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Lettres - La grossière farce de Bastarache

Benoît Descôteaux, Montréal, le 25 août 2010  27 août 2010  Québec
Faut-il en rire ou en pleurer? Où la commission Bastarache nous mènera-t-elle? D'où vient sa pertinence? Vraiment, ça me semble une farce grossière. Ce qui est en cause ici, c'est l'influence et la pression que les hauts dirigeants d'un parti politique peuvent exercer sur les élus d'un parti au pouvoir.

Pourtant, c'est un secret de polichinelle, il en est ainsi depuis presque la nuit des temps, tous partis politiques confondus. En effet, à compétence égale reconnue, pourquoi ne pas nommer des gens du parti ou des gens sympathiques à son parti?

Ce qui fait problème ici, ce sont les allégations de Marc Bellemare selon lesquelles Jean Charest l'aurait obligé lui-même à nommer à la magistrature des personnes précises. Bien sûr, Jean Charest nie les affirmations de Bellemare. La commission Bastarache ne pourra rien faire devant cette situation. Elle ne pourra pas, me semble-t-il, déterminer qui dit vrai.

Nous le savons, les politiciens au pouvoir ont très rarement la faveur populaire. Pensons à Jean Chrétien le mal-aimé, réélu pour plusieurs mandats malgré tout. C'est ce qui explique la méfiance des citoyens envers Jean Charest. C'est probablement le calcul qu'a fait Marc Bellemare en lançant sa bombe. Il semble bien qu'il aura atteint son objectif, soit celui de discréditer le premier ministre Jean Charest quoi qu'il advienne de la commission Bastarache. Et c'est nous, Québécois, qui paieront pour cette grossière farce.

***

Benoît Descôteaux, Montréal, le 25 août 2010
 
 
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  • normand richard
    Inscrit
    vendredi 27 août 2010 12h47
    La grossière farce
    « Il semble bien qu'il aura atteint son objectif, soit celui de discréditer le premier ministre Jean Charest quoi qu'il advienne de la commission Bastarache. »

    Le premier ministre s’est discrédité lui-même en créant une commission bidon.

    Les Québécois veulent que la lumière, toute la lumière, soit faite sur l’industrie de la construction au Québec. Ils veulent connaître les rapports exacts que le PLQ et son gouvernement entretiennent avec le monde de la construction sur son dos.

    Y-en a marre d’assister, jour après jour, à la démolition systématique et programmée du Québec.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    vendredi 27 août 2010 14h19
    Qu'on m'explique
    Divers intervenants mettent en doute les accusations de Marc Bellemare. Aucun n'a donné une raison plausible qui expliquerait pourquoi M. Bellemare, rien que pour le plaisir de faire mal à quelqu'un, ruinerait vraisembalblement le reste de sa carrrière et comprometterait sa sécurité financière. Quel intérêt masochiste aurait-il à s'attaquer à tout l'establishment qui appuie très majoritairement le parti libéral, que ce soit le monde des affaires, les grandes corporations professionnelles (avocats, médecins, ingénieurs), et certains syndicats comme ceux de la construction, sans compter l'ensemble des anglophones, riches ou pauvres, de gauche comme de droite ? Ça ne lui laissera pas beaucoups de clients !

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 27 août 2010 17h44
    On dit que vengeance, M. Terreault, est un plat qui se mange froid.
    On dit que celui qui tient à se venger attend normalement son heure. Le meilleur moment, est là où l'adversaire est affaibli, ou semble en difficultés.

    Vous n'êtes pas le seul a vous interroger sur les motivations de M. Bellemare. Il dit qu'il a démissionné de son poste de ministre parce que le gouvernement n'a pas présenté les projets de loi qu'il avait espérés, et pour lesquels, dit-il, il est entré en politique.

    Mais ce n'est pas uniquement cela qui l'a préoccupé durant ces sept dernières années. Ce sont plutôt les démarches que des personnes auraient faites auprès delui pour l'inviter à regarder de près certaines candidatures et à y nommer certaines personnes. Ce sont d'ailleurs les seuls notes qu'il aurait conservées.

    Il était naïf, dit-il. L'était-il au point de ne pas s'imaginer que des ministres, des hauts fonctionnaires ou des responsables, en quelque domaine que ce soit ne sont pas exposés à recevoir des représentations, même des approches non sollicitées mais pressantes? Il y a plus qu'une façons de répondre à ce genre de démarches. Une brève conversation avec des collègues lui en aurait fourni quelques unes.

    On connaîtra les réponses plus tard. M. Bellemare est le seul qui peut répondre à ces questions. Je serais étonné qu'elles ne lui soient pas posées.

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