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Le petit soldat

Michel David   4 septembre 2010  Québec
En politique, l'expression «pas pour l'instant» veut généralement dire oui. Il faut donc s'attendre à ce que l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes dans le gouvernement Charest, Benoît Pelletier, fasse prochainement le saut sur la scène fédérale.
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  • Jean Leveillee
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 03h17
    Tous des tratres!
    Tous des traitres facilement achetables.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 06h16
    Encore un peu plus de bla bla , soldat Pelletier .......
    C'est le sort des fédéralistes sincères de faire un sursaut d'adrénaline occasionnelle pour s'écraser devant la réalité toute canadienne que tout projet de réforme constitutionnel est mort-né ...... On se fait répéter depuis 10 ans que le fruit n'est pas mûr et de pourra jamais murir car il a pourri dans l'arbre depuis 1995 .......

    Les fédéralistes purs et durs ont compris cela car tout leur vocabulaire trahit cette satisfaction béate de vivre dans ce plusssss beau pays et qu'avons nous a nous plaindre car il n'y a rien a améliorer ...... Le fait que le Québec n'ait pas signé la constitution ne leur effleure pas l'esprit , que l'on s'anglicise ou que l'on se fasse passer des lois comme une commission des valeurs mobilière centralisée a Toronto que tous les milieux d'affaire , sociaux et politiques rejettent ne les fait même pas sourciller .... Ainsi va la vie pour ceux qui ont atteint cette béatitude toute canadienne ........

  • Alain Lavallée
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 07h41
    Portrait juste
    Comme vous le décrivez bien M. David. Il aime la politique.

    Mais il sera dans la foulée des Farah, marcil, Robillard et Frulla... une fois rendu à Ottawa (probablement avec Ignatieff), il rentrera dans le rang, considérant que ses idées (de décentralisation du fédéralisme) ne seront "pas mûres".

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 10h53
    Tous pareils sauf...
    Je ne connais aucun politicien nationaliste québécois qui n'a pas changé d'opinion et surtout d'attitude en se présentant pour des partis fédéraux.

    Au moins les députés du Bloc défendent nos intérêts d'abord et avant tout.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 12h10
    Bonne analyse
    Je pense la même chose à propos de monsieur Pelletier. Il va finir par se définir à l'image du père de l'autre, comme «fédéraliste fatigué». Il constatera bien que son fédéralisme n'est qu'une construction de l'esprit. Mais il ne sera jamais capable de franchir le pas. Et il mourra comme ça :désabusé, déçu, indécrottablement canadien. Tant pis pour lui, dommage pour nous.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 12h32
    Ce qu'on ne peut reprocher à Benoît Pelletier
    On ne peut en toute justice reprocher à Benoît Pelletier d'avoir relevé le mandat que Jean Charest lui avait confié dans son discours inaugural, à savoir de mettre sur pied un Conseil de la fédération. Il l'a fait dans les meilleures conditions. Rien n'est jamais tout à fait perdu de tous les honnêtes efforts et incitations à la coopération et à la solidarité, et cela surtout tant et aussi longtemps qu'il n'existe pas de claire alternative ni de programme consistant, audacieux et d'option claire proposée à l'électorat québécois. Que le pouvoir avant tout et l'opportunisme soient trop souvent les motivations déterminantes, chacun peut le constater et le regretter. À suivre.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 16h41
    Les intérêts des uns et les intérêts des autres...
    Au moins les députés du Bloc défendent nos intérêts d'abord et avant tout. (Marc Tremblay)
    ----------------------------------------

    Le seul intérêt des députés du Bloc est de s'asseoir sur leur paie (sit on his pay) et d'essayer de conserver leur job à chaque élection! Demandez-le à Tintin...qui s'est découvert, depuis peu, le goût du voyage pour passer le temps.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 18h06
    Hors sujet
    On parle de Pelletier qui voulait réformer le Canada et qui n'y est pas parvenu.

    Au moins les bloquistes ne tentent pas de réformer l'irréformable.

    Et tous les députés fédéraux sont assis sur leur salaire et cherchent la réélection. Ils sont tous pareils. Et ils sont tous légitimes car élus.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 03h16
    Le grand naĩf
    je dois dire que j'ai toujours considéré M. Pelletier comme un grand naĩf. Certainement, son idée de "fédéralisme de courtoisie" est une des élucubrations les plus loufoques à être sorti des rangs fédéralistes. En fait, ce n'est pas une idée, c'est un souhait: le ROC n'a aucune raison de nous respecter, alors on va espérer qu'il sera courtois!

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 08h46
    Benoît Pelletier au Pays canadien des Merveilles....
    J'aurais pu le dire autrement : dans La Matrice canadienne !

    Ce qu'il reste du fruit nationaliste de ces personnages devenus rares, au contraire des hyper-fédéralistes, des unionistes ou des unilatéralistes sous la seule condition possible, l'édification de la nation canadienne telle qu'elle est dans le dogme trudeauiste, ce qu'il en reste, dis-je, est tout rhétorique, ou de l'ordre d'une « fides », d'une foi, ou d'un « credo », bref d'un très saut de l'espérance !

    Ou pour citer Gilles Duceppe, décidément en forme ces derniers mois : « ce n'est pas tant le fruit qui soit pourri, que l'arbre qui n'est pas le même » (que celui que cultivent ceux qui, tel Pelletier, Bourassa, Ryan ou Léon Dion, avaient et ont en tête !).

    Les canadianistes et les Canadiens du ROC derrière eux, c'est irrécusable depuis les études scientifiques commandées par le Bloc Québécois pour les 20 ans de l'échec de Meech, n'en ont plus rien à faire du fédéral-nationalisme québécois ! La réalité, c'est la sentance on ne peut plus claire du double monologue des unionistes et des fédéralistes sur le Canada !

    Les Pelletiers du Québec nous feront encore perdre trop de salive (à nous d'y voir !) en tâchant de faire croire à quelque trompeur rapport de force et quelque potentiel de réformation de l'Ordre politico-constitutionnel canadien ! Et puis, les Québécois-es n'en sont plus aux cinq conditions de la timide tierce voie de Meech ! Ce n'est plus une réformation, c'est une transformation qui répondra le mieux à l'ensemble de leurs légitimes aspirations. Car le Pays Réel du Canada a placé son devoir être au service d'une Matrice qui n'a rien à voir avec l'identitaire fantasmé de M. Pelletier.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 10h25
    La matrice....
    Les Pelletiers du Québec nous feront encore perdre trop de salive (à nous d'y voir !) en tâchant de faire croire à quelque trompeur rapport de force et quelque potentiel de réformation de l'Ordre politico-constitutionnel canadien (Alexandre Dionne)
    -----------------------------------------

    Quel délire de mots sans suite...!

    Les Pelletiers du Québec vous emmerdent....!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 12h25
    Une impression
    Parfois, j'ai l'impression que certains inscrits ne lisent pas les articles au complet. Du moins, c'est ce que qu'on peut décoder en les lisant.

    Ainsi, ils ne semblent pas avoir réalisé que Benoît Pelletier n'est qu'un autre de ces dépendantistes qui rentre dans le giron «canadian» parce qu'il sait que ce système n'est pas réformable.

    Quand je pense qu'il se réjouissait du strapontin offert au Québec à l'Unesco...

    Quand je pense qu'il disait il y a un mois que le camp fédéraliste est trop résigné.

    J'appelle cela ne pas avoir de convictions profondes.

    C'est très triste. Et découragant.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 12h35
    Têtes de turc
    Si dommage car on manque de têtes de turc au Parti Libéral du Québec. John James Charest devra y voir en priorité après ce récent remaniement du Cabinet. Autrement il ne s'en sortira pas!

  • c. perron
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 13h33
    @ Raymond
    Les Pelletiers du Québec vous emmerdent....!

    La Raymonde perd de sa faconde et tombe dans l'injure.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 15h03
    Le fruit est mûr
    Je crois que le fruit est mûr pour Benoît Pelletier.

    Comme il sait très bien que le fédéralisme canadien est irréformable, il n’a qu’à rejoindre les rangs du Bloc québécois.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 15h35
    Les mots d'Alexandre Dionne
    Ils étaient très clairs et faisaient écho à ceux de M. David.

    « Les Pelletier du Québec vous emmerdent » dit Mme Chouinard à M. Alexandre Dionne.

    C'est la première fois sur le site du Devoir que je vois quelqu'un en insulter un autre de façon aussi grossière et vulgaire. Cela dépasse les bornes de la décendre et de tels propos devraient être bannis. On peut être en désaccord tout en conservant une certaine civilité.

  • Ciceron Derome
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 20h14
    la béatitude québécoise
    Monsieur Carrier, que dire de la béatitude québécoise, cette croyance que nos quelques gourous ou "pasteurs" nous conduiront vers cette béatitude où coule le lait et le miel, sans porter attention à toutes les embûches, principalement sur le plan économique, ce que Pauline Marois a dû reconnaître puisqu'elle l'a elle-même indiqué. Un certain budget de l'an 1 avait juste oublié quelques détails telle la dette à partager, la défense à organiser et les relations avec ceux que nos bons gourous encouragent à détester, les "canadians" de monsieur Landry. Rappelez vous les propos du président Sarkosy. Il avait tout à fait raison.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 5 septembre 2010 21h45
    Des interlocuteurs valables
    Drôle de bonhomme qui passe tantôt pour plus péquiste que les péquistes, tantôt comme ayant le Canada dans l'corps et un des rares fédéralistes authentiques et maintenant comme ayant le coeur qui balance entre libéraux et conservateurs comme si c'était du pareil au même...
    "Le rapport qu'il avait signé en octobre 2001 allait beaucoup plus loin dans ses revendications que ne l'aurait souhaité Jean Charest, qui connaissait parfaitement l'état d'esprit du Canada anglais", dit M.David, sous-entendant qu'autrement J.Charest aurait été d'accord.
    "Le camp fédéraliste est trop résigné. Il doit se secouer. Qu'on se remette à la planche à dessin. Ça prend un projet d'avenir. Si les fédéralistes n'en ont pas, les souverainistes ne vont quand même pas leur en dessiner un!", dit à présent M.Pelletier.
    Oui, j'aimerais bien moi aussi entendre des fédéralistes mieux articulés, plus convaincus. On dirait toujours que leur principale conviction est qu'il faut faire échec aux souverainistes, comme s'ils n'avaient pas d'autres idées à proposer. Ça devient lassant de parler tout seuls...

  • Normand Carrier
    Abonné
    lundi 6 septembre 2010 08h55
    La béatitude fédéraliste ......
    Contrairement a ce que dit monsieur Cicéron , le budget de l'an 1 comprenait un partage de la dettes , des actifs et du passif . Une minime armée y était inclus mais chose certaine , nous ne serions pas en Afghanistan a dépenser des milliards contre notre volonté et sacrifier la vie de nos jeunes soldats .....
    Admettez que que le camp fédéraliste est endormi et ne propose aucune réforme ce que Benoit Pelletier a essayé de faire comme ministre au Québec et que son chef l'a bloqué et il a du se retirer de la politique ! Secouer vous les fédéralistes car ils ne vous restera que la peur comme arguments et encore cela ne fait plus peur a grand monde ....

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 09h25
    Ouais, ça devient lassant de parler tout seul
    Ces fédéralistes que j'appelle dépendantistes- Pelletier en est un maintenant- n'ont jamais d'arguments pour leur thèse. Normal, car ils ne carburent qu'à la peur de l'inconnu. De plus ils occultent même des propos favorables à la thèse souverainiste, comme la déclaration de M. Charest à l'effet qu'un Québec souverain serait viable économiquement.

    Et M. Landry ne déteste aucunement les «canadians», mais plutôt les interventions indues du Fédéral. Idem pour moi.

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 6 septembre 2010 09h42
    Remerciements à M. Marc Tremblay !
    Votre réponse me dispense de toute forme de réplique à l'endroit de Raymonde Chouinard, elle qui n'a, de toute évidence, pas suffisamment médité sur les prémisses conditionnelles de l'objet de son adoration et aux in-conséquences désespérément multiples du système qu'elle chérit si dogmatiquement (si tautologiquement !).

    De leurs formulations doctrinales aux faits, ils ne reconnaîtront jamais, dommage pour eux et elles, qu'il y a une forme de renoncement à la dignité constamment neutralisée de l'un des pôles identitaires ; il y a de cette explicitation de la menace intrinsèque au raisonnement, et cette capitulation sans fondement autre que la durée du temps de la soumission.

    Au moins, un Étienne Parent (qui se retourne contre le groupe patriotique de Papineau en août 1837) des arguments historiquement crédibles pour postuler qu'« il y a des soumissions honorables » : c'était aussi, redoutait-il (à raison), qu'il pouvait y avoir des « dominations déshonorantes » !

    Mais contrairement à ce qu'affirmait Julius Grey hier soir en ondes avec la complaisance et, du moins, la timide réplique de Jacques Languirand (à son émission radio-canadienne), je dis que le « communautarisme », l'identitaire ne sont nullenent par principe dangereux, menaçants et déplorables comme il y insistait : c'est la formulation du genre de pouvoir-être, de devoir-être associé que l'on dicte à la matière de l'identification qui, posé sur des impostures sophistiques, peut déterminer de fâcheuses conséquences (telles que l'histoire canadienne en est remplie !). A contrario, les grandes idées universalistes sont assez souvent des particularismes hypocrites !

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