dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Commission Bastarache - Charest se fait taper sur les doigts

Le commissaire n'apprécie guère les déclarations extérieures au processus

Antoine Robitaille   27 août 2010  Québec
Mardi, le premier ministre Jean Charest a réagit à chaud au témoignage de Marc Bellemare devant la commission d’enquête sur le processus de nomination des juges. Hier, le commissaire Michel Bastarache a invité les témoins à ne pas «discuter la preuve ou la crédibilité des témoins en dehors de la salle d’audience».<br />
<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Mardi, le premier ministre Jean Charest a réagit à chaud au témoignage de Marc Bellemare devant la commission d’enquête sur le processus de nomination des juges. Hier, le commissaire Michel Bastarache a invité les témoins à ne pas «discuter la preuve ou la crédibilité des témoins en dehors de la salle d’audience».

Québec — Michel Bastarache n'a pas apprécié la sortie de Jean Charest, mardi, au soir de la première journée de témoignage de Marc Bellemare. «C'est très clair que ça n'aide pas quand les participants, les intervenants ou les témoins se mettent à faire des déclarations à l'extérieur du processus», a déclaré Guy Versailles, l'attaché de presse du commissaire Bastarache, hier après-midi. La commission, a-t-il insisté, a la difficile tâche de faire la lumière sur les allégations de Marc Bellemare. Or, ces déclarations risquent «d'engendrer plus de confusion que de clarté».

M. Versailles a bien pris soin de ne pas préciser qui il visait. Les sorties de Marc Bellemare et de son ancien sous-ministre Georges Lalande ont, bien sûr, aussi indisposé le commissaire. Et il a tenu à dire que le commissaire ne formulait aucun blâme. «On n'est pas dans le blâme. Ce qu'on veut dire, c'est: "De la retenue tout le monde, s'il vous plaît".»

Dans sa déclaration d'ouverture du 14 juin, Michel Bastarache a enjoint aux «personnes qui participent à l'enquête» de le faire dans un esprit de coopération. Ainsi, «ni les avocats, ni les participants ou intervenants ne doivent discuter la preuve ou la crédibilité des témoins en dehors de la salle d'audience avant le dépôt du rapport; ceci est nécessaire pour assurer une procédure juste pour tous ceux qui sont impliqués». Le Journal de Québec évoquait hier la possibilité que Jean Charest ait, par sa sortie de mardi, contrevenu au règlement de la commission et que, par conséquent, il s'exposait à une sanction pouvant aller «d'un simple blâme à l'exclusion des audiences publiques». M. Versailles a insisté hier: les règles de fonctionnement n'interdisent pas aux participants, intervenants ou témoins de faire des déclarations en dehors du processus. À ce compte-là, Marc Bellemare, qui a multiplié les sorties depuis la création de la commission, se serait exposé à plusieurs «blâmes» de la part du commissaire. Le 14 juin, a souligné M. Versailles, le commissaire a formulé un souhait. Et hier, il a tenu à renouveler son «appel à la retenue des parties et des personnes appelées à témoigner».

À l'entrée du caucus libéral hier, Jean Charest a réitéré qu'il se réservait le «droit d'intervenir publiquement» si «les circonstances le justifiaient» pour répondre à ce qui se dit à la commission. Il a indiqué que mardi, il n'avait fait que répéter ce qu'il avait dit publiquement en avril, bien avant d'être assigné à témoigner par la commission Bastarache. En début de soirée, l'attaché de presse du premier ministre, Hugo D'Amours, a soutenu qu'au fond, la position du premier ministre concordait avec celle de la commission puisque cette dernière n'a pas interdit formellement les commentaires publics. «Le premier ministre se réserve le droit, s'il le juge à propos, de commenter les témoignages. Mais il a bien dit et redit qu'il ne commenterait pas chaque témoignage. D'ailleurs, il ne l'a pas fait hier [mercredi] et aujourd'hui [jeudi], et jusqu'à maintenant, il n'a fait que réitérer des propos qu'il avait déjà tenus.»

«Audi alteram partem»


Devant la mauvaise semaine que vient de traverser Jean Charest, et les mauvais sondages, les libéraux se sont serré les coudes hier matin à l'entrée de leur caucus présessionnel. Ils ont applaudi leur chef à tout rompre, scandant: «Charest! Charest!»

Plusieurs se sont portés à la défense de leur chef. Le whip et député de Châteauguay, Pierre Moreau, a souligné que jusqu'à maintenant, un seul témoin s'était exprimé et qu'on ne peut se faire une idée après un seul témoignage. Il a même rappelé une maxime latine et juridique martelée au débat des chefs de 2003 par le premier ministre péquiste Bernard Landry: «Audit alteram partem, il faut entendre toutes les parties», a-t-il soutenu, rappelant qu'il y avait encore 39 témoins à venir. «Entre lui et M. Bellemare, je sais lequel des deux est le plus crédible», a soutenu David Whissell, selon qui l'ancien ministre de la Justice a commencé mercredi à s'empêtrer dans des «contradictions».

Charest ne témoignera pas bientôt

Tout en refusant de commenter les sondages indiquant que la version de Marc Bellemare est crue par une bonne partie de la population, M. Charest a aussi soutenu qu'il fallait attendre son témoignage avant de tirer des conclusions.

Sauf qu'il ne témoignera pas la semaine prochaine, et peut-être même pas de sitôt. La commission a rendu public son calendrier hier pour les travaux à venir. Outre Marc Bellemare, elle compte entendre quatre autres témoins: Andrée Giguère, qui est coordonnatrice à la sélection des juges depuis 2003. Son prédécesseur Pierre Legendre, qui avait occupé ce poste de 1994 à 2003, ainsi que celle qui avait assuré l'intérim entre M. Legendre et Mme Giguère, de juillet à décembre 2003, Nicole Breton. Enfin, si le temps le permet, témoignera aussi celle qui fut juge en chef de la Cour du Québec de 1996 à 2003, Huguette Saint-Louis.

Rappelons que Pierre Legendre avait été brutalement muté par M. Bellemare peu de temps après l'arrivée de ce dernier à la tête du ministère de la Justice. La seule raison évoquée à l'époque: il était le frère du député péquiste de Blainville de l'époque, Richard Legendre. Ce dernier avait d'ailleurs dénoncé le sort réservé à son frère en ces termes: «C'est une injustice totale. Il est fonctionnaire au ministère depuis plusieurs années et sous plusieurs gouvernements. Mon frère n'a jamais fait de politique et je ne sais même pas pour qui il a voté. [...] Pour moi, M. Bellemare est plus le ministre de l'Injustice que le ministre de la Justice.» À l'époque, le 3 octobre 2003 précisément, Jean Charest avait refusé de «commenter les affaires internes» du ministère, mais il avait tenu à dire: «Le ministère de la Justice est entre de très bonnes mains avec M. Bellemare. Il est un ministre qui a une vision, je pense, très intéressante de l'administration de la justice.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Sylvain Boucher - Inscrit
    27 août 2010 00 h 07
    Changement
    Le temps est venu de revoir notre système politique:

    1. introduire un mécanisme électoral basé sur la proportionnelle;
    2. redéfinir le rôle du premier ministre afin d'encadrer son pouvoir décisionnel et de soumettre ses décisions à un vote de l'assemblée nationale;
    3. rendre les élus et les hauts fonctionnaires imputables devant l'assemblée nationale.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Loiseau - Abonné
    27 août 2010 03 h 11
    Brillant avenir en vérité

    Le plus M. Bellemare dénonce les magouilles (traditionnelles) de Charest qui est pris, entre l'arbre et l'écorce devant une Commission parlementaire à laquelle la bataille mènera à coups sûrs, plus sa crédibilité personnelle augmente en lui assurant un bel avenir. L'apparence d'honnêteté, autant que l'honnêteté vraie, sera très courue dans les salons du Parlement. Les voteurs penchent de plus en plus du côté de la vérité. Même au niveau fédéral, le mensonge perd des plumes et les jeux idiots du grand manipulateur créationniste seront bientôt réduits à néant. Il tombera par son peuple poids d'insignifiance dans la soupe populaire des écoeurés.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Benoit Isabelle - Inscrit
    27 août 2010 05 h 44
    Pourquoi Charest préférait-il cette commission?
    Pourquoi Jean Charest a-t-il préféré cette commission à celle sur la construction?

    La commission sur la nomination des juges a été depuis son annonce décriée comme étant un voile de fumée servant à faire oublier la requête populaire pour une enquête publique sur l'industrie de la construction au Québec. Étonnement, depuis le début de La Bastarache, ce commentaire a disparu de la place publique.

    Maintenant, à voir jusqu'à quel point La Bastarache risque d'être dommageable pour l'image de M. Charest, cette intuition initiale ne devient-elle pas davantage préoccupante? Je suis franchement étonné de voir notre premier ministre, qui est pourtant un politicien et parlementaire fort habile, se mettre ainsi les pieds dans les plats. Je refuse de croire que Jean Charest ait pu dresser cet homme de paille pour ensuite lui servir de repas!

    Mais si c'était vrai? Et si cette commission était à la fois compromettante ET anticipée?

    Là, j'arriverais à y croire. J'arriverais à croire que notre politicien le plus astucieux, devant l'inévitable, ait fait le choix le plus judicieux. En bon partenaire, en bon ami, et tant qu'à couler, aussi bien le faire en éclaboussant le moins de gens possible, quelques juges et financiers du parti, plutôt que toute une industrie, un syndicat national, le crime organisé puis les sphères d'influence des plus importantes municipalités du Québec.

    De plus, une seule des deux options sera récompensée par une belle croisière en yacht privé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • P. Boutet - Abonné
    27 août 2010 07 h 08
    Charest, homme de loi!
    Que peut-on faire lorsque quelqu'un ne respecte pas un ordre de cours!

    Outrage au tribunal?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jean-claude Vincent - Abonné
    27 août 2010 07 h 16
    les animaux malades de la peste
    Le comportement de cette bande de loups-béraux applaudissant leur chef me rappelent cette fable de Lafontaine apprise à la petite école avec Jean Charest dans le rôle du lion, l'ensemble des Québécois dans celui des moutons et Marc Bellemare dans celui du beaudet qui sera sacrifié .

    J'aime ce passage où le lion Charest dit :
    J'ai dévoré force moutons.
    Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
    Même il m'est arrivé quelquefois de manger
    Le Berger.

    Un de ses anciens ministres, disons Whissel dit le renard réplique aussitôt :

    Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
    Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
    Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
    En les croquant beaucoup d'honneur.

    Et la conclusion qui sera celle où on pendra le beaudet Bellemare sur la place publique comme conclusion de la commission Bastarache.

    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Doré - Abonné
    27 août 2010 07 h 58
    Se sauver par la porte d'en arrière?
    "Le Journal de Québec évoquait hier la possibilité que Jean Charest ait, par sa sortie de mardi, contrevenu au règlement de la commission et que, par conséquent, il s'exposait à une sanction pouvant aller «d'un simple blâme à l'exclusion des audiences publiques»."

    Tout le monde se demande pourquoi Jean Charest a fait une telle sortie et qu'il dit qu'il ne tiendra pas compte des avertissements du juge Bastarache... qu'il fera ce que, lui, juge utile de faire... Il commentera quand il en sentira le besoin, dit-il. N'est-ce pas là une tentative de se faire exclure des audiences? On n'y comprenait rien, mais on peut peut-être y voir matière à réflexion... Ça serait assez spécial, vous en conviendrez: se faire sortir par la porte d'en arrière...!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Augustin Rehel - Inscrit
    27 août 2010 08 h 03
    Théâtre tragi-comique à la commission Bastarache.
    Cette saga entre Charest et Bellemare m'apparait de plus en plus comme un règlement de compte.

    Scène un:

    Bellemare s'amène au micro avec des notes prises il y a des années ressassant des bribes de conversations entre les deux hommes.

    Scène 2

    Charest s'amène au micro avec des notes rappelant tous les manquements de l'ex-ministre de la justice.


    Ce congédiement indu du frère de Richard Legendre lève un peu le voile sur la personnalité suffisante et rancunière de Bellemare. Dans un texte précédent, je parlais de son manque de jugement, en voilà un autre exemple surprenant.

    On a pas fini de rire de cette pièce tragi-comique qui va nous coûter au bas mot 6 millions $$$
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois - Inscrit
    27 août 2010 08 h 06
    M.Charest ne parlera pas
    Attendons de faire témoigner touts les témoins pendant ce temps M.Charest aura le temps et le matériel pour démonter les témoignages et révéler sa nouvelle combine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    27 août 2010 08 h 29
    Une vrais farce à nos dépend
    Pour justifier ses déviations de la vérité, Charest qui en chambre ou en public comme pour la caisse de dépôt, fait tout ce qu'il faut pour que si jamais la commission lui donne tord il puisse dire que c'est normal elle a pas bien fait sa job.... Mais jamais il ne dira qu'il a agit sous la colère hier et avant hier en commentant les dires de Bellemare.
    Pour que les journaux le cite le lendemain en même temps que Bellemare il commet un impair de justice, impardonnable pour un juriste....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    27 août 2010 08 h 56
    Les loups-béraux serrent les rangs
    Inouï de voir le caucus libéral ovationner un PM complètement discrédité ! Le pire c'est que les premières salves pour dégommer cet individu viendront de ces courtisans atteints de scyzophrénie collective hier soir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Line Légaré - Abonnée
    27 août 2010 09 h 00
    Charest un des derniers témoins
    Qui a demandé et commandé que Charest soit mis à ce rang? Les procureurs du gouvernement, du parti libéral ou de M. Charest? Charest lui-même? Cette commission a été commandée par lui et il en tire les ficelles....espérons que les québécois demeureront vigilants et alertes devant tous les propos qui s'y tiendront lors de ce carnage en public. Combien sont-ils contre M. Bellemarre?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    27 août 2010 09 h 35
    Terreur à Québec
    Vu que M. Bellemare semble terroriser M. Charest, est-ce que ce dernier pourrait finir par classer M. Bellemare dans la liste des terroristes qui menaceraient l'État du Québec et son "premier"afin de le faire enfermer à vie à Guantanamo ou à St-Bruno ou à Montebello où il ne pourrait plus témoigner...enfin ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    27 août 2010 09 h 48
    L'exemple de Bill Clinton à suivre
    Vu que le peuple québécois ne croit pas M. Charest, il ne lui reste qu’une solution celle de se présenter à la télé et, comme un bon preacher américain ou comme Bill Clinton, qui a fauté avec une assistante en se faisant poigner sur le fait. Il déclare que la vérité est sortie de la bouche de M. Bellemare, un exemple de probité, et s'excuse, devant Dieu, d'avoir péché comme "premier" du Québec. Il en profite pour demander pardon aux Québécois en jurant qu'on ne le reprendra plus...jamais...jamais...jamais. Never again pour ses électeurs anglophones, si fidèles et pour tous les fournisseurs de la caisse électorale du PLQ qui déborde encore des bienfaits des très-hauts.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    27 août 2010 09 h 55
    Ils sont 14 avocats grassement payés...
    ...par les contribuables pour discréditer Bellemare. Ce dernier doit payer de sa poche ses avocats.

    Une vrai république de bananes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    27 août 2010 09 h 58
    Très amusant ce comportement .....
    J'ai toujours trouvé amusant ce comportement des libéraux qui conciste a applaudir leur chef directement proportionnelle a ses troubles politiques et inversement proportionnelle a son éthique politique ...... Tout pour l'image comme si les citoyens ne comprennaient pas ces manigances primaires ..... Ils serait temps que ces loups-béraux comme lit auparavent prennent les électeurs pour des êtres intelligents et les traitent comme tel .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    27 août 2010 10 h 22
    Faux mandat pour une Commission...
    Depuis la première journée de la Commission, chaque fois que j’entends les commentaires de M. Charest, je suspecte de plus en plus que le seul but de cette Commission est de discréditer le témoignage de Marc Bellemare et que le volet «Processus de nomination des juges» n'est qu'un écran de fumée. En effet, comment expliquer autrement le refus de participant à l'opposition officielle dont la demande est sur le site de la Commission?

    Je ne serais pas surprise, et je ne suis pas la seule, que M. Bastarache refuse la participation de Jean Charest soi-disant pour le punir de ses interventions et démontrer son indépendance, lui évitant ainsi de répondre sous serment aux questions très précises et quelquefois embarrassantes de maître Battista (j'aimerais ajouter qu'à par quelques redondances la deuxième journée je pense que ce dernier a fait un très bon travail). En effet, après avoir été témoin de la façon dont Marc Bellemare a été questionné, la population comprendrait mal que l'on procède autrement avec M. Charest.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie-Hélène Martin - Abonnée
    27 août 2010 10 h 39
    Re: Les animaux malades de la Peste

    Merci, merci de nous rappeler que les paroles d'un sage poète ayant vécu il y a déjà fort longtemps sont encore d'actualité!!
    La preuve que la race humaine n'évolue pas autant que l'on pense, et que tant qu'il y aura l'homme, il y aura «l'hommerie» qui vient avec!!

    À chacun de nous d'utiliser notre jugement pour se forger une opinion maintenant; y a-t-il vraiment un côté blanc et un côté noir dans cette histoire, ou simplement plusieurs nuances de gris???
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Yves Larose - Inscrit
    27 août 2010 10 h 53
    Je me souviens
    Je me souviens d'un certain ministre au fédéral qui a dû démissionner à la demande de son chef à l'époque à cause d'une intervention auprès d'un juge: devinez qui est cet homme...JEAN CHAREST

    Charest a toujours été un menteur de la pire espèce Comment pouvons-nous croire autrement à cet homme qui refuse de faire preuve de transparence en ne voulant pas d'enquête dans l'industrie de la construction de même que sur le financement des partis politiques?

    Pourtant les premiers éléments de Bellemarre amènent la procureur du gouvernement à présenter une objection dès que le mot "construction" est utilisé par le témoin principal de la commission Bastarache soit Me Bellemarre. De quoi à s'interroger sérieusement.
    Que dire aussi des interventions en vent de panique de Jean Charest de même que de Denis Roy??? Il me semble que tous les ingrédients d'un scandale, dans ce gouvernement usé, est à nos portes!

    Que faut-il de plus?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Savard - Inscrit
    27 août 2010 10 h 59
    @ MM. Tremblay et Carrier : Rien de nouveau sous le soleil !
    Applaudir un chef alors qu'on devrait lui lancer des tomates, ce n'est sûrement pas la première fois que ça se produit !

    Qu'il suffise de se rappeler l'épisode Gilles Duceppe.
    Il y a trois ans,Gilles Duceppe s'en venait à Québec pensant être couronné chef du PQ. Mais quand il sût qu'il devrait affronter Pauline Marois, il décida en moins de 24 heures de retourner à Ottawa ! Et qu'ont fait les députés du Bloc pour dénoncer ce chef qui revenait la queue entre les deux jambes, eh bien, ils l'ont accueilli en héros avec des ovations debout !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • victoriavilleman - Inscrit
    27 août 2010 11 h 02
    Politique 101
    1. Quelqu'un qui donne de fortes sommes à un parti politique s'attend normalement à un retourt d'assenceur non?

    2. Les gens oublierons bien d'ici les prochaines élections

    3. À ceux et celles qui nient les allégations en jeux, et qui semblent avoir la vérité ultime, et bien, dites publiquement que vous êtes prêts à passer un détecteur de mensonges. C'est un outil grandement utilisé par les forces policières et qui est accepté comme outils d'enquête, et par plein d'autres corporations pour vérifier l'intégrité de leurs employés, d'applicants pour emplois etc! Donc cet outil doit avoir une certaine intégrité non?

    Yves ROSS
    Citoyen Victoriaville
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    27 août 2010 11 h 03
    SEIGNEUR CHAREST, QUE DIS-JE, EMPEREURCHAREST...
    Je ne sais pas si je suis la seule à avoir entendu les derniers propos de Jean Charest mais je trouve que les journalistes passent cette intervention sous silence. " je me réserve le droit de parler " même si le commissaire Bastarach, que j'ai nommé en passant, me demande à tous les participants de se taire. Seul un SEIGNEUR ou un ROI ou un EMPEREUR peut se permettre des choses plus que ses sujets. C'est exactement les propos de Charest. Si après cela, il y a quelqu'un au Québec est assez fou pour le suivre, désolé, on a ce que l'on mérite.

    Pensez-y: " JE ME RÉSERVE LE DROIT" Seulement lui, le chef, un petit Duplessis!!!! Et dire qu'auccun analyste n'ose accrocher à cette formulation. Je vais dire à nos analystes politiques et nos journalistes parlementaires, la même chose que nous dises une certaine secte: " RÉVEILLEZ-VOUS".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Gadoury - Inscrit
    27 août 2010 11 h 27
    CHAREST SE FAIT TAPER SUR LES DOIGTS
    Ooooooooooooooooooon ! Ils risquent de devenir croches,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Geoffroi - Abonné
    27 août 2010 12 h 01
    Vive la République
    Après 2 mandats c'est peut-être suffisant. Le parlementarisme britannique c'est dépassé. Vive la République.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hermil LeBel - Inscrit
    27 août 2010 13 h 01
    Du respect envers les institutions...
    Le commissaire Bastarache dispose maintenant de l'occasion toute désignée pour démontrer à la population du Québec que sa commission n'est pas un autre « écran de fumée ». Dans la mesure où JJ Charest démontre si peu de considération envers l'institution de la justice en contrevenant ouvertement aux directives pourtant très claires du commissaire, Bastarache devrait le convoquer pour répondre à des accusations d'outrage au parlement. L'outrage fut perpétré sur la place publique au vu et au su de l’ensemble de la population comme le relate cet article. Devant un tel mépris de nos institutions, la seule sanction qui s'impose est la détention préventive car JJ Charest affirme avoir l'intention de récidiver. En droit, il s'agit d'un bris de condition habituellement sanctionné par une période d'incarcération par égard envers l'institution de la justice en attendant la suite des procédures. S'il ne réagit pas devant un tel affront à son autorité, Bastarache nous aura convaincu hors de tout doute raisonnable que sa commission n'est qu'un vulgaire « piège à cons ».
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Trobadorem - Inscrit
    27 août 2010 13 h 55
    À ceux qui s'étonnent de cette solidarité éhontée entre les rouges "parlementeux"...rappelez vous, cette abjecte solidarité entre les bleux pour faussement condamner Yves Michaud. sur la place publique....
    ....Fort heureux de découvrir ce matin dans les commentaires du Devoir, que certains lecteurs flairent aussi la manipulation jusqu'à l'origine de cette Commission...les caricatures sont trop ronflantes pour que ce soit ce qui y apparait....à moins que nos stratèges soient fatigués et sans trop grande force pour se battre, le coffre étant déjà plein de bidous après toutes ces années de corruption.

    Les paris sont ouverts: Un brun que Charest se sera trouvé un parachute cousu de fil d'or d'ici Noel...

    Quelqu'un peut-il me répondre ici. Existe t'il un mode "impeachment" au Québec?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    27 août 2010 14 h 07
    M Teflon
    Monsieur Teflon est gra$ dur. Il ne partira pas de lui-même. Il se terrera dans le silence. Jusqu'au moment où ses patrons l'enjoindront de prendre la porte. Pour des raisons familiales bien sûr.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    27 août 2010 15 h 03
    Gilles Duceppe le méritait bien .....
    Gilles Duceppe revenait au grand plaisir de ses supporteurs et n'était pas dans le trouble dans l'opinion publique monsieur Savard et en plus il n'a jamais été confronté a tous les problèmes d'éthique et de magouiles de votre chef .... Admettons que l'analogie ne tient pas la route ....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Socrate - Inscrit
    27 août 2010 16 h 02
    Duplessis
    Il faudrait instituer une sorte de loterie nationale pour financer les partis politiques et il n'y aurait plus des pôblèmes de juges. Duplessis.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Rousseau - Inscrit
    27 août 2010 17 h 44
    L'OPPORTUNITÉ À SAISIR AU VOL
    Une connaissance tentait de m'expliquer le principe fondamental d'une série de conférences sur le succès, qu’elle venait de débuter. Placées devant une éventualité de gain, certaines personnes sauront en profiter et d'autres, non. Pourquoi? Répondre présupposerait des développements et surtout des références à l'intime, lesquels ne seraient envisageables qu'en entrevue privée.

    La situation politique présente offre cependant une possibilité de changement vers le mieux. Un citoyen interviewé récemment a dit que ça l’a toujours été ainsi en politique. J'abonde aussi en ce sens, car je sais que partout où il y a de l'argent à faire, de nombreux cerveaux tentera tout pour aller le chercher.

    Il conviendrait alors de suivre la logique du père de la thérapie behaviorale; Skinner: "rendre impossible la commission du crime". Mais, pour instaurer cette révolution de la pensée, il faudrait un PM conscient que nulle évolution ne puisse s'opérer sans cela. D'avoir laisser pourrir le conflit dans le domaine de la construction, etc., disqualifiera particulièrement M. Charest auprès des gens sérieux. Saisiront-nous l'opportunité de le remplacer par quelqu'un, (1), de compétent à l'égard de ces exigeantes fonctions primordiales?

    (1) Marc Bellemare et Joseph Facal m'apparaissent d'excellents candidats.

    Jean Rousseau, B. Ps
    consultant en ressources humaines
    courriel: jeanrousseau1956@live.ca
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    27 août 2010 19 h 48
    @ Jean Rousseau, merci pour ce nouveau point de vue
    J'aime votre façon de penser. Si on avait à choisir entre un bon politicien, de nos jours quelqu'un qui a de la gueule et qui gueule et nous promet mer et monde, et quelqu'un qui a un sens de l'éthique inébranlable, pour qui voterions-nous? Personnellement je voterais pour le deuxième même s'il était malhabile au niveau de l'image, mais sincère au niveau des intentions, genre «no bullshit».
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Chevalier - Abonné
    27 août 2010 22 h 03
    Bastarache devrait abdiquer
    Jean Charest, en allant à l'encontre des directives de la commission d'enquête qu'il a lui-même créée, démontre qu'il n'a aucune considération pour cette opération. En affichant un manque de respect total envers l'autorité du juge Bastarache, il discrédite l'institution.
    Si j'étais à la place du juge, je cesserais l'enquête sur le champ, expliquant qu'il est impossible de poursuivre dans ces conditions et accusant Jean Charest d'avoir saboté l'enquête.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Dupont - Abonné
    27 août 2010 22 h 28
    C'est à votre tour!
    J'ai beaucoup de plaisir à voir les libéraux s'entredéchirer entre eux.Ce n'est pas habituellement leur façon de faire, ils règlent leurs conflits en famille, c'était la règle. Il y a dérogation aux us et coutumes, la crise est éminente.

    La commission Bastarache a une mission impossible faire la lumière sur la nomination des Juges et la crédibilité des propos de M. Charest et Bellemarre! Tout un contrat !

    Je crois que le premier Ministre devra prendre des décisions importantes avant qu'il n'engloutisse avec lui le parti libéral.

    C. Fournier, simple citoyenne
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ciceron Derome - Abonné
    27 août 2010 23 h 42
    drôle d'opportunité...
    Monsieur Rousseau, revoyez vos notes sur le père de la thérapie behaviorale, celle-ci étant très critiquée, comme son déterminisme d'ailleurs.

    "Rendre impossible la commission d'un crime" est une logique de l'utopie, notamment parce que le mot "crime" ne réfère pas aux mêmes choses d'une communauté à l'autre, d'une époque à l'autre et d'une personne à l'autre au sens large et strict du terme selon ses valeurs. Petit exemple: rappelez-vous le "crime" de Galilée.

    Votre utopie d'un PM au dessus de tout soupçon était l'utopie de Platon. La Cité de Platon, la démonstraion étant faite depuis belle lurette, est une cité impossible. C'est "l'Idée" d'une Cité, une perfection au-delà de l'humain, déjà là, indépendante de l'humain. Le rêve est beau, en théorie. Le Prince de Machiavel vous donnera une idée plus terre à terre de la dimmension politique de l'être humain.

    J'espère que vous ne pensez pas réellement que ce que vous qualifiez de "pourri" dans la construction est l'oeuvre de monsieur Charest. Un peu de sérieux là. Un peu d'histoire s'il vous plait, juste une cinquantaine d'années, pas plus, et vous comprendrez que l'affaire est beaucoup plus complexe que vous croyez. Les gens sérieux savent cela.

    Enfin, vous accordez une crédibilité à Marc Bellemare qui me surprend, compte tenu que le contre interrogatoire n'a pas encore débuté et que, déjà, certaines contradictions apparaissent dans un témoignage où les preuves tangibles sont d'une rareté surprenante. Quant à monsieur Facal, l'homme est intéressant. Ses chroniques le sont aussi, ceci ne voulant pas dire que je suis toujours en accord avec lui, notamment sur le plan du fédéralisme. Il devrait remplacer madame Marois. Ainsi les débats seraient plus intéressants

    Ciceron Derome, citoyen retraité de ses titres notamment
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ciceron Derome - Abonné
    27 août 2010 23 h 52
    le détecteur de mensonges
    Monsieur Ross, je vous l'ai déjà dit, les détecteurs de mensonges ne sont pas acceptés par les tribunaux. Si vous avez déjà été policier comme vous le dites, je ne comprend pas votre entêtement ou plutôt cette ignorance à ce propos.

    Dans notre démocratie, personne n'est obligé de subir ce test. Si elle le veut et subit un test qui est "négatif", ceci ne constitue pas une preuve de quoi que ce soit. Aussi, vous devez savoir que depuis belle lurette des gens ont réussi à déjouer l'appareil. Il se donne même de la formation à ce propos.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kaomax - Inscrit
    28 août 2010 02 h 13
    Que croyez-vous ?
    L'actuelle commission a pour objet de régler les différents concernant la nomination des juges.

    Dans sa conclusion, le juge n'aura pas d'autres choix que de condamner Charest et ce sera tout. L'ensemble de tous les autres points ne compteront plus. L'enquête demandé par une majorité de Québécois tombera ainsi aux oubliettes, puisque tout ce qui sera dit dans la présente commission, ne pourra plus être servit à nouveau dans toute autre enquête.

    Le poids sur Charest, ce n'est pas de rendre des comptes sur la supercherie et les enveloppes brunes de la construction, il ne sera amené qu'à donner sa démission...rien de plus.

    Entre deux couperets, Charest a délibérément choisi l'accusation qui lui fera le moins mal. Démissionner sans devoir rendre des comptes, sans devoir trahir ses fidèles amis de la construction (surement tous de grands Fan de Al Pacino dans le film "Le Parrain") ... Bref ... cette commission ne fera qu'endormir les vrais magouilles et la vraie corruption au sein de l'état.

    Vous verrez bien à la fin de la commission, comment le mouton frisé et malhonnête, se sortira de cet impasse, sans trop de casse.

    Un système de justice à deux vitesses ... la société qui écope et les dirigeants qui sortent par la porte arrière ... encore davantage, lorsqu'une majorité des juges pourraient s'avérer "manger à la même table" ...

    Nous n'avons rien à envier à l'Italie ou la Colombie ... ici aussi la pègre se saisi du pouvoir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-François Trottier - Abonné
    29 août 2010 18 h 25
    @Jean Rousseau: excellent point de vue
    "rendre impossible la commission du crime" par une série de procédures. L'actuel processus de nomination des juges visait précisément cela, en limitant l'influence du politique par un comité de sélection. Si cette commission est sérieuse et ne vise pas qu'à camoufler, elle fera des recommandations en ce sens. Et oui, au fil des abus, las société s'ajuste, ce qui tend avec votre "pour le mieux". J'ajouterai par pure partisanerie que le PLQ, avec tous ses abus, est une excellente source de progrès.
    À moins de sombrer dans un nihilisme ampoulé et de se dire que, comme la perfection ne peut être atteinte, restons assis à désespérer et contentons-nous du pire... Mais ça ne tient pas debout: Machiavel lui-même écrivait que personne ne pouvait gouverner sans le peuple.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • victoriavilleman - Inscrit
    29 août 2010 19 h 16
    Détecteur de mensonges" Réponse à Ciceron Derome
    Monsieur Ciceron Derome.

    Je connais très bien les fondements légaux, valeurs juridiques etc concernant le polygraphe. Et ce, en tant que simple citoyen informé et intéressé par le domaine judiciaire et du droit, et oui, en aussi en tant qu'ancien policier.

    Vous le savez sûrement, Le polygraphe est grandement utilisé par les services policiers partout dans le monde, ainsi que par divers organismes privés, gouvernementaux. Et ce, comme importrant outil d'enquête, de travail etc.

    Il est vrai que personne n'est obligé de soumettre à un test polygraphe, et que les résultats ne sont pas encore accepté comme preuve au pénal. Cela dit, pour ce qui est de la valeur juridique au civil, je vous référère à un arrêt assez récent de la Cour du Québec concernant l'admission comme preuve de résultats de polygraphe dans un affaire de réclamation d'assurance: Lamothe c. General Accident cie d'Assurance, no 750-22-000034-979, 10-12-98 (C.Q.).

    En conclusion, techniquement, les divers intervenants pourraient se porter volontaire pour subir un test polygraphe. Ce test peut s'avérer très utile pour un demandeur ou un défenseur. D'ailleurs j'irais jusqu'à dire que , compte tenue de l'arrêt précité, les résultats pourraient probablement être soumis à la Commission comme élément de preuve, supportant ainsi, un témoignage à la Commission.

    Ça serait définitivement une première à ce que je sache, concernant les Commissions d'enquêtes tel que Bastarache.

    Honnètement, ça serait intéressant à voir non?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
37 réactions
10 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012