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Le pouvoir et ses pièges

Lise Payette   3 septembre 2010  Québec
La commission Bastarache va très certainement réussir à démontrer que plus on aime le pouvoir, plus on risque de s'y brûler les ailes. Je ne suis pas sûre que ce soit exactement son mandat, mais une fois que tous les témoins auront parlé, quand l'armée d'avocats présents aura fini de palabrer, on saura que le pouvoir est un jeu dangereux qui agit sur ceux qui s'y adonnent comme le feu quand il attire les papillons de nuit et les éblouit avant de les brûler. Pour certains, ce sera une découverte; pour d'autres, ça confirmera ce qu'ils savaient déjà.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 3 septembre 2010 07h35
    Très belle et sage réflexion
    "Cette commission n'est pas celle que nous attendions. Elle n'aura pas été inutile cependant si elle permet à ceux et celles qui la regardent chaque jour de comprendre que la politique n'est jamais faite seulement par des anges."

  • Line Légaré
    Abonnée
    vendredi 3 septembre 2010 08h43
    Le liant
    Mme Payette,

    Effectivement, le liant doit être les idées, les valeurs et la vision d'un Québec en effervescence et en évolution constante vers son mieux-être qui lui, l'amènera à poursuivre sa quête de liberté et de souveraineté.

    Dans le cas du Parti Libéral, le liant c'est strictement l'économie et l'argent avec tout ce que cela comporte de pouvoir personnel pour chacun de ses membres. Aucune vision d'un Québec à long terme sauf lorsqu'il s'agit de le voir soumis au bon vouloir des dirigeants du Canada.

    S'il y a eu un jour un René Lévesque, il y en aura d'autres qui auront l'énergie et le charisme pour diriger et amener cette nation à croire en elle-même ainsi qu'au fait qu'on peut faire de la politique autrement. Je sais que Mme Marois fait partie de ces personnes mais elle n'ose pas réellement. Peut-être a-t-elle des craintes de s'exposer aux critiques car elle est une femme?? Je la comprends...mais il va falloir qu'elle se lance et prenne sa place, non en étant sur la défensive mais en expliquant clairement ses idées au peuple québécois. Deux ans, c'est parfois long pour certains; pour d'autres cela peut être très court. Il faut qu'elle ose pour toutes les femmes qui la suivent....

  • ARKA777
    Abonné
    vendredi 3 septembre 2010 10h05
    Il a besoin d'aide
    Merci Mme Payette pour ce rappel : lle fait que René Lévesque avait en horreur le contrôle de l'argent sur les politiciens et j'ajouterais sur d'autres êtres hypnotisés par ce nerf de guerre. Et oui, en tant que nerf de guerre, il y a nécessairement des dommages collatéraux. Ceux-là, sur la population et sur la société.

    Alors, comme Mme Payette l'a déja écrit dans ce journal, Jean Charest et son gouvernement ont besoin d'aide. ils sont hypnotisés par l'argent. D'où peut venir cette aide ? de la population, des gens, et des jeunes llibéraux, donc de ceux qui sont réveillés devant le somnanbulisme de ces politiciens libéraux.

    Il y a espoir. C'e sont les gens qui le portent. Il ne nous reste qu'à agir et surtout à demeurer lucides.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 11h36
    Trop tard....
    S'il y a eu un jour un René Lévesque, il y en aura d'autres qui auront l'énergie et le charisme pour diriger et amener cette nation à croire en elle-même ainsi qu'au fait qu'on peut faire de la politique autrement. (Line Légaré)
    ------------------------------------------

    Mais le PQ a fait perdre cette chance à cette nation, en lynchant Lévesque; ce qui est passé ne reviendra jamais plus.... et tous les chefs du PQ, présent et à venir, savent ce qui leur pend au bout du nez, à plus ou moins brève échéance.

    Le PQ s'est fait "hara kiri" lui-même.

  • Robert Laroche
    Abonné
    vendredi 3 septembre 2010 11h36
    Quel pouvoir ?
    L’article de Mad. Payette dans le Devoir du vendredi 3 septembre éclaire le jeu et les enjeux du pouvoir politique c’est-à-dire l’encadrement et la gestion des forces qui influencent les réflexions et les processus décisionnels dans nos sociétés démocratiques.
    L’analyse politique jette un regard sur les règles implicites ou explicites qui encadrent l’influence possible des acteurs sociaux. L’analyse politique fait habituellement abstraction du pouvoir qu’exercer les individus pour se libérer de leur propre conditionnement et donner un sens plénier à leurs actions. Pouvoir sur la vie des autres ou pouvoir de notre propre vie !

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 18h21
    Le pouvoir d'agir
    La politique n'est jamais seulement faite par des anges. C'est vrai. Mais il y a du monde honnête en politique, comme il y en a dans tous les métiers et professions.

    Je garde espoir.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    vendredi 3 septembre 2010 19h40
    Un petit rappel pour les fans du PLQ - À la lumière des événements de la dernière année, un peu drôle non comme l'histoire se répète?
    Vous retrouverez ce qui suit sur le site du PLQ:

    LA VIE POLITIQUE À L’ENSEIGNE DE LA DÉMOCRATIE
    «Le Parti libéral s’était engagé avant l’élection de 1960 à instituer une ENQUETE sur les pratiques administratives du gouvernement de l’Union nationale. L’enquête eut lieu. Elle établit QU’UN SYSTEME ELABORE DE FINANCEMENT FRAUDULEUX DU PARTI AU POUVOIR à même des commissions versées par des entreprises bénéficiaires de contrats gouvernementaux avait existé pendant de nombreuses années.»
    http://www.plq.org/fr/valeurs_liberales.php

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 3 septembre 2010 20h37
    Désolé
    Madame Payette, je suis désolé, mais comme vous, je constate que les bravades de Marc Bellemare, les manchettes qui annoncent un état de crise et les chroniques des Péquistes qui espèrent reprendre le pouvoir par défaut, faute de programme politique, intéressent davantage les Québécois que les réflexions intéressantes d'une personne qui a connu le pouvoir de l'intérieur et qui a suffisamment de détachement pour écrire:"Cette commission n'est pas celle que nous attendions. Elle n'aura pas été inutile cependant si elle permet à ceux et celles qui la regardent chaque jour de comprendre que la politique n'est jamais faite seulement par des anges."
    Mais j'imagine que vous avez déjà senti que ce n'est pas ce que les Péquistes ont envie d'entendre. Pour eux, c'est d'arriver au pouvoir au plus vite, et au moindre effort.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 3 septembre 2010 22h19
    Indomptable refus
    On croyait bien Duplessis derrière nous. Ces derniers temps, son nom remonte aux lèvres de plusieurs, tout naturellement... Puisqu'on croyait son époque morte et enterrée, ce que l'on voyait ne pouvait pas y ressembler. Pourtant, les évidences deviennent telles qu'il faut bien appeler les choses par leur nom. Il y a donc quelque chose d'indomptable dans la cupidité? Peut-être, mais le refus aussi est indomptable, quoique moins prompt à se manifester. Il peut parfois même être global.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 4 septembre 2010 00h01
    Duplessis : conférence, au canal "Savoir", de la professeure Lucia Ferretti.
    Bonsoir,


    Merci Mme Payette.

    En effet M. Duplessis est devenu une icône (!?) que l'on aime bien citer.

    J'écoutais dernièrement une conférence, au canal "Savoir", de la professeure Lucia Ferretti.

    Et à ma grande surprise elle fit cette comparaison : "contrairement aux Libéraux qui donnaient et donnent des contrats aux grosses entreprises ; Duplessis les donnait, lui, aux petits entrepreneurs à travers le Québec". Autrement dit, il aidait la classe moyenne avant de lui demander une contribution à sa caisse électorale.

    À méditer...

    @ Georges Paquet : une analyse pauvre, je ne vous reconnais plus, là ! Vous pouvez faire mieux, non? Un petit effort Monsieur G.

    JRD

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    samedi 4 septembre 2010 13h28
    @Jean-Renaud Dubois, merci, vous avez éveillé ma curiosité
    L'historienne confirme le patronage de Maurice Duplessis, mais apporte des nuances et situe le tout dans l'époque où les événements se sont passés, l'époque de prime jeunesse.

    Dans le reportage dont je fournis le lien ci-dessous, il est souligné que Maurice Duplessis dans son «patronnage» encourageait la classe MOYENNE alors que Jean Lesage de son côté «patronnait» aussi mais du côté de la BOURGEOISIE.

    On souligne aussi que l'arrivée de la télévision lui a nuit de par son image particulière alors que Jean Lesage y était à l'aise et à son avantage. C'est tout à fait vrai, je m'en souviens.

    Très intéressant, surtout si on considère que d'avoir enquêté sur le «patronnage» de Duplessis fait partie des «Valeurs(?) libérales» , voir lien sur un de mes commentaires précédents.

    À écouter, avant-dernier reportage du 7 décembre 2009:

    http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/dossie

  • Nelson
    Inscrit
    mardi 7 septembre 2010 18h22
    LES NARCISIQUES ET LES MÈRES THERÈSE.
    Je me demande si au niveau politique et a tous les niveaux, les gens se divisent en narcisiques et en sensibles aux besoins des autres.

    Les sensibles aux autres sont les Jesus, les Boudas, les Mandelas, les Gandis, les Obamas, les René Leveque, les Lise Payette, les Parizeau, les Gerald Godin, les Claude Ryan, les mères Therèse de Calcuta, etc.

    Les narcisiques sont bien connus, les Hithers, les Pinochets, les Zarco, les Berlusconi, les comision Gomery, les rois, cartains papes et cardinaux, etc.

    Un psychiatre à dit dernièrement que ses patiens sont bien moins fous que les gens que dirigent le monde. À regarder comme ça va le monde, il a raison, je crois.

    INPORTANT DONC QUE TOUS LES GENS S'IMPLIQUENT EN POLITIQUE, POUR NEUTRALISER LES NARCISIQUES ET LES EMPÊCHER DE FAIRE TOUS LES HORREURS QU'ON VOIT AU COTIDIEN DANS LE MONDE, (DES VOLS, DES GUERRES, LES SPECULATEURS, LES PROFITEURS, LES TRAFIQUES IGNOBLES, LA DESTRUCTION DE LA NATURE,ETC).

    Argent et gouvernance sont toujours très proches, important donc que nos élus soient honnêtes ET POUR NOUS SERVIR, NON POUR S'EN SERVIR..

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