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Commission Bastarache - Dieu, le roi et nous

Josée Boileau   25 août 2010  Québec
Comment ne pas être ébranlé par le témoignage de l'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, hier, à la commission Bastarache? Et comment ne pas s'inquiéter de la panique du premier ministre qui n'agit que sur des coups de tête? Mais qui donc dirige ce gouvernement?

Le premier ministre Jean Charest ne peut que se blâmer pour le bourbier dans lequel il est plongé, et qui tient à son refus absolu de tenir une commission d'enquête sur les liens troubles entre le milieu de la construction et le financement des partis politiques. Car derrière le mandat officiel de la commission Bastarache sur la nomination des juges, c'est de cela que l'on cause. Franco Fava, ce collecteur de fonds qui était au centre du témoignage de Marc Bellemare hier, était jusqu'à récemment propriétaire d'une importante firme de construction de la région de Québec.

Si M. Charest avait accepté d'ouvrir une large enquête, il est clair que le Parti libéral du Québec aurait été visé, mais on peut croire que les autres partis auraient été éclaboussés: le système de prête-noms pour le financement des partis récemment mis au jour par Amir Khadir et l'équipe de Québec solidaire a fait voir à quel point il est difficile de jouer les modèles de vertu en politique. Il y aurait eu là une porte de sortie pour les libéraux.

Le premier ministre a plutôt choisi de s'en prendre à Marc Bellemare en se servant de son pouvoir et des institutions: c'est par une commission d'enquête qu'il réglera son duel. On aurait pu croire que maître des règles du jeu, le premier ministre, au moins, les respecterait. Mais à nouveau, le coup de sang a été le plus fort. La procédure d'enquête, où il ne témoignera que dans plusieurs jours, lui nuisait hier? Avant même que les travaux de la journée soient terminés, il annonce qu'il sortira sur la place publique pour réagir et rétorquer à ce vilain Marc Bellemare.

M. Charest a pourtant plusieurs atouts en main: le contre-interrogatoire de Marc Bellemare, son propre témoignage à venir, celui de membres de son gouvernement. Y aller de sa réplique du jour, nous signaler qu'il se «réserve le droit de commenter si je le juge nécessaire» relève de l'abus. Si c'était une bataille médiatique qu'il souhaitait, il n'avait qu'à ne pas imposer au Québec une commission d'enquête que personne ne réclamait...

... mais qui laisse finalement voir plus que ce que l'on en espérait. On ne saura jamais ce que se sont vraiment dit messieurs Bellemare et Charest par un beau soir de septembre autour d'un Perrier, dans le bureau du premier ministre. Pour le moment, les propos de M. Bellemare semblent plausibles, et c'est déjà dévastateur.

Mais au-delà de la crédibilité des uns et des autres, c'est l'exercice du pouvoir qui est en cause: la facilité avec laquelle des collecteurs de fonds ont accès aux ministres, dont l'agenda pourtant déborde; les nominations qui sèment la colère dans les milieux concernés; la marge de manoeuvre des ministres pour mettre en place des réformes promises.

Notre système parlementaire est devenu à ce point centralisé qu'il n'y a pas de contre-pouvoirs au premier ministre: c'est un pape, un dieu à qui on ne peut rien refuser, a résumé hier M. Bellemare. Et le collecteur de fonds, a-t-il aussi dit, est un roi. Et nous tous qui ne sommes ni dans le secret des dieux ni à la cour des rois, nous sommes les dindons de la farce. Même si on arrive à embrouiller Marc Bellemare avec des histoires d'agendas et de dates, cette impression d'une démocratie malade est maintenant indélébile.
 
 
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  • Alain Lavallée
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 04h25
    Charest est-il au-dessus de tout ?
    Je n'ai pas aimé hier que Jean Charest s,attribue le droit de répliquer, avant son témoignage... il lance une commission dont personne ne voulait et là il se place médiatiquement au-dessus de cette commission...

    à mon sens, il abuse . il abuse des failles du parlementarisme britannique

    Il me semble Mme Boileau que vous exposez les limites du parlementarisme britannique , et de l'usage, ou l,abus, que le premier ministre Charest en fait:

    """Notre système parlementaire est devenu à ce point centralisé qu'il n'y a pas de contre-pouvoirs au premier ministre: c'est un pape, un dieu à qui on ne peut rien refuser, a résumé hier M. Bellemare. Et le collecteur de fonds, a-t-il aussi dit, est un roi."""

    dans ce contexte est-ce que nos institutions démocratiques sont toujours respectées....?

    Je suis enclin à penser comme les représentants de l'opposition Josée Hivon, Amir Khadir, Sylvie Roy et les universitaires consultés....

    1- Charest doit démissionner
    2- une "enquête publique" sur l'industrie de la construction s'impose

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 07h01
    Embrouiller les pistes et Marc Bellemare.
    Je vous cite: «Même si on arrive à embrouiller Marc Bellemare avec des histoires d'agendas et de dates, cette impression d'une démocratie malade est maintenant indélébile.» Au fond, c'est peut-être le véritable mandat de cette Commission Bastarache. C'est-à-dire d'embrouiller les pistes et surtout Marc Bellemare. Quand on pense en plus que c'est le Premier ministre Charest qui a nommé les membres de la Commission.

    Au fond, Marc Bellemare est devant deux grosses machines, la politique et la judiciaire. À tous ceux qui dénigrent Marc Bellemare pour ses voltes-face, je les inviterait à réfléchir sur ce qu'il ferait à sa place? Il est fort probable qu'il n'aurais jamais parlé de tout ça. Je ne sais pas si la Commission cherchera à mettre un couvert sur la marmite? Néanmoins, même si c'est le cas ce ne sera qu'une leçon manquée pour notre démocratie qui doit chercher à avancer dans le bon sens pour nous tous.

  • michel lebel
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 07h12
    La partisanerie
    Le Devoir croit évidemmen la version de Marc Bellemare. Tout ceci sent tellement la partisanerie. Je suis déçu mais non hélas surpris de la "ligne" suivie par ce quotidien. L' époque des Laurendeau et Ryan est bel et bien révolue. Triste évolution.


    Michel Lebel

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 07h24
    Vous voyez bien qu'il fallait que le Premier miniistre réplique immédiatement.
    Si Jean Charest n'avait pas répliqué immédiatement, et qu'il avait laissé les citoyens et journalistes répéter, sans nuances, une partie ou la totalité de ce qu'ils ont entendu, les dommages auraient en effet été très grands. Voyez comme l'éditorialiste elle-même ne s'embête pas d'ajouter que Marc Bellemare ne tenait pas d'agenda et ne consultait pas les listes de candidats aptes à occuper ue fonction de juge,avant de faire ses nominations. On a beau être nouveau dans un poste de ministe, mais quand on a fait un cours universitaire, surtout en droit, on est normalement amené à fonctionner avec un peu pluis de rigueur.

  • martin grenier
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 07h44
    TIjean
    IL y a longtemps que le parti libéral joue de curieux petit jeux
    o k ceux qui on voter pour la gangne
    grenier.martin@videotron.ca

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 08h00
    À la place de Me Bastarache, je me désisterais enfin: "the king can do no wrong".
    Hier soir 17 h , nous avons assisté à un énorme outrage à une commission d'enquête: ignorant le mandat donné par le conseil des ministres à ce juge à la retraite, le premier ministre du Québec donne sa version des faits sans laisser le soin à l'institution qu'il a créée et à l'ex-juge qu'il a nommé de l'apprécier et de trancher. Ainsi, il a gravement manqué de respect non seulement au conseil des ministres, mais surtout au juge Bastarache et à la commission d'enquête au complet. Comment la population respectera-t-elle ce juge et une éventuelle conclusion favorable au premier ministre si celui-ci ne le respecte pas lui-même publiquement ? Ne lui a-t-on hier pas d'abord et avant tout montré que la bataille en est une dite d'opinion publique et ramené le respect dû au statut d'accessoire!

    Juridiquement et humainement, comment peut-on demander à une personne humaine de donner une appréciation personnelle menant à un renversement de gouvernement ou à la chute du Roi. Notre constitution (Déclaration des droits et libertés de la personne du Canada exceptée) interdit pourtant cette possibilité en édictant que le "King can do no wrong", autrement dit en ne forçant par le judiciaire à mettre en jeu son indépendance en attaquant de front l'exécutif. Selon moi, l'ex-juge Bastarache, une personne issue du judiciaire mais n'exerçant actuellement aucune fonction judiciaire, n'aurait donc jamais dû accepter un tel mandat d'enquête: c'est trop lourd pour une seule personne et injuste pour elle-même, fût-elle dotée, ce qui n'est pas le cas, d'un mandat très large, des meilleurs enquêteurs, des meilleurs avocats du monde et de tout le temps dont elle a besoin. Seul l'électorat a la légitimité et la force requises pour provoquer un changement démocratique aussi important et s'assurer des jours meilleurs en renouvelant la loi et la culture des partis politiques québécois. Vite, un désistement...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 25 août 2010 09h03
    Mieux vaut un certain point de vue assumé qu'une prétendue objectivité suspecte
    Il ne s'agit pas de croire ou ne pas croire M.Lebel. Il s'agit de présenter ou non tous les éléments du tableau. Ici comme souvent, la version du Devoir est foisonnante comparée à d'autres. Si ce qui en ressort vous déplaît... Hier, j'ai bâillé devant le bulletin de nouvelles de Radio-Canada, bâillé d'inquiétude, si ça se peut. Les ficelles étaient si grosses pour orienter l'interprétation des faits que j'ai fermé la télé. Le problème c'est que RC est "la" référence de plusieurs pour "the" crédibilité des journalistes et l'objectivité de leur point de vue. Mieux vaut savoir à quelle enseigne on loge surtout quand elle inspire confiance.

  • richard morand
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 09h16
    commission bastarache-dieu le roi et nous
    Si les propos de Me Marc Bellemare sont vrais, question:

    1.Pourquoi un avocat, ministre de la justice, est-il ainsi aussi complaisant? Il est l'auteur des actes commis; il est responsable; il ne peut jouer à la victime du premier ministre et c'est pourtant ce qu'il fait; il n'avait pas l'étoffe d'un bon ministre de la justice qui se tient debout et conseille justement son premier ministre.

    Marc Bellemare est un grand manipulateur et il nous manipule bien, utilisant même les médias qui dansent avec lui sur ces "belles nouvelles".

    Jean Charest, quant à lui, s'il a tenté d'influencer le ministre de la justice ainsi, il démontre ses limites et son humanité; il n'est pas un bon premier ministre qui se tient debout devant le collecteur d'argent; il ne nous a pas protégé, nous le peuple.

    Richard Morand

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 09h24
    Une commission... pour la nomination de 3 juges ! Combien de millions ?
    Bonjour,

    Excellent article Mme Boileau : A

    Vraiment incroyable, cette sortie de Jean Charest : en effet est-ce Dieu ?

    Pourtant comme le soulignait M.Robitaille -- avec tellement de justesse et d'à propos au point d'en éberluer les autres invités -- M. Charest n'avait-il pas à plusieurs reprises déclaré qu'il fallait laisser la commission faire son travail !

    Ce fut l'observation clé, démontrant que le premier ministre paniquait déjà! Un "Roi" incohérent, en plus. C'est la goutte qui fait déborder le vase

    Pauvre M. Bellemarre : "29 pit-bul" vont maintenant témoigner pour démolir sa crédibilité : aura-t-il le droit d'intervenir en obtenant le statut nécessaire ?

    Pauvre Québec...


    JRD

  • alen
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 09h35
    Une commission, deux enjeux
    Depuis que Marc Bellemarre a jeté sa pilule empoisonnée, que Franco Fava en mène large, très large... trop large dans ce gouvernement, voire le mène tout court, la commission est devant deux enjeux.

    Le premier, l'enjeu original devenu secondaire, qui dit vrai de Bellemarre ou de Jean Charest?

    Le deuxième, devenu le plus important sur le plan politique mais hors mandat de la commission, qui mène réellement ce gouvernement? Monsieur Charest ou les collecteurs de fonds? Et là-dessus il faut le dire le Premier ministre avait déjà quelques prises (Tomassi et cie) contre lui.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    mercredi 25 août 2010 09h41
    BELLEMARE EST TRÈS INTELLIGENT ET TANT PIS POUR CHAREST...
    IL a agit comme une jeune fille qui veut agriper son soupirant. Elle refuse toutes les avances et au dernier moment, bang, le gars est accroché.

    De plus, Bellemare profite de cette tribune pour laisser de mines derrière lui. EXEMPLE: "Un certain attaché politique de Jean Charest a fait pression sur lui pour qu'il intervienne dans un procès criminel". L'impression: Charest a déjà dû démissionné après avoir intervenu auprès d'un juge. IL A COMPRIS Il fait faire ses sales besognes par ses attachés politiques.

    Est-ce que les autres avocats vont pouvoir l'interroger sur ce fait? J'en doute. La commission doit demeurer sur le nomination des juges. Mais l'impression est laissé.

    Félicitation M Bellemare et continuez votre beau travail.

  • Socrate
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 09h45
    cultûre
    Si j'étais ministre de la Cultûre au Qwebec, je recommanderais certainement de démolir tout simplement le toit du Big O qui ne servira plus de rien d'une façon ou de l'autre, tout comme à la Belle Époque de l'enquête Malouf. Mais avons-nous vraiment encore be$oin d'un premier ministre des Affaire$ cultûrelle$ au Qwebec?

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 25 août 2010 10h11
    Les Québécois savent construire des maisons
    Hier, une vieille dame interrogée au sujet des allégations de M.Bellemare a dit: "vous savez, ça a toujours été comme ça, et ça restera toujours de même". Façon comme une autre d'affirmer son allégeance indéfectible au Parti libéral... Moi je suis plutôt fière qu'au Québec, on prenne maintenant l'éthique au sérieux, même s'il était démontré que le monde entier tourne "de même". Sans vouloir laver plus blanc que blanc, c'est dans certains détails de l'exercice du pouvoir qu'il faut s'assurer que "ça" tourne rondement pour voir à l'autre bout les choses aller bien. Et les cowboys des compagnies étrangères qui se pointent ici avec leurs gros sabots se frappent au mur de nos valeurs. Cette préoccupation pour les sources des problèmes, pour s'assurer de la solidité des fondations sur lesquelles reposent les décisions, me rend assez fière d'être Québécoise.

  • Pierrette L. Ste Marie
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 10h55
    Pitoyable
    Mme Boileau, J'apprécie ce point de vue que vous apportez.

    Quelque part on a dit: "la dictature ,c'est : Ferme ta gueule" et la démocratie c'est: Cause toujours....
    À force de ne pas s'occuper de nos affaires il y en a qui s'en sont occupés.....

    Et.. on peut toujours causer ...ou fermer notre gueule....Je ne sais plus où l'on est

  • Gilles Denis
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 11h37
    Maintenant laissons faire la commission
    Monsieur Bellemare sait hélas qu'en politique c'est l'impression que l'on donne qui est importante. Hier, il a bien joué ses cartes. Toutefois, monsieur Charest aurait dû s'abstenir d'intervenir publiquement comme il l'a fait. Il doit accepter de jouer selon les règles du jeu. Il aura l'occasion de témoigner et de nombreux témoins auront l'occasion de témoigner pour miner la crédibilité des propos de monsieur Bellemare. Il ne peut pas se réserver le droit d'intervenir en public à chaque fois qu'il juge qu'un témoignage n'est pas conforme à la réalité. En agissant ainsi, il vient lui-même miner la crédibilité de cette Commission qu'il a mise en place. Laissons maintenant faire la Commission, c'est elle qui a la mission d'enquêter sur le processus de nomination des juges et de juger de la crédibilité des témoins.

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 11h46
    Disparaitre
    177. Ayn Rand a ainsi écrit dans son livre la révolte d’Atlas publié en 1957 :
    « Lorsqu’on constate que le commerce se fait non par consentement mais par compulsion lorsqu’on constate que pour produire, il faut auparavant obtenir la permission d’hommes qui ne produisent rien — lorsqu’on constate que l’argent afflue vers ceux qui dispensent non des biens mais des faveurs — lorsqu’on constate que les hommes deviennent plus riches par la subornation et les pressions que par le travail, et que les lois ne vous protègent pas de tels hommes, mais les protègent au contraire de vous — lorsqu’on constate que la corruption est récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — on sait alors que la société est condamnée ».

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 11h49
    C’est pas moi, c’est ma soeur...
    Bonjour,

    Quelques-uns s'en prennent au messager : c'est beaucoup plus facile de démolir que de construire, n'est-ce pas?

    En regardant de plus prêt, j'ai constaté qu'ils faisaient partie du très gros 12 % de purs et durs qui soutiennent encore, contre vents et marées, Jean Charest. Ce dernier se jetterait au feu qu'ils le suivraient, en s'immolant !

    Charest semble agir "encore", comme quelqu'un qui veut entraîner son rival dans sa chute : rappelez vous "son bref examen de conscience" ou il disait :

    C’est pas moi,
    c’est ma soeur,
    qu’a brisé la machine à vapeur.
    Boite à outils pi pom pi pom,
    Boite à outils pi pom pi pom….."


    Bonne journée

  • Raven
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 12h03
    @France Marcotte
    Mme Marcotte, les Québécois n'aiment pas l'éthique; ils aiment les scandales et les reality show. Le PQ vs PLQ blanc bonnet bonnet blanc.

  • mican
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 13h14
    La meilleure défensive n'est pas toujours l'offensive
    L'éditorial de Madame Boileau est encore une fois très à-propos, notamment sur le fait que JJ se permette un point de presse où il court-circuite SA commission et SON juge et où il démontre bien sa fâcheuse tendance à l'abus de pouvoir en conjuguant même le verbe "juger" à la première personne du singulier dans sa courte déclaration artificielle et monarchique d'hier. Probablement que ses spin doctors lui ont recommandé d'appuyer sur le fait que c'est lui le boss et non les collecteurs du parti? ... Mordu par un chien / mordu par une chienne : ça faisait trissement pitié. Non-verbal éloquent.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 25 août 2010 13h50
    Tiens, tiens...
    Raven. Ne soyez pas timide, prenez le temps de vous expliquer. Et puis, je n'ai jamais parlé du PQ, il y a tant d'autres choses dans le ciel du Québec.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 14h30
    Comme l'écrit Josée Boileau...
    ...notre démocratie est malade.

    Ceux qui appuient encore Charest dans ce dossier (10 % de la population) continueraient de le faire s'ils volaient une banque ou tuait sa belle-mère.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 16h23
    Ces affaires de collusion
    Ces affaires de collusion argent politique, je pense que c'est comme les rats: quand on en voit un, il y en a cent ou mille qui se cachent.

    Il faut une Commission d'enquête sur le financement des partis politiques.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 17h15
    Un nouveau parti dépendantiste ?
    Raven fait de la pensée magique. On a déjà le PLQ et l'ADQ. A t'on besoin d'un autre ?

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 25 août 2010 17h47
    Raven
    Vous semblez capable de parler au nom de "tous" les Québécois et ce, sous le couvert de l'anonymat et en donnant l'impression que vous n'êtes pas vous-même québécois. Impressionnant! Et vous êtes chanceux d'avoir autant de certitudes, moi j'ai surtout des doutes.

  • Raven
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 18h12
    @Marc Tremblay
    -On a déjà le PLQ et l'ADQ.

    L'ADQ est un figuran sur la scène politique et je ne serais pas surpris qu'il disparaisse de la carte au prochaine élection.

    M. Tremplay, il faut une vraie alternative fédéraliste au PLQ et je crois que seul un parti centriste peut unifier les électeurs. Le Québec stagne et nous avons besoin d'une nouvelle visions.

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 18h23
    @Raven
    "Les Québécois n'aiment pas l'éthique; ils aiment les scandales et les reality show". Affirmation provocatrice, réductrice, non argumentée (une anedcdote est rarement un argument).

    "Les syndicats contrôlent le PQ". Hahahaha. Cette affirmation date des années 70. Mettez-vous à jour SVP. On s'informe et on revient écrire dans quelques années.

    Et même si c'était vrai. Je préfère 100 fois un parti qui écoute les travailleurs plutôt que les richissimes patrons.

    Olivier Laroche

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 20h37
    Le pouvoir est en panique
    Pour toute les commissions le gouvernement refuse d'en parler avant la sortir du rapport...

    Pour celle-ci on voit un premier ministre transpirant venir montrer qu'il a raison et que l'autre à tord...

    Pourquoi une commission de 6 millions pour un résultat que vous nous annoncé hier soir?
    Tant que Charest sera au pouvoir on aura jamais une vraie commission ou les gens auront l'immunité, pensez - vous qu'un «chrétien» viendra appuyer les dires de Bellmare avec à la clef une poursuite de 700.000.00 qui sera payé par les frais de Charest remboursable....

  • Marco61
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 23h42
    @ Michel Lebel "la partisanerie"
    Évidemment "les Ryan's" ont disparus. Mais vous continuez à commenter, quel triste évolution en effet.
    Marc Drouin

  • Laurent Desbois
    Inscrit
    jeudi 26 août 2010 07h27
    Franco Fava a admis avoir été consulté !!!!
    Et Monsieur Charest convoque une conférence de presse pour nous dire que Franco Fava n’a pas de porte d’entrée a son bureau!!!! MDR!!!!

    Qui est Franco Fava?
    Daphné Cameron
    La Presse, 25 août 2010
    http://www.cyberpresse.ca/dossiers/commission-bast

    ‘’Il a toutefois admis avoir été consulté pour la nomination de Gérard Bibeau au poste de secrétaire général du gouvernement, le plus haut fonctionnaire de l'État.’’

  • Francine Allard
    Inscrite
    jeudi 26 août 2010 15h45
    Et Bastarache, lui-même?
    Bellemarre dit que les juges nommés (étaient) sont compétents. Vous n'embaucheriez pas, vous, la copine de votre banquier pour un job dans votre PME? Il me semble que ça se fait régulièrement partout. Le PQ a toujours agi pareillement. Tu donnes 400$ au député de ta circonscription, il te nomme sur une commission, à un poste important. Chez nous la présidente de la Commission scolaire donne des contrats à une firme d'ingénieurs qui lui paye une loge au Centre Bell. Je ne sais plus quoi penser. La commission Bastarache pratiquera une ouverture sur immensément grand et sur immensément laid. Si c'est nécessaire, allons-y: la construction, les contrats municipaux, les jobs dans les grandes firmes etc... Une question: qui a nommé Bastarache? Quelle est sa tendance politique? A-t-il déjà contribué à la caisse d'un parti? Combien est-il payé?

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