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Le rouleau compresseur

Michel David   31 août 2010  Québec
C'est à propos du projet Grande-Baleine que Jean Charest a écrit dans son autobiographie: «Je dis souvent qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. S'il y a une chose qui me fait frémir, c'est quand j'entends des gens dire: "Après tout, c'est le gouvernement, ils doivent savoir ce qu'ils font". Il ne faut jamais présumer qu'ils savent ce qu'ils font.»
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  • James Dean
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 06h07
    préférons la péréquation
    Nous, peuple du Québec, habitués à la quête pan-canadienne de la péréquation, préférons et de loin ce système, à toute forme d'enrichissement collectif et ce, de quelque façon que ce soit. Nous, peuple du Québec, voulons une nationalisation de tout, dehors les privés, dehors les faiseurs d'argent, dehors les compagnies qui doivent retourner une partie de leurs vilains profits en impôts. Nous, peuple du Québec, nous nous sentons beaucoup plus confortable à demander qu'à générer des profits. Si pétrole ou gaz sur ce territoire, il ne doit pas être exploité, de peur que certains en fassent des profits. Nous aimons cependant le système de distribution des revenus des citoyens de ce territoire qui travaillent fort, à ceux qui ne travaillent pas et qui ne veulent pas travailler. Nous aimons l'égalité, mais vers le bas, jamais vers le haut. Que tous les Davidiens ou Khadiriens de ce monde et qui admirent la thèse de Québec Solitaire, j'inclus là-dedans les journalistes du Devoir, se lèvent et qu'ils s'opposent à ceux qui se paient de belles maisons, de belles voitures de par les efforts déployés au travail, et faisons en sorte que le peuple du Québec, un peuple mal éduqué au niveau financier et économique, puisse continer de vivre au crochet des autres provinces de ce pays. Mort au gaz, mort à l'hydro électricité, vive le BS institutionalisé.

  • Grognon
    Abonné
    mardi 31 août 2010 07h24
    Et que devient le projet Rabaska?
    On se rappellera ,il y a quelques années du projet de construction d'un port à Lévis pour méthaniers. Des gens ont été expropriés , des consultations se sont déroulées...Mais on se fiait sur la cie russe Gazprom pour nous approvisionner en
    méthane , qui par la suite abandonné le projet. Dans ce nouveau contexte , que devient le projet Rabaska?
    Grognon

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 09h04
    M Dean
    Mais nous aurons une province propre propre propre. Ou peut être souillé seulement par les cacanne de Pepsi, les bouteilles de bière vide et les "botch" de cigarette laissé sur le bord du chemin par ce petit peuple de BS.

  • J Bedard
    Abonné
    mardi 31 août 2010 10h16
    L'Urgence du développement @ Dean et al.
    Se peut-il, messieurs, que le problème réside d'abord dans la gestion du dossier de l'énergie lui-même, plutôt que dans le seul principe du développement énergétique? D'Orford à Rabaska, en passant par le Suroît et les mégaparcs d'éoliens en milieux habités (Chaudière-Appalaches), ce gouvernement suscite la grogne et la zizanie partout où il passe. En confiant au privé les clés du territoire québécois, il privilégie l'approche en catimini et la magouille. Alors avant de cracher sur vos congénères qui tentent de défendre leur territoire contre l'approche "Tasse-toi mon oncle!", on prend une petite pause, peut-être? Le Québec n'est pas en détresse au point de vue énergétique, que je sache: On paie Bécancour pour ne pas qu'elle produise. Peut-on prendre le temps de consulter la population et de faire les bons choix? Alors le pompon en plein été, on pourrait peut-être se le calmer...s.v.p., messieurs?


  • Abonné
    mardi 31 août 2010 11h15
    @ messieurs Dean et Archambault 1
    Je m'inscris en faux, mais alors totalement, avec votre lecture de la situation québécoise.
    Cette lecture démontre soit votre totale ignorance du sujet que vous traitez, soit votre manque de sens critique face à la manipulation des faits des lobbyistes de la grande entreprise ou simplement d'une malhonnêteté intellectuelle inqualifiable. Ou les trois à la fois !
    Le seul endroit où je vous rejoins, c'est lorsque vous déplorez les trop nombreux parasites du BS.
    Lors de la présentation du budget Bachand, on apprenait que trois sociétés d'État, principalement Hydro-Québec, contribuent davantage à la caisse de l'État, soit 4,7G$, que l'ensemble des entreprises privées du Québec : 3,2G$. Pire encore, ces mêmes entreprises ont reçu au cours de l'année 3,6G$ en subventions du gouvernement du Québec, soit deux fois plus que tout ce que l'Ontario a versé aux siennes. Ici on peut parler de parasites et de BS !
    Et voici ce qu'on peut trouver sur le site Internet d'Investissement Québec. « Au Québec, les taux d'imposition sont parmi les plus bas au Canada et même inférieurs à ceux de la plupart des états américains. […] Au Québec, le taux d'impôt des sociétés s'établit à 29,9 %. Ce taux sera graduellement réduit à 26,9 % en 2012. » Depuis les années 70, la contribution des grandes entreprises à l'assiette fiscale de l'État est passée de 61 % à 21 %. Ici on peut parler de parasites et de BS !


  • Abonné
    mardi 31 août 2010 11h16
    @messieurs Dean et Archambault 2
    Vous parlez de l'exploitation des richesses naturelles ? Parlons-en ! Il y a actuellement au Québec 345 sites miniers abandonnés... et contaminés. Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec prévoyait affecter 264 millions de dollars en 10 ans à la décontamination de ces sites : contamination privée et décontamination publique, un bon exemple de Partenatiat Public Privé. Ici on peut parler de parasites et de BS !
    Renaud Lachance, le vérificateur général nous apprenait que de 2002 à 2008, 14 des 22 entreprises actives du secteur minier n'ont versé aucune redevance au gouvernement. Leur production avait tout de même une valeur brute de 4 milliards de dollars durant cette période, et « notre gouvernement » leur a consenti, de 2002 à 2008, 624 millions de dollars en avantages fiscaux.
    Il y a effectivement trop de parasites et de BS au Québec !

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 31 août 2010 11h18
    Le doute
    On ne peut faire autrement que douter de l'objectivité et du sérieux de ce projet. Alors que ce gouvernement s'est gargarisé de développement durable, nous voilà rendus aux preuves par l'action.

    Nous devrions comprendre maintenant, comme les Albertains le comprendront de plus en plus, qu'il faut évaluer avec une grande rigueur les coûts et bénéfices des projets. Je ne suis pas du tout convaincu qu'on le fera à fond et sans maquillage. Les hommes d'affaires qui font la promotion de ces projets vont assurément tenter par tous les moyens de minimiser les objections et faire paraître des profits. On commence à voir en Alberta que l'eau est empoissonnée par des dizaines de produits chimiques. Ils n'avaient certainement pas estimé les coûts de cette pollution.

    Le gouvernement lui, doit évaluer tous les coûts directs et indirects, car un jour ou l'autre nous aurons à les assumer. Nous allons bientôt voir rappliquer tous les braillards lucides avec leur consternation devant le blocage «québécois» pour tous les projets de «développement».

    Alors chers lucides, dites-nous comment tenir compte des coûts de projets avec «lucidité». Quelle dette laisserons-nous aux générations montantes ? Il me semble que ce sont des questions qui vous tracassent beaucoup.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mardi 31 août 2010 11h29
    Bowater
    @James Dean

    Eh oui! Pour leur permettre de faire comme Abitibi-Bowater: Garder l'exploitation de 80% des forêts et jeter les travailleurs sur le trottoir. Belle mentalité! On a tiré quoi de l'exploitation des forêts par les papetières?

  • 93Licar
    Abonnée
    mardi 31 août 2010 13h21
    Le BS institutionalisé, dites-vous?
    Les seuls qui profitent du BS institutionalisé au Québec ce sont les entreprises dites privées, dont seuls les profits sont privés, mais dont les salaires des employés sont subventionnés, qui jouissent de report d'impôt, d'étalement d'impôt, d'exemption d'impôt, de taux préférentiels de la part des services publics (eau, aqueduc, taxes municipales, etc.) de subventions à la R

  • Marc L
    Abonné
    mardi 31 août 2010 18h26
    Ode au profit
    @ James Dean

    Ce que je comprends de votre commentaire, c'est que les Québécois sont un peuple de B.S., toutefois, savez-vous que ce qui fait marcher le privé, c'est l'argent et le profit à court terme. Pouvez-vous comprendre que plusieurs Québécois désirent que évidemment que les entreprises se développent, mais pas à n'importe quel prix. Si nous laissons le privé exploiter nos ressources sans aucune obligation, nous ne laisserons à nos enfants qu'un territoire ravagé et pollué; est-ce ça que vous désirez laissez aux générations futures ? Si le privé est d'accord pour opérer de façon respectueuse de l'environnement, il n'y aura pas de problème, et c'est le devoir des gouvernements de s'assurer que les entreprises ne viennent pas uniquement s'installer pour siphonner les ressources pour ensuite se sauver dans d'autres territoires à vider.

    Si vous pensez que l'Alberta est un modèle à imiter, je vous invite à attendre quelques dizaines d'années pour voir si cette province sera toujours aussi prospère, ou si elle va plutôt ressembler à une grosse poubelle pleine de résidus toxiques. Certains états ont déjà eu à subir les conséquences d'une exploitation irresponsable des gaz de schiste devons nous fermer les yeux là-dessus ?

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    mardi 31 août 2010 19h41
    Merci Jean-Yves Proulx
    Vous semblez être très bien informé. Je partage votre point de vue sur le BS: les vrais bénéficiaires ne sont pas ceux que beaucoup se plaisent à blâmer pour les problèmes financiers de la province.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 31 août 2010 22h09
    J'espère que messieurs Bédard, Proulx et Gagnon vont être lus par beaucoup de lecteurs.
    Bonsoir,

    ..... « Je dis souvent qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. S'il y a une chose qui me fait frémir, c'est quand j'entends des gens dire: "Après tout, c'est le gouvernement, ils doivent savoir ce qu'ils font". Il ne faut jamais présumer qu'ils savent ce qu'ils font.» M. David

    Excellent rappel qui ne semble pas avoir touché le moindrement les inconditionnels "purs et durs" et les gens de "la droite toute" !

    Pourtant ils dévraient réfléchir et méditer cet énoncé de Jean Charest, avant de s'en prendre au plus sacrant à ce petit peuple né pour un "ptit pain" : quel mépris !

    Évidemment, Mme Normandeau qui rencontre les "hommes d'affaires" pour le financement du PLQ, sera beaucoup plus docile et efficace qu'une Lyne Beauchamp pour faire la vente du produit.

    Personne n'est contre l'accumulation de "la richesse" ; mais les citoyens aimeraient tout simplement être consultés : mais durant un "moratoire".

    Donc, pas se sentir manipuler une autre fois...

    Réfléchir durant 2 ans (moratoire) avant de lancer définitivement cette locomotive - sans possibilité de retour en arrière.

    En outre, peut-on faire comme le Danemark qui contrôle (à 51%) les richesses naturelles de la nation Danoise ?

    80% des gens n'ont pas confiance en ce gouvernenement : ils doivent donc saisir la balle au bond pour refaire leur crédibilité.


    Bonne soirée,

    JRD

    J'espère que messieurs Bédard, Proulx et Gagnon vont être lus par beaucoup de lecteurs.

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 31 août 2010 23h06
    Ce soir à Radio-Canada....
    Céline Galipeau avait pour invité au Point du bulletin de 22h nul autre que Charles Tyssere pour démontrer le scandale en Pensylvannie qui sévit actuellement à propos de l'exploitation depuis 2005 de ce gaz difficile d'accès.... Et puis, les réponses du nouveau ministre de l'Environnenment libéral de Charet, M. Pierre Arcand, très peu portées à avouer l'étendue de la menace : a) il y aura de l'encadrement législatif et b) les méthodes d'exploitation bâtardes des entreprises privées (qui seront celles qui se chargeraient de l'exploitation dans le Bas-Saint-Laurent) datant de 2005... furent les deux réponses combinées à l'aveu, du bout des lèvres et après l'insistance obstinée de Mme Galipeau, de son plaidoyer. Mais dans ce cas :

    1) Céline Galipeau lui a rétorqué que la Pensylvannie avait pourtant une forme d'encadrement, et pourtant.... mais surtout, pourrait-on dire :
    2) Et la catastrophe BP, dans un contexte supposément plus sécuritaire, et en 2010, eux ?

    Gageons que le ministre de l'Environnement, apparemment plus intéressé par les éventuels emplois que de la sécurité environnementale, et qu'importe cette fillière des énergies fossiles et le leadership du Québec en matière d'énergies non susceptibles d'accroître le réchauffement climatique (on parle ici de méthane qui plus est !!!!).... gageons, dis-je, que Pierre ne sera pas trop embêté à « PUISQU'IL FAUT SE LEVER » demain matin, par son frère, Paul Arcand !

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