Gaz de schiste: Québec dévoilera dimanche des conditions de développement
Gestion de crise oblige, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, annoncera dimanche un examen des «conditions de développement» de l'exploration gazière au Québec, une façon de tenter de calmer la grogne concernant une industrie qui se développe rapidement, et ce, même si aucun débat public n'a eu lieu.
Sans préciser la teneur des gestes qui seront faits par Québec pour «rassurer» les citoyens, la ministre a tout de même indiqué que son objectif était de «structurer cette industrie pour qu'elle soit respectueuse de l'environnement et qu'elle se développe de façon socialement responsable». S'il importe d'exploiter ces hydrocarbures, il faudra selon elle déterminer des façons de le faire «en toute objectivité et impartialité».
Interpellée par des journalistes, Mme Normandeau a toutefois avoué son «préjugé favorable» envers cette filière, qui contrôle à peu près tout le territoire québécois où on retrouve un potentiel d'exploitation de gaz de schiste. Deux sociétés albertaines espèrent d'ailleurs brancher leurs premiers puits au réseau de distribution de Gaz Métro dès 2011.
En procédant à une annonce dimanche, on semble vouloir calmer le jeu. Il y a encore quelques jours, le cabinet de la ministre indiquait que le débat sur l'exploitation des gaz de schiste se ferait lorsque le projet de loi serait déposé cet automne.
Mais plusieurs élus et citoyens ont depuis fait état de leurs craintes. Des maires ont notamment appris dans les journaux que des travaux d'exploration étaient réalisés dans leur municipalité. Surtout, il n'existe aucune étude indépendante sur les impacts environnementaux liés aux forages gaziers. Pierre Arcand, le nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, avouait cette semaine que les connaissances dans ce domaine sont encore embryonnaires au Québec.
Sans préciser la teneur des gestes qui seront faits par Québec pour «rassurer» les citoyens, la ministre a tout de même indiqué que son objectif était de «structurer cette industrie pour qu'elle soit respectueuse de l'environnement et qu'elle se développe de façon socialement responsable». S'il importe d'exploiter ces hydrocarbures, il faudra selon elle déterminer des façons de le faire «en toute objectivité et impartialité».
Interpellée par des journalistes, Mme Normandeau a toutefois avoué son «préjugé favorable» envers cette filière, qui contrôle à peu près tout le territoire québécois où on retrouve un potentiel d'exploitation de gaz de schiste. Deux sociétés albertaines espèrent d'ailleurs brancher leurs premiers puits au réseau de distribution de Gaz Métro dès 2011.
En procédant à une annonce dimanche, on semble vouloir calmer le jeu. Il y a encore quelques jours, le cabinet de la ministre indiquait que le débat sur l'exploitation des gaz de schiste se ferait lorsque le projet de loi serait déposé cet automne.
Mais plusieurs élus et citoyens ont depuis fait état de leurs craintes. Des maires ont notamment appris dans les journaux que des travaux d'exploration étaient réalisés dans leur municipalité. Surtout, il n'existe aucune étude indépendante sur les impacts environnementaux liés aux forages gaziers. Pierre Arcand, le nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, avouait cette semaine que les connaissances dans ce domaine sont encore embryonnaires au Québec.
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