Lettres - Commission Bastarache: rêver en couleurs
Rêvons en couleurs un instant. Rêvons que celui qui est à la tête de l'État est un visionnaire qui croit à l'intelligence de la population. Un homme qui voit dans la commission Bastarache une occasion unique de contrer le cynisme envers les politiciens. Un homme qui fait le pari que, en osant présenter les choses telles qu'elles sont, en faisant preuve d'honnêteté, il montera dans l'estime des Québécois.
Au lieu de faire des dénégations qui ne font qu'épaissir le mépris dont lui et la classe politique font l'objet, ce premier ministre rêvé viendrait dire que les allégations de M. Bellemare sont... vraies! Que des élections ne se gagnent pas sans aide et qu'une fois au pouvoir, il va de soi qu'à compétence égale (ne l'oublions pas: tout le monde dit que les juges nommés sont très compétents et qu'ils ont suivi le même processus de nomination que les autres candidats), on met en place les personnes qui nous ont aidés. Il dirait qu'il n'y a rien de mal à agir ainsi, du moment que les personnes nommées servent aussi bien que d'autres l'intérêt de la population.
Dans ce rêve, le premier ministre est autre chose qu'un politicien abonné à la langue et aux trucs du métier qui, à court terme, permettent de survivre tant bien que mal mais qui, à long terme, ne font qu'épaissir la méfiance et le cynisme de la population. C'est un homme ou une femme qui comprend à quel point une telle franchise pourrait lui permettre de montrer son honnêteté et ainsi monter dans l'estime du peuple. Dans ce rêve, j'ai beaucoup de respect pour celui qui est à la tête de l'État. Et puis, je me réveille...
***
Étienne McKenven - Gatineau, le 25 août 2010
Au lieu de faire des dénégations qui ne font qu'épaissir le mépris dont lui et la classe politique font l'objet, ce premier ministre rêvé viendrait dire que les allégations de M. Bellemare sont... vraies! Que des élections ne se gagnent pas sans aide et qu'une fois au pouvoir, il va de soi qu'à compétence égale (ne l'oublions pas: tout le monde dit que les juges nommés sont très compétents et qu'ils ont suivi le même processus de nomination que les autres candidats), on met en place les personnes qui nous ont aidés. Il dirait qu'il n'y a rien de mal à agir ainsi, du moment que les personnes nommées servent aussi bien que d'autres l'intérêt de la population.
Dans ce rêve, le premier ministre est autre chose qu'un politicien abonné à la langue et aux trucs du métier qui, à court terme, permettent de survivre tant bien que mal mais qui, à long terme, ne font qu'épaissir la méfiance et le cynisme de la population. C'est un homme ou une femme qui comprend à quel point une telle franchise pourrait lui permettre de montrer son honnêteté et ainsi monter dans l'estime du peuple. Dans ce rêve, j'ai beaucoup de respect pour celui qui est à la tête de l'État. Et puis, je me réveille...
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Étienne McKenven - Gatineau, le 25 août 2010
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