Lettres - La grossière farce de Bastarache
Faut-il en rire ou en pleurer? Où la commission Bastarache nous mènera-t-elle? D'où vient sa pertinence? Vraiment, ça me semble une farce grossière. Ce qui est en cause ici, c'est l'influence et la pression que les hauts dirigeants d'un parti politique peuvent exercer sur les élus d'un parti au pouvoir.
Pourtant, c'est un secret de polichinelle, il en est ainsi depuis presque la nuit des temps, tous partis politiques confondus. En effet, à compétence égale reconnue, pourquoi ne pas nommer des gens du parti ou des gens sympathiques à son parti?
Ce qui fait problème ici, ce sont les allégations de Marc Bellemare selon lesquelles Jean Charest l'aurait obligé lui-même à nommer à la magistrature des personnes précises. Bien sûr, Jean Charest nie les affirmations de Bellemare. La commission Bastarache ne pourra rien faire devant cette situation. Elle ne pourra pas, me semble-t-il, déterminer qui dit vrai.
Nous le savons, les politiciens au pouvoir ont très rarement la faveur populaire. Pensons à Jean Chrétien le mal-aimé, réélu pour plusieurs mandats malgré tout. C'est ce qui explique la méfiance des citoyens envers Jean Charest. C'est probablement le calcul qu'a fait Marc Bellemare en lançant sa bombe. Il semble bien qu'il aura atteint son objectif, soit celui de discréditer le premier ministre Jean Charest quoi qu'il advienne de la commission Bastarache. Et c'est nous, Québécois, qui paieront pour cette grossière farce.
***
Benoît Descôteaux, Montréal, le 25 août 2010
Pourtant, c'est un secret de polichinelle, il en est ainsi depuis presque la nuit des temps, tous partis politiques confondus. En effet, à compétence égale reconnue, pourquoi ne pas nommer des gens du parti ou des gens sympathiques à son parti?
Ce qui fait problème ici, ce sont les allégations de Marc Bellemare selon lesquelles Jean Charest l'aurait obligé lui-même à nommer à la magistrature des personnes précises. Bien sûr, Jean Charest nie les affirmations de Bellemare. La commission Bastarache ne pourra rien faire devant cette situation. Elle ne pourra pas, me semble-t-il, déterminer qui dit vrai.
Nous le savons, les politiciens au pouvoir ont très rarement la faveur populaire. Pensons à Jean Chrétien le mal-aimé, réélu pour plusieurs mandats malgré tout. C'est ce qui explique la méfiance des citoyens envers Jean Charest. C'est probablement le calcul qu'a fait Marc Bellemare en lançant sa bombe. Il semble bien qu'il aura atteint son objectif, soit celui de discréditer le premier ministre Jean Charest quoi qu'il advienne de la commission Bastarache. Et c'est nous, Québécois, qui paieront pour cette grossière farce.
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Benoît Descôteaux, Montréal, le 25 août 2010
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