Lettres - L'affaire Bellemare-Charest est un secret de Polichinelle
D'emblée, il faut le dire, cette affaire-là ne révèle que d'une chose: un secret de Polichinelle! L'argent est le nerf de la guerre. Quoi? Vous l'ignoriez? L'ascension jusqu'au pouvoir d'un parti politique est tributaire de son financement par un certain nombre de personnages clés: organisateurs et collecteurs de fonds. Qu'il y ait par la suite, pour tous les amis du régime en place, de fréquents retours d'ascenseurs n'étonne que les benêts et les jobards.
D'ailleurs, la cooptation est une pratique répandue dans tous les domaines, dans tous les secteurs d'activité; on peut appeler ça du favoritisme ou du népotisme, mais c'est la réalité: tout le monde connaît quelqu'un qui, pour un emploi ou une promotion, s'est déjà fait pistonner, parrainer ou recommander. Ensuite, il me semble que cette affaire, la nomination de trois juges ayant peu ou prou des accointances avec des membres influents du Parti libéral, n'est qu'une pacotille, qu'un brimborion de scandale.
Jouer aux vierges effarouchées en invoquant l'éthique, la transparence, la probité et le respect de la séparation entre le judiciaire et l'exécutif, devant ce qui n'est au fond qu'une pure formalité, qu'un processus quasi normal, en tout cas coutumier, séculaire, habituel et courant, connu de tous, est digne du théâtre de boulevard. Celui par qui le scandale est arrivé, dit lui-même que les trois personnes nommées avaient les compétences et les aptitudes pour occuper ces fonctions, et qu'à ses yeux de néophyte, c'était peut-être irrégulier, mais certainement pas illégal: de plus, ni avant ni depuis leur nomination, ces trois personnes, inconnues du grand public, vivant presque dans l'anonymat total, n'ont été prises dans une malversation quelconque ou n'ont vu leurs noms être associés de près ou de loin avec quelques anicroches que ce soit dans leur vie privée ou dans l'exercice de leur fonction.
Finalement, cette commission Bastarache, mise sur pied par le premier ministre lui-même, m'apparaît être davantage une manoeuvre dilatoire pour éviter d'avoir à répondre, dans le forum approprié, des liens troubles et inavouables entre le financement du Parti libéral et certains entrepreneurs en construction, et, d'autre part, comme une tentative d'intimidation faite à tous ceux cette fois qui pourraient être tentés de divulguer des preuves accablantes de ces mêmes liens ou plus largement de la corruption institutionnalisée dans le milieu de la construction comme de l'apparence de concussion régnant au sein du gouvernement libéral de Jean Charest.
***
Denis Christian Morin - Lavaltrie, le 26 août 2010
D'ailleurs, la cooptation est une pratique répandue dans tous les domaines, dans tous les secteurs d'activité; on peut appeler ça du favoritisme ou du népotisme, mais c'est la réalité: tout le monde connaît quelqu'un qui, pour un emploi ou une promotion, s'est déjà fait pistonner, parrainer ou recommander. Ensuite, il me semble que cette affaire, la nomination de trois juges ayant peu ou prou des accointances avec des membres influents du Parti libéral, n'est qu'une pacotille, qu'un brimborion de scandale.
Jouer aux vierges effarouchées en invoquant l'éthique, la transparence, la probité et le respect de la séparation entre le judiciaire et l'exécutif, devant ce qui n'est au fond qu'une pure formalité, qu'un processus quasi normal, en tout cas coutumier, séculaire, habituel et courant, connu de tous, est digne du théâtre de boulevard. Celui par qui le scandale est arrivé, dit lui-même que les trois personnes nommées avaient les compétences et les aptitudes pour occuper ces fonctions, et qu'à ses yeux de néophyte, c'était peut-être irrégulier, mais certainement pas illégal: de plus, ni avant ni depuis leur nomination, ces trois personnes, inconnues du grand public, vivant presque dans l'anonymat total, n'ont été prises dans une malversation quelconque ou n'ont vu leurs noms être associés de près ou de loin avec quelques anicroches que ce soit dans leur vie privée ou dans l'exercice de leur fonction.
Finalement, cette commission Bastarache, mise sur pied par le premier ministre lui-même, m'apparaît être davantage une manoeuvre dilatoire pour éviter d'avoir à répondre, dans le forum approprié, des liens troubles et inavouables entre le financement du Parti libéral et certains entrepreneurs en construction, et, d'autre part, comme une tentative d'intimidation faite à tous ceux cette fois qui pourraient être tentés de divulguer des preuves accablantes de ces mêmes liens ou plus largement de la corruption institutionnalisée dans le milieu de la construction comme de l'apparence de concussion régnant au sein du gouvernement libéral de Jean Charest.
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Denis Christian Morin - Lavaltrie, le 26 août 2010
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