie, même en cour supérieure ou d’appel, tout un défi alors que la tour politique penche toujours du même côté surtout du temps des libéraux au pouvoir.

    Une cour d’appel qui tente de nous museler et une partie adverse qui peut dire n’importe quoi sur votre compte.

    Un barreau qui défend son membre au détriment du simple citoyen.

    Tout un système de justice ! La commission Bastarache n’est que la pointe de l’iceberg.


    Comme disait une journaliste de mon quotidien « où il y a de l’homme il y a de l’hommerie »

    Michel Thibault ing, f. m. sc.

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