Réunion de l'aile parlementaire du Parti québécois - Drainville accuse Charest de ne pas défendre les Québécois face au fédéral
Salaberry-de-Valleyfield — Les problèmes se sont tellement accumulés au cours des derniers mois, dans la cour de Jean Charest, que son gouvernement «n'a plus le temps de se battre pour les Québécois» face au fédéral. Du coup, les intérêts de la population du Québec sont «malmenés», voire «négligés», estime Bernard Drainville, le nouveau critique péquiste en matière de relations intergouvernementales.
«Il faut s'occuper de nos affaires par rapport à Stephen Harper», a lancé hier matin M. Drainville, à son arrivée à la réunion de l'aile parlementaire du Parti québécois, qui se tient jusqu'à aujourd'hui à Valleyfield-de-Salaberry. Selon le député de Marie-Victorin, des milliards de dollars appartenant au Québec sont en jeu, dont le remboursement prévu pour la crise du verglas et l'harmonisation de la taxe de vente avec la TPS.
D'autres dossiers liés à Ottawa seront abordés, comme le maintien du registre des armes à feu. Bernard Drainville a même indiqué, appuyé par sa chef, que le gouvernement du Québec devrait rapatrier la gestion de la portion québécoise du registre des armes à feu pour qu'il continue de jouer son rôle de protection de la population. Plus largement, le député entend mener la charge sur le front de la souveraineté, ce qui n'est pas étranger à la tenue du congrès du PQ prévu le printemps prochain.
En vue de la rentrée à l'Assemblée nationale, le 21 septembre prochain, Bernard Drainville se dit prêt à être «combatif». «L'actuel gouvernement est tellement empêtré dans ses propres problèmes, il est tellement pris à se défendre sur toutes sortes de dossiers, toutes sortes d'allégations, qu'il n'a plus le temps de s'occuper des intérêts du Québec», a-t-il souligné.
La mutation de M. Drainville de la santé aux relations intergouvernementales dans le cabinet fantôme péquiste fait vraisemblablement partie de la stratégie de Pauline Marois pour s'assurer que son équipe aura de la poigne en Chambre. Bien que la chef péquiste eût convenu, il y a quelques semaines, que le ton devait être quelque peu modifié à l'Assemblée nationale afin d'éviter le ton acrimonieux du printemps, elle a déplacé ses pions pour repasser à l'offensive.
Ainsi, le PQ continuera de talonner le gouvernement Charest sur la corruption, l'éthique, le trafic d'influence et les problèmes dans l'industrie de la construction. Comme l'a souligné Pauline Marois, «rien n'est résolu» et tout doit donc être remis sur la table des débats à l'Assemblée nationale.
Son leader parlementaire, le député Stéphane Bédard, abondait hier dans ce sens, n'hésitant pas à qualifier ces thèmes de «dramatiques». La députée Agnès Maltais a affirmé pour sa part qu'«on n'a pas besoin d'un changement de ton mais de fond». Elle estime qu'il y a «un refus du jeu démocratique» de la part des libéraux qui n'est pas sain, parce que de nombreuses questions épineuses restent en suspens. Du coup, le niveau d'exaspération monte dans la population. Chose certaine, le PQ promet de remplir son devoir consistant à aborder des questions essentielles. D'ailleurs, le caucus doit prendre position aujourd'hui dans le dossier de l'exploitation des gaz de schiste, qui soulève l'ire de bien des communautés. De prime abord, Pauline Marois ne rejette pas le dossier mais s'inquiète du mandat donné au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), qui doit analyser un cadre de développement plutôt que de faire une évaluation écologique.
«Il faut s'occuper de nos affaires par rapport à Stephen Harper», a lancé hier matin M. Drainville, à son arrivée à la réunion de l'aile parlementaire du Parti québécois, qui se tient jusqu'à aujourd'hui à Valleyfield-de-Salaberry. Selon le député de Marie-Victorin, des milliards de dollars appartenant au Québec sont en jeu, dont le remboursement prévu pour la crise du verglas et l'harmonisation de la taxe de vente avec la TPS.
D'autres dossiers liés à Ottawa seront abordés, comme le maintien du registre des armes à feu. Bernard Drainville a même indiqué, appuyé par sa chef, que le gouvernement du Québec devrait rapatrier la gestion de la portion québécoise du registre des armes à feu pour qu'il continue de jouer son rôle de protection de la population. Plus largement, le député entend mener la charge sur le front de la souveraineté, ce qui n'est pas étranger à la tenue du congrès du PQ prévu le printemps prochain.
En vue de la rentrée à l'Assemblée nationale, le 21 septembre prochain, Bernard Drainville se dit prêt à être «combatif». «L'actuel gouvernement est tellement empêtré dans ses propres problèmes, il est tellement pris à se défendre sur toutes sortes de dossiers, toutes sortes d'allégations, qu'il n'a plus le temps de s'occuper des intérêts du Québec», a-t-il souligné.
La mutation de M. Drainville de la santé aux relations intergouvernementales dans le cabinet fantôme péquiste fait vraisemblablement partie de la stratégie de Pauline Marois pour s'assurer que son équipe aura de la poigne en Chambre. Bien que la chef péquiste eût convenu, il y a quelques semaines, que le ton devait être quelque peu modifié à l'Assemblée nationale afin d'éviter le ton acrimonieux du printemps, elle a déplacé ses pions pour repasser à l'offensive.
Ainsi, le PQ continuera de talonner le gouvernement Charest sur la corruption, l'éthique, le trafic d'influence et les problèmes dans l'industrie de la construction. Comme l'a souligné Pauline Marois, «rien n'est résolu» et tout doit donc être remis sur la table des débats à l'Assemblée nationale.
Son leader parlementaire, le député Stéphane Bédard, abondait hier dans ce sens, n'hésitant pas à qualifier ces thèmes de «dramatiques». La députée Agnès Maltais a affirmé pour sa part qu'«on n'a pas besoin d'un changement de ton mais de fond». Elle estime qu'il y a «un refus du jeu démocratique» de la part des libéraux qui n'est pas sain, parce que de nombreuses questions épineuses restent en suspens. Du coup, le niveau d'exaspération monte dans la population. Chose certaine, le PQ promet de remplir son devoir consistant à aborder des questions essentielles. D'ailleurs, le caucus doit prendre position aujourd'hui dans le dossier de l'exploitation des gaz de schiste, qui soulève l'ire de bien des communautés. De prime abord, Pauline Marois ne rejette pas le dossier mais s'inquiète du mandat donné au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), qui doit analyser un cadre de développement plutôt que de faire une évaluation écologique.
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