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La mort lente de Jean Charest

Gil Courtemanche   28 août 2010  Québec
Quand les travaux de la commission Gomery se sont ouverts, une bonne partie des allégations de corruption, de fausses factures et de ristournes pour le Parti libéral du Canada était connue du grand public. Le Globe and Mail en faisait état depuis des mois et le Bloc québécois martelait le clou des commandites lors de chaque période des questions à Ottawa. Une odeur de pourriture et de déliquescence flottait autour du Parti libéral.

Les audiences servirent à détailler et préciser ce qu'on connaissait en gros ou imaginait. Les précisions révélées lors des témoignages venaient confirmer une certitude qu'on entretenait plus ou moins consciemment. Bien qu'il fût établi que le système était mené et alimenté par quelques hommes, tous Québécois, c'est l'ensemble du Parti libéral qui fut associé à la culpabilité locale. Bien que Paul Martin ne fut jamais mis en cause, ni de près ni de loin, il en paya le prix tout comme son parti lors des élections suivantes. L'image de corruption fut plus influente que le bilan d'un gouvernement qui, somme toute, était plutôt positif et rassurant si on le comparaissait à l'incertitude et l'inexpérience incarnées par les troupes de Stephen Harper. Le Canada devait se purifier. Cela nous donna le triste gouvernement que nous avons depuis.

Il en va de même avec les travaux de la commission Bastarache. Nous n'avons rien appris de neuf lors des deux journées occupées par le témoignage de Marc Bellemare, sinon quelques petits détails ou des précisions. L'ensemble des accusations de l'ancien ministre de la Justice était de notoriété publique et venait confirmer dans les esprits une conviction solidement ancrée: ce gouvernement, de la tête aux pieds, grenouille dans le trafic d'influence, le copinage malsain. Le procès était en quelque sorte déjà entendu, mais la solennité et le sérieux d'une audience à caractère juridique confèrent aux accusations un poids et une portée bien plus lourds que des articles de journaux ou les questions de l'opposition officielle. Si les entrevues dans les médias et les gesticulations de l'opposition font partie de la joute politique, les travaux d'une commission d'enquête tiennent du rituel et elles magnifient les accusations, qui deviennent solennelles.

Les Québécois ne tenaient pas en odeur de sainteté Jean Charest avant le début du témoignage de Marc Bellemare, mais sans même qu'il ait été entendu, le verdict de sa mort lente était annoncé dans les sondages: les deux tiers des Québécois réclament sa démission. Seulement 13 % lui accordent crédit quand il nie tout, alors que 70 % croient en la parole de Marc Bellemare. Le verdict est sans appel.

Ce jugement accablant repose finalement sur la seule crédibilité des deux personnes concernées. La crédibilité et l'image.

***

Dans ce jeu mystérieux des perceptions et des impressions, les convictions se forgent de manière complexe, mais toujours elles se greffent à un ensemble de faits épars. De Jean Charest, on sait beaucoup; de Marc Bellemare, bien peu.

On sait que le premier ministre est un politicien professionnel qui ne s'est jamais préoccupé outre mesure de principes et d'engagement profond, sinon celui de durer le plus longtemps possible. On sait, même quand il a les deux mains sur le volant, qu'il est incapable de conduire en ligne droite et que, navigateur astucieux, il est plus porté sur la lecture des vents et des courants que sur le souci de développer des politiques animées par une vision globale.

On pourrait dire que c'est un caboteur de la politique, changeant de destination et d'objectif pour le bien de sa carrière. On sait que la vérité est le dernier de ses soucis, qu'il peut changer de parti sans état d'âme; c'est un homme qui n'a de fidélité en politique que pour lui-même.

De Marc Bellemare, on sait bien peu. Mais ce qui transparaît en premier, c'est qu'il n'est pas un politicien professionnel et qu'il s'est embarqué dans cette galère pour faire avancer quelques causes qui lui tenaient à coeur, dont, en particulier, ce qu'il considère comme l'iniquité du régime d'indemnisation sans égard à la faute (no fault). Il semble être un homme modeste, réservé, simple, qui n'est pas mû par l'ambition personnelle. Il s'exprime sur un ton posé et toujours de manière modérée.

Comment un tel homme pourrait-il être secrètement un individu méchant prêt à mentir pour assouvir une vengeance personnelle? Alors qu'on est prêt à croire le pire de Jean Charest, il est impossible d'imaginer Marc Bellemare en personne malhonnête. Certes, on peut lui reprocher une grande naïveté, mais dans cet univers de cyniques où il évoluait, cela peut pour plusieurs paraître une qualité plutôt qu'un défaut.

On peut s'interroger sur ses multiples tergiversations à propos du lieu où il devrait témoigner, mais on lui donne le bénéfice du doute: il craignait, à juste raison dira-t-on, que les dés ne soient pipés.

Voilà donc que nous devons choisir entre la parole d'un homme en apparence digne et celle d'un homme dont on ne connaît que l'opportunisme politique.

Les dés sont pipés, oui, mais ils le sont contre Jean Charest et par Jean Charest lui-même. Il a creusé sa propre tombe, celle de la crédibilité, de la confiance et du respect. Dépourvu de ce capital d'estime, même celui qui dit la vérité passe pour un menteur aux yeux de l'opinion publique.
 
 
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  • Nasboum
    Abonné
    samedi 28 août 2010 07h13
    opportuniste
    C'est vrai que Charest est un opportuniste de la politique et que Bellemare semble s'être trompé de vocation mais le problème est autre part. Comme Harper au Fédéral et bien d'autres politiciens, Charest a bien compris que l'important est de durer et quand crise il y a, il faut juste essayer de passer à travers car la population, à terme, oubliera. Qui s'en souviendra de la Commission dans deux ans, quand les choses auront repris du mieux et qu'il aura engager des Parisella pour mieux gérer son PR? Je n'en veux pas aux politiciens d'être ce qu'ils sont. J'en veux plutôt à mes concitoyens d'avoir la mémoire courte.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 07h25
    La crédibilité et la confiance , les deux mots clé ......
    Lorsqu'il n'y a plus personne pour croire Jean Charest , il est manifeste que les expériences passées et tous ses mensonges ont gravé graduellement dans la mémoire des contribuables une marque indélébile ... L'accumulation de mensonges et de fausses promesses a atteint le point de non-retour et c'est a ce moment que le ressort casse et que les électeurs détestent et ne font plus aucune confiance ....
    L'astuce , les mensonges et les magouilles ne durent qu'un temps et conduit comme c'est le cas présentement a une dégénérescence du PLQ et de ses politiques . Monsieur Courtemanche a raison de parler d'une mort lente et cette mort sera inévitable quel qu'en soit le chef car Jean Charest aura marqué ce parti que par un opportunisme sans scrupules ..... Tous les ministres , députés , membres des cabinets et mêmes les membres du PLQ ont une part de responsabilité car ils l'ont laissé faire conciemment si cela servait a se faire élire ........

  • François Laflamme
    Abonné
    samedi 28 août 2010 07h48
    Réputation
    Jean Charest a commencé à se faire une (mauvaise) réputation dès l'élection de 2003 où il affirmait qu'il réduirait les impôts avec les 100 millions (je ne suis plus certain du montant) qui dormaient dans les coffres du gouvernement. Comment pouvait-il croire qu'il y aurait un tel montant qui n'aurait pas été dépensé par le gouvernement péquiste pour tenter d'acheter des votes...

    Je n'y ai pas cru et je reste persuadé que Jean Charest n'est pas assez naïf pour y croire non plus.

    Il a commencé à creuser sa tombe dès 2003, il est plus que temps que la population réalise qui il est.

    François Laflamme

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 07h53
    Le mercenaire
    Mandaté par les pouvoirs occultes et l'argent sale des voleurs de référendum. Sa ligne de vie politique, le mercenaire Charest ne la tient pas plus de l'État du Québec que du PLQ qui ne sert que de véhicule de commodité aux pires ennemis du Québec français. La décision de recycler le mercenaire vers d'autres basses oeuvres viendra des mêmes officines étrangères qui l'ont imposé au Québec.

    L'histoire nous enseigne que la doctrine de collaboration énoncée par Durham exige des héritiers de George-Etienne Cartier de concentrer la plus maléfique des intelligences du mal contre le Québec françaises. Aujourd'hui, les Bastarache, Charest, Chrétien et autres collabos portent le même mandat québécophobe.

    Il ne faudra pas se laisser bobiner dans les analyses réductrices des jours prochains. Les semaines à venir porteront sur le petit écran le visage le plus hideux de la collaboration canadienne française au Québec mandaté de l'étranger pour garder le Québec à sa place dans le Dominion. Depuis la conquête, les mercenaires passent et la « Province of Quebec » est toujours là où la veulent les maîtres mandataires néocolonialistes.

  • Marc L
    Abonné
    samedi 28 août 2010 08h33
    Une odeur pestilentielle
    Jean Charest et Marc Bellemare nous ont donné tout un spectacle cette semaine. Ce qui m'a particulièrement surpris, c'est le fait que dans plusieurs situations, les libéraux ne mettent pas en doute les rencontres, les dates, mais ergote sur l'interprétation des propos des protagonistes. Voici une citation de l'article qui m'a le plus choqué :
    (Source Le Devoir, l'article du 28 août de Antoine Bobitaille Procès des Hell's 2003 - Charest aurait-il menti ?

    « ...Denis Roy, était intervenu auprès de lui dans cette affaire. Le lendemain, Denis Roy, aujourd'hui président de la Commission des services juridiques, a admis en conférence de presse qu'il l'avait rencontré pour lui indiquer la marche à suivre, tout en niant qu'il s'agissait d'une ingérence...  »

    On tergiverse sur les intentions des personnes en cause dans ces histoires (Franco Fava, Denis Roy, Marc Bellemare et Jean Charest lui-même...), mais ce qui est le plus étonnant, c'est la quantité d'histoires nébuleuses qui entourent ces personnages. À combien de reprises n'avons-nous pas entendu dire par Jean Charest que tel ministre dont parle l'opposition est honnête et intègre... c'est une campagne de « salissage »..., pour entendre quelques jours plus tard que le ministre en question donnait sa démission...

    Il existe un principe de raisonnement appelé « le rasoir d'Ockham ». Ce principe a été intégré dans nos vies de tous les jours et on le retrouve intégré dans l'aphorisme suivant :

    « L'explication la plus simple est toujours la meilleure »

    Quelle est cette explication ? L'organisation libérale trempe dans des histoires de népotisme et de corruption.

    Comment se sortir de de bourbier ? En ajournant les travaux de la commission Bastarache, au mandat trop étroit et en créant la commission d'enquête publique que presque tout le monde réclame, touchant le financement des partis politiques et ses liens avec l'industrie de la construction.

  • bernard bujold
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 08h47
    Le temps de quitter la table...
    Jean Charest a commis l'erreur de s'accrocher trop longtemps à son poste de Premier ministre.
    Le vieil adage sportif qui veut que l'athlète quitte au sommet de sa gloire pour s'assurer ainsi une image de champion dans le souvenir de ses fans s'applique à Charest. Il aurait dû quitter il y a un an déjà!
    La chanson de Charles Aznavour s'applique encore mieux à Jean Charest: "Il faut savoir quitter la table..."
    Bernard Bujold -
    Voir interprétation de la chanson:
    http://www.youtube.com/watch?v=vLbxek5IbB0

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 08h58
    L'absence d'ambition chez Bellemare ?
    Loin de moi l'idée d'être en désaccord avec l,ensemble de cet article. Charest doit partir c'est clair. Mais M.Courtemanche a manqué une partie importante de la «carrière» de l'homme public, Marc Bellemare. Et c'est lors de l'élection municipale à Québec. Ce dernier a eu des ambitions personnelles manifeste et refusait de façon permanente à dévoiler ses sources de financement pour la campagne. Comme ex-journaliste à Québec, il y avait des odeurs de «duplessisme» qui flottait dans son entourage.

  • alen
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 09h03
    Bien pris qui voulait prendre
    Je ne pleurerai certainement pas sur son sort, après qu'il ait couru après pour sauver son image.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 09h06
    Cette chronique de Courtemanche...
    ...constitue un autre clou dans le cercueil d'un PM discrédité à tout jamais. Avis à ses courtisans.

  • 54lili
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 09h07
    charest : petit homme politique
    En effet, la population a déjà signée le livre du décès politique de Jean Charest.
    L'ambition démesurée et l'amour du pouvoir l'ont amené à faire fi de l'éthique et quelques vautours du parti libéral ont su en profiter.
    Peut-on dire de cet homme qu'il possède un idéal, je ne crois pas,
    vouloir le bien de tous, et non seulement celui des gens d'affaires, des financiers, loin de faire de lui un grand politicien, en a fait un homme de paille et les requins ont bien su l'exploiter.
    Peu importe, ce que le contre-interrogatoire de Me Bellemare apportera, l'opinion de la population ne bougera pas ou à peine.

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 28 août 2010 09h44
    D'accord mais le commentaire s'applique à toute la classe politique
    Je suis bien d'accord avec l'ensemble du commentaire de M. Courtemanche mais j'ajouterais qu'elle s'applique à toute la classe politique: libérale comme péquiste et autres. Seul le copinage et les intérêts changent. Aie on a au Fédéral un parti qui ne devait être là que pour une élection et son chef vient de fêter ses 10 ans de vie politiques à Ottawa!!!

    Pour les libéraux c'est le secteur financier au détriment de la population et le PQ le copinage avec les dirigeants syndicaux au détriment de la masse.

    De toute manière je suis et resterai probablement de l'avis que le Québec et très mal dirigé depuis la révolution tranquille sinon comment expliquer la dette et la marge de manoeuvre nulle que nous laisserons à nos enfants.

    Moi je suis un désabusé de la classe politique et je me déplace à chaque élection pour annuler mon vote tellement je trouve nos politiciens fort peu crédibles. Et si tous ceux qui pensent comme moi le faisait je serais fort curieux de voir des commentaires après une élection telle que: 30% des citoyens se sont déplacés pour sciemment annuler leur vote!

    C'est mon opinion

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 10h20
    43 % des citoyens...
    ...ne se sont pas déplacés pour aller voter en 2008. Pourquoi ces gens ne sont pas allés annuler leur vote ? Parce que ces annulations ne sont jamais comptabilisées et révélées le soir des élections. Donc, vaut mieux s'abstenir, pensent probablement les gens désabusés de la politique.

    Je pense par ailleurs que le Québec a été très bien dirigé lors du premier gouvernement Lévesque. Certainement le meilleur gouvernement de l'histoire avec les Lévesque, Parizeau, Burns, Jacques-Yvan Morin, Claude Morin, Camille Laurin, Pierre Marois, Payette, etc.

  • Denis Miron
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 10h21
    Requiem pour Charest, le P.L.Q. et l'option fédéraliste
    Votre portrait de la situation est tout à fait juste.L’ image que vous dégagez de ces 2 personnages correspond à la qualité HD. Jean Charest entraîne avec lui son parti et l’option fédéraliste.Les libéraux ont du plomb dans les 2 ailes, à Ottawa comme à Québec. Le fédéralisme est dans un état lamentable. Force est de constater que cette option ne peut survivre que par la magouille.Ses défenseurs n’ont plus aucune crédibilité au Québec.
    Concernant Paul Martin , nous avions-là un premier ministre dont le siège social de sa compagnie de bateau, Canada Steamship Line résidait dans les paradis fiascaux.

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h40
    On connaît déjà les conclusions de la Commission Bastarache
    Je pense que je pourrais vous donner déjà les conclusions de la Commission Bastarache et les principaux commentaires qu'elles susciteraint.

    Conclusions:

    1-Tout le monde reconnaît que dans la vie de tous les jours, autant dans le milieu politique que dans le monde des relations de travail, il se fait des représentations par toute une variété de groupes et d'individus pour une variété de raisons. Ces contacts, ces représentations, ces pressions sont inévitables. Elles sont même normales. D'ailleurts, pour une certaine catégorie de démarches, les gouvernement établissent des liste de "lobbyistes". La plupart des individus réussissent à traiter correctement ce genre de démarches.

    2- La questions qui a été soulevée devant la Commission était de savoir si des situations se présentaient où il n'était plus possible de traiter correctement ce genre de démarches.

    3- M. Bellemare a prétendu que oui, il ne lui était pas possible de traiter correctement certaines démarches. Et M. Charest a prétendu que non, et qu'il était possible de traiter correctement ce genre de démarches.

    4- Faute de preuve, la Commission a conclu que certaines démarches peuvent aboutir à des résultats espérés et d'autre pas.


    5- La Commission fait, plus loin, quelques recommandation sur la façon d'améliorer le processus de nomination des juges.


    Les journalistes et chroniqueurs ont soutenu que nous savions déjà tout celà et que la seule question qui reste à éclaircir est celle qui concerne la nature de l'obligation que ressentait M. Bellemare de nommer les candidats qu'il a nommé.

  • Ciceron Derome
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h50
    Mort lente? Rigueur ou opportunisme?
    Monsieur Courtemanche dépeint monsieur Charest à partir des sondages dont le "momentum" a été soigneusement choisi à partir des moments forts de destruction d'image, à partir notamment d'allégués en grande partie sous la protection de l'immunité parlementaire. Il dépeint aussi un monsieur Bellemare sur le point d'être cannonisé, à partir de ces mêmes sondages. Tout de même curieux cette façon de faire. On a l'impression d'un article sérieux alors qu'il sent la magouille partisanne. La rigueur n'est pas à la hauteur du style ou c'est de la rigueur de propagande.

    Cela fouette cependant les ardeurs partisannes de Carrier qui, dans un texte exalté, un style qui colle de plus en plus à une formation politique, pense que plus personne ne croit monsieur Charest et que donc tout le monde croit Bellemare. Cette étonnante puérilité et partisannerie d'OTJ transparait dans cette déclaration surprenante "d'opportunisme sans scrupules" à propos du gouvernement alors que c'est exactement son style, un opportunisme sans scrupules.

  • Ciceron Derome
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h52
    sondages organisés?
    Au fond, le caractère contradictoire de la chose politique ne verse plus dans l'argumentaire dont l'objectif ultime est un mieux-vivre ensemble mais dans les attaques personnelles, les destructions d'images accolées à des sondages organisés... Tiens, pourquoi pas une Commission sur les "fraudes" possibles et "l'opportunisme" partisan au niveau de certains sondages, sachant que ceux-ci influencent beaucoup les opinions et non l'inverse. Peut-on penser que, parfois, dans un momentum bien organisé, ces sondages reflètent un "instantané" connu à l'avance parce que préparé?
    Comment se fait-il qu'on ne discute presque pas des relations entre Bellemare et Fava lors de la candidature de ce dernier aux élections municipales, relations qu'il nie, beau mensonge alors que plusieurs ont été témoins de ces rencontres dont l'objectif était le financement de sa campagne. Curieux n'est-ce pas? Veut-on protéger une "crédibilité" qui s'avère payante politiquement? Rien n'est tout à fait blanc ou noir dans la vie, je pense, mais nous marteler tous azimuts l'image du foulard blanc, de la crédibilié indéfectible et de l'aspect messianique d'un parti est, en soi, de la magouille politique.

  • François Giguère
    Abonné
    samedi 28 août 2010 11h05
    Les deux mentent mais Jean ©harest le fait avec plus d'aplomb
    Monsieur Courtemanche n'êtes-vous pas vous-même un peu ingénu devant ce que vous avez l'air de considérer comme la candeur de Marc Bellemare. Je n'ai pas la même émotion que vous devant sa pseudo-pureté de premier communiant. Si les blessures de sa conscience éthique le faisaient tant souffrir depuis que , pauvre victime, il avait été contraint, sous la dictée de Jean Charest, de poser des gestes allant à l'encontre de sa moralité, on doit se demander pourquoi il a attendu aussi longtemps avant de passer au confessionnal de l'opinion publique et de lâcher le morceau.

    Le regardant un peu aller au fil des avatars de son cheminement politique, je ne lui donnerais, pas plus qu'à Jean Charest, le bon Ðieu sans confession. La principale différence est qu'il est apparemment moins roublard et habile que le P.M. Dans cette affaire mon opinion est que les deux mentent, mais Jean Charest a plus de chance de sortir gagnant à la fin parce qu'il ment avec plus de naturel, plus d'aplomb et de façon mieux organisée, ce qui paradoxalement lui confère une plus grande crédibilité. Quant à la mort lente de Jean Charest, on repassera. Ça fait depuis 2003 et deux élections successives depuis lors que je lis des chroniques de sa mort annoncée parce que "nous n'avons pas voté pour ça"

    Enfin, Il semble cependant évident que Bellemare a gagné une première manche. Il paraît être arrivé quelque chose que Charest n'avait pas prévu. Cependant quand j'essaie d'anticiper la fin de la joute je vois davantage un scénario final où Bellamare se retrouve roulé dans la farine dans un poêlon qu'une sortie de scène du cadavre politique de Jean Chartest dans un cerceuil

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 11h09
    Belle démonstration de patin .......
    Tout indique que le système de nominations des juges avait très bien fonctionné jusqu'a l'élection de Jean Charest , que personne s'en plaingnait , que les pressions étaient bien gérées par le ministre de la justice , que le premier ministre n'y était en rien impliqué et surtout que les collecteurs de fonds ne jouaient aucun rôle .... Les conclusions de monsieur Paquet sont prématurées , cousues de fil blanc et incolores ......

    Les chances du juge Bastarache pour que ses conclusions soient avalisées par les électeurs-contribuables sont minimes a moins qu'il nous surprennent avec beaucoup de viande sur l'os ....Entre temps d'autres surprises comme celles de Denis Roy qui avoue avoir rencontrer Bellemare pour lui faire des recommendations en contradiction avec son chef risquent de se multiplier ........Quel spectacle !

  • Yves Corbeil
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 11h12
    Une mort lente oui!!!
    Comme le dit si bien M.Courtemanche dans cette chronique, la mort sera lente et bien senti par la population. Nous assisterons au derniere bassesse publique de ce "one man show".

    Je n'ai jamais vote pour ce personnage et ne l'aurais jamais fait, sa condescendance me repugnait au plus au point, sa face angelique, sa verve mielleuse et opportuniste me rendait malade. Aujourd'hui je jouis de sa situation et ses repliques vides a venir seront tout aussi savourable pour le detester encore un peu plus comme si s'est encore possible.

    Charest, tu peux compte sur moi pour les obseques, je serai toute la pour m'assure qu'on t'entere pour de bon au Quebec, tu auras tout le loisir de retourne a Ottawa d'ou tu viens mais ta carriere Quebecoise est belle et bien terminer. Les mains sur le volant, la location arrive a terme, non renouvelable et cela est aussi valable pour certain de tes "petits, petites" soldats.

    Ouf....quel heritage vide de contenue tu nous laisse de ton passage chez nous.

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 28 août 2010 11h18
    À Marc Tremblay
    En passant le commentaire de M. Paquet est fort juste.

    D'accord avec vous (M. Tremblay) le gouvernement Lévesque a été bien mais cela ne représente que 9 ans sur 50 depuis 1960, soit 20%. Même avec la réforme scolaire je ne crois pas que ce soit la note de passage requise. Je n'ai pas écrit mon commentaire avec plaisir, c'est simplement que je suis tout simplement désabusé de la politique. Les jeunes d'aujourd'hui n'y ont aucune place. Pensez-y 2 secondes Jean Charest et Pauline Marois: tous les deux ont été éduqués avec la vision du monde, du Canada et du Québec des années 50 et nous sommes maintenant en 2010. Toute la planète est en mutation, l'Amérique du Nord perd tranquillement son haut du pavé international ce qui aura pour conséquence une perte de notre niveau de vie car aux dernières nouvelles le Québec est situé en Amérique du Nord pas en Asie ou en Europe, et pourtant dans de nombreux commentaires on s'en réjouit!. On tergiverse avec des compteurs d'eau, la réparation d'un toit de stade, l'échangeur Turcot, savoir si nos politiciens sont encoquinés avec des gens d'affaires ou autres. Sapristi pas besoin d'une commission d'enquête pour le savoir. Pendant tout ce temps les emplois quittent, les élèves en apprennent moins mais il ne faut surtout pas leur dire de travailler un peu plus et que peut-être ils apprendraient plus. C'est vrai que l'économie c'est tellement peu valorisant que l'on en parle presque jamais. La chef du PQ reste absente du débat depuis 1 mois ce qui soulève de la suspicion chez plusieurs citoyens.

    En passant dans mon précédent commentaire ce n'est pas 10 mais les 20 ans de Gilles Duceppe à Ottawa que l'on fêtait.


    On nous promet le bonheur sans effort et s'il y a une chose que la vie m'a apprise c'est que, comme disait Claude Ruel, il n'y en aura pas de facile!

    C'est mon opinion.

  • Pataflore
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 11h27
    Au début, il n'y avait pas de commencement
    Au début, il n'y avait pas de commencement, prétends-je, et à la fin il n'y a pas de bout. Ça donne du lousse.

    J'en ai perdu des bouts, cet été, en spéculant entre ces deux pôles et je pensais naïvement qu'on l'avait dégommé depuis longtemps de son siège de chauffeur aux deux mains etc. ce grand magicien de l'entourloupette.

    Gages-tu cent piasses, ma pitoune, qu'il déclenche des élections demain, ti-Jean, et qu'il les gagne? Ses 13% sont plus puissants que toute la population du Québec.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    samedi 28 août 2010 11h46
    ROI SOLEIL OU SEUGNEUR CHAREST QUI PARLE À SES SUJETS...
    Je ne sais pas si je suis la seule à avoir entendu les derniers propos de Jean Charest mais je trouve que les journalistes passent cette intervention sous silence. " je me réserve le droit de parler " même si le commissaire Bastarach, « que j'ai nommé en passant », demande à tous les participants de se taire. Seul un SEIGNEUR ou un ROI ou un EMPEREUR peut se permettre des choses plus que ses sujets. C'est exactement les propos de Charest. Si après cela, il y a quelqu'un au Québec est assez fou pour le suivre, désolé, on a ce que l'on mérite.

    Pensez-y: " JE ME RÉSERVE LE DROIT" Seulement lui, le chef, un petit Duplessis!!!! Et dire qu'aucun analyste n'ose accrocher à cette formulation. Je vais dire à nos analystes politiques et nos journalistes parlementaires, la même chose que nous dises une certaine secte: " RÉVEILLEZ-VOUS".

    Quant à Bastarach, il est en train de perdre sa crédibilité. Tant pis pour lui, il voulait faire un coup d’argent. Tout le monde parle en dehors de la commission. Comme il n’a pas réprimandé ouvertement Charest, il ne peut pas le faire avec les Lalande et autres. N’oubliez pas que, lorsque Bellemare aura fini son témoignage, il ne se gênera pas pour attaquer la Commission. De plus, j’espère que les oppositions vont le lui rappeler à l’assemblée nationale et là, il ne pourra pas leur dire : « Attendez mon passage à la commission ». HIHI , ce qu’il disait auparavant avec Jacques Dupuis.
    Que va pouvoir dire BASTARACH ? Rien

    Toute une commission

  • Roger Kemp
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 12h36
    Quand on joue à la politique
    Comme dans la série BUNKER la politique est devenu un jeu. C'est qui marquerait le plus de points dans l'opinion publique. Tant et aussi longtemps que nous ne traiterons pas la politique comme une profession de gestionnaire des biens publiques, nous aurons toujours des JOKER à la Charest qui n'auront pour but que de SCORER des points dans l'opinion publique, c'est bon pour l'image, les votes et la campagne de financement. Il l'a fait en 2003 avec son "NOUS SOMMES PRÊTS" en nous promettant le règlement du problème d'engorgement des urgences dans les 24 heures suivant sont élection... Nous l'avons cru. Il l'a refait en 2008 avec son "Donnez-moi les deux mains sur le volant" pour affronter la crise économique disait-il... Nous l'avons encore cru. Oui, comme dit précédemment, les québécoises et les québécois ont la mémoire courte. La politique ne devrait pas être un jeu.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 14h44
    Mort lente
    Et pénible après tous les coups sournois qu' il a servi à ses adversaires politiques.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 14h42
    L'approche Libérale
    Avez-vous remarqué le spin actuel déclamé par nos Libéraux? Une conspiration des sondages! Les méchants sondeurs conspirent pour faire mal paraître Jean Charest!
    C'est significatif de toute l'approche Libérale de déni, comme Christine St-Pierre qui va affirmer aux jeunes (et influençables) Libéraux que le Journal de Montréal est Souverainiste. Comme si c'était possible, avec Brian Mulroney sur le conseil d'administration de Québécor!
    En fait, la seule façon qui reste de garder sa dignité et demeurer Libéral, c'est cette fabulation: seul contre tous, avec une ferveur qui rappelle celle d'une secte. Ce sont les journalistes qui conspirent, les anciens ministres qui conspirent, les sondeurs qui conspirent, les Québécois qui conspirent... Et de se voir comme le dernier rempart contre toutes sortes de choses effrayantes.
    Je note aussi que The Gazette a coupé les discussions sur le sujet de Bastarache "pour des raisons légales". Une farce! Le seul électorat qui est absolument fidèle au PLQ demeure l'électorat anglophone. En coupant délibérément les échanges d'opinions entre citoyens, The Gazette coupe son lectorat de propos qui seraient contraire à sa ligne éditoriale.
    Ça trahit aussi une certaine panique. Le PLQ est sur le respirateur artificiel. Il ne fonctionne qu'avec le déni, la désinformation et le mensonge. C'est par leur stupéfiante habileté à les propager qu'il bénéficie encore d'un certain appui de l'électorat.

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 28 août 2010 15h25
    Le monde des naïfs...
    Au moment ou la commission Bastarache se mettait en marche, je ne pensais pas me retrouver dans le monde des naïfs.

    Voyex plutôt.

    1- Me Marc Bellemare qui dit lui-même qu'il était naïf, en acceptant le poste de ministre. Il ne s'intéressait pas à la nomination des juges. Et il ne croyait pas être un jour l'objet de démarches plus ou moins pressangtes.

    2- Me Michel Bastarache qui, s'il ne l'avoue pas, doit certainement ressentir qu'il a été un peu naïf en pensant que les citoyens et les journalistes, habitués aux débats houleux, ne tireraient pas de conclusions hâtives et même définitives dès les premières heures d'un enquête qui doit durer trois mois. Il a été également naïf de penser qu'u npremeir ministre, ou un quelconque citoyen, ne réagirait pas immédiatement, face à de graves accusations contre lui, alors que l'occasion pour lui d'y répondre formellement ne se présentera que dans trois semaines.

    3 Et moi-même, j'ai été naïf de croire que l'Opposition officielle ne se servirait pas de chaque phrase prononcées devant cette Commission pour taper sur le gouvernement, n'ayant rien à suggérer aux Québécois sur le plan politique, par absence prolongé de programme, et misant sur des sondages éclairs et approximatifs qui lui feraient miroiter une victoire pas défaut contre le Parti au pouvoir. Bien sûr, les péquistes sont impatients.Mais on ne sait pas très bien sur quoi porte leur impatience. Le désir d'un prochain programme intéressant, le choix d'un nouveau Chef, ou la date d'un prochain référendum.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 15h22
    Tout le monde nous persécute ........
    Selon monsieur Ciceron , tout le monde persécute ce pauvre Jean Charest et son gouvernement et les sondages sont organisés !!!! Versons quelques larmes car même si un sondage serait effectué par André Pratte et Paul Desmarais , monsieur Cicéro ne le croirait pas s'il ne va pas dans le sens de ses convictions profondes .... Les sondages sont multiples et de sources différentes et sont corroborés lorsque l'on veuille bien aller jaser avec la population et sortir du cercle d'amis partisans et peu objectif ..... Cela vous donne rien de m'attaquer personnelement car cela démontre la pauvreté de vos arguments et votre colère démontre que mes commentaires vous font mal ....

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    samedi 28 août 2010 15h49
    @ Marc Tremblay : 43 % des citoyens
    Je ne sais pas si cette explication pourrait s'appliquer à tous ceux qui ne sont pas allés voter mais en voici une piste est plausible pour une partie du 43%. Je suis piéton, j'utilise le transport commun et, comme beaucoup à Montréal, je ne possède pas d'automobile.

    Le jour du 8 décembre 2008 il gelait à pierre fendre et les trottoirs de Montréal étaient glacés. Je suis allée voter dans un CEGEP situé à une bonne distance des arrêts d'autobus, à mi-chemin entre le métro et de mon domicile. Après avoir voté, j'ai dû marcher jusque chez-moi car la circulation automobile était complètement bloquée, les autobus ne passaient pas comme à chaque élection provinciale (municipale et fédérale c'est ailleurs). La distance marchée, environ 1 mille sur des trottoirs glacés et le CO2 en prime.

    J'ai dû ce jour-là, pour pouvoir aller voter, porter mon Kanuk long à capuchon avec fourrure et mes bottes Pajar (ces vêtements sont tellement chauds que je ne les porte presque jamais). Pour quiconque, piéton comme moi, ne possédant pas de vêtements nordiques, aller voter tenait de l'exploit.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 16h21
    @ Micheline Gagnon
    Charest a déclenché des élections en 2007 et il a recommencé en 2008. De quoi écoeurer les électeurs. Il est vrai que le 8 décembre, il faisait pas beau.

    Pour ma part, je vote toujours de façon anticipée afin d'éviter les files d'attente; j'ai appelé la permanence du PQ et ai demandé un transport. Ils sont venus me chercher, m'ont attendu et m'ont ramené chez moi. C'est bien que les partis bien organisés offrent ce service.

  • 54lili
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 17h44
    @Micheline Gagnon
    En effet, c'était une journée glaciale, je m'en souviens bien car je travaillais dans un bureau de vote. Mon auto n'a même pas démarrée et j'y suis allée à pied, comme vous, à 6 coins de rue de distance.
    Dans une école, où durant toute la journée, on a gardé nos manteaux et nos bottes, tellement il y faisait froid..
    Pas question non plus de sortir, ce qui est normal, pour aller chercher du café, on n'avait pas pensé à apporter une cafetière pour les gens qui allaient passé 10 heures dans ce froid.
    Quel bon timing pour Charest, l'avait-on informé de la météo du
    8 décembre (même si ce n'est pas tjrs fiable)
    Quand on a annoncé qu'il avait gagné et de façon majoritaire, j'en ai pas cru mes oreilles.

    Mais là bientôt, on va pouvoir s'en débarasser et l'enterrer ailleurs qu'au Québec, il ne mérite pas d'être recouvert de notre terre.
    Je songe de plus en plus à partir une pétition et la question sera :

    ""Peuple québécois allons en élections et débarassons-nous des libéraux au pc""
    et à ne pas oublier arrêt de tous les projets à coup de millions annoncés sans l'accord d'une majorité de la population suite à des débats.

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 28 août 2010 18h14
    Mais pas vous bien sûr!
    Je vous ai suivi pas à pas dans cette chronique où habituellement sauf erreur vous développez votre point de vue. Je trouvais que vous apportiez des éléments nouveaux por votre regard expérimenté et pénétrant. Je soupirais d'aise...avant de tomber sur la dernière phrase: "Dépourvu de ce capital d'estime, même celui qui dit la vérité passe pour un menteur aux yeux de l'opinion publique". Ah! bon. L'opinion publique, c'est bien commode quand on n'est pas fier de penser comme tout le monde.

  • Denis Thibault
    Abonné
    samedi 28 août 2010 19h12
    Audit alteram partem...
    En effet, les dés sont pipés, car si l'on en juge par les commentaires qui défilent ici, le capital de sympathie de Jean Charest est à son plus bas. Qu'il l'ait bien mérité ou pas, sa crédibilité est entachée d'une façon telle qu'on voit mal ce qui pourrait infléchir cette tendance.

    Or Jean Charest ne s'est pas présenté encore à cette commission et n'a pas été entendu, ni contre-interrogé. Bien qu'il se réserve le droit de rectifier la situation hors audience, ce qui, à mon avis, manifeste un signe de faiblesse, et un commentaire a tout à fait raison de souligner ce réflexe impérial, il n'a pas été entendu ni mis à mal dans le feu de l'action. Ni lui, ni les autres témoins requis dans cette affaire.

    Par ailleurs, je trouve que les travaux sont trop peu avancés pour qu'on se fasse une idée définitive sur la valeur du témoignage de Marc Bellemare. Il me semble que la presse a monté en neige un peu rapidement l'opposition de principe entre le premier ministre et son ancien collègue. À mon avis, la création de cette commission d'enquête devait servir à faire taire Bellemare, lui lançant le défi sous-jacent de savoir s'il aurait le culot de dénoncer le système qui avait servi à le faire élire. Il semblerait, au vu de son témoignage, qu'il n'a plus aucune ambition politique chez les libéraux et qu'il est prêt à déballer le morceau.

    Contrairement à plusieurs, je souhaite que Charest reste au pouvoir le plus longtemps possible! En effet, ce sera la seule façon de le voir s'enfoncer dans la médiocrité et d'espérer voir éclater au grand jour les scandales les plus révélateurs de la turpitude des libéraux et de tout ce qu'ils sont prêts à faire pour conserver le pouvoir. La valeur réelle du leadership de Charest et de tous ceux qui font tapisserie actuellement derrière lui n'en sera que plus manifeste.
    Ce qui pourrait avoir une vertu thérapeutique. Oui, je sais, je suis idéaliste!

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 28 août 2010 19h15
    Pourquoi cet empressement ?
    Alors que des sondages prématurés et des articles de journaux qui se veulent prophétiques sont publiés sur le départ de Jean Charest, je me demande simplement s'il ne serait pas plus opportun d'attendre la poursuite des travaux de la commission Bastarache avant de conclure dans un sens ou l'autre. Je comprends la hantiise des tenants d'une version de vouloir affirmer d'une façon péremptoire : "Je vous l'avais bien dit", mais prenons garde , des surprises peuvent poindre à l'horizon et être révélées dans la poursuite des témoignages et des débats. À suivre.

    Jacques lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Claude Kamps
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 19h19
    Charest a une drôle de façon de dire Merci
    A tout ceux qui on cru en lui lors de la non connaissance du déficit de la caisse....

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 20h22
    Que peut faire Charest le chef contre le repentir d'un ex collaborateur!
    Ce qu'on dira lundi dans le contre interrogatoire de M.Bellemare c'est que sa compétence de ministre s'est avérée problématique tout en sachant qu'en 2003, il était en période d'adaptation à la politique. On discutera certaines dates qu'il a mentionné surtout on tentera d'établir qu'il ne s'est intéressé qu'à ses projets de réforme, que la marche courante des affaires de son ministère le laissait froid, qu'il n'était pas pourvu d'un grand sens du travail en équipe. Secondairement, les avocats du PLQ, de J.J.Charest mettront l'emphase sur la campagne électorale de M.Bellemare dans sa démarche pour devenir maire et alimenteront la rumeur sur des sources de financement obscur dans cette lutte pour la mairie de Québec.

    Voilà le noyau de la contre attaque des avocats libéraux au nom de J.J.Charest. Le problème justement c'est comment le témoignage de M.Bellemare en sera affecté? Si un ancien ministre libéral en tant qu'espèce d'idéaliste de droite s'est avéré ouvert au trafic d'influence malgré sa résistance première dans le but que le gouvernement adopte ses réformes. Ou encore que cet individu du nom de Belllemare ne se révèle qu'un mauvais politicien en mal d'apprentissage cela change quoi sur les allégations qui pèsent sur le gouvernement après la démission de 2 ministres sur des affaires? Qu'un ex politicien lui même peut être pas si propre ou pur dans la lutte politique 2005 compris fasse l'aveu sur les habitudes de notables libéraux en quête d'ambition personnelle comment définir cela sinon qu'en tant service public?

    L'article en décrivant le caboteur de la politique dit l'essentiel sinon que même en faux naïf, Bellemare dit toujours vrai.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 20h56
    Le Québec veut plus ni d'un second Taschereau ni d'un second Duplessis tel Charest
    Les Québécois ne souhaitent pas considérant ce portrait miroir juste rédigé par G.Courtemanche sur J.J.Charest que ce dernier, politicien professionnel tel qu'il est puisse mourir en fonctions comme jadis Maurice Duplessis! M.Charest a tout du politicien obstiné envisageant faire quatre mandats par simple attraction envers son propre orgueil. Ne nous souhaitons pas 14 ou 17 ans de règne Charest.
    Aucune société n'est servie par une administration qui improvise sur tout et qui ne satisfait que ses clientèles privilégiées. Le caractère occulte de la solution fourre tout des partenariats publics privés libérale créé la nébuleuse du Chum, le fiasco de l'îlot Voyageur, le désastre de la Caisse de dépôt, etc..

    Bref. Le libéralisme conservateur du statu quo fédéraliste creux de Charest est suicidaire pour le Québec français et tout court!

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 28 août 2010 21h02
    Le "Party" est fini...
    Le conseil de prudence et de respect de Jacques Lalonde s'applique en premier lieu à Marc Tremblay qui, sans preuve, sans nuance et sans retenue dit autant qu'il espère que le Premier ministre serait "discrédité à tout jamais".

    Voyez comment sera dévastateur pour ceux qui densaient déjà dans les rues, et qui voyaient déjà le PQ, même sans programme, au pouvoir par défaut, l'affirmation de Me Boily à l'effet que Marc Bellemare a sollicité le financement de Franco Fava pour sa campagne à la mairie de Québec en 2005. Moins d'un an après avoir démissionné de son poste de ministre, entre autres raisons, parce qu'il subissait les pressions insupportables de ce même Franco Fava.

  • pagerry3
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 21h05
    Le PLQ s’asphyxie…
    Les Québécois qui ont connu la pire traversée politique de leur histoire, depuis 2003 jusqu’à ce jour, ne connaissent que trop bien les tactiques insidieuses de la mensongerie, les visées politicailleuses et les énormes profits personnels sur lesquels misent les avocassiers libéraux, en incitant la population à étirer le temps. Ce temps précieux mais très pressant que Jean Charest, que Franco Fava, que le whip Pierre Moreau et d’autres magouilleurs professionnels argentiers des hautes instances du pouvoir-donateur-contrôleur pourraient utiliser pour étirer tous les élastiques du mensonge et de la tricherie, des beurres et des leurres que renferment leurs sacs à malices et leurs placards de squelettes. En exhortant la population à attendre la fin des travaux de ladite Commission, Pierre Moreau n’a qu’une idée en tête, celle de pousser au maximum les paquets de millions de nos piastres que les avocats jacassiers et chipoteurs vont empocher. Le seul mandat qu’a reçu Bastarache est de blanchir Jean Charest avec l’eau dont on se sera servi pour salir et crotter Marc Bellemare. La Commission Gomery n’a servi qu’à enrichir un grand nombre de portefeuilles avec abris fiscaux. Personne n’a cru Jean Chrétien, mais il reste qu’il est libre et multi millionnaire et qu’il jouit de l’impunité. La Commission Bastarache n’aura servi qu’à enrichir un grand nombre de portefeuilles avec abris fiscaux. Personne ne croit Jean Charest, mais il reste qu’il est multi millionnaire et qu’il jouit de l’impunité.

  • Ciceron Derome
    Abonné
    samedi 28 août 2010 21h13
    En effet, pourquoi cet empressement
    Monsieur Lalonde, je suis d'accord. Le "audi alteram partem" cher à monsieur Landry s'applique ici aussi. Pourqoi conclure avant les conclusions de la Commission Bastarache, d'autant plus, effectivement, que des surprises peuvent poindre à l'horizon.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 21h29
    À tout hasard
    Même si la commission Bastarache exonérait complètement Charest, ce qui serait surprenant, ce dernier n'a plus la cote et est complètement discrédité aux yeux des Québécois. So chien est mort comme on dit.

    Courtemanche l'écrit dans le présent article. Michel David ne dit pas autre chose dans Le Devoir d'aujourd'hui. Robert Dutrisac également. Ces trois journalistes chevronnésont de très bonnes antennes dans la société politique et médiatique. D'ailleurs des chroniqueurs de La Presse et du Journal de Montréal semblent aller dans le même sens.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 28 août 2010 22h05
    À Carole Dionne et France Marcotte : excellents commentaires.
    Bonsoir,

    Très belle analyse M.Courtemanche.

    Je vais en retenir : « ...... On sait que la vérité est le dernier de ses soucis, qu'il peut changer de parti sans état d'âme; c'est un homme qui n'a de fidélité en politique que pour lui-même.» G. Courtemanche.

    En plus des observations de Carole Dionne, j'ajouterais le fait que certains médias "taisent" ou ne "rappellent pas" des informations pertinentes comme :

    - "la proposition" plusieurs fois répétées par Bellemarre de se présenter devant une commission parlementaire.
    ET
    - "l'entrevue" oubliée de Georges Lalande en juin dernier.
    OU
    - être forcé de rapporter enfin, les consignes données par M.Bastarache deux mois plus tôt.

    ***
    ..... « Dépourvu de ce capital d'estime, même celui qui dit la vérité passe pour un menteur aux yeux de l'opinion publique. » G. Coutemanche

    À moins madame Marcotte, que M.Courtemanche ait fait une erreur et qu'il voulait écrire :
    « Dépourvu de ce capital d'estime, même celui qui "POURRAIT" dire la vérité passe pour un menteur aux yeux de l'opinion publique. »

    ???

    JRD

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 09h17
    Bravo M. Berllemare!
    La population a bien compris qu'en dénonçant "L'influence de financiers importants (et fraudeurs) sur le PLQ et la nomination de CERTAINS Juges (3, je crois)", vous donniez plus de poids aux dénonciations de Corruption, de Collusion dans la Construction et dans l'octroi de contrats et le financement des Partis politique du Québec (Commission d'Enquête que refuse de créer Charest) . Cela va bien dans le sens des magouilles (Des enveloppes brunes, surtout) dévoilées par la Commission Gomery, qui lui, a refusé que l'on parle de ces nominations, peut-être parce qu'elles ne concernaient que le PLQ et non le PLC, je ne sais pas.

  • Jean GODBOUT
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 10h09
    Agonie de la démocratie
    Très bon texte M. COURTEMANCHE. Si on pousse un peu plus loin l'analyse des conséquences ce gouvernement qui ''de la tête aux pieds, grenouille dans le trafic d'influence, le copinage malsain'', à titre de justiciable et de victime d'un crime d'État, mon constat est clair, notre système judiciaire est aussi corrompu et sale que l'est le parti libéral du Québec. Je dirai même que notre système de justice est un système complice de crimes graves et odieux et ils veulent que l'on les appellent des ''honorables'', oui des honorables criminels !

    Jean GODBOUT
    Victime d'un crime d'État.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 11h51
    Une réflexion salutaire.
    Je voudrais offrir à ceux qui prennent encore le temps de lire et surtout de réfléchir, ces quelques mots du grand professeur Léon Dion:
    "Les mots sont comme des armes et même, quand on les utilise sans précaution, ils ont peut-être encore plus de gravité que des armes physiques, parce qu'ils viennent ici corrompre les esprits qui, une fois corrompus, continueront à poser des gestes de plus en plus irréfléchis."

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 12h15
    Le pauvre homme
    «Il (Me Bellemare) semble être un homme modeste, réservé, simple, qui n'est pas mû par l'ambition personnelle. Il s'exprime sur un ton posé et toujours de manière modérée.
    Comment un tel homme pourrait-il être secrètement un individu méchant prêt à mentir pour assouvir une vengeance personnelle?»

    Je ne sais trop ou je sais trop pouquoi, en lisant ces lignes, j'ai pensé à Molière. «Le pauvre homme» répétait ad nauseam Orgon à propos de Tartuffe. Mais c'était une comédie et cette réplique faisait rire. Dans un journal-indépendant-libre de penser, ce genre d'aveuglement fait plutôt grimacer.

    Benoit Lauzière

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 13h57
    Quelle naîveté....
    j'ai appelé la permanence du PQ et ai demandé un transport. Ils sont venus me chercher, m'ont attendu et m'ont ramené chez moi. C'est bien que les partis bien organisés offrent ce service (marc Tremblay)
    ----------------------------------------------------------

    C'est ce qu'on appelle acheter un vote...! Moi, ils se sont offerts pour venir me chercher et j'ai dit non; je ne mange pas de ce pain là! Je préfère conserver l'indépendance de mes mouvements!

  • pierre savard
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 14h09
    Charest
    Charest est fini. Qu'il parte ! Après cela, on élira Pauline Marois, et on s,en débarassera au bout de 2 ans. Pourquoi ? Parce que notre classe politique ne vaut pas un clou. PQ, PLQ, blanc bonnet, bonnet blanc. Un fort taux d'abstention va frapper le Québec lors des prochaines élections: 30-35 % des gens ne prendront plus la peine d'aller voter. PQ et PLQ ne gouvernent pas pour le peuple, mais pour des intérêts particuliers.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 14h43
    Si M.Paquet l'affirme c'est parce que c'est vrai : fin de la récréation et des danses pop. dit-il les ermons les livres !

    Bonjour,

    .......... « "Voyez comment sera dévastateur" -- pour ceux qui densaient déjà dans les rues, et qui voyaient déjà le PQ, même sans programme, au pouvoir par défaut -- l'affirmation de Me Boily à l'effet que Marc Bellemare a sollicité le financement de Franco Fava pour sa
    campagne à la mairie de Québec en 2005 » G.Paquet

    "Dévastateur", ça se pourrait bien en effet... mais avant de «l'affirmer impératoirement», laissons, sagement, la commission, comme l'a répété moult fois Notre premier ministre : « Faire son travail ». Rions...

    Ouais ! Il a enfreint lui-même ses propres directives et celles de celui qu'il a nommé (Bastarache); il ne faut donc pas être surpris que d'éventuels témoins comme Lalande et Boily se permettent à leur tour d'emprunter le même chemin que Bastarache pensait fermé!

    L'exemple vient de haut, non?

    ***

    Un homme seul, un homme libre face à une "énorme machine libérale" :

    - des commissaires nommés par eux,

    Sans oublier toutes les autres instances :

    - "représentants du Gouv."
    - "représentants du parti Libéral" et,
    - "presque presque tous les témoins à venir".

    Tout cela décidé précipitamment (toujours mauvaise conseillère) - pour enquêter sur "deux coqs" libéraux, qui contribuent à mettre le diable dans la cabane du PLQ.

    C'est donc à leur tour, d'être un parti qui s'entre-déchire sur la place publique - et peut-être même à l'intérieur... Mais pour eux (par rapport au PQ : ), c'est beaucoup plus grave !

    M. Paquet peut espérer - mais d'affirmer "que « ce sera dévastateur » pour Bellemarre", c'est un peu rapide, surtout pour M.Paquet : il aurait dû être plus circonspect ; et ne pas mettre ses propres souliers de dandse.

    Une chose certaine : bellemarre devra traverser ce très long champ de mines "libérales".

    S'il n'y laisse pas sa peau, ce sera vraiment un "miracle" !

    JRD

    N.B. Il y aurait avantage pour certains à relire le mandat que M.Charest a donné à l

  • Gilles Denis
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 16h12
    L'image de Bellemare
    Bien que je sois en accord avec ces propos, je crois qu'une recherche un peu plus poussée aurait permis de voir que monsieur Bellemarre n'est seulement la victime. Le pauvre gars dépourvu d'ambition est plutôt un fonceur avec une bonne dose d'ambition qui sait bien manipuler l'opinion publique. Monsieur Charest avait d'ailleurs reconnu ces qualités chez monsieur Bellemare et il l'a nommé à l'un des principaux postes de son cabinet. Ce pauvre homme qui s'est "innocemment" embarqué dans la galère était un guerrier et non pas un missionnaire. Certains de vos lecteurs trouve que la description faite de Bellemarre ressemble à du Molière et je souscris également à cette opinion.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 16h40
    M Courtemanche pourrait-il être entendu devant la Commission Bastarache?
    Il me semble qu'il serait intéressant que Gil Courtemanche soit invité à venir nous dire d'où il tient l'information qui lui permet d'affirmer, sans nuance et sans preuve, que "L'ensemble des accusations de l'ancien ministre de la Justice était de notoriété publique et venait confirmer dans les esprits une conviction solidement ancrée: ce gouvernement, de la tête aux pieds, grenouille dans le trafic d'influence,"
    Peut-être, se proposera-t-il lui-même!

  • Guy Fauteux
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 16h52
    svp un peu de sens pratique
    Avec cette chasse aux sorcieres propre au Quebec comment allons nous dans le futur interesse des candidats de calibre pour faire fonctionner notre systeme democratique.
    En general les critiques sur cette question et lue dans ce jounal ressemblent plus a un derby de demolition qu'a une critique constructive.
    Cette tendance lourde a tout critiquer ne mene nulle part et n'est pas un gage de prosperite pour le Quebec.
    Il ne faut pas perdre de vue que nous avons affaire a des etres humains.
    Chaque etre humain normal a besoin de motivation qui lui sont propre.
    En ce qui me concerne je considere nos politiciens correct.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 16h52
    Rappelons, le mandat de la commission : lien, http://www.cepnj.gouv.qc.ca/
    Rebonjour,

    Corrections :

    - Le Titre : « Si M.Paquet l'affirme c'est parce que c'est vrai : fin de la récréation et des danses pop., dit-il !

    - M. Paquet peut espérer - mais d'AFFIRMER que « ce sera dévastateur pour Bellemarre », c'est un peu rapide, surtout qu'il aurait dû être plus circonspect et ne pas mettre ses propres souliers de danse ; autrement dit de ne pas tomber dans les travers qu'il reproche aux autres.


    JRD

    N.B. Il y aurait avantage pour certains à relire le mandat que M.Charest a donné à la commission : lien, http://www.cepnj.gouv.qc.ca/

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 16h56
    Naïveté ?
    Je votais PQ de toutes façons. J'étais en béquilles, sans auto. Je leur ai demandé un transport. Rien de plus normal.

    Il ne faut pas se gratter quand on a pas de puces.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 17h03
    Les grimaces de M Lauzière
    M Lauzière (ancien directeur du Devoir? ) a droit à son opinion ( non partisane?) sur l’interprétation de la personnalité de Me Bellemare. Mais a-t-il une dent contre Le Devoir ou contre quelqu’un du Devoir pour lancer sa petite pointe?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 18h37
    Benoît Lauzière...
    ...a été congédié par Le Devoir. On peut imaginer qu'il en conserve de la rancune. Il aurait avantage à comprendre et accepter son congédiement qui était peut-être justifié.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    dimanche 29 août 2010 18h56
    @ Georges Paquet - Ce n'est pas une commission d'enquête sur les élections dans la ville de Québec
    La mairie de Québec ne fait pas l'objet de la Commission Bastarache, ni de près ni de loin, et est même à des années lumière moins que le sujet tabou, dont il ne faut pas prononcer le nom «CONSTRUCTION». Si jamais la Commission Bastarache appelle Me Boily pour témoigner à ce sujet cela prouvera définitivement son manque de crédibilité. Comme on dit en bon québécois «pas rapport». Si jamais cela se faisait malgré tout, il faudra aussi en toute ÉQUITÉ aborder le sujet «CONSTRUCTION» et les enveloppes brunes qui, dans la chronologie des événements qui nous intéressent, sont à l'origine des déclarations de Marc Bellemare.

  • Robert Laroche
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 19h33
    Un arbre qui cache la forêt
    La nomination des juges et la commission Bastarache semblent un jouet offert aux citoyens pour camoufler les intrigues du capital qui travaille à élargir sa main mise sur le politique et ainsi déposséder les citoyens de leur véritable pouvoir d’agir.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 20h27
    C'est le monde à l'envers
    M. Bellemare lance des accusations sérieuses contre le Premier ministre du Québec. Le Premeir ministre lui offre une tribune exceptionnelle pour dire tout ce qu'il a à dire. Il dispose de tout le temps nécessaire pour exposer, devant les procureurs de la Commission Bastarache et devant les citoyens à l'écoute, toutes les preuves de ce qu'ill avance. Le Premier ministre n'avait qu'à bien se tenir. Les témoignages ne faisaient que de commencer que le PQ demandait du temps dMantenne pour en ajouter et accuswer le gouvernement du Québec de fautes très graves.

    Or, voilà que nos bons péquistes, qui espèraient prendre le pouvoir par défaut, faute de programme politique, voudraient que nous croyions que ce serait le Premier ministre qui s'acharnerait sur ce pauvre M. Bellemare.

    Si vous écoutez Jean Lapierre à LCN de TVA, vous l'entendrez dire que nous assiterons bientôt à "un derby de démolition" à l'endroit de M. Bellemare.

    Dites-moi donc sincèrement qui a tenté de démolir qui?

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 20h35
    À Micheline Gagnon...
    Chère Madame, je sais bien qu'il ne s'agît pas d'une enquête sur les élections dans la ville de Québec, mais il s'agît de comprendre le sens et la solidité des accusations de Marc Bellemare contre le Premier ministre du Québec. Or le noeud de ces accusations repose sur un certain Franco Fava. Et les citoyens ont le droit et le devoir de se demander quelles étaient la nature et la qualité des relations de M.Bellemare avec ce monsieur.
    Ilo est donc difficile de soutenir que M. Bellemare ait eu des relations si difficiles avec ce monsieur à un certain moment,et qu'il ait invité ce même monsieur à financer sa campagne électorale quelques mois plus tard. Ma question est légitime.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 20h46
    Marc Tremblay, spécialiste de l'à-peu-près...
    Marc Tremblay ne sait pas de quoi il parle, mais il parle quand même. Il ne sait pas dans quelle condition M Benoit Lauzière a quitté Le Devoir. Ce n'est pas important. Il faut écrire quelque chose.
    Alors, allons-y.
    M Lauzière "aurait avantage à comprendre et accepter son congédiement qui était peut-être justifié." On n'en sait rien mais on tape sur le nom de l'inculpé qui a eu le malheur de dire que Le Devoir faisait preuve d'un aveuglement qui le faisait grimacer.
    Et m. lauzière n'est certainement pas le seul à ressentir ce malaise.

  • desabusee
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 21h12
    qui est le maître à bord ?
    Qui est le maître a bord ?
    Ce qui m’a choquée et indignée dans la Commission Bastarache, c’est le comportement de tout l’appareil judiciaire ainsi que ces intervenants.(avocats et juges)
    Indignée de la sortie publique du premier ministre Jean Charest commentant le témoignage de Monsieur Bellemarre, Je ne peux concevoir qu’un juge dans une Cour de justice puisse tolérer ce genre de comportement.
    Choquée de l’intervention publique de Monsieur Denis Roy, président de la Commission de l’Aide Juridique du Québec, tentant de se défendre suite au témoignage de Monsieur Bellemarre., en prenant la voie d’une conférence de presse. Heureusement que le syndic du Barreau est saisi d’enquêter sur ces propos.
    Outrée de l’aveuglement du nouveau ministre de la justice, Marc Fournier, en disant que le premier ministre n’a pas transgressé ou violé l’ordonnance du commissaire Bastarache
    Déçue du commissaire Bastarache, ancien juge de la Cour Suprëme, nommé par Jean Charest, en faisant un simple rappel à l’ordre. Dès sa sortie, le premier ministre a fait fi de cet avertissement en se réservant le droit d’intervenir a nouveau.
    Qu’en serait-il ou comment le système judiciaire et ses juges se seraient comporter devant le simple citoyen. Dans ma pratique, pendant une trentaine d’années travaillant dans une centrale syndicale, j’ai vu des hommes et des femmes condamnés par les juges à des injonctions, outrages au tribunal dans le cadre des relations de travail .
    N’est-ce pas un outrage à un Tribunal, lorsque celui qui a commandé une commission pour faire la lumière sur la nomination des juges ,transgresse cette commission, se met au-dessus de la mêlée en faisant fi de ce rappel. N’est-ce pas un manque de courage de la part du commissaire Bastarache d’attendre plus de 3 jours pour rappeler à l’ordre le premier ministre et ses intervenants, . Compte tenu que cette commission était souhaité uniquement par le pa

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 22h05
    Sont-ils le reflet d'un PLQ en déconstruction, à l'image de ce qu'ils ont fait au Québec depuis 2003 ?
    Bonsoir,

    À Gilles Denis, Benoît Lauzière, Guy Fauteux, et G.Paquet,

    Il y a 3 possibilités :

    1- Vous devriez faire comme Pierre Savard, découragé, et rendre les armes :
    « Charest est fini. Qu'il parte ! Après cela, on élira Pauline Marois, et ... (...)...» P.Savard

    2- À la demande express de G. Paquet (qui ne sait plus qui implorer) vous deviez réfléchir - non pas pour le moment sur Dion père - mais sur la possibilité qu'il faille prendre l'analyse de Gil Courtemance au 2ème degré ; surtout à la lumière de la conclusion bizarre de G.C. que Mme Marcotte a relevé avec raison. Je la rapporte une autre fois :

    « Les dés sont pipés... (...)...Dépourvu de ce capital d'estime, même celui qui « dit la vérité » (les quillemêts sont de moi) passe pour un menteur aux yeux de l'opinion publique. »

    3- Autre possibilité (puisqu'il tient à ce que l'on s'en serve) est le constat identifiée, et recyclée encore une fois par notre prolifique M.Paquet :

    .... « Les MOTS sont comme des armes et (...).. )parce qu'ils viennent ici corrompre les esprits qui, une fois corrompus, continueront à poser des gestes de plus en plus irréfléchis. »

    Aux MOTS, j'ajouterais "dénégations" et "lapsus" (pour ne pas répondre ou mentir ; ou dire la vérité : lapsus ) :

    N'est-ce pas Messieurs une réflexion qui pourrait s'adresser à Jean Charest qui trompe son peuple tout en donnant "l'exemple à suivre" à ses ministres, qui deviennent irréfléchis (je suis gentil, n'est-ce pas), tels que : Tomassi, Dupuis, Saint-Pierre ; et des Norman Mac Millan, Michelle Courchesne, et Julie Boulet.

    Ne sont-ils pas le reflet d'un PLQ en déconstruction, à l'image de ce qu'il a fait au Québec depuis 2003 ?

    JRD

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 07h32
    @ Georges Paquet: le DGE enquête déjà sur Vision Québec
    Quelques liens utiles sur les événements:

    19 mars 2010, le DGE veut rencontrer Marc Bellemare sur ses allégations sur le financement du PLQ
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/285285/fi

    21 avril 2010, (COMME PAR HASARD après l'annonce Bastarache et poursuites au civil), le DGE une enquête sur le financement de VISION QUEBEC (suite aux accusations de PIERRE BIBEAU)
    http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2010/04/

    25 août Cyberpresse : Réplique de Franco Fava sur le financement de la campagne à la mairie de Québec
    http://www.cyberpresse.ca/dossiers/commission-bast

    26 aoùt Le Devoir : l’avocate du PLQ s'objecte quand il entend «Construction» or les liens de M. Fava avec le milieu de la construction sont connus
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/294984/co

    28 août, Canoe Info : déclaration de Me Boily qui confirme les dires de M. Fava à l’effet qu’il n’aurait pas été intéressé à s’occuper du financement de Marc Bellemare et confirme que les 3 plus M. Lalande étaient présents :
    http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2

    INFORMATIONS SUR PIERRE BIBEAU

    2003 nommé par Jean Charest vice-président aux Affaires publiques et Communications à Loto-Québec, il est le conjoint de Line Beauchamp, aujourd’hui ministre de l’éducation
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvell

    2004 Cabinet fantôme de Jean Charest
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nou

    Janvier 2010, Loto-Québec mène une enquête sur Pierre Bibeau pour avoir remplacé ses fournisseurs par des connaissances (tombée sous silence depuis, est-ce un hasard)
    http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/59-fon

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 09h20
    Rectification sur l'enquête de Loto-Québe, Pierre Bibeau n'y est pas nommé
    Janvier 2010, Loto-Québec mène une enquête «un dirigeant» pour avoir remplacé ses fournisseurs par des connaissances (tombée sous silence depuis, est-ce un ...

    Mes exuses pour la mauvaise information. Internet joue des tours, j'avais mis le nom de Pierre Bibeau dans ma recherche. Ignorer cette partie de mon commentaire précédent. Le nom de M. Bibeau apparaît dans les commentaires des lecteurs...

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 11h43
    @ Georges Paquet
    Monsieur Paquet, vous ne semblez pas croire que «ce gouvernement, de la tête aux pieds, grenouille dans le trafic d'influence».

    Qu'est-ce qui vous permet d'en douter ?

    Comment pouvez affirmer que le gouvernement de Monsieur Charest est «propre» alors que la très grande majorité des gouvernements de cette planète sont corrompus ?

    Là on a la chance de faire le ménage, pourquoi ne pas en profiter au maximum et aller jusqu'au fond du pot ?

    Serge Grenier

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 30 août 2010 12h25
    @ Sanzalure, sur les commentaires de M. Paquet
    Je pense que M. Paquet aimerait qu'on prenne plus de recul dans nos opinions sur la Commission Bastarache. C'est très difficile de le faire, je le sais, mais j'essaie de le faire. On a tous une opinion, la mienne ressemble à la vôtre, mais j'essaie de me garder «une petite gêne». Dans le contexte de la Commission d'enquête, il faut essayer de s'en tenir aux événements en cause et aux articles et témoignages qui y sont pertinents. Bien sûr, en tant qu'humains on a une rage et des tas de doutes mais...

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 13h39
    @ Micheline Gagnon
    Je n'ai pas tellement confiance dans les BAPE mis sur pied par le gouvernement afin d'endormir le peuple pendant que les promoteurs explorent notre territoire pour en extraire tout ce qui peut être vendu.

    Je n'ai pas plus confiance dans cette Commission Bastarache qui a été conçue dès le départ plus pour noyer le poisson que pour faire la lumière sur ce qui se passe vraiment dans les coulisses du pouvoir.

    Croyez-vous que les cigarettes étaient moins nocives pour la santé avant qu'on ait réussi à prouver qu'elles l'étaient ? Croyez-vous que le gouvernement n'a rien à se reprocher tant qu'on a pas réussi à prouver quelque chose ?

    Cette commission ne porte que sur une infime partie du problème et ne sert qu'à détourner notre attention de la crise qui se prépare.

    Vous faites comme vous voulez, mais je ne vais pas me garder de «petite gêne», alors que tout l'establishment nous ment «sans gêne aucune» à l'année longue.

    Serge Grenier

  • Jean Michaud
    Inscrit
    lundi 30 août 2010 16h03
    Gros problème
    Si Charest part, qui avons nous pour le remplacer???Et on fait quoi avec les élections, Marois n'est pas de taille, Deltel est encore trop méconnu des gens, alors on appèle l'ONU et on leur demande de mettre en tutelle le Québec en attente de trouver une solution????

  • Engagee
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 00h01
    Le Québec à court de saints!
    Au lieu de chercher la sainteté chez M. Bellemare et le diable incarné chez M. Charest, RETOURNEZ DONC À L'ÉGLISE!

    De peu vous sert d'avoir jeté l'Église avec l'eau du bain si vous gardez la pensée binaire, si vous êtes incapables de vous extraire de cette quête de sainteté que vous voulez tant imposter à la réalité politique...le dernier lieu, et que vous êtes incapables de vivre dans vos relations interpersonnelles...la famille éclatée, les suicides, et j'en passe!

    Regardez les deux hommes pour ce qu'ils sont : deux hommes ambitieux dont un est au pouvoir et l'autre aurait voulu avoir PLUS de pouvoir.

    Il ne faut que remarquer comment Me Bellemare remarque que M. Fava se comportait comme s'il était le "roi" dans la place, et comment le sous-ministre Legendre était "chez lui comme chez eux".

    Ce qui énervait Bellemare c'était qu'il ait à daigner prendre en considération les considérations d'autres personnes que le siennes.

    Marc Bellemare est un homme pédant et mégalomane. Il a son mythe à lui, mythe qu'il se raconte, comme une litanie et qui justifient son action à son "moi". C'est l'histoire qu'il raconte par coeur.

    Le reste, Marc Bellemare est trop haut dans les cieux pour s'en souvenir. Il dégage de l'endos de la main ces détials banals...évidemment, puisque les faits contredisent son mythe....

    Un saint québécois est né!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 10h59
    Si Charest part...
    Line Beauchamp serait la meilleure remplacante. Elle est honnête, pas partisane pour deux sous et me semble appréciée de tous.

    Je connais peu de ministres, à part Robert Dutil, qui soient bien vus comme Line Beauchamp.

    À savoir si elle pourrait conserver le pouvoir lors des prochaines élections, cela reste à voir. Mais elle pourrait revenir lors d'une autre élection.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 1 septembre 2010 06h19
    Serge Grenier ne trouve rien et ne prouve rien
    La grande trouvaille rigoureuse et scientifique de Gilles Grenier serait que notre gouvernement est pourri parce que tous les gouvernements du monde sont pourri. Facile.

  • 54lili
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 08h48
    Line Beauchamp (pas d'accord)
    Elle est p-t plus crédible que Jean Charest ou les autres, sauf que comme j'ai déjà dit, lorsqu'elle se met à répéter sa cassette lors d'interview, personne ne réussit à la faire dévier de sa ligne. Elle parle par-dessus l'interlocuteur et n'écoute pas les questions qui peuvent l'embêter. Moi, je ne veux pas d'un autre PM qui n'écoute pas quand ça fait pas son affaire. Tenir à ses idées c'est correct, l'opiniâtreté c'est non.

  • Jean-Pierre Plourde
    Abonné
    mercredi 1 septembre 2010 09h49
    La pointe de l'iceberg
    Suite au référendum de 1980, Trudeau s'est empressé de rapatrier unilatéralement la constitution de l'Angleterre vers Ottawa en 1982 afin de retirer au Québec son droit de négocier d'égal avec ses partenaires.

    Après le référendum de 1995: M. Charest a été parachuté d'Ottawa avec un but bien précis de mater et d'asservir le Québec.

    Il a gagné son poste sous de fausse promesse de réduction d'impôt d'un milliard de réduction d'impôt par année pendant cinq ans. Une impossibilité qu'il savait irréaliste mais que les citoyens espérait possible.

    Après son élection il promeut la fermeture des régions auprès des Montréalais afin de créer une cassure sociale. Les citoyens de Montréal ne sachant pas que les régions sont la raison d'exister de Montréal, en renonçant aux régions, on demande aux Montréalais d'abandonner des centaines de milliards qu'ils possèdes en investissements de toutes sortes dans ces régions, par exemple, des barrages, des lignes de transport, des mines, de l'eau. En créant la zizanie, il a ensuite manoeuvré pour retirer au Québec le droit de gérance de ses territoires dans un traité dit de l'Approche commune, traité qui transfert nos droits fonciers (territoires) vers un petit groupe choisi d'Amérindiens, il prend alors pour base de négociation la fameuse Constitution rapatriée unilatéralement sans le consentement du Québec en 1982.
    Considérant le fait que les Amérindiens sont sous la tutelle du Fédéral, les territoires cédés deviennent sous le contrôle effectif d'Ottawa. Les possessions des gens sous tutelle devenant sous la responsabilité du tuteur, Ottawa.

    Dans le même temps, Charest a placé ses amis dans tous les postes clés de notre économie, Hydro, Caisse de dépôt et autres ministères afin d'effectuer une opération de démolition de notre économie qui devra dorénavant profiter à l'ensemble Canadien et non plus aux seuls Québécois qui ont construit le Québec. Une situation i

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 10h16
    Line Beauchamp (un bémol)
    Merci 54lili,

    Vos réserves sur Beauchamp me rejoignent. J'ai appris ce matin qu'elle défendait le3 laxisme de son gouvernement dans le dossier des écoles-passerelles. Alors exit pour cette dame.

  • AZARIAS, ( Dan ) LÉGER
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 17h15
    QUE CELUI QUI CHIÂLE LE MOINS... LEVE LA MAIN...
    Je viens de lire toutes les opinions des personnes qui se défoulent avec la Commission Bastarache... pathétique... il n'y a pas d'autres sociétés dans ce monde où les gens chiâlent plus que les Québecois... j'ai vécu 51 ans au Québec... alors je vous connais bien, l'Histoire politique québecoise est remplie de scandales, corruptions, enquêtes sur bien des sujets... le scandales des commandites est purement québecois... retournez en arrière et examinez les décennies des années '20, '30, '40, '50... et jusqu'à aujourd'hui... il y a toujours eu des scandales... du temps de Duplessis, on achetait les votes avec des poêles ou réfrigérateurs et quoi encore, j'ai vécu cela, qui ne se rappellent pas des jeunes Drapeau et Plante qui sont parvenuent à nettoyer Montréal dans les années '50... et toutes les enquêtes qui ont eu lieu depuis ce temps-là... les Québecois font de la politique comme ça c'est dans leurs moeurs... et dans dix ans il y aura encore des scandales avec d'autres politiciens qui remplaceront ceux d'aujourd'hui...
    En dehors de la Politique... les québecois sont le « fun »... quand du côté ontarien... je vous vois aller, je suis content d'avoir changer de Province... je pourrais continuer encore et encore... le racisme vous l'assumé bien... les aures sociétés ne sont pas parfaites... mais vous êtes un coche au dessus des autres...!!!

    Azarias Léger jdaleger@sympatico.ca

  • 54lili
    Inscrit
    mercredi 1 septembre 2010 21h31
    @M. Leger
    Que répondre à votre commentaire..
    Peut-être : maintenant que vous vivez en Ontario, occupez-vous de vos affaire et non des nôtres mais ce serait faire preuve du même ton
    acide que vos propos.

    Peut-être : pour ce qui est des années 20,30,40,50, je ne les ai pas connues, donc pas de commentaire..mais les années Trudeau, Chrétien, m'ont amené à m'intéresser à la politique car plus j'apprenais, plus ces gens me décevaient par leur mépris du peuple québécois francophone. Je vous épargne les multiples preuves de cet état de fait, ce serait trop long et vous les connaissez sûrement.

    Peut-être : je connais maintenant les années Charest, celui par qui le
    Québec est sur le point d'être vendu à des sociétés étrangères, appelé le modèle PPP, quelle farce, mais je n'ai pas envie de rire..alors seriez-vous intéressé à ce qu'on vous l'envoie pour quelques années dans votre province.

    Peut-être : j'ai connu aussi les années Lévesque, j'ai connu les référendums perdus et particulièrement, celui de 95 volé par les commandites mentionné dans votre texte.

    Peut-être : lorsque je regarde les années ou les partis PLQ et PLC ont été au pouvoir et ce qu'ils ont fait, je me dis qu'on a bien le droit d'émettre notre opinion, libre à vous d'appeler ça du chialage.

    Peut-être : lorsque vous faites allusion au racisme, je me demande bien qui parle et crache sur les gens du Québec. Finalement, continuez de vivre en Ontario et gardez pour vous vos commentaires sur ceux qui sont restés et qui espèrent un avenir meilleur pour leurs enfants et petits-enfants.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 02h19
    @Azarias Léger
    Si vous êtes si content du côté Ontarien, qu'est-ce que vous en avez à foutre de ce qu'on pense ici? Surtout, pourquoi vous donnez-vous la peine de le faire dans les pages du Devoir?
    En tout cas, les gens comme vous qui, même rendus ailleurs, continuent de chiâler pareil sur ce qui se passe ici, nous aussi, on les connait bien.
    Toujours Québécois dans l'âme à ce que je vois...

    P.S.

    On n'achète plus les votes avec des poêles et des aspirateurs. On n'a plus le même niveau de corruption que dans le temps de Drapeau et Plante. Et ce n'est pas en écoutant des gens comme vous que ça s'est réglé.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 08h03
    Mort, à la fin
    Bien oui, M. Charest meurt lentement mais il préfère ça certainement que...mourir rapidement. Il n'est pas pressé, avec les 2 mains encore sur le volant, il a tout son temps encore longtemps.

  • c. perron
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 12h52
    Azarias
    Azarias, tous les scandales que vous énuméré sont le fait de fédéralistes corrompus. Alors fichez-nous patience avec vos remontrances.

  • Ibus
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 16h28
    Si je comprends bien...
    À lire les commentaires, (pas tous quand même, nul n'est tenu à l'auto-fustigation), il me vient la conclusion suivante:

    Qui, de ces deux pelquistes est le plus menteur: Charest ou Bellemare ?

  • 54lili
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 21h22
    Charest poursuivi par Bellemare
    Entendu ce soir de Jean Lapierre..à Paul Houde
    Apparemment, il pourrait même invalider la poursuite de Charest contre lui., il paraît qu'à l'ordre des avocats, Charest est enregistré au nom de John James Charest, alors que sa demande de poursuite est au nom de Jean Charest.
    Ce qui serait un vice de procédure, à suivre..

  • Trobadorem
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 08h36
    Azarias, nous vivons avec Desmarais et des Charests depuis des lustres et nous somme un "tantinet" écoeurés....
    Je trouve triste que vous portiez tant de mépris envers les Québecois mais en même temps, je peux vous comprendre.

    C'est vrai que nous sommes chialeux....
    C'est vrai que nous passons d'un scandale à l'autre...
    C'est vrai que nous sommes portés à l'ethnocentrisme (ne confondez pas avec racisme)..,

    C'est aussi vrai que les Québecois se picossent l'un l'autre comme des poules dans un poulailler alors que pendant ce temps, les renards font leurs ravages...

    Parait-il, que l'un de ces renards serait en train de mourrir tout lentement....loin dêtre sûr...pcq Charest est probablement celui qui est parvenu à créer la plus forte alliance (et sympathie) avec le secteur privé et l'establishment. Ces derniers ont trop est à perdre pour qu'on le laisse partir.....

    _________________

    M. Azarias, je vous invite à porter votre attention sur le beau et le bon des Québecois, il y en a beaucoup....serait-ce vrai que le Québec regorge de talents...que les Québecois sont débrouillards....que les Québecois sont du bons mondes...que les Québecois sont des pacifiques qui aiment exprimer leur combativité dans des "games" de hockey ? Je ne suis pas sûr de rien sinon que je les aimes beaucoup et que je suis prêt à y investir ma sueur et mon sang pour ce beau peuple ainsi que pour ces courageux amérindiens qui ont survécu ce génocide des derniers 400 ans.

    Finalement, on se tire dans les pieds à catégoriser les gens. Pour le moment, il y a péril dans la demeure, et nous avons besoin d'être vigilants, fautes de quoi, "ils" vont vider la caisse avant de partir.....

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 09h38
    Le club fédéraliste s'active
    La bande d'Ottawa qui a mis Charest en selle en 1997 lui retire sa monture. Il n'en peuvent plus de constater que leur poulain n' a plus d'avenir. Ces fédéralistes se sont mis à l'oeuvre récemment. Un chef intérimaire a été identifié en Jean-Marc Fournier. Avant même d'être élu Fournier sera ministre de la Justice et Leader du gouvernement à l'Assemblée nationale. Beaucoup de temps d'antenne en si peu de temps. Il y avait urgence car Charest a perdu toute probité, transparence et attrait auprès des québécois. Ces faiseurs d'élections ne peut croire que le pouvoir au Québec passera au PQ. Ils sont sournois mais actifs sans doute. Adieu John James Charest ton avenir s'écrit au passé par tes amis. César et les sénateurs se souviennent!

  • NELLIGAN2
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 00h36
    Aux électeurs
    Quand l'amour du peuple est desservi, il faut savoir quitter la table de conférence ministérielle sans se retourner en arrière et filer vite très loin.
    Aux prochaines élections pour qui allons nous voter?
    Si monsieur "Marc B" se présente comme député et P.M je serai le premier
    au bureau des élections pour voter sinon.......que nous reste-t-il?Seulement que nos yeux pour pleurer......

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 10h10
    Voter M.B.
    je pense que ce serait une très mauvaise décision...
    car parfois celui qui joue au puriste est très dangereux....
    il ne fait que manifester sa déception de ne pas avoir
    su "comment" s'en mettre plein les poches...
    et si l'occasion se présente il reprendra le temps perdu...

    cependant ce "genre" de bonhomme apprend vite...

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 5 septembre 2010 14h05
    Voter M.B. : voter Bellemare ?
    Il serait étonnant que M. Bellemare retourne en politique.

    Mais de l'accuser d'avoir voulu s'en mettre plein les poches me semble abusif.

    Surout lorsque l'accusation vient d'une personne qui adule M. Charest, lequel a reçu en dessous de la table près de 750 000$ depuis 1998.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 21h00
    Nous venons d'apprendre...
    ...que la ministre de la Culture, Mme St-Pierre défend le droit des francophones et allophones de fréquenter l'école anglaise.

    Ce gouvernement s'enfonce de plus en plus.

    Que faire pour se débarasser des libéraux ? 50 000 personnes devant le Parlement chaque jour jusqu'à ce que M. Charest démisionne et que la personne qui lui succédera déclenche des élections.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 21h24
    Cette mort...
    ...est trop lente. Finissons-en rapidement!

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 22h43
    UNE AVANÇÉE SANS PAREILLE *amélioré

    "...il est plus porté, (Jean Charest), sur la lecture des vents et des courants que sur le souci de développer des politiques animées par une vision globale".

    Cette citation du journaliste laisse deviner d’abord son intention de faire de l’art. En effet, par quelle astuce condamnerions-nous un musicien de ne pas être à la hauteur de Beethoven? Ceux qui possèdent telle ouverture exhaustive ne sont pas légion, parce que presque tout dans le milieu va à l'encontre de cet objectif. Nous ferions un pas de géant en gouvernance si des spécialistes des ressources humaines pouvaient faire une étude minutieuse de tous les candidats aux postes clés. J’incline à penser M. Charest compose avec des qualités remarquables qui le feraient exceller à un poste de représentant de haut niveau. Je ne vois pas d’autres personnes actuellement pour espérer le battre sur ce terrain là. Assurons-nous donc de ne pas nous aliéner tel levier inestimable pour le Québec.

    Jean Rouseau, B. Ps
    consultant en psychologie du développement
    courriel : jeanrousseau1956@live.ca

  • 54lili
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 22h50
    beaucoup trop lente..
    souhaitons que la commission Bastarache abrège ses souffrances ou les nôtres le plus tôt possible ou la poursuite de Me Bellemare contre lui.

    En attendant, il a déjà trouvé deux moyens de changer les idées des québécois en créant une commission sur l'euthanasie, ce sera un très grand débat selon Mme Céline Galipeau qui n'en finissait plus de son ouverture aux nouvelles.

    Mais le moyen no.2 est encore plus machiavélique, il rencontre le maire Labaume demain pour parler des nordiques et fort probable pour lui annoncer une subvention. Il veut gagné la sympatie des gens de Québec, comme Harper. Ah, comme ils aiment le hockey tous les deux. Ne vous laissez pas acheter. Ca veut dont dire qu'on va lui voir la face demain aux nouvelles avec son sourire d'hypocrite.

    Le coeur va me lever encore...

    VIVEMENT DIMANCHE 12 SEPTEMBRE, 14 HEURES, PLACE RIOPELLE


    Venez en grand nombre, parlez-en à votre famille, vos amis, vos collègues, à tous ceux qui sont aussi écoeurés que vous d'y voir la face.

  • Jean Michaud
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 21h19
    en passant,
    Vous chiâlez toujours mais nous sommes passé à travers la pire récession sans trop de dommage pourtant vs chiêlez encore, Vive M. Harper et bof Jean Charest.

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