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Les Nervous Nellies

Michel David   28 août 2010  Québec
On parle souvent du contrôle absolu que Stephen Harper exerce sur l'aile parlementaire de son parti, mais Jean Charest n'a pas grand-chose à lui envier à ce chapitre. On n'entend plus la moindre critique à son endroit.
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 03h19
    L'accumulation
    Je ne me souviens pas d'un parti dont les slogans électoraux et les promesses sont aussi ridiculisées des années plus tard. Personne ne se rappelle les slogans du PQ avant ses années de pouvoir. Pas de "Nous sommes prêts" pour déclencher l'hilarité ou de "deux mains sur le volant" pour alimenter la grogne.
    On se rappellera les promesses Libérales non tenues, les manquements à l'éthique, les scandales... Orford, terminal gazier, uranium sur la côte Nord, Gas de schiste, redevances minières, chaque fois que l'intérêt public s'oppose à des intérêts privés, ces derniers gagnent. Ajoutez aussi les démentis comme ceux sur la caisse de dépôt, l'utilisation des fonds fédéraux pour le déséquilibre fiscal dilapidés en baisse d'impôts juste pour passer minoritaire à une élection...
    Il y a aussi les habituels conflits avec les Amérindiens. Sitôt arrivés, ils cafouillent déjà à Oka, un terrain miné pour eux. Ensuite, même si le PQ avait signé la paix des Braves, nos Libéraux s'amènent et l'accord est remis en question.
    Et pour finir, les fiascos. UQAM, CHUM auquel risque de s'ajouter l'échangeur Turcot qui commence à avoir des relents des deux autres projets.
    Franchement, cet écœurement relève de bien plus que de l'éthique. Si les Québécois étaient satisfaits de ce qu'ils ont eu depuis 2002, Bastarache, on n'en entendrait à peine parler.

    P.S.
    Pour impressionner, un Libéral parlait tantôt de "sédimentation de l'histoire". Cet amas de sédiments-là commence à faire une méchante brique.
    Ce n'est pas de la roche en tout cas. Ça n'en a pas l'odeur.

  • Andre Vallee
    Abonné
    samedi 28 août 2010 04h29
    Les élus
    pour une carrière politique ou pour une cause? Les moutons de Panurge Charest, qui suivent en bêlant ne semblent pas être là pour une cause.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 28 août 2010 07h07
    A Ottawa ou a Québec , les libéraux sont tous pareils .....
    Bon retour monsieur David après ces longues vacances qui vous ramène en forme , nous n'en doutons pas ! La commission Bastarache malgré son coût et son inutilité est en train de démontrer toute la nécessité d'une vraie enquête publique et indépendante sur la construction et le financement des partis poiltiques car tout revient aux conséquences de ce financement du PLQ .....
    Les députés sous Jean Chrétien étaient prêts a avaler n'importe quoi en autant qu'ils puissent se faire ré-élire ! Les députés et ministres sous Jean Charest ont vu leur chef mentir , se fourvoyer , leur imposer un quota de financement , exiger des retours d'ascenseur et transformer la machine gouvernementale en vaste chantier servant au financement du PLQ ...

    Cela , ils le savaient , mais qu'importe si cela leur permettaient de se faire élire ! Tous les moyens sont bons et au diable l'éthique depuis 2003 , les libéraux opèrent sans morale , sans foi ni loi et seul la fin importe même si l'histoire jugera de la minceur des résultats ....
    Le règne des libéraux fédéraux s'est terminé avec les commandites et ils seront anémiques chez l'électotat francophone pour une bonne décennie ! Tout indique que ce qui arrivera a la cohorte Charest qui ne se seront signalé que par les astuces , magouilles et retours d'ascenseur ....

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    samedi 28 août 2010 07h44
    La vraie bonne nouvelle...
    ...c'est que vous êtes de retour M. David!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 10h06
    Il n'y a plus personne...
    ...pour défendre un PM discrédité à l'os, sauf ses courtisans qui se trouveront fort démunis et en mal d'arguments lorsqu'il déclarera forfait.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h42
    Une peur atavique...
    Intéressante cette expression de «Nervous Nellies» quasi impossible à traduire, il y a comme quelque chose de couardise, d’anxiété, de va-vite, de crampes d’estomac, attachée à cette expression. Mais rassurez-vous tout de suite, cet idiotisme, Jean Chrétien il ne l’a pas inventé… on la retrouve dans le slang (argot britannique) en 1926.

    Pour revenir à «nos» Nervous Nellies libérales (désolé mais le terme est féminin, encore du sexisme primaire!), je pense qu’ils (et qu’elles) ont tellement la trouille ces temps-ci qu’ils n’osent dirent ou penser ce qu’ils pensent tout bas. Je peux comprendre qu’un ministre applaudisse à tout rompre son chef s’il ne tient pas être dégradé lors d’une prochaine ronde de chaises musicales ministérielles, mais des Nellies backbenchers c’est plus difficile à comprendre: c’est de l’atavisme politique dans sa pire expression.

    Bon retour Monsieur David, vous aurez du pain sur la planche!

  • Claude Daoust
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h41
    Bon retour
    Content de vous lire

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 28 août 2010 10h42
    Naufrage" et "Déconstruction" du Québec : et cela à tous les points de vue !
    Bonjour,

    Bonne nouvelle en effet, Mme Desbiens ; de plus, pour un commentateur politique une telle ébullition ne peut que l'exciter (dans le bon sens du mot) à revenir de vacances au plutôt.

    Je n'ai pas grand chose à ajouter puisque Messieurs Trottier et Carrier ont fort bien récapitulé les actions du PLQ depuis 2003, qui pourraient se résumer par "Naufrage" et "Déconstruction" du Québec : et cela à tous les points de vues!

    ..... « En réalité...(...)...La différence est qu'ils n'ont aucune objection à ce que les collecteurs de fonds du PLQ imposent leurs candidats à la magistrature, si cet argent leur permet d'être élus. » M.David

    Voilà, c'est dit, et ça frappe directement au coeur ! Les ministres vont l'avaler de travers, mais c'est la triste vérité, hélas.

    Bonne journée,


    JRD

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    samedi 28 août 2010 11h21
    Nervous Nellies
    Cela me rappelle des souvenirs d'enfance. À l'époque on nous disait «Woh Nelly» quand on s'exitait un peu trop. C'était l'époque où on désignait l'évier par «cygne?», la bouilloire par «canard», la farine par «fleur?», le comptoir de cuisie par «pantré». Cela vient peut-être du fait que nos parents ont connu l'époque où chevaux et automobiles se côtoyaient dans les rues de Montréal. Ainsi, on aurait fait référence à ce que le conducteur d'un «bogey» criait à son cheval en tirant sur les rennes lorsque celui-ci était un peu trop fougueux. C'était aussi l'époque de Maurice Duplessis, l'histoire vient de faire un 360 degrés il me semble.

    Ceci dit, bon retour M. David. Vous êtes en pleine forme de toute évidence. Je me joins aux autres lecteurs qui vous souhaitent un bon retour. Très bon texte, résumant bien le climat de l'heure.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 28 août 2010 13h20
    Bonne analyse... et bon retour M.David
    Bonjour,


    Correction : revenir de vacances au plus tôt et non pas au plutôt. Pauvre de moi !

    .JRD

  • Gilles Chatillon
    Abonné
    samedi 28 août 2010 13h33
    Heureux retour
    Bonne nouvelle enfin que votre retour. Ne vous laissez pas atteindre par le cynisme ambiant. La vitalité réside dans le témoignage lucide, le courage du réel et l'écrit, qui sont aussi mes combats.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    samedi 28 août 2010 16h06
    Retour apprécié!
    Heureux de vous lire, monsieur David.

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 28 août 2010 18h40
    Tout dans le personnage
    Vous suggérez M.David que l'opinion publique (encore elle, la triviale!)se trompe au sujet de M.Bellemare même si sept Québécois sur dix le croient. Vous affirmez: "Même si M. Bellemare a témoigné avec un remarquable aplomb cette semaine, tout dans le personnage aurait dû inciter à prendre ses propos avec un grain de sel". Mais vous n'expliquez pas cette prétendue évidence, ce "tout dans le personnage" que la majorité ne voit pas mais pas vous, qu'on doit gober puisque vous le dites. Plusieurs lecteurs sont sans doute (aveuglément?) contents de vous retrouvez mais je crois que vous n'êtes pas très enclin à leur rendre la pareille.

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    samedi 28 août 2010 23h07
    Les animaux malades de la peste
    Il n'y a pas de doute que le mal de toujours est la corruption. Qu'on y instaure une enquête, une commission ou à la rigueur une confession pour les anciens, cette faiblesse est le propre de la nature humaine. Cette peste (corruption) ne peut être vaincue que par la sensibilisation à des valeurs de probité qui n'ont coutume que d'être transmises ou enseignées que par les us et coutumes des générations précédentes, elles-mêmes imprégnées, parfois, d'équité et de saine morale.

    Il en existe de ces gens à la morale intègre, mais c'est rare, tellement rare que nous prenons pour acquis toutes interdictions, si banales soient-elles, comme dépassées et permissives. Et ce n'est surtout pas les religions qui en détiennent le monopole absolu, les récentes révélations sur leurs conduites nous le certifient.

    Alors, qu'elles seraient les solutions possibles pour nous reconduire dans la bonne marche d'une saine gestion politique, économique et équitable?

    Le passé a vu tomber un régime communiste qui a été gangréné par des usurpateurs de pouvoirs, non sans y avoir laissé l'empreinte de bonnes pratiques du partage des biens. Le capitalisme, présentement à son déclin, peut encore nous donner certaines bonnes pratiques de gestion en héritage. Mais un régime totalement socialiste à forte tendance communiste pourrait peut-être nous sauver de notre déchéance actuelle. À nous de faire le bon mouvement pour corriger la situation actuelle, nous n'avons rien à perdre après tout.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 10h12
    @ France Marcotte
    Michel David ne fait pas d'analyse, mais émet des opinions, comme vous et moi.

    Par contre, il est drôlement bien renseigné. De plus, il pèse bien, à mon avis, le pour et le contre lorsqu'il aborde un sujet. Sa conclusion est éclairante à cet égard : le prochain chef (ce ne sera pas Charest) n'aura pas trop de temps pour réparer les dégâts, si la commission Bastarache tournait mal pour le PLQ.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 29 août 2010 10h55
    Désolée, M.Tremblay
    J'apprécie justement M.David pour sa capacité d'analyse, il n'est pas que bien renseigné. Ici, ce qu'il affirme au sujet de Bellemare est à l'opposé de la perception d'une majorité de Québécois; cela aurait demandé quelqu'explication, d'autant plus qu'il est si bien renseigné.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 17h03
    Je suis aussi désolé
    Mme Marcotte, peut-on se demander pourquoi M. David n'a pas développé son opinion sur la crédibilité de Bellemare ?

    Bon d'accord, il fait des analyses, mais il ne l'a pas fait dans ce cas-ci. Il s'est davantage comporté en polémiste qu'en analyste. Ca me désole mais n'enlève en rien ses qualités de journaliste.

  • Claude Champagne
    Abonné
    dimanche 29 août 2010 17h27
    J `ai déjà hâte à votre prochain texte
    > Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour.
    [Woody Allen]

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 30 août 2010 22h31
    Je me joins au concert, bonne nouvelle année de travail à M. David !
    Les HYPER-fédéralistes du raisonnement circulaire en auront plein les neuronnes, façon de parler !

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 6 septembre 2010 09h31
    Mauvais terme
    Il n'y a plus de fédéralistes au Québec, mais que des dépendantistes, rési8gnés, recroquevillés sur eux-mêmes et n'ayant que des insultes à la bouche pour vilipender les «traîtres» souverainistes.

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