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Le coeur politique du Québec est touché

Alec Castonguay   25 août 2010  Québec
Michel Bastarache, président de la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges, écoute le témoignage de Marc Bellemare lors du début des audiences, hier, à Québec.<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Michel Bastarache, président de la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges, écoute le témoignage de Marc Bellemare lors du début des audiences, hier, à Québec.
Le témoignage de Marc Bellemare hier est «dévastateur» pour Jean Charest et le Parti libéral du Québec, estiment les analystes politiques et judiciaires interrogés par Le Devoir. C'est le cœur politique du Québec, le premier ministre, qui est touché. Et dans le sillage, la perception qu'a la population du système de justice pourrait en souffrir.

Si le premier ministre Charest espérait mettre le couvercle sur la marmite de l'éthique et freiner la controverse autour du financement des partis politiques en créant la commission Bastarache, il a raté son coup, affirme Christian Dufour, politologue à l'École nationale d'administration publique. «Il a empiré la situation, dit-il. Bellemare n'a pas eu l'air d'un illuminé et toute l'attention est maintenant concentrée sur les agissements du premier ministre. On verra ce qui sortira de la commission Bastarache dans les prochains jours, mais pour l'instant, c'est loin de limiter les dégâts!»

Christian Dufour affirme que l'effet est «dévastateur» pour Jean Charest, puisqu'il est personnellement mis en cause. Le coup est aussi porté à la fonction, affirme l'analyste. «Le premier ministre, c'est l'image de la nation, le coeur de notre système. Il a un statut particulier et un respect des gens. Même à la commission Gomery sur les commandites, l'institution du premier ministre n'avait pas été attaquée aussi directement. Ça fait très mal.»

La réputation du Parti libéral du Québec pourrait aussi en souffrir, comme ce fut le cas pour le Parti libéral du Canada lors du scandale des commandites, affirme Antonia Maioni, directrice de l'Institut d'études canadiennes de l'Université McGill. Elle précise que les deux controverses n'ont pas la même ampleur et qu'il faut laisser la commission Bastarache faire son travail avant de porter un jugement final, mais cette possibilité est bien réelle, dit-elle, notamment parce qu'il est question de pressions politiques par des collecteurs de fonds. «Il faudra voir l'effet à long terme sur la réputation du parti.»

La professeure n'est pas surprise de la vive réaction de Jean Charest, qui se défend des allégations de son ex-ministre. «Charest est en poste depuis 2003. Il a gagné trois élections. Il va vouloir laisser un autre héritage politique que cette commission et ces allégations.» Les prochaines élections sont encore dans plus de deux ans, ce qui aide le gouvernement Charest, dit Mme Maioni. «Il a du temps devant lui.» De plus, Jean Charest aura l'occasion de répliquer en profondeur aux allégations de Bellemare lors de son passage devant la commission.

N'empêche, les allégations de Marc Bellemare ajoutent au désenchantement de la population envers le gouvernement Charest, au plus bas dans les sondages. «C'est cette impression qu'on agit sans tenir compte de l'intérêt public», dit Christian Dufour.

Une commission utile?

La commission Bastarache était durement jugée par les citoyens. Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir rendu public en mai dernier, 69 % des Québécois affirmaient que l'exercice n'est pas suffisant pour dissiper les doutes concernant l'éthique du gouvernement. Même 49 % des partisans libéraux affirmaient que cette commission ne serait pas suffisante.

Or, elle commence sur les chapeaux de roue, affirme M. Dufour. «Les gens vont peut-être suivre le déroulement avec plus d'attention que prévu. La crédibilité de la commission me semble meilleure ce soir qu'hier.»

Le politologue sert tout de même cet avertissement: «Il ne faut pas tomber dans l'autre extrême, celui d'exiger la pureté à tout prix. Ce qu'on entend est troublant, mais l'argent en politique n'est pas dégueulasse. Les partis doivent se financer d'une manière ou d'une autre. Il faut faire la part des choses.»

La perception du système judiciaire touchée

Le professeur Stéphane Beaulac, de la Faculté de droit de l'Université de Montréal, affirme que ce qu'il a entendu hier de la bouche de Marc Bellemare «est gros». «On va laisser les travaux de la commission se dérouler. On n'a que des allégations. Mais si on confirme que des directives ont été émises par le premier ministre pour nommer des juges en fonction des dons au Parti libéral, c'est gros.»

Que le premier ministre soit consulté avant de nommer des magistrats, c'est plutôt normal, affirme M. Beaulac. «C'est lui le chef de l'exécutif», dit-il. Là où le problème prend forme, c'est avec la supposée pression des collecteurs de fonds. «On tombe dans une autre catégorie.»

Le professeur de droit affirme toutefois qu'il faut éviter «les chasses aux sorcières», rappelant qu'il est ici question de trois juges, alors que le gouvernement en nomme des dizaines par année. Beaucoup de magistrats sont aussi nommés par Ottawa, notamment à la Cour supérieure et à la Cour d'appel.

De plus, la compétence des juges nommés par Marc Bellemare n'est pas remise en question, dit M. Beaulac. «Les trois juges avaient suivi un processus long et rigoureux pour se rendre dans la liste finale, avant que les politiciens fassent leur choix. Ça veut dire qu'ils sont compétents», dit-il.

Stéphane Beaulac affirme que la perception du système de justice et du processus de nomination des juges souffre déjà de ce témoignage, qui renforce les croyances de bien des gens. «Tout est une question d'impression et de perception des gens. Même si les allégations de Bellemare s'avèrent non fondées, il va y avoir énormément de Québécois qui vont tout de même se dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que ça prend des connexions pour devenir juge. Ça fait boule de neige et ça prête flanc aux jugements faciles», dit-il.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    25 août 2010 05 h 53
    Le financement des partis politiques
    Dans un système démocratique, seules les personnes constituées de chair et d'os ont le droit de vote. Les compagnies, sociétés et autres organismes n'ont pas le droit de vote.
    Il devrait en être de même pour le financement des partis. Car tant et aussi longtemps que l'on permettra à ces organismes d'-investir- des sommes importantes dans le financement des partis, ils voudront rentabiliser leur mise de fonds.
    De plus, la contribution maximale, pour tout individu, devrait être de 300$ afin d'empêcher les plus riches de dominer outrageusement un parti.
    Les partis politiques ont besoin d'argent pour faire connaître leur programme et leurs candidats et non pour acheter une élection ou payer un salaire à un premier ministre.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    25 août 2010 06 h 40
    Si les bagmen choississent les juges
    avez-vous idée pour le reste?
    Faites le tour des organismes de la SAQ à l'Hydro, de la Loto à la délégation du Québec à NY, c'est rouge partout.
    Ajoutez les municipalités, presque toutes contrôlées par les Libéraux, et vous avez un Québec rouge, dans le route.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 août 2010 06 h 46
    Serait-ce que Duplessis renaît de ses cendres?
    Ce n'est pas que je doute des juges qui sont nommés. Par contre, même si cette Commission ne fait rien ressortir de la fumée de ces accusations, je doute des intentions politiques qui se cachent derrière ce genre de nominations, En démocratie, un parti politique devrait s'effacer derrière ses responsabilités concernant l'État.

    Ici, on pourrait croire que c'est un parti politique qui se sert du pouvoir pour ses propres fins. Démocratiquement parlant, on pourrait appeler cela une entorse très sérieuse à notre système parlementaire. Face à tout ceci, n'est-ce pas un peu la population qui se fait avoir? En tous les cas, indépendamment des conclusions de cette Commission, le simple fait que ça se passe au vu et au su de tout le monde, c'est un plus pour notre démocratie.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    25 août 2010 08 h 15
    Pas un jugement facile, un jugement impitoyable !
    Marc Bellemare a osé parler de ce qu'il a vu, mais nous savons tous que ce n'est que la pointe de l'iceberg. Monsieur Bellemare n'a pas tout vu et il y en a beaucoup d'autres qui en savent encore pas mal plus que lui et qui se taisent.

    Je souhaite que la population et l'histoire ne portent pas un jugement facile, mais un jugement impitoyable contre l'establishment québécois. Il y a une grande marge entre «exiger la pureté à tout prix» et «tolérer l'intolérable».

    Toutes les personnes qui excusent les magouilles, sont suspectes d'y être mêlées et d'en bénéficier personnellement.

    Serge Grenier
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  • pagerry3 - Inscrit
    25 août 2010 08 h 15
    Démonstration de respectabilité.


    J'ai très patiemment suivi le témoignage de Monsieur Marc Bellemare, au jour 1 des bastaracheries pro-libérales. La prestation de l’intimidé (intimé) fut remarque, à plus d’un égard. Une véritable démonstration de précision, de clarté, de lucidité. Un manifeste d’intégrité, de rectitude et de droiture. Par contre, je déplore vivement que le ciblé-cibleur et criblé-cribleur, Monsieur Jean Charest, abuse de son autorité, pour investir et assiéger les tribunes médiatiques pour s’y livrer à ses acrimonieuses steppettes réactives, alors qu'il sait mieux que quiconque que ses interventions intempestives, mesquines et revanchardes risquent fort d'influencer le cours des travaux de la Commission et le jugement de celui qu'il a choisi pour la présider, à son crédit, bien évidemment. Normalement, le Commissaire devrait rappeler à l’ordre, Monsieur Jean Charest et toute autre personne qui tenterait de jouer au «franco fava », dans les coulisses d’influences, de pressions et d’intimidations. Si la très urgente mise sur pied de cette Commission Bastarache avait comme objectif de miner et d’aller jusqu’à démolir la crédibilité, la respectabilité et l’honorabilité de Monsieur Marc Bellemare, force est d’admettre que rien de ce genre n’apparaît à l’horizon. Rest à souhaiter que ça ne devienne en rien le cirque de la Commission Gomery.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    25 août 2010 08 h 24
    Bellemarre vs Charest
    Marc Bellemarre était Ministre de la Justice, et il se prenait pour le Ministre de la Justice. Un peu naïf, un peu soupe au lait ce Marc Bellemarre, qui n’aimait pas se faire dire quoi faire par un ‘’vulgaire’’ ramasseur de fonds ! Reviens sur terre bb.

    Marc Bellemarre est un typique québécois francophone. Vertueux, naïf, minimisant le pouvoir de l’argent, etc.

    Quand tu as un gars qui t’as ramassé $1 million pour tes élections, $1 million clef en main, $1 million avec le nom de 334 donateurs; quand ce gars te demande un petit service, comme nommer un juge, ou donner le contrat d’une route à quelqu’un; ce n’est pas compliqué, tu le fais.

    Ce gars n’est pas un fou. Il ne te demandera pas de nommer un juge incompétent, ou de faire construire une route de mauvaise qualité. Il te demande un petit service en retour de ce qu’il a fait, de ce que son équipe a fait.

    Je ne suis pas un pro Charest. Je suis un pro langue française, et un pro nationaliste québécois. Mais, Charest à raison quand il dit que le gouvernement n’a pas été influencé indûment par les ramasseurs de fonds. Ils ont été influencé, mais pas indûment. Et, c’est vrai.

    Réveillez-vous chers québécois naïf et vertueux. Réveillez-vous. Arrivez sur terre. Arrivez sur la même planète que les autres êtres humains. Il est grand temps.

    Le $6 millions de cette enquête pourrait servir à bien meilleur cause …

    JL
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  • Guy Fauteux - Abonné
    25 août 2010 08 h 36
    Vierges offences
    La verite se situe probablement quelque part a mis chemin.
    Il faut etre innocent de penser que les avocats oeuvrant au sein de nos partis politique le font sans espoir de retour de l'ascenseur.
    Nous savons tous qu'ils y oeuvrent benevolement dans l'espoir d'une petite job de procureur et ou juge c'est mieux.
    Au mieux c'est un bonne facon de se faire connaitre.
    Je crois que c'est un bien pour un mal car ca vitalise notre systeme politique.
    Qu'un premier ministre fasse part a l'un de ses ministres de ces souhaits concernant la promotion d'un de ses apotres ceci est tout a fait normal et dans l'ordre des choses.
    Cette facon de faire encourage les plus loyaux a continuer le combat politique.
    De fait tout notre systeme d'entreprises prive fonctionne egalement selon les memes regles. Encourageons les plus loyaux et ecartons les individus a problemes.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    25 août 2010 09 h 03
    Par ses propos...
    ...Jacques Lafond alimente le cynisme.
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  • alen - Inscrit
    25 août 2010 09 h 20
    Là où ça fait le plus mal
    Pourquoi Jean Charest est-il sorti de son silence hier soir? Quelques minutes seulement après l'arrêt des travaux de la commission.

    Vous croyez que c'est pour nier son implication? Peu probable, Bellemarre n'en n'a pas la preuve objective.

    Vous croyez que c'est pour défendre sa réputation? Tout aussi peu vraisemblable. Il ne peut guère être plus bas dans l'estime des Québécois.

    Mais sans doute qu'il se rappelle que le jour où des journalistes ont révélé à la population du Québec que Paul Desrochers était l'éminence grise (le vrai chef) du gouvernement Bourassa, ce fut le début de la fin de M. Bourassa.

    Jean Charest sait très bien qu'il ne peut survivre à l'idée que Franco Fava en mène large, très large... trop large.

    Marc Bellemarre a donc bel et bien envoyé sa pilule empoisonnée hier.

    Demain, tout le monde se foutera de savoir s'il dit la vérité. Si Jean Charest lui a bel et bien dit de nommer ces juges, ce qu'il aurait pu faire de toute façon au Conseil des ministres. Non tout le monde retiendra que le vrai boss du gouvernement c'est Franco Fava.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    25 août 2010 09 h 45
    Il y a toute une différence entre Bourassa et Charest
    La population a rejetté Bourassa mais il fait un retour qui aurait été impossible s'il avait été perçu comme malhonnête ou non intègre.

    Charest partira et ne pourra jamais revenir.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    25 août 2010 09 h 51
    Une planète à feu et à sang...
    «Réveillez-vous. Arrivez sur terre. Arrivez sur la même planète que les autres êtres humains. Il est grand temps.» dit Jacques Lafond.

    Cette planète est très mal en point justement à cause des idées que défend Monsieur Lafond. Et elle irait mieux s'il y en avait davantage qui défendent des principes comme le fait Monsieur Bellemare.

    Heureusement, il se produit actuellement un «éveil politique mondial» : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va
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  • Renaud Blais - Inscrit
    25 août 2010 10 h 11
    M. Fava une marionette de ceux qui se conservent les mains propres
    Affirmer que M. Fara est le "boss", est faire preuve d'une naïveté enfantine.
    Mon avis est que M. Fara n'est que le messager de ceux qui se gardent les mains propres.
    Est-ce que M. Fara tire ce fric de ses poches ?
    Est-ce que c'est M. Fara qui paye les surplus de M. Charest, qu'il dit avoir cesser de recevoir.
    Et si quelques uns des bailleurs de fonds du PLQ connaissaient l'utilité des paradis fiscaux et des comptes de banque anonyme...
    Renaud Blais
    Québec
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  • J Bedard - Abonné
    25 août 2010 10 h 39
    Des juges qui penchent
    Ayant goûté à l'arbitraire du système judiciaire, dans lequel la jurisprudence prouve tout et son contraire. selon les penchants du juge, il me semble que ceux qui sont inféodés au pouvoir ont une nette inclinaison pour la main qui les nourrit. Dans le dossier des mégaparcs éoliens où les citoyens se retrouvent confrontés aux promoteurs, et par extension au gouvernement, j'ai assité à des audiences où le magistrat buvait comme du petit lait l'argumentation du promoteur, éructant à répétition l'argumentation de la position citoyenne. Dans le contexte de la commission Bastarache, l'apparence de justice en prend un sérieux coup, et le cynisme de la population face à la politique et aux institutions est bien nourri.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    25 août 2010 11 h 10
    Complaisance...
    Je trouve qu'il y a beaucoup de complaisance dans certains commentaires sur la nomination des juges. Peut-on se contenter, dans une société libre et démocratique d'avoir des juges qui ont tellement de pouvoirs qui soient nommés selon leur affiliation politique? Les gens du milieu savent bien que les nominations de juges ont souvent un côté politique et cela est intolérable. On ne peut se contenter de si peu.

    Au contraire, il faut repenser le processus de sélection et de nomination en s'assurant que le meilleur candidat soit nommé, celui qui a le meilleur jugement! Il y a bien d'autres pays qui ont un processus de nomination de juges qui est apolitique et s'il y a une leçon que l'on devrait retenir de cet exercice c'est que, comme société démocratique, nous devons enlever au politique ce pouvoir de nomination. Si, en matière judiciaire, on dit il faut que non seulement justice soit rendue mais qu'il y ait aussi apparence que justice est rendue, on peut dire la même chose de la nomination des juges. Je dirais aussi la même chose pour les procureurs de la couronne, qui représentent le public et non pas un parti politique.
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  • ghislaine fortin - Inscrite
    25 août 2010 11 h 16
    Un idéal (idéaux): exigence morale et intellectuelle
    La persistance de M. Charest à refuser une enquête publique sur la construction et sa promptitude à déclencher la Commission Bastarache ont été des éléments déclencheurs quant à la réaction de rejet du gouvernement Charest par les québécois. Cela laisse un goût très amer quand 85% des gens demandent une enquête sur la construction et ils se retrouvent avec une Commission que personne ne demandait!

    Tout le monde savait que Me Bellemare avait au moins 2 idéaux précis en allant en politique, dont la réforme des tribunaux administratifs qui en ont un urgent besoin. On s'est servi de lui pour remporter un siège et ensuite, on lui rit au nez .....

    Connaissez-vous beaucoup de gens qui ont des idéaux et qui laissent tomber un poste très lucratif avec belle pension par respect pour eux-mêmes?
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 août 2010 12 h 27
    Maître Beaulac
    Votre propos M.Bédard m'aide à mieux comprendre pourquoi j'ai avalé de travers en lisant ce que dit le professeur de la Faculté de droit de l'UM Stéphane Beaulac dans cet article au sujet de l'opinion publique dont il ne semble pas avoir une très haute estime. Il prétend que les croyances de bien des gens au sujet du système de justice ne sont qu'une question d'impressions et de perceptions, fausses évidemment. "Même si les allégations de Bellemare s'avèrent non fondées, il va y avoir énormément de Québécois qui vont tout de même se dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que ça prend des connexions pour devenir juge. Ça fait boule de neige et ça prête flanc aux jugements faciles", dit-il. Cette attitude condescendante envers l'opinion publique, elle, n'est pas une impression.
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  • Nelson - Inscrit
    25 août 2010 12 h 28
    Le Parti Liberal du Québec doit remplacer Jean Charest immédiatement !!!!
    Quand la crédibilité du système politique et judiciare sont compromis à ce point, le Parti au pouvoir a la responsabilité de retablir la confiance de la population dans ses institutions au plus vite !!!

    IL FAUT PENSER MAINTENENT AUX INTÉRÊTS SUPERIEURES DE LA NATION QUEBEÇOISE, ET J'INVITE JEAN CHAREST À AGIR DE FAÇON RESPONSABLE, EN PRÉSENTANT SA DEMISION IMMEDIATEMENT.
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  • Trobadorem - Inscrit
    25 août 2010 12 h 45
    Aux Lafonds de ce monde: "L'Occident qui était perçu essentiellement comme le Chevalier de la Démocratie est désormais appréhendé comme le vecteur d'une politique pragmatique, souvent égoïste, voire cynique." Issaïevitch Soljenitsyne
    Monsieur Lafond, vous avez raison, les Québecois francophones sont vertueux, naïfs, minimisant le pouvoir de l’argent, etc....

    Heureux ces hommes à la recherche de vertus qui puissent les aider à servir leurs prochains....
    Heureux ces naifs, ils découvriront un jour les subterfuges....

    Mais d'ici là, le pragmatisme tout écrin, est une faiblesse, voire un danger que notre démocratie, pour ce qui en reste, devienne un espace presqu'exlusif pour l'élite. Un espace où sont justifiées ces ignominies d'enrichissement sans égards aux autres. C'est comme cà, acceptez le, il n'y a rien que l'on peut faire. C'est ce que je décrypte de votre message.

    Votre recherche d'un pays serait mieux servi si vous y insuffliez un peu de courage et beaucoup plus de Vision. Le statu quo n'est plus une option.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    25 août 2010 15 h 17
    La loi de Lafond c'est la loi mafieuse.
    Vous vous souvenez dans le Parrain. Don Corleone était apprécié des autres padrinos «parce qu'il avait les juges dans sa poche». Pourquoi vouloir nommer un juge, si ce n'est pour avoir quelqu'un de notre bord, au cas où on en aurait besoin ? C'est ça la loi de Jacques Lafond : arrive en ville ti-gars si on te ramasse des millions c'est pour que tu nous fasses quelques faveurs. C'est la mafia qui mène les affaires de cette façon-là, pas le monde ordinaire. Moi je suis bien heureux de voir qu'il y a encore des Marc Bellemare, pas si naïf que ça d'ailleurs, comme la plupart des québécois, qui ne veut plus recevoir des ordres de ce genre de monde-là.
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  • 54lili - Inscrit
    25 août 2010 17 h 06
    Entendue à Chorus (Emission Paul Houde)
    M. Jean Cournoyer approuve la sortie de Jean Charest, hier, suite au témoignage de Me Bellemare. Jusque là, pas de problème, il a droit à son opinion. Il dit aussi que pour le moment, il croit le PM car il est le représentant de l'institution, et là, je le comprends aussi car M. Cournoyer m'a tjrs semblé qqn qui respecte l'institution malgré ses défauts. L'ayant entendu souvent, comme bien d'autres, commenté sur différents sujets, je dirais que pour un libéral, il n'est pas vendu au point de défendre l'indéfendable.
    Mais aujourd'hui, peut-être par dépit de ce qui se passe en ce moment, j'ai été déçu de l'entendre dire, "le peuple ordinaire" dans une de ses phrases.
    C'est une expression méprisante que je déteste au plus haut point,
    de quel droit peut-on appeler les gens de cette façon. C'est ce genre de démarcation entre ceux qui sont privélégiés et ceux qui ne le sont pas qui fait auj., l'appui à Me Bellemare. Les gens ont enfin l'impression que quelqu'un a le courage de les défendre devant l'establishement.
    Bon courage à vous Me Bellemare devant la meute qui s'apprête à vous déchiqueter durant le contre-interrogatoire.
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  • Hubert Lavigne - Inscrit
    25 août 2010 17 h 14
    Pauvre Québec.....
    Ce qui m'inquiète dans tout cela, c'est le futur du Québec........
    N'y a t-il pas danger que la population du Québec se lance dans l'aventure séparatiste au prochaines élections, suite à ce scandale et pas pour les bonnes raisons mais par cynisme, un peu comme le Canada a fait avec Harper, suite aux frasques du parti libéral avec Jean Chrétin et cie avec les conséquences désatreuses que l'on connaît au pays
    Pauvre Québec!!!!!!!!!!!!!!
    H.Lavigne
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    25 août 2010 17 h 37
    Une culure conformteblement installée.
    Monsieur Lafond est le reflet d'une culture confortablement installée dans le poulailler. Il n'est pas lui-même un coq. Il s,en défend bien. Mais il semble en pâmoison devant les coqs bien juchés tout en haut du poulailler.

    Monsieur Lafond, il n'y a personne qui soit contre les coqs. Mais, il faudrait que les privilèges associés à ces fonctions ne soient pas tout simplement détournés à des fins strictement personnelles.

    C'est surtout contre ça que la plupart des gens en ont ici. Nous sommes censés vivre dans une démocratie où, idéalement, tout le monde devrait être égaux. Mais il semble que pour certains, on aime faire pencher la balance de son côté.
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  • Kaomax - Inscrit
    25 août 2010 18 h 10
    La commission mènera à quoi ?
    En bout de ligne, lorsque ce sera bel et bien confirmé que le PLQ et Charest sont dans les magouilles jusqu'aux oreilles ... quelle sera la suite ? ...

    ... une petite tape sur la main avec les recommandations de s'organiser pour ne pas se faire prendre une prochaine fois, avec 50$ ou 100$ de pénalité ... !!!!

    ... ou quelqu'un mettra ses culottes pour vraiment sévir contre ce genre de méthode malhonnête jusqu'à radier Charest avec interdiction de pratiquer la politique et voir même le droit.

    C'est comme le scandale des commandites ... quelques petites tapes sur les doigts ... aucun politicien ou fonctionnaire ne s'est retrouvé derrière les barreaux, seuls quelques petits joueurs auront écopés ... pendant que les gros joueurs étaient blindés et au dessus des lois.

    Il faut redresser nos systèmes administratifs, juridiques et politiques de manière à n'avoir que des individus propres qui soient dans les sièges de conducteurs. Sinon aussi bien abolir le régistre des armes à feu et en revenir à l'époque des duels ... ça sera toujours moins pourris que tout ce que l'on nous sert depuis quelques décennies.

    @M.Hubert Lavigne: Ce n'est pas un autre parti et une séparation qui se dresse devant l'avenir du Québec, mais plutôt une révolte sociale. On s'attend à ce que les USA annonce "la récession - partie 2" dans les prochaines semaines, voir quelques mois et ensuite ce sera le tour du Canada d'ouvrir le bal en ce sens.

    Nous ne pouvons pas nous démontrer négligent face aux magouilles et au contraire il faudra exigé que la loi s'applique aux politiciens et administrateurs publics, de la même manière que ce l'est pour chacun d'entre nous.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    25 août 2010 18 h 57
    Des Intellectuels sans mordant
    Des intellectuels qui brandissent le spectre de l'inquisition pour nous avertir du danger de la trop grande vigilance contre le favoritisme c'est tout simplement ridicule. La propension au népotisme au copinage dans la classe politique doit être réduite par des règles importantes sous peine que les représentants du peuple ne soient que des seigneurs régnant sur leurs circonscriptions et le premier ministre un souverain intouchable. Voilà l'exemple d'un article ordinaire du Devoir qui créé un décalage complet entre le titre: -Le coeur politique du Québec est touché- et son contenu. Le Québec tout comme la France ne connaît pas de grands universitaires, rien de comparable avec les années 70 et 60.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    25 août 2010 19 h 49
    Messieurs Marc Tremblay, Sanzalure, Trobadorem, Gilbert Talbot
    Je ne suis pas contre la vertu, mais il y a des limites, et à la limite on tombe directement dans la naïveté et dans l’immobilisme.

    Il y a deux sortes de pays sur la planète. Il y a les pays riches et les pays pauvres. Dans les pays riches, le gouvernement et l’élite construisent des choses fantastiques, et en ce faisant, ils se remplissent les poches. Dans les pays pauvres, le gouvernement et l’élite se remplissent les poches tout simplement.

    C’est bien beau toute cette histoire de trafic d’influence, d’enquête, etc. Mais la réalité, est que le Québec devient rapidement un pays pauvre … Très rapidement.

    Je préfère avoir un pont construit sans appel d’offre avec un contrat donné à un ami du gouvernement, que d’être obligé de traverser à la nage. Surtout l’hiver …

    Dans le fond, Charest et Bellemarre ne se contredisent même pas. Ils disent fondamentalement tous les deux la vérité, et ils disent la même chose.

    Charest ne nie pas l'influence. Mais, il dit que l'influence n'était pas indue. Bellemarre pense que l’influence était inacceptable...

    Moi, je pense que Charest a raison.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    25 août 2010 20 h 54
    M.Lafond
    J.Lafond, remettre en question un certains angélisme québécois résultat d'un excès de catholicisme qui détruit notre capacité d'affirmation et de résistance face aux réalités c'est une chose tout de même c'est autre chose que d'encourager le laxisme des élus comme aux É.U avec les conséquences connues en termes d'inégalités et d'un taux d'incarcération incroyable. Mon commentaire de 18.57 complète d'ailleurs mon raisonnement sur l'importance de règles pour empêcher toutes les dérives des lobbys sur les élus, etc..

    J.J.Charest ne gouverne pas le Québec, il règne en souverain contre la souveraineté populaire. Illégitime et il doit être battu électoralement.
    Féodalités politiques ou religieuses nous n'en voulons pas.
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  • Francois - Inscrit
    25 août 2010 22 h 19
    Les libéraux imposteur
    Comment pouvons-nous faire confiance à l'aile libérale après le scandale des commandites? Rare sont les vrais hommes politique au partie libérale. Je crois que M. Belmare était un vrai homme politicien qui n'a pu supporter cet aplanissement de M.Charest vjs-à-vis ces investisseurs qui ont exigé des reconnaissances.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    26 août 2010 00 h 59
    @ Jacques Lafond.
    Oui, Jean Charest et vous êtes du même bord, je l'avais bien compris dès votre premier commentaire.
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  • Trobadorem - Inscrit
    26 août 2010 01 h 20
    Les Québecois naifs: le monde n'est pas beau et gentil comme ils le pensent...
    ...et décus de réaliser que ce monde est moin rose qu'il le croyait, les Québécois s'écrasent et attendent....

    C'est un peu vrai ce que vous dites M. Lafond, mais voyez vous, nous n'échappons pas à la nature humaine. Nous devons passer par cette étape. Je préfère et de loin, être naif, m'imobiliser un peu...attendre, et au bon moment, intervenir.

    Je préfère aussi regarder là où l'homme est grand. Certes, c'est pour le moment l'exception. Mais à porter notre attention sur cette exception, nous la multiplierons. Pour cela, nous devons quitter nos vieux habits de pragmatiques...c'est servir l'indolence et la résignation....les Québecois n'en sont pas là.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    26 août 2010 10 h 38
    À Messieurs Talbot, Bouchard, etc.
    Monsieur Talbot, je suis du bord du québécois francophone prospère et maître chez lui en français. Je suis du bord du québécois francophone qui se bat pour rapatrier le Labrador, l’Acadie, et une partie du Nord de l’Ontario. Je suis du bord du québécois francophone qui se bat pour être souverain sur les territoires du grand Nord québécois. Je suis sur le bord du québécois francophone qui veut être le propriétaire, l’employeur, le commerçant, et arrêter d’être le locataire, le client, l’employé, le banlieusard.

    Je suis du bord du québécois francophone qui veut être le maître sur son territoire, celui qui ne dira pas, je suis pauvre et endetté et c’est la faute des autres. Je suis du bord du québécois francophone qui veut être riche et prend les moyens de le devenir en se grouillant le cul; en travaillant …

    Monsieur Bouchard, le québécois francophone s’est ‘’libéré’’ de la domination du catholicisme, mais il s’est immédiatement embarré dans d’autres religions tout aussi nocives. Ces religions sont : l’écologie, la démocratie, le féminisme, la simplicité volontaire, la justice sociale, etc.

    Comme la religion catholique, toutes ces nouvelles religions ont beaucoup de bon, mais tout est une question de degré. Malheureusement, les québécois francophones s’embarquent beaucoup trop dans ces religions, et ce, au détriment de leurs prospérités financières personnelles.

    Tout ça est très destructeur pour la nation québécoise francophone, et tout ça risque à court terme d’exterminer la nation. Au moins le catholicisme avait l’avantage de prôner les familles nombreuses et la langue française. Vous aurez compris que les nouvelles religions des québécois ne font même pas ça …

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    26 août 2010 13 h 25
    C'est simple....
    Bellemarre s'est lancé en politique par opportunisme, pour faire avancer sa cause et faire abolir le "no fault", pour récupérer la poule aux oeufs d'or perdue par les avocats suite à l'avènement du "no fault".
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    26 août 2010 17 h 37
    Les gros traits de pinceau
    M.Lafond c'est l'individualisme, la technologie et la société du spectacle qui caractérisent le Québécois majoritairement dans ses penchants. Vos nouvelles religions ne concernent qu'une minorité. Les référendums ne se sont pas perdus que par défaitisme culturellement acquis.

    Vous pensez à travers quelques points sans regard général. Votre considération vraie de la condition québécoise mérite mieux qu'un duplessisme souverainiste!
    Chacun sa vision quoi que.
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