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Échange d'argent liquide dans un resto de Québec - L'avocat du PLQ nie tout

Marc Bellemare obtient le statut de participant à la commission Bastarache

Antoine Robitaille   2 septembre 2010  Québec
Marc Bellemare<br />
Photo : Agence Reuters
Marc Bellemare
Québec — Les transferts d'argent liquide au restaurant Michelangelo évoqués par Marc Bellemare n'ont jamais existé, a plaidé l'avocat du Parti libéral André Dugas, hier, en marge de la commission Bastarache. Selon M. Dugas, l'ancien ministre n'a inventé tout cela que pour «salir» les réputations des collecteurs Franco Fava et Charles Rondeau.

L'avocat du PLQ commentait alors l'obtention, par Marc Bellemare, du statut de participant à cette commission, dont l'ancien ministre de la Justice avait pourtant réclamé l'annulation en Cour supérieure le 30 juillet.

«J'aurais aimé ça parler de ça», a indiqué André Dugas au sujet des prétendus échanges de billets de banque à la célèbre table de Sainte-Foy. «Mais le juge, du moment que c'est évoqué, dit que ce n'est pas dans le mandat de la commission!» s'est-il plaint.

Depuis son premier jour de témoignage, Marc Bellemare revient, dès qu'il en a l'occasion, sur cet épisode qui l'avait troublé à l'époque au point de solliciter un entretien avec le premier ministre en janvier 2004. Encore hier, alors qu'il était contre-interrogé par André Dugas, M. Bellemare a répété ses allégations: «J'avais vu une situation où monsieur Fava échangeait une quantité considérable d'argent liquide avec un permanent du parti. C'est la raison pour laquelle la rencontre du 8 janvier [avec le premier ministre] a été planifiée.»

Selon André Dugas, tout cela n'est que pure invention. Il n'a pas abordé le sujet durant son contre-interrogatoire, mais après la suspension des travaux, il s'est prêté à un long point de presse à l'entrée du 1091, Grande Allée Ouest, où la commission a élu domicile. Cette histoire est «très, très, très contestée», a-t-il insisté. Me Dugas se dit heureux que la Cour d'appel ait, dans un autre litige, «forcé» M. Bellemare à «vider son sac» devant les enquêteurs du Directeur général des élections quant à l'aspect financement du PLQ: «Il va dire ce qu'il a dire. Quant au Parti libéral, les bénévoles, ils sont très contents, ils vont collaborer à 100 % et quant à moi, c'est un écran de fumée cette affaire là... selon les informations que j'ai.» M. Dugas a insisté auprès d'un journaliste qui le relançait: «Je vous le dis, en vous regardant dans les yeux: "Ça n'a pas eu lieu". Selon les informations que j'ai. Pensez-vous que des gens vont compter de l'argent comptant dans le lobby d'un restaurant? Si vous voyez l'article, là: il est écrit qu'il avait son manteau sur le dos et sortait donc du vestiaire, ce qui est dans le lobby du restaurant et il y avait des gens à côté qui comptaient des "bills"? Voyons!»

Jusqu'au 15 décembre


C'est en fin d'avant-midi que l'avocat de Marc Bellemare, Rénald Beaudry, oralement, a réclamé pour son client le statut de participant à la commission. Michel Bastarache a insisté pour que, durant l'heure du midi, cette demande soit faite par écrit. M. Beaudry a du même souffle réclamé que les travaux de la commission soient suspendus jusqu'à mardi; délai qui lui permettrait d'étudier le résultat des entrevues préalables (appelées aussi «willsay» par la commission), ce qu'il n'a pas pu faire puisqu'il n'avait pas obtenu le statut de participant.

Vers 14h15, Mes Bellemare et Beaudry ont déposé leur demande, qui fut acceptée sur-le-champ. Le commissaire Bastarache a aussi accordé la suspension réclamée jusqu'à mardi, s'inquiétant toutefois du respect de l'échéance du 15 octobre. Il a déjà admis cette semaine qu'il réfléchissait à une demande de prolongation de ses travaux. La date qui circule désormais pour la remise du rapport est le 15 décembre. Notons du reste que M. Bellemare ne s'est pas prévalu de son droit de réclamer une assistance financière. Cela aurait du reste exigé qu'il dépose ses états financiers.

Dans sa requête, M. Bellemare a rappelé qu'il a «contesté publiquement le bienfondé [sic] de cette commission puisqu'il désirait, depuis le début de cette saga, témoigner devant une commission parlementaire». La première échéance pour réclamer un statut de participant était le 7 juin 2010.

Il fait valoir qu'il apparaissait «évident» à M. Bellemare, après quatre jours de témoignage, «que les forces en places [sic] sont démesurément disproportionnées en regard du but recherché par cette commission soit: la recherche de la vérité». Se décrivant comme le «pivot central» de cette commission, M. Bellemare écrit qu'avec le statut, «il sera le seul à pouvoir contre-interroger adéquatement la majorité des témoins prévisibles».

La nouvelle a été bien accueillie par les avocats de la partie adverse. Au sens de l'avocat du PLQ André Dugas, le fait que Marc Bellemare obtienne le statut de participant rééquilibre la commission, qui avait été «disproportionnée volontairement» par M. Bellemare, qui refusait d'y participer. «Maintenant, il ne pourra pas dire que l'exercice est incomplet ou taré», a ajouté M. Dugas.

L'avocat de Jean Charest, André Ryan, qui est aussi du Parti libéral puisqu'il y est président de la commission juridique (depuis 2007), s'est montré plus discret que son collègue Dugas. Aux yeux de M. Ryan, l'ancien ministre de la Justice s'est rendu à l'«évidence», soit qu'il avait un «intérêt» dans cette commission. En en devenant un participant, il «accrédite les travaux auxquels nous participons», a-t-il soutenu.

Contre-interrogatoire

En matinée, en adoptant un style à la fois plus partisan et plus agressif, M. Dugas avait soulevé l'ire de l'avocat de Marc Bellemare, Rénald Beaudry, et a été rabroué par le commissaire Bastarache à plusieurs reprises.

Il a toutefois fait reconnaître à M. Bellemare qu'il avait continué de fréquenter Franco Fava et Charles Rondeau après sa démission en avril 2004. M. Bellemare a joué au golf et a partagé des dîners (notamment au Michelangelo) avec les deux collecteurs de fonds. Selon M. Dugas, cela démontre qu'il n'avait pas d'animosité envers ces personnes, qu'il accuse aujourd'hui d'avoir fait sur lui des pressions «colossales». «Si quelqu'un vous bouscule au point où vous songez à démissionner, si quelqu'un a un comportement intolérable contre vos valeurs éthiques, est-ce que vous allez manger avec lui dans les années qui suivent? Est-ce que vous allez le fréquenter, jouer au golf?» a demandé M. Dugas en point de presse. Plus tôt dans la salle d'audience, M. Bellemare a dit qu'après avoir quitté la politique, il n'a pas «arrêté de respirer», puis de «parler à des libéraux pour autant». Il a même ajouté: «Je parle encore à des libéraux de temps en temps, je ne leur demande pas leur carte de membre avant de leur parler.»

Mardi, c'est l'avocat de Me Bellemare qui contre-interrogera son client.  
 
 
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    jeudi 2 septembre 2010 01h23
    EST-CE QUE L'ON PEUT, M ROBITAILLE ?
    Rappeler à Me Dugas, un épisode de Gomery où l'ancien ministre Côté (député LIBÉRALde Matane) est venu témoigner pour dire qu'il avait distribué des centaines de milliers de dollars en liquide lors d'une campagne électoral et que cet argent n'avait pas été comptabilisé?

    Me Dugas nous dit "qu'il peut dire cela en nous regardant direct dans les yeux". Cela me fait penser à une publicité d'une certaine chanteuse. Le problème avec les libéraux, ce ne sont pas les yeux mais les mains par lequel l'argent liquide est distribué.

  • Socrate
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 06h46
    pourboires
    Les pourboires en politique ne sont pas toujours évidents et s'il est beaucoup de dessous de table qui restent souvent cachés, l'essentiel pour la magistrature consisterait non pas tellement à savoir ce qu'il y avait dans le sac du népotisme que de mieux connaître les mains qui le tenaient. Claude Ryan

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 07h03
    les avocats de l'Inquisition.
    Après l'avocat "cheap shot" Ryan, voici donc l'avocat "baveux" Dugas, qui s'est permis de faire le procès de Marc Bellemare, sur le trottoir, grâce au laisser faire du Commissaire Bastarache, qui manque d'autorité dans cette commission, semble-t-il. La "grosse batterie" de Charest s'est complètement écrasée devant les assertions de Marc Bellemare, qui, aux yeux du grand public, est déjà déclaré vainqueur depuis quelques jours. Nous assistons, depuis quelques jours, à la" mort lente de Jean Charest ", comme l'écrivait si bien, M. Gil Courtemanche, samedi dernier. Le règne du pire premier ministre de l'histoire du Québec s'achève dans le scandale.

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 07h10
    Si maitre Dugas du PLQ le dit , cela doit être vrai .......
    Soyons certains chers contribuables , que si cet avocat dédié au PLQ le dit cela doit être vrai car Jean Charest et les libéraux furent un modèle d'intégrité et un grand modèle d'éthique depuis 2003 !!!!!
    Maitre Dugas est bien décu de ne pas avoir eu l'occasion de poser des questions a Marc Bellemare sur cet événement de passation de grosses sommes d'argent comptant .... Hey bien c'est curieux que son chef ait donné un mandat très limité au juge Bastarache en tentant de faire diversion ...

    Si l'enquête porterait sur la construction et le financement des parties , maitre Dugas pourrait éclaircir cette histoire relaté par Marc Bellemare et éclaircir ces mystères de collusion , de corruptions , de magouilles et de retours d'ascenseurs qui ont rapporté plus de $12 millions en 2008 et plus de $9 millions au PLQ en 2009 ....... Serions-nous dans le mauvais mandat et la mauvaise enquête publique maitre Dugas ? Demander a votre chef de décréter cette seule enquête exigée par la très forte majorité pour vous permettre de faire votre travail et pour nous de connaitre la vérité ......

  • glanglais
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 07h22
    Me. André Dugas n'est pas un témoin.
    Bonjour,

    Me André Dugas, avocat du PLC, ne témoigne pas devant la Commission, il n'a donc pas juré de dire la vérité. De plus il défie ouvertement les voeux de retenue exprimés clairement par Me. Michel Bastarache. Le résultat net de cette opération est l'accroissement du capital de sympathie dont bénéficie Me. Marc Bellemare. Me. Dugas et Me. Ryan font ce qu'il faut pour que l'opinion publique tranche encore plus fortement en faveur de Me. Bellemare.

    Gaston Langlais - Gaspé.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 07h57
    Allons donc
    Est-ce possible que des Libéraux fassent circuler des liasses d'argent entre eux? L'histoire a tendance à se répéter. L'attrait des billets verts n'a pas de fin car ils en sont dopés.

  • alen
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 08h05
    Un peu d'air s.v.p.
    La tactique est maintenant connue. Le PM ou le PLQ prennent le crachoir à chaque ajournement de la Commission, pour tout nier en bloc et tenter de faire parler un peu d'eux en bien. Mais à force d'utiliser le subterfuge, à l'encontre des directives du président de la Commission d'ailleurs, ils ont juste l'air de quémender de l'air, à grands cris.

    De l'air, de l'air, s'il vous plait!


  • Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 08h06
    Échange d'argent liquide dans un resto de Québec - L'avocat du PLQ nie tout
    Quelle surprise !

  • Pierre Bélanger
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 08h27
    Réveil du LION
    J'espère que le Commissaire Bastarache prendra, dès mardi prochain, des positions fermes à l'égard de Me Dugas et de Jean Charest qui ignorent complètement ses directives. S'ils veulent faire de la Commission un procès contre Me Bellemare qu'ils le fassent à la Commission et non pas sur la place publique. De toute façon le peuple québécois voit bien à travers leur jeu et saura faire la différence.
    Bravo pour Me Bellemare d'avoir demandé sa participation à la Commission, ce sera plus équitable ainsi. On assistera peut-être à la scène de l'arroseur, arrosé, n'est ce pas Monsieur Charest!
    Si quelqu'un devait démissionner se serait mieux que ce soit Jean Charest et non pas le Commissaire Bastarache.
    Que le LION se réveille.

  • Stephen2010
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 08h44
    Dommage Me Dugas !
    Dommage que le journaliste ne parle pas du fait que ce qu'il rapporte provient de Maître Dugas alors qu'il était sur le trottoir après l'interrogatoire.

    Il a dépassé son mandat en parlant aux journalistes hors Commission, car il a jugé sévèrement Marc Bellemare devant les caméras des médias, c'est-à-dire, devant le Québec !

    Selon moi, il devrait être radier de la Commission, car son rôle n'est pas de juger hors Commission, il a fait une faute professionnelle dont le Bareau devrait sévir également... afin de mettre fin aux sorties des Libéraux en manquent de vedettariat !

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 08h46
    La tâche des avocats
    est la même pour tous...poser des questions, interpréter, supposer, affirmer, contredire, pièger, dénigrer etc...
    ils ne sont pas là pour encenser, glorifier, approuver, faire l'apologie d'un accusé...
    peut-être que certains sont plus doués que d'autres pour trouver "les failles" dans un témoignage, les "états d'âme" inventés d'un accusé...

    Les avocats ne sont pas des tribuns, des orateurs, des faire-valoir...ils sont là pour trouver la "vérité" .... si possible...
    et l'on sait qu'il existe PLUSIEURS vérités...

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 08h48
    Un peu de courage m.l'avocat du Liberal party.
    J'aurais aimé ça parler de ça», a indiqué André Dugas au sujet des prétendus échanges de billets de banque à la célèbre table de Sainte-Foy. «Mais le juge, du moment que c'est évoqué, dit que ce n'est pas dans le mandat de la commission!» s'est-il plaint
    **********
    Alors monsieur l'avocat du parti Libéral dites à votre patron de mettre sur pied la seule commission qui pourrait aller aux fonds des choses soit celle sur la construction et le financement des partis politiques .
    80% de la population québécoise ne demande pas mieux. Allez un peu de courage.!

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 2 septembre 2010 09h34
    Le Michelangelo et ses salons privés
    Un petit rappel, lors du témoignage de Marc Bellemare il a été dit que ce restaurant possède des salons privés. Alors, de dire que les échanges auraient pu avoir lieu dans le vestiaire... Pour ce qui est du manteau, qui dit que Marc Bellemare, alors qu'une réunion se continue dans le salon privé, n'y serait pas retrouné parce qu'il avait oublié quelque chose et aurait pu voir par accident la ou les enveloppes d'argent dont il parle? Vrai ou faux, cela serait plus logique.

    Ceci dit, je ne serait pas surprise d'apprendre que Charest et Bellemare sont aussi menteurs l'un que l'autre. Par contre, alors que la population s'intéresse à ce qui se dit à la commission, comment M. Dugas peut-il se permettre d'affirmer de telles inepties?

    Encore une fois, le PLQ récidive et se place au-dessus des directives du commissaire Bastarache, «nommé par lui» et nous démontre son arrogance. Alors, en tant que citoyens, on pourrait suivre l'exemple donné par PLQ, son chef et son avocat, et affirmer que ce parti se pense aussi au-dessus des lois et serait capable de mentir pour sauver sa peau. Ce parti est tombé bien bas et nous prend pour des valises comme le dit si bien Pierre Foglia aujourd'hui!

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h00
    Lorsque le vent de panique s'installe...
    Lorsque le vent de panique s'installe, on constate le manque de retenue de Jean Charest, le haut fonctionnaire Denys Roy de même que Me André Dugas, procureur du PLQ. et ce, contrairement aux vœux exprimés par le Commissaire Bastarache.

    L'essntiel dans cette commission bidon libérale, et non indépendante du pouvoir politique, est de savoir:

    1) Si Fava a exercé des pressions indues sur Me Bellemare
    relativement à la nomination de 3 juges.

    2) S'il est exact de dire que Charest à dit à Bellemarre:" si Fava te le
    dit nomme-le"

    3) S'il est exact aussi Charest a dit dans son bureau à Me Bellemarre
    lors de la journée de sa démission: "Fava, l'argent, oublie ça,
    n'oublie pas que tu as un serment" etc

    Le reste n'est que du "crémage" sur le gâteau mais pas le bon "crémage" hélas! Plutôt de la crème à barbe libérale!

    Si le mandat était élargi à une enquête sur l'obtention de contrats vs l'apport de fonds au PLQ, sur l'industrie de la construction et enfin sur le financement des partis politiques, là, on aurait eu vraiment un bon "crémage" à déguster. Hélas le P.M. Charest s'y oppose vigoureusement depuis plusieurs mois. Il préfère la crème à barbe sur le gâteau!!!

    Pour compléter, le statut de participant de Me Bellemarre ne changera rien car il sera impossible d'avoir la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Bellemarre sera mangé tout rond par tous les procureurs dont l'allégeance politique n'a qu'une seule et unique religion connue par tout le Québec! Donc, rien comme réponse à chacune des (trois) questions citées ci-dessus.

  • VEZ
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h07
    Échange d'argent liquide dans un resto de Québec...
    Il est clair que Marc Bellemare dit vrai sur toute la ligne. Après qu'il eu malencontreusement parlé plus qu'il n'aurait souhaité à un journaliste et que le tout fut publié, Marc Bellemare doit maintenant dire tout ce qui a un lien à cette situation de nomination des juges et de financement au parti libéral du Québec. Jean Charest et ses valets par l'entremise de ses avocats font la vierge offensée du ``non jamais .``

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 2 septembre 2010 10h12
    @ Bayle - Votre commentaire de 8 h 46, vous êtes hors sujet
    Un petit rappel, on parle ici des commentaires déclarations de l'avocat Dugas faits à l'extérieur de la salle d'audience. Ce type de déclaration a fait l'objet d'une recommandation par le commissaire Bastarache. Voici cette recommandation, disponible sur le site de la commission :

    EXTRAIT DU DISCOURS D’OUVERTURE DU COMMISSAIRE BASTARACHE, LE 14 JUIN 2010
    «Toutes les personnes qui participent à l’enquête devraient être animées par un esprit de coopération. Ni les AVOCATS, ni les participants et intervenants ne diovent discuter de la preuve ou LA CREDIBILITE DES TEMOINS EN DEHORS DE LA SALLE D’AUDIENCE avant le dépôt du rapport; ceci est nécessaire pour assurer une procédure juste pour tous ceux qui sont impliqués.»

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h13
    Le cirque
    Je suis souvent surpris de voir comment Marc Bellemare a quelquefois une mémoire fort précise et dans d'autre cas une mémoire bien floue. L'homme est aussi souvent désinvolte. Je ne sais pas vraiment où il veut en venir, sinon avoir la "tête" de Jean Charet. Le tout sent le règlement de comptes, la vengeance, et au diable le sérieux et les contradictions. J'ai de la dificulté à croire que cet homme a été ministre de la Justice. Ça ne fait pas sérieux, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Et tette histoire d'échange d'argent liquide en plein restaurant, ça fait pas mal cirque ou république de bananes. Il est aussi vrai que cette commission Bastarache est devennue un cirque pour journalistes et voyeurs. Un cirque où les clowns sont nombreux et plutôt tristes à voir.


    Michel Lebel

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 10h17
    Bellemare et Charest, les deux faces de la même pièce de monnaie.
    Jusqu'à présent, je prenais parti pour Bellemare. Je prends encore un pari pour ce dernier. Sauf que maintenant, mon impression est que Bellemare est autant dans le collimateur que Charest dans cette affaire. Le moins clown dans tout ça, c’est Me Bastarache et je lui lève mon chapeau.

    J'enlève tout de même des points à Charest pour ses abus de pouvoir, face à cette situation rocambolesque. Cela dit, l'avocat du parti Libéral qui nie peut très bien le faire en jouant sur les mots. Par ailleurs, tout le monde peut jouer sur les mots dans cette mascarade.

    Qui est le maître d'œuvre responsable de cette commission? C'est d'abord un concours de circonstance et le choc de deux boucs entêtés qui n'en démordent pas. Bref, c'est à en devenir cynique de constater jusqu’à quel point notre démocratie vole bas dans cette cage.

    Entendu quelque part, la cité n'est pas un miroir de la nature. Mais, ce n'est pas ce que j'observe en regardant ce combat de coq dans la basse cour. C'est fort probable qu'il y a de gros intérêt en jeu. Sinon, nous vivons une époque des plus crasses les deux mains sur le volant.

  • Socrate
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h18
    virginité
    Pas facile de se refaire une virginité en politique. Claude Ryan.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 10h32
    les collecteurs de fonds
    Quant on est admis à la table d'un ministre ou d'un premier ministre pour sa seule qualité d' être un collecteur de fonds, il y a déjà, il me semble, présomption à l'effet que sa présence est:

    Il s'agit d'un collecteur de fonds

    Il est présent pour voir la suite des choses

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 10h34
    Déraillement annoncé
    Comme le disait J Lapierre hier soir à la TéVéDeVosAimablesVendeursDeBabioles, s'il y avait moyen de faire dérailler la commission avec la récusation d'un Me Bastarache à bout de patience devant l'indiscipline crasse et télécommandée des plaideurs 'borderline-quérulents' qui s'épanchent à qui-mieux-mieux à l'extérieur du cadre de la commission pour troubler la sérénité de l'honorable commissaire face à l'établissement et l'exercice de son autorité, à commencer par cet arrogant trublion Me John J Charest, accessoirement et conjoncturellement premier ministre du gouvernement de l'État du Québec, 'on' ne s'y prendrait pas mieux.

    MAIS Me M Bellemare n'est pas sans tache et 'on' trouvera bien une faille dans cette armure en apparence immaculée, ça viendra bientôt.

    Il toutefois bien possible que si cette commission tient la route jusqu'au bout, l'Opposition officielle se servira de toute information tirée ce celle-çi pour infliger un interminable supplice chinois à Me Charest et son régime de suiveux muets.

    Je lui souhaite un bon automne, et je n'aurais jamais crû que Sir John J Charest s'infligerait LUI-MÊME un procès politique que même ses adversaires et autres ennemis n'auraient osé imaginer aussi déterminant sur ce qui mène vraiment au Québec: l'argent et l'influence délétère et nocive sur le sens de l'État qui va avec.

  • pagerry3
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h35
    Une saloperie sans précédent.dent historique (1).
    Quand les Québécois qui cherchent à connaître toute la vérité et rien que la vérité, dans cette sale affaire des pressions indues et du chantage inqualifiable qu’a pu subir le Ministre de la Justice et Procureur général du Québec, l’Honorable Marc Bellemare, entendent l’AVOCAT Jean Charest, soi-disant Premier ministre, nier d’emblée l’entièreté des allégations qui le ciblent et le criblent au pilori du mensonge et de sa mascarade qui diffame la gouvernance politique du Québec; quand les Québécois entendent l’AVOCAT de Charest, l’AVOCAT André Ryan, patauger dans les puisards de la bassesse la plus vile, quant au rappel qu’il fait de l’épisode de «Lysanne Bellemare», fille de Marc Bellemare ; quand les Québécois entendent l’AVOCAT soi-disant défenseur des fieffés sycophantes du PLQ, André Dugas, nier, à hauts cris, qu’il y ait eu échange de grosses piastres, au Michelangelo, HA, HA, HA, tous les lucides, sans l’ombre d’une doute, admettent l’évidence et concluent que c’est devenu du GROS CIRQUE D’AVOCASSERIES PERVERSES et DE JACCASSERIES OBSCÈNES, de la part des «CARNASSIERS DU DROIT DES LIBÉRAUX TOUT CROCHES» et ennemis de la droiture, de la respectabilité, de l’honorabilité dont doivent se vêtir et se coiffer les hautes instances de l’AUTORITÉ GOUVERNEMENTALE, de la part de ces TOUT CROCHES qui pataugent dans les marécages de la dénégation obsessionnelle, du négationnisme singulièrement beurré, du mensonge collusionniste et honteusement solidaire ainsi que dans ceux de la fourberie institutionnalisée.

  • pagerry3
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 10h36
    Une saloperie sans précédent historique (2).
    Les Québécois lucides et formés aux valeurs de l'intégrité et de la droiture, n’attendront surtout pas les conclusions laxistes de Bastarache, en copie de celles de Gomery qui sont encore aux premières pages du JE ME SOUVIENS, pour se faire une opinion. Les Québécois savent, d’ores et déjà, que L’INIMAGINABLE EST DEVENU RÉALITÉ, c'est à dire que le PLQ de l’AVOCAT Jean Charest et les AVOCATS de ses ÉCURIES et des poulaillers de sa TRÈS BASSE COUR, ne veulent que crotter et dévaster l'Honorable Marc Bellemare. qui n'a soulevé qu'un coin de la couverte des libéraux du Québec Très majoritairement, ils reconnaissent le courage, le souci de droiture et la santé mentale de Marc Bellemare, même si celle-ci est mise aux dures épreuves de l’escroquerie des tordeurs et des essoreuses du linge souillé du PLQ 2003-2010.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 10h40
    Manipulations d'opinions

    À Me Dugas qui disait dernièrement: «Pensez-vous que des gens vont compter de l'argent comptant dans le lobby d'un restaurant? » je répondrai que le Michelangelo met à la disposition de ses clients trois salons fermés (le Monia, l’Édouardo et le Rocky pouvant convenir à une dizaine de personnes) et deux salons semi privés pour réunion d’affaires.

    Quant à Franco Fava il est un ami personnel de Nicola Cortina propriétaire du ristorante Michelangelo et ancien propriétaire du Da Cortina (maintenant un immeuble de luxueux condos, les Villas Cortina). Abbastanza interessante…

    J’ajouterai de plus que Franco Fava, 60 ans, est aux finances du PLQ depuis près de 25 ans. Il possède une licence en droit de l’Université McGill ainsi qu’un baccalauréat en commerce de l’Université Concordia. Difficile de faire mieux comme «collecteur de fonds»!...

    Mais ce que je retiens surtout des propos intempestifs et «hors commission» des Charest, Dugas, Ryan et du whip en chef Moreau, c’est leurs tentatives quasi grotesques de reprendre l’offensive en «essayant de FIXER l’opinion des Québécois» (dixit Moreau), en d’autres mots de manipuler l’opinion publique en faveur du gouvernement Charest quitte à perdre le seul appui qui leur reste, le juge libéral choisi par Jean Charest, le commissaire Bastarache.

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 11h23
    Qui nous a imposé ce cirque ?
    Qui a pris la décision de nous imposer ce cirque monsieur Lebel ? Pourquoi cette diversion ? Si cette commission tournait a votre avantage , ce circle serait-il pour les voyeurs et les journalistes ?

  • cpoulin
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 12h33
    Le travail indispensable d'Antoine Robitaille
    Mon commentaire a trait à la couverture médiatique des travaux de la Commission. Je lis tout ce que je peux sur ce qui se dit et qui s'écrit, de reportages dans la presse, de nouvelles, de sondages d'opinion, de réactions dans les blogues etc, sur le déroulement de cette Commission. Et cela pour constater que sans le travail rigoureux de professionnels de l'information comme celui que propose dans cette page Antoine Robitaille (et quelques autres journalistes sérieux), cette affaire prendrait l'allure d'un "Tribunal populaire" avec tous les risques du dérapage que l'on sait. Cette exercice me permet de constater que même si on doit reconnaître de grands mérites à ces nouveaux mécanismes d'information (qui permettent cependant de dire le meilleur et le pire sur divers sujets dont celui-ci, le plus souvent sous le signe de l'anonymat), il demeure qu'un devoir de vigilance et de raison s'impose. Que seuls des journalistes du calibre d'Antoine Robitaille peuvent nous aider à accomplir. Ceci dit sans flagornerie! Autrement, il y aurait lieu de s'inquiéter pour la santé de notre démocratie. Claude Poulin Québec

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 2 septembre 2010 12h36
    Je réitère ici ma demande du 27 août dernier au commissaire Bastarache
    Je demandais que l'on libère de leur serment de confidentialité tous ceux qui pourraient apporter leur témoignage et aider à faire toute la lunière dans cette commission car, à ce jour, seules quelques personnes «choisies, il me semble, par le PLQ» ont été libérées de leur serment. Je pense sincèrement qu'il aurait intérêt à le faire et, jusqu'ici, il m'a semblé prendre son rôle au sérieux. Je tiens à souligner aussi que maître Battista a démontré un grand professionnalisme.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/295071/co


  • Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 13h40
    J'appuie entièrement la demande de madame Micheline Gagnon
    SI le véritable objectif est de faire la lumière sur cette importante question on doit donner à « ceux qui savent », ministres, députés ou fonctionnaires, la possibilité de s'exprimer sans crainte de représailles.
    Le juge Bastarache pourrait s'inspirer de cette LOI SUR LA PROTECTION DES FONCTIONNAIRES DIVULGATEURS D’ACTES RÉPRÉHENSIBLES dont on a parlé lors de la Commission Gomery. Le cirque a assez duré.

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 15h39
    @ Normand Carrier


    Ce cirque nous a été imposé par un premier ministre faiblard du nom de Jean Charest. Ce dernier n'a pas été à la hauteur dans cette affaire Bellemare. Un point c'est tout.

    Michel Lebel

  • Pierre Bélanger
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 15h43
    Me Dugas : radiation de la commission
    Après avoir cherché surtout à discréditer le témoin Bellemare plutôt que chercher à connaître la vérité, après après s'être fait remettre à sa place par le Commissaire Bastarache pour des questions hors d'ordre, voici l'avocat de Jean Charest sur la place publique à juger et condamner hautement le témoin principal de la Commission. Serait-il la marionnette de Jean Charest?
    Que fera le Commissaire Bastarache après cette injure à ses directives?
    Lui servira-t-il un dernier avertissement. Radira-t-il l'avocat coupable de cette dérogation à l'éthique fondamental, ou démissionera-t-il lui-même pour ne pas avoir à affronter le CLIENT de l'avocat, nul autre que Jean Charest, premier ministre et initiateur de cette Commision. Le situation ne sera pas facile pour le Commisaire Bastarache.
    Je pense que ce dernier devra, mardi prochain, mettre sérieusement ses culottes et les bien attacher s'il veut que sa Commission soit respectée.

  • pilelo
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 23h24
    des cultures politiques différentes
    Les "sages" qui n'osent pas davantage croire l'un ou l'autre des opposants -tels Lysée ou Foglia - ont une culture, d'abord, et aussi une culture politique assez à gauche, d'autre part. Ils ont quelques valeurs, un minimum d'éthique, une conscience. Ils peuvent imaginer que d'autres en ont beaucoup moins, oui, mais ils ne peuvent pas aller jusqu'à croire que ces autres, quand ils sont entre eux, se permettent tout.

    Il leur semble donc invraisemblable qu'un premier ministre puisse se compromettre grossièrement en parlant avec un de ses ministres, ou que des contributeurs et des piliers d'un parti puissent échanger de l'argent liquide dans un restaurant.

    C'est naïf. Les moeurs politiques varient radicalement d'un parti à l'autre. Je me rappelle d'un avocat très proche de la direction du parti libéral qui s'esclaffait, au début des années 80, chaque fois qu'un poste de juge ou de président d'organisme s'ouvrait et que le PQ "nommait un libéral". Comme il riait ! C'était si imbécile, à ses yeux, de ne pas s'en tenir à son propre parti (lors d'une nomination qui est censée être fondée sur la compétence), qu'il en faisait des gorges chaudes dans les lieux publics!

    L'invraisemblable de l'un peut très bien être le pain quotidien de l'autre.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 00h39
    Code d'éthique selon Normandeau
    Liasses de billets verts entre adultes consentants quoi de plus normal. Le DGE ne trouve rien à redire, dès lors sans foi, ni loi. Tout est normal chez les Libéraux de Charest et compagnie. Les billets verts, quelle belle invention!

  • Michel B Pilon
    Abonné
    vendredi 3 septembre 2010 01h59
    Honi, soit mal qui y pense !
    Les accusations de népotisme mises en évidence par Me Bellemare sont sérieuses. Il fallait le faire taire. La poursuite en diffamation initié par Me Jean Charest figure parmi les slams et la réaction de Me Bellemare en réagissant par une requête reconventionnelle est tout à fait légitime dans les circonstances. Le Barreau du Québec devrais réagir aux propos de ses membres. Me Dugas, devrait respecter les directives de Me Bastarache. L'avocat du parti libéral n'en n'a cure, il est soutenu par le Barreau du Québec. N'est-il pas lui-même le fils du juge Dugas de la Cour Supérieure. Le syndic du Barreau est vigilent sur les conflits d'intérêts ? Ni Me Jean Chrétien, ni Me Malroney et les autres n'ont été inquiété. Me Bellemare sera les premier à devoir se soumettre aux foudres du syndic. Me Jean Charest devrait lui aussi être inspecté par le syndic sur les nominations de certains juges. Ne nommons que Me Louise Comeau, ancienne syndic, vindicatrice à l'excès exemplaire. Qu'en pense le nouveau bâtonnier ?
    La nommination des juges est politique. C'est un peu comme la Banque mondiale, elle décrète et c'est ça qui est ça. Une commission inutile, le PLQ , c'est Malronney les commandites ! Et, le Québec en redemande, la preuve les dernières élections, demain ? Le résultat serait identique. Pourquoi ? La manipulation de l'opinion.

  • d i a n e
    Inscrite
    dimanche 5 septembre 2010 19h48
    Qui? est à la recherche d'un vrai "ami"ou d'un "confident" ?
    Une chose est certaine, 99.9% ne voudraient pas avoir M. Bellemare comme ami et confident... il est maintenant catalogué !...

    M. Bellemare a voulu se venger parce que M. Charest n'a pas accepté que soit appliqué le: "no fault" - concernant l'assurance automobile!

    En plus de "laver leur linge sale en public", combien cette commission va coûter $$ aux citoyens du Québec?

    On nous a dit de couper dans les dépenses... Les personnes âgées coûtent trop cher... même si elles ont payé des taxes toute leur vie!
    Les prix de tout remontent et les salaires sont les mêmes... et
    les pensions minimes en comparaison des prix qui montent!...

    Alors, revenons sur terre!! A ce qui est important!
    Cessons les batailles stériles!...
    Les prochains élus ne seront pas meilleurs, sinon pires?
    mais beaucoup plus "prudents et hermétiques"!...

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