dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La commission Bastarache n'est qu'une «joute d'image», dit Marois

Kathleen Lévesque   2 septembre 2010  Québec
Pauline Marois a justifié son absence à l’avant-scène politique au cours de l’été, et notamment depuis le début des travaux de la commission Bastarache, par le travail de terrain qu’elle fait.<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Pauline Marois a justifié son absence à l’avant-scène politique au cours de l’été, et notamment depuis le début des travaux de la commission Bastarache, par le travail de terrain qu’elle fait.
Salaberry-de-Valleyfield — Le Parti québécois ne croit pas que la commission Bastarache puisse faire la lumière sur le processus de nomination des juges. Après seulement deux semaines d'audiences, la commission prend les allures d'un procès où «la joute d'image» domine, se désole-t-on au PQ.

À son arrivée hier au caucus du PQ, qui se tient à Salaberry-de-Valleyfield, Pauline Marois a fait un bref commentaire sur la commission Bastarache, qui manque la cible, selon elle. «Pour l'instant, j'ai l'impression que c'est une joute d'image. Est-ce qu'il a tenu le coup? Est-ce qu'il va tenir le coup? Dans le fond, on veut savoir la vérité. Je n'ai pas le sentiment qu'on va en savoir beaucoup plus que ce que l'on voit maintenant», a déclaré la chef péquiste.

Le vrai problème auquel devrait s'attaquer la commission d'enquête n'est pas le processus de nomination des juges, mais plutôt l'influence indue de donateurs au Parti libéral sur la nomination des juges. «Et ce n'est pas ça qu'on évalue actuellement», a-t-elle souligné.

Cette dernière a par ailleurs justifié son absence à l'avant-scène politique au cours de l'été, et notamment depuis le début des travaux de la commission Bastarache, par le travail de terrain qu'elle fait. Elle s'est attelée, a-t-elle dit, à revoir son organisation afin qu'elle soit fin prête pour la rentrée parlementaire.

Chercher la vérité


Plus tard dans la journée, la députée Véronique Hivon, porte-parole du PQ en matière de justice, a commenté le nouveau statut de participant de Marc Bellemare. Selon elle, cela devrait permettre de rééquilibre les choses, alors que, jusqu'à maintenant, les avocats du gouvernement, du premier ministre et du Parti libéral du Québec se sont employés à miner la crédibilité de Marc Bellemare.

«On est de plus en plus devant un procès entre deux personnes. Qui dit vrai? Qui ment? Une commission d'enquête, ce n'est pas ça. C'est la recherche de la vérité. C'est pour aller au fond des choses», a souligné Mme Hivon, qui évite elle-même d'évaluer la crédibilité de M. Bellemare.

Elle a préféré revenir à la charge sur le côté «paradoxal et incohérent» qui a incité Jean Charest à agir promptement. «Les allégations de Marc Bellemare étaient tellement sérieuses qu'il fallait mettre en place une commission d'enquête qui va coûter des millions de dollars aux Québécois. Mais, en même temps, les allégations étaient tellement fausses qu'il fallait que Jean Charest poursuive [en diffamation] M. Bellemare», a soutenu la députée de Joliette.

Selon Mme Hivon et ses collègues, il est clair que les travaux de la commission Bastarache démontrent la nécessité que soit mise en place une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction qui toucherait au coeur du problème, soit le financement politique et ses effets pervers.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Micheal - Inscrit
    2 septembre 2010 00 h 59
    Commission Bastarache
    Et à quand une commission d'enquête dans la construction? Jamais et avec cause. Le parti libéral a préféré jeter de la poudre aux yeux des Québecois en créant l'escouade marteau. Pas bêtes ces libéraux! Étant policier de métier, je suis conscient qu'en matière d'enquête je serait confronté à une multitude de contraintes légales et procé-durales pour aboutir avec des dossiers d'accusation. Certes quelques bouc-émissaires en feront les frais, cela permettre au PLQ d'alimenter quelques conférences de presse.

    Étant avocat de métier, monsieur Charest est parfaitement au fait que dans le cas d'une enquête policière, les règles de droit et constitutionnels permettent à une personne concernée dans une enquête de garder le silence absolu et d'envoyer ''paitre'' les enquêteurs. Dans de tels cas, il a fort à parier que beaucoup de dossiers seront mis en suspend ou tout simplement abandonné pour insuffisance d'éléments de preuve.

    Dans de tels situation, pas d'accusation signifie dossiers non accessibles.Par contre, Monsieur Charest et son parti sont très au fait que dans le cas d'une enquête publique, toute personne susceptible d'apporter un éclairage à la cause, peut être contraint à rendre témoignage dans la cause, charte des droits ou pas. Il suffit de se rappeler la polémique avant que ne débute les travaux de la commission lorsque Me Bellemare avait manifesté le désir de ne pas se présenter devant cette dernière.

    Certes, cela ne signifie pas nécessairement que tout participant dira la vérité et rien que la vérité devant la commission. Cependant la différence est que chaque citoyen serait en mesure d'apprécier les témoignages de chacun des participants et de juger qui ment et qui dit la vérité. Il n'y aura généralement pas d'accusation à la conclusion de la commission, mais le jugement de la population est la sentence la plus appropriée.

    Voilà ce pourquoi les citoyens du Québec se doivent d'exiger une commis
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc L - Abonné
    2 septembre 2010 06 h 08
    Charcher la vérité
    Mme Marois touche ici le cœur du problème. Il est possible que le processus de nomination des juges soit boiteux, mais de limiter le rôle de la commission d'enquête à l'étude des allégations de Marc Bellemare me semble un peu restrictif. Comme le mentionne la chef du parti québécois, nous voilà en face d'un combat d'image entre deux personnes. Il est peu probable que nous puissions dire un jour un tel dit la vérité et que l'autre ment, parce que par définition, le type d'intervention auquel fait référence Marc Bellemare ne fait pas l'objet de la rédaction de contrat écrit entre les protagonistes (collecteurs de fonds, avocats en attente de poste de juges, ministre et premier ministre).

    L'histoire serait bien différente si le mandat de la commission était d'étudier les histoires d'horreur du financement des partis politiques. Un mandat plus large permettrait de mettre la main sur un nombre plus élevé de témoins d'évènements douteux. Plus de personnes en cause veut dire également plus de personnes susceptibles de s'ouvrir pour dénoncer certains gestes. Le vrai problème n'est pas que l'image de Jean Charest ait été éclaboussée par Me Bellemare, mais plutôt que la population perde confiance en ses dirigeants suite à des affaires de pot-de-vin et de trafic d'influence mettant en cause des politiciens et des entreprises. Les sagas Accurso, Tomassi, Catania et autres laisse croire à la population qu'il y aurait des liens entre des entrepreneurs et des partis politiques et ce sont ces apparences de liens qui exaspèrent la population. Si Jean Charest possède un tant soit peu d'honnêteté intellectuelle, il admettrait que sa mise sur pied de l'escouade Marteau a bien peu de chance de ramener la confiance du public à un niveau acceptable, toutefois une commission d'enquête pourrait frapper plus large, mais peut-être Jean Charest a-t-il trop à perdre avec le déclenchement d'une telle commission !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    2 septembre 2010 19 h 03
    Mauvaise commission d'enquête en effet
    Un lecteur du Devoir a fourni le lien avec le site du DGE où on peut voir qui donne à quel parti, quand et pour quel montant.

    Alors, ayant travaillé à une certaine époque dans le milieu de la construction, j'ai cherché et trouvé le nom d'un employé de la haute direction d'une compagnie de construction (autre que SNC et pas italienne) très importante dont on voit souvent les affiches. Cette personne donne systématiquement 3 000 $ par année... Je comprends finalement comment Amir Kadir a procédé. Il suffit d'obtenir la liste des employés et de comparer avec la liste du DGE qui est publique. Alors, monsieur le DGE, essayez donc ce truc, ça fonctionne très bien, vous verrez!

    Au fait, Monsieur le DGE, on entend peu parler de vous sauf quand vous faites enquête sur Marc Bellemare. Que faites-vous de vos journées au juste, vous êtes bien silencieux?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012