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Contrats de construction - Aller au fond des choses

Bernard Descôteaux   26 août 2010  Québec
D'enquête sur l'industrie de la construction, il n'y aura pas, sous une forme ou une autre! Le gouvernement Charest veille au grain. Ainsi, Me Suzanne Côté, qui le représente aux audiences de la commission Bastarache, semble avoir pour rôle de rappeler, aussitôt qu'elle entend le mot «construction», que le mandat du commissaire porte strictement sur le processus de nomination des juges. Une façon d'éviter toute tentation à Me Bastarache.

Le refus répété du gouvernement Charest ne saurait nous convaincre qu'il n'y a pas nécessité de se pencher sur le phénomène de collusion dans l'octroi des contrats. Car collusion il y a eu, dont il a résulté une fraude à grande échelle. On a contourné des lois et taxé les contribuables par des prix nettement supérieurs à la valeur des services rendus. Il y a eu appropriation de biens sociaux de façon systémique pendant des années.

A-t-on encore des doutes à cet effet? Que les sceptiques regardent les récents contrats accordés par Montréal. De 25 à 30 % plus bas que la dernière année, prétend le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Moins que cela, disent certains. Mais tous constatent qu'il en coûte nettement moins cher désormais.

La dénonciation publique du phénomène de collusion et les mesures de contrôle adoptées ont eu leur effet. Tant mieux! Mais cela laisse sans réponses bien des questions. À qui a profité cette collusion? Qui participait à ce système? Comment les partis politiques en ont-ils profité par le biais de contributions? Combien d'argent a été ainsi détourné?

On peut se rassurer de voir Revenu Canada entreprendre de passer au peigne fin tous les contrats accordés depuis 2006 par Montréal, les arrondissements et les villes liées à Montréal. Cela représente l'examen de quelque 5 milliards de dollars de contrats. Que l'Agence de revenu du Canada arrive à épingler quelques fraudeurs servira d'exemple pour ceux qui dans l'avenir pourraient être tentés de les imiter.

De la même manière, le travail de l'escouade Marteau oblige certains entrepreneurs qui se savent surveillés à jouer de prudence. Leur appétit est devenu moins grand, comme peuvent le démontrer les coûts plus bas des contrats accordés par Montréal.

Le travail des inspecteurs de l'Agence de revenu du Canada comme celui des policiers de l'escouade Marteau ne pourront toutefois que nous apporter des réponses partielles. Nous n'aurons jamais de portrait global. Nous n'aurons pas la certitude que la collusion n'existe plus et que toutes les mesures sont prises pour qu'elle ne revienne plus. Le refus du gouvernement Charest de s'engager dans la voie d'une enquête approfondie ne peut être interprété que comme un refus de vouloir aller au fond des choses.
 
 
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  • André Loiseau - Abonné
    26 août 2010 01 h 41
    Nouveau chef libéral?
    Le fond des choses commence à remonter au visage de Charest comme une vase nauséabonde. Et je me demande , une fois le parti libéral battu aux élections, s'il ne sera pas oublié comme on l'a fait avec le petit frère fédéral? A moins que Bellemare en devienne le chef.
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  • Guy Fauteux - Abonné
    26 août 2010 03 h 41
    Une telle enquete s'adresserais t'elle aux vrais pobleme de la construction
    Toute la haute gomme dans la construction au Quebec a interet a ce que rien ne change.
    est t'il normal que comme entrepreneur en construction je doive.
    -Me payer du syndicat pour les heures travaille sur un chantier.
    -Payer de amendes si je deplace des travailleurs d'une region a l'autre au Quebec
    -Obligation de me payer de l'assurance chomage quand il m'est illegal d'en reclamer.
    -Obligationde me payer des avantages sociaux quand il m'est impossible d'en reclamer.
    -Avec le jeux des garanties de soumission et les pseudo norme de controle de la qualite la loi ecarte maintenant les petits entrepreneurs
    cette loi a elle seule coute tres cher.
    -avec une centaine de regle semblable.
    Voici comment augmenter les couts de construction.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 août 2010 04 h 17
    Commmission Bastarache
    En somme, la Commission Bastarache est comme une Commission mis en tutelle par le gouvernement Charest, via Me Suzanne Côté.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 août 2010 05 h 03
    L'appétit de certains entrepreneurs serait-il devenu moins grand?
    Je ne dirais pas que certains entrepreneurs ont l'appétit moins grand. Je dirais qu'ils sont devenus patients, un peu comme le vautour qui attend que sa proie s'endorme ou meure avant de la manger. Bref, n'oublions pas que la vie continue.

    Effectivement, l'expérience de ces entrepreneurs est à ne pas négliger. Ils savent que même si l'ascenseur monte, elle va finir par revenir à l'étage convenue des collusions, le tout dépendant des convictions monnayables des liftiers qui la conduisent.

    Comme vous dites, monsieur Descôteaux: «Le gouvernement Charest veille au grain.» S'il y avait enquête dans la construction, il faut croire que ça pourrait éveiller les consciences endormies et peut-être même engendrer des règles plus équitables.
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  • Normand Carrier - Abonné
    26 août 2010 06 h 31
    La commission Bastarache prouve que ........
    La nomination de trois juges est sérieuse mais les vrais raisons qui justifieraient une vraie commission d'enquête sur la construction et le financement des partis politiques sont en train d'être démontrées encore une foi car les allégations des bailleurs de fonds du PLQ qui inteviennent et semblent avoir plus de pouvoir que les ministres et causent de graves distortions dans le processus de nominations des juges , dans l'attributions des contrats et dans le processus de nominations trop partisannes ......

    Maitre Véronique Hivon , critique du PQ sur la justice , a parfaitement raison lorsqu'elle mentionne que tout revient au financement du PLQ ......Cette commission Bastarache est en train de prouver que le bon peuple avait toutes les raisons d'exiger une vraie commission d'enquête et la seule serait sur le construction , la collusion , les magouilles et les retours d'ascenseurs qui nous coûtent très cher de nos taxes et impôts et ceci pour satisfaire l'appétit des bailleurs de fonds et des financiers du PLQ ...... Cela risque d'être le seul bienfait de cette commission Bastarache !!!!! Le moins que l'on puisse dire est que Jean Charest commet erreur sur erreur depuis son élection .....
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  • martin grenier - Inscrit
    26 août 2010 07 h 06
    libérau
    Les gouvernement surtout les( libéreau ) fouille dans nos poches et
    ensuite lorsqu'il sont elu fouille encore plus ouvrer vous les yeux cher électeurs plise
    grenier.martin@videotron.ca
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  • Georges Paquet - Abonné
    26 août 2010 07 h 11
    Drôle de situation
    On se rend compte que l'on peut accuser sans preuve, et on demande à l'accusé de fournir les preuves de son innocence.

    Tout le monde se moque des directives du Commissaire Bastarache. Les journalistes et chroniqueurs traitent Marc Bellemare et le Premier ministre comme deux pugilistes et donnent des bons points à celui qui frappe en premier. Pour les uns, Marc Bellemare place le Premier ministre sur la défensive. Pour d'autres, Marc Bellemare crée au Premier ministre un problème majeur.

    On lance des sondages, que l'on s'empresse de publier, sans nuances, comme on fait avec des "pool de hockey" pour deviner qui serait éventuellement le gagnant de ce match.

    L'Opposition qui n'a pas de programme politique depuis on ne sait trop quand, et qui se donne comme ambition de donner de la M... au gouvernement, nous montre, comme de raison, que le jeu consiste principalement à taper sur le gouvernmenet avec tous ce qui tombe sous la main. Les idées nouvelles et les proposition pour améliorer le système de santé, pour définir l'avenir de l'industrie minière, pour structurer une politique énergétique, pour réussir les dernières étapes de la réforme de l'éducation, pour une bonne stratégie des transports... etc... ça viendra peut-être... l'an prochain ou après...

    En attendant..., on demande des enquêtes, on demande la démission de tout un chacun et on rempli les premières pages de journaux et les meilleures heures des bulletins de nouvelles. Des preuves, on n'en a pas besoin, c'est aux accusés d'en trouver...
    Drôle de société, drôle de culture politique, drôle de culture des droits de la personne...

    Les réflexions sur l'avenir économique et culturel ce sera pour une autre fois.
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    26 août 2010 10 h 12
    La frénésie médiatique
    Sur la base d'affirmations non vérifiées encore par le complément essentiel de la contrepartie juridique, chacun et chacune s'empressent de conclure à la culpabilité de leur ennemi politique et à l'exonération d'un ex-ministre qui sept ans plus tard et sans aucune preuve à l'appui décide de déballer son sac.

    J'ai été membre d'un jury concernant la demande de libération conditionnelle d'un accusé pour meurtre qui avait déjà passé près de vingt ans en prison. Dans cette expérience, ce que j'ai surtout appris et été en mesure de confirmer, c'est d'avoir la patience de prendre connaissance de tous les témoignages et interventions avant de porter un jugement.

    Cela me semble élémentaire et pourtant je déplore l'impertinence des sondages versés au dossier de la condamnation d'une partie sans audition de l'autre, comme je trouve non fondés les commentaires hâtifs d'une opposition pour laquelle tous les moyens sont bons pour s'approcher du pouvoir, comme je trouve enfin complaisantes les questions proposées aux auditeurs et téléspectateurs pour les amener à une conclusion qu'on souhaiterait bien les voir partager.

    Et soit dit en passant, bravo à monsieur Paquet dont le commentaire ci-dessus démontre à quel point il s'avère un gyroscope de bon sens dans le contexte actuel.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 août 2010 23 h 14
    L'attitude hautaine de monsieur Charest...
    Ne fait qu'attirer la sympathie des gens envers lui, un peu comme des mouches sur du vinaigre. Le petit peuple n'a vraiment rien à cirer des gens trop hautains. Démocratie oblige, quand il se penche sur le petit peuple pour le regarder de la hauteur de son arrogance, on dirait qu'il le fait parce qu'il est obligé de le faire. Le client contribuable aura toujours raison.

    Mieux vaut jouer avec les mots que de se jouer des maux. Le bénéfice du peu de prérogatives de celui qui demande sa libération n'est rien en comparaison de celui qui cherche à tirer son épingle du jeu des pouvoirs de son statut. Je n'affirme rien; je ne confirme rien. Je sais quand même la différence entre plaider sa cause et celui qui cherche à l'enterrer par tous les moyens, à l'encontre des citoyens qui voudraient qu'on fasse simplement la lumière.

    Ce n'est pas la patience qui empêche de faire des erreurs. Même que parfois la patience peut justement faire faire des erreurs. Miser sur ce cheval uniquement, c'est de la pensée magique. La patience ne provoque pas toujours l'accomplissement de ses désirs, de même qu’elle n'empêche pas toujours les problèmes ou les événements d'arrivés.
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