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Gaz de schiste - Un moratoire nécessaire

Bernard Descôteaux   4 septembre 2010  Québec
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement se mettra au travail dès mardi pour proposer au gouvernement Charest un «cadre de développement» pour l'industrie du gaz de schiste qui devrait pouvoir être adopté le printemps prochain. D'ici là, les détenteurs de permis d'exploration pourront néanmoins poursuivre leurs activités sans contraintes particulières. Il faut poser la question: pourquoi?
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 01h52
    Encore un gaspillage Libéral
    Si vous voulez rager un peu plus, lisez un article paru dans La Presse sur les milliards que la Colombie Britannique ont obtenu pour les permis d'exploitation de gaz de schiste. Au Québec, en comparaison, on a obtenu 3,5 millions!!!
    On parle de déficit, de dette astronomique, qu'il faut se serrer la ceinture... Ils tapent sur les restaurateurs et les taxis mais pas question qu'ils vendent des permis d'exploitation à leurs amis pour ce qu'ils valent.
    Alors, quand Nathalie Normandeau parlait "d'un rendez-vous à ne pas manquer", elle l'a déjà fait!

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 05h01
    Il est ou le problème?
    Puisqu'il est ici question de la Commission Bastarache, même brièvement, je me permets de poser la question.
    Il est où le problème?

    Marc Bellemare dit à des journalistes qu'il a nommé trois magistrats compétents, dont les noms lui auraient été suggérés par des citoyens avec lesquels il a passé, par la suite, des soirées au restaurant et des journées au golf. Et que le premier ministre était au courant. M. Bellemare nous dit ensuite qu'il a démissionné, quelques mois plus tard, parce que le premier ministre lui aurait dit que le "no-fault de Lise Payette tenait encore la route, et qu'après réflexion, il valait mieux que le projet qu'l lui aurait promis d'examiner..

    Réfléchissez ensuite à ce que nous dit Lise Payette dans Le Devoir du 3 septembre: "Cette commission n'est pas celle que nous attendions. Elle n'aura pas été inutile cependant si elle permet à ceux et celles qui la regardent chaque jour de comprendre que la politique n'est jamais faite seulement par des anges." Et à ce qu'écrivait Yves Boisvert dans La Presse du 31 août: "Il faut être un bien insignifiant ministre pour ne pas s'en soucier (dela nomination des juges), ne pas lire les listes, recevoir des ordres. Surtout quand une de vos obsessions est... le processus de nomination des juges administratifs!"
    Il est où le problème?
    Est-ce qu'on ne devrait pas s'occuper des vraies questions de politique, d'économie, d'éducation, d'environnement ou de santé, et laisser les spécialistes vérifier si le processus de nomination des juges peut ou doit être modifié pour une raison ou pour une autre. Et les avocats déterminer, s'il y a lieu, les sommes que chacun devrait verser à l'autre, pour mettre fin à cette affaire.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 06h42
    Pourquoi cet empressement a tout prix ?
    Comme une majorité de citoyens , ce potentiel énergétique est une bonne nouvelle pour l'économie du Québec ! Mais avant de précipiter l'exploration et l'exploitation , il faudrait savoir ce que seront les conséquences environnementales sur les populations locales et sur l'écologie ..... Quel gaz sera utilisé pour fractionner ce schiste et quel sera la quantité d'eau utilisée et comment ces matières seront dépolluées et ré-utilisées ? Nous n'en savons rien et pas grand monde semble le savoir !!!!!

    Le ministre Arcand limite le mandat restraint du BAPE a 4 mois ce qui frise le ridicule .... Que sera un an pour un moratoire au moins pour l'exploitation de ce gaz et que tous en connnaissent les conséquences avant de procéder .... Ce GAZ NATUREL Y EST ENFOUI DEPUIS DES MILLÉNAIRES et il ne DISPARAITRA PAS anant quelques années !!!!!! Cette précipitation n'augure rien de bon pour les citoyens et les contribuables vont conclurent cyniquement encore une fois que cela servira a placer une foule d'amis libéraux dans les méandres du lobbying et que le gouvernement couche avec les compagnies gazières pour garnir sa caisse électorale .... Ce gouvernement usée par les scandales a-t-il réellement besoin de cela ? Poser la question c'est y répondre .....

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    samedi 4 septembre 2010 08h38
    Bravo, excellent exposé du pourquoi un moratoire est nécessaire!
    M. Descoteaux, j'appuie inconditionnellement tous vos propos. J'ajouterais que les secteurs visés par l'industrie sont ceux où se trouvent les terres les plus fertiles du Québec, qui fondent comme peau de chagrin parce qu'on a pas de politiques claires sur l'étalement urbain, et à proximité du fleuve Saint-Laurent dont le niveau de pollution accru (peut-être, le saura-t-on à temps?) affecterait la qualité de vie de la majorité de la population de la province.

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 15h37
    @ M. Paquet
    Il est où le problème ? Il est que les ultrafédéralistes sont prêts à accepter toutes les corruptions pour maintenir en place le régime Charest anti-démocratique et illégitime. Le Peuple a retiré sa confiance au permier ministre (sic) Charest et celui-ci montre trop d'empressement de donner ces gaz à ces amis de son ancien chef de cabinet pour que ce ne soit pas suspect.

  • Jean-Guy Petit
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 23h06
    Que masque cette précipitation?
    Je suis tout à fait d'accord avec les propos de monsieur Descôteaux. Le citoyen ne semble pas être au centre de la préoccupation du gouvernement. Les grandes entreprises ont préséance.
    Depuis le début, cette question semble traitée en catimini. Au profit de qui? Les compagnies, étrangères pour la plupart, (et leurs actionnaires) empocheront les profits. Les résidents de la plaine du St-Laurent subiront les inconvénients. Les emplois et autres avantages pour les populations locales me paraissent bien minimes en comparaison des aspects négatifs. Le contraire n'a pas encore été prouvé, et le BAPE dispose de bien peu de temps pour faire plus de lumière.
    Et pourquoi tout doit-il se faire sous pression? La précipitation n'est pourtant pas la meilleure conseillère. Heureusement qu'il y a eu mobilisation citoyenne et intérêt de la part des médias. Autrement le projet n'aurait même pas été soumis au BAPE.
    L'attitude du gouvernement qui parait irrité par les questions posées, questions auxquelles il ne donne pas de réponses précises, n'est pas de nature à inspirer confiance. D'autant plus que les dossiers nébuleux ne manquent pas en ce moment.
    Un moratoire est nécessaire pour faire plus de lumière en faisant appel à des expertises indépendantes. Les coûts supplémentaires que cela peut engendrer sont bien peu de choses en comparaison des coûts sociaux et environnementaux potentiels de projets insuffisamment évalués avec un minimunn de neutralité.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 03h23
    M. Michel Simard n'est pas fort en nuances.
    Pour savoir si le Peuple a retiré sa confiance au gouvernement, il faut attendre la tenue d'une élection générale qui pourrait n'avoir lieu que dans deux ou trois ans. Il ne serait pas acceptable qu'un gouvernement gouverne par sondages. Il est sage aussi que les citoyens ne prennent pas toutes leurs décisions en se fondant sur des sondages qui sont, par définition, instantanés et fluctuants.
    M. Simard. Vous êtes pointilleux, mais je vous demande où vous avez trouvé dans mon texte que j'aurais écrit le terme premier ministre, comme vous l'avez écrit. De plus, si vous vous étiez relu, vous n'auriez pas écrit un bout de phrase comme celui-ci, avec trois fautes:"...trop d'empressement de donner ces gaz à ces amis..."
    G.P.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 5 septembre 2010 05h14
    Jean Charest, lisant Le Devoir
    Quand monsieur Descôteaux se prononce, prend position, on sait que ce n'est pas un coup de sang, qu'il a réfléchi et qu'il pèse bien ses mots. J'aime croire qu'il en impose aux politiciens, qui le lisent sans faute j'espère, et que Jean Charest le respecte. Jusqu'à maintenant, il est pour moi le meilleur espoir que le premier ministre revienne à la raison sur un dossier de cette importance.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 09h15
    Parlant de coup de sang...
    Monsieur Charest est un spécialiste en matière de coup de sang. Je suis loin de penser que monsieur Charest est objectif. S'il y a un côté où monsieur Charest penche, c'est bien du côté de son opinion personnelle ou de celui de l'opinion publique, quand il cherche des grossiers motifs de gouvernance politique. Monsieur Charest lit probablement Bernard Descôteaux, mais surtout pour y trouver des appuis potentiels ou bien des idées en germe, pour insuffler un peu d'air dans ses voiles.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 11h51
    La cohérence de M. Charest
    Comme l'écrit M. Descôteaux, Le gouvernement Charest fait dans le dossier du gaz de schiste comme il l'a fait dans celui de la construction, soit refuser de tenir compte de l'avis de la population et de bien des intervenants.

    Déduction plausible: M. Charest ne veut pas que soit révélées aux grand jour les accointances entre son parti et les entrepreneurs en construction. Idem pour les entreprises engagées dans le développement du gaz de schiste. Il y a beaucoup trop de libéraux proches de ces entreprises.

    Et les ministères des Ressources naturelles et de l'E/nvironnement défendent tellement cette industrie que ça en devient suspect.

    Conclusion: l'affaire du gaz de schiste, dont le mandat étriqué donné au BAPE, pourrait nuire beaucoup plus au gouvernement Charest (à sa crédibilité et à son intégrité) que la commission Bastarache dont personne ne voulait et qui ne mènera à rien.

    La grande question : pourquoi M. Charest se tire t'il continuellement dans le pied ?

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 5 septembre 2010 15h10
    51% de la propriété
    Pour les gaz de chiste, il faudra s’assurer que 51% de la propriété des organismes d’exploitation soit soit dans les mains de l’État québécois.

    D’autre part, il faudrait peut-être commencer à explorer le gaz de schiste loin des centres habités, et non pas dans la cour de citoyens.

    Oui, actuellement c'est de la précipitation et de l'improvisation du présent gouvernement pour lancer de la poudre aux yeux et détourner l'attention au-delà des scandales ...

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 18h33
    La triple logique libérale
    Avec le cas du gaz de schiste nous sommes encore une fois, comme dans beaucoup d'autres dossiers témoins de la triple logique libérale :

    1. Controler le niveau de richesse de l'état Québecois

    Si l'état Québecois devient trop riche, l'option souverainiste va devenir trop attrayante pour les nombreux nationalistes mous qui ne sont pas encore souverainistes.

    2. Maximiser les revenus des entreprises privées

    Selon la même logique libérale, les entreprises privées qui oeuvrent au Québec doivent bénéficier d'un maximum de possibilités de maximiser, à outrance, leurs revenus au détriment du gouvernement du Québec.

    Ces entreprises remercient pas la suite les libéraux en étant :

    - De généreux donateurs au Parti Libéral Du Québec ;
    et
    - Un magnifique "pool" d'emplois hautement rémunérés pour les
    tinamis du parti, les organisateurs politiques, les chefs de cabinet et
    les députés et ministres qui décident de quitter la vie politique.

    3. En cacher un maximum à la population du Québec.

    Selon la même logique, il est impératif pour les libéraux d'en cacher un maximum à la population québecoise.

    Si il y a des fuites, le PLQ réagira à la pièce et au compte goutte dans un mode "dammage control" avec l'aide de firmes de relations publiques inféodées au PLQ pour, supposément, limiter les dégats.

    Mais revenons si vous voulez au dossier du gaz de schiste :

    a.
    Il y a un mois, personne n'était au courant du dossier du gaz de shiste au Québec.

    b.
    Selon un article du journal La Presse du 4 septembre, 750 millions de dollars par an en moyenne pour les permis d'exploration des prospecteurs en gaz de shiste
    été versés au gouvernement de la Colombie Britannique, en comparaison 1,75 millions par an ..... au Québec pour les même permis d'exploration.

    Allez donc savoir pouquoi.
    Ou plutôt relisez toute mon intervention ci-haut.

    Guy LeVasseur
    Rimouski

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