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Marc Bellemare soutient avoir subi des pressions de Jean Charest

Antoine Robitaille   3 octobre 2010 00h52  Québec
Marc Bellemare à son arrivée à la Commission Bastarache
Photo : La Presse canadienne (photo) CP-Jacques Boissinot
Marc Bellemare à son arrivée à la Commission Bastarache
Québec—Jean Charest aurait ordonné à Marc Bellemare de céder aux pressions exercées par Franco Fava, grand collecteur de fonds libéral du monde de la construction, pour la nomination de juges de la cour du Québec. C’est du moins ce que l’ancien ministre de la Justice a affirmé lors de la première demi-journée de témoignage devant la Commission Bastarache, ce matin.

Questionné par le procureur de la commission Bastarache Giusseppe Battista, M. Bellemare s’est livré librement pendant quelque deux heures en multipliant les détails sur ces conversations avec M. Charest et avec les collecteurs de fonds libéraux.

Inquiet de l’insistance de Franco Fava (un entrepreneur de Québec), M. Bellemare avait, à l’été 2003, réclamé une rencontre privée avec Jean Charest. Celle-ci a lieu au bureau du premier ministre le 2 septembre 2003. M. Bellemare s’inquiétait aussi de l’insistance, plus discrète, du comptable Charles Rondeau, de Québec.

Ceux-ci auraient commencé à faire pression sur le ministre dès le mois de juillet pour faire nommer à la cour du Québec Marc Bisson et Michel Simard. M. Fava insistait sur le fait que M. Bisson était le fils d’un important collecteur de fonds de l’Outaouais, Guy Bisson, qui «avait fait élire Norm [MacMillan] et plusieurs libéraux». (M. Bellemare se rappelle qu’on l’avait toutefois mis en garde contre Guy Bisson, qui risquait d’être mis en cause dans l’enquête Gomery sur le scandales des commandites.)

«Nomme-les»

Selon M. Bellemare, Jean Charest aurait alors soutenu que ces «gars-là», experts en financement, étaient très importants pour le parti et qu’il fallait les écouter. «S'il t'a dit de nommer Bisson et Simard, nomme-les», aurait lancé le premier ministre, selon le souvenir de son ancien ministre de la Justice.

M. Bellemare, quelques mois plus tard, obtempérait et nommait ces deux candidats. Des nominations ni «mauvaises» ni «illégales», a insisté M. Bellemare, mais qui ne correspondaient pas à ce que lui, comme ministre, aurait privilégié. En lieu et place de Marc Bisson, M. Bellemare aurait souhaité nommer Claude Chicoine.

Après cette rebuffade, M. Bellemare en a subi une autre, a-t-il raconté: on lui a imposé un nouveau chef de cabinet, Louis Dionne, proche de Jacques Dupuis et aujourd’hui directeur des poursuites criminelles et pénales.

M. Bellemare dit avoir conclu à l’époque que le ministre de la Justice n’avait pas grand marge de manœuvre. Mais il resta à son poste par solidarité avec «son chef», le premier ministre, qui est une sorte de «pape» dans notre système politique, a-t-il illustré. Et aussi parce qu’il souhaitait mener à terme les changements pour lesquels il était venu en politique, soit la réforme des tribunaux administratifs, le réforme de l’indemnisation des victimes d’actes criminels et, enfin, du régime d’assurance automobile.
 
Un ami personnel de Jean Charest?

M. Bellemare a soutenu s’être plaint à 4 ou 5 reprises à Jean Charest en téléphone ou en personne, des pressions des collecteurs de fonds libéraux. Il a insisté sur le statut extrêmement important que M. Fava avait dans le parti. Selon l’ancien ministre M. Fava se vantait qu’il était un ami personnel de Jean Charest. M. Fava aurait même laissé entendre à M. Bellemare qu’il allait devenir ministre, lui annonçant une «bonne nouvelle» quelques jours avant. «Je ne sais pas comment il avait su ça. […] En tout cas, il était assez pluggé merci», il avait un «fastrack avec Jean Charest» a laissé tombé Me Bellemare.

Toujours selon ce dernier, M. Fava rencontrait régulièrement la responsable des nominations au bureau du premier ministre, Chantal Landry, pour discuter avec elle de nominations à venir. M. Fava faisait valoir à M. Bellemare que le PLQ était dans l’opposition depuis neuf ans et que plusieurs personnes proches du parti s’attendaient à être nommées par le gouvernement Charest.
 
Pas d’interdit

Contrairement à ce que la commission laissait entendre hier, Michel Bastarache n’a pas frappé d’interdiction de publication aucune des informations divulguées ce matin.

Contrairement aux autres témoins, M. Bellemare a refusé d’accorder une entrevue préalable à la commission. En début de témoignage, M. Bellemare a déposé une liste de six noms qui allaient ressortir pendant son témoignage : Marc Bisson, Michel Simard, Line Gosselin-Després, Franco Fava, Guy Bisson, Charles Rondeau.

En entrevue au Devoir lundi, à la veille du témoignage, M. Fava nous avait confié qu’il entendait poursuivre M. Bellemare s’il jugeait que l’ancien ministre nuisait à sa réputation.

Jusqu’à ce matin, l’ancien politicien n’avait jamais mentionné le nom de M. Fava en public. Certains participants à la commission, par exemple le procureur de Me Bellemare Rénald Beaudry, croient que son client jouit d’une certaine immunité pour ses propos tenus devant la commission. Pour d’autres, notamment le procureur de la commission Giuseppe Battista, rien dans le règlement ne protège les témoins contre une poursuite en diffamation.

À son arrivée à la Commission Bastarache ce matin, Marc Bellemare avait lu cette déclaration: «Au cours des dernières semaines, j'ai exprimé des sérieuses réserves au sujet de la commission Bastarache. Et les sondages publiés hier indiquent qu'une majorité de Québécois partagent les mêmes réserves. Mais ces sondages montrent également que les Québécois veulent entendre ce que j'ai à dire et j'en ai pris acte. C'est pourquoi je suis ici ce matin. Depuis le début je souhaite pouvoir témoigner au grand jour pour que tous les citoyens du Québec puissent juger du sérieux et de la gravité de mes affirmations. J'espère que cette commission me donnera cette opportunité aujourd'hui.»

 
 
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 15h12
    JUSQU'À DATE...
    Rien ne m'étonne. Tout va ou devrait tourner autour de la rencontre du 2 septembre entre Bellemare et Charest, Que même qu'il y ait eu des pressions des collecteurs de fonds, c'est peu-être normal: mais est-ce que le premier ministre a dit de faire ce que Fava voulait, là est toute la nécessité de savoir . Pour le reste, une question de gros sous pour les avocats. Un autre 6 à 10 millions de beau billets du dominion jeté aux poubelles.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 15h42
    La vérité
    Le témoignage de marc Bellemare nous permet de saisir que les chefs sont prêts à tout parfois pour satisfaire les amis et ses intérêts personnels. Je n'apprends rien.

    Dans le monde de l'éducation où j'ai longtemps oeuvré, il m'est arrivé aussi d'être témoin de comportement étrange de manque évident à l'éthique professionnelle.

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    mardi 24 août 2010 16h18
    Quel témoignage!
    Marc Bellemare est très sûr de lui. Il ne louvoie pas.Quand il rapporte ses conversations avec Charest et qu'il dit par exemple que ce dernier lui disait : "Si Franco te dit de la nommer nomme là", en parlant de la juge Lyne Gosselin-Després ,on est porté à le croire.
    Notre PM à 75,000$/année payé par le parti Libéral dont son grand ami Franco Fava est un des principaux collecteurs, va avoir tout une côte à remonter pour paraître aussi crédible.
    On comprend fort bien maintenant pourquoi notre premier ministre ne veut surtout pas une enquête sur la construction et le financement des partis politiques.

  • Trobadorem
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 16h35
    Goretti, Fava, Battista, Tomassi ont fait brulé le Spaghetti...ou serait-ce de la poutine ?
    Ah....ces vilains! Aujourd'hui ils collectent pour le parti libéral, protège le Quartier général de la Police de montréal...et bientôt près de chez vous, on vous proposera une protection contre le gouvernement en échange de quelques "bidous"...

    Si ce n'est pas arrangé avec le "gars des vues", Bellemare aurait intérêt à demander lui aussi aux "spécialistes des pâtes" fraîches de lui apporter une protection mur à mur contre les balles perdues ou la ptite pillule qui vous donne une crise cardiaque fatale....

    Ah ces vilains....quand donc apprendront ils ? Quand donc?


    Pas drôle cette saga Charest... je me demande comment on pourra venir à bout de cette gangrène qui ronge notre système...et de grâce, ne me dites pas que Marois fera mieux...



    ....

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 17h07
    Pourquoi avoir attendu 7 ans????
    Il y a anguille sous roche pour ce qui est des motif et du timing.

    Aussi, si les personnes choisi (proposées) étaient déjà sur la courte liste des individus qui correspondaient au critères recherchés, alors quand on a à choisir parmi une liste de 4 ou 5 individus, il est certain que les plus proches amis seront choisis.

    personne ne serait assez stupide pour nommer un ennemi juré, même si il a réussi à se placer sur la courte liste.... même pas le PQ.

    Donc rien de nouveau d'appris, juste que ce qui se faisait toujours dans tous les partis, PQ y compris, est devenu publique au lieu d'être un secret de polichinelle.

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 17h42
    Tout un "collègue"!
    Je doute fort que Jean Charest ait ordonné à Marc Bellemare de nommer quiconque à un poste de juge. Je dis bien ordonner, recevoir un ordre. La question est importante, très importante.

    Une fois ceci dit, je trouve bien étrange qu'un ancien ministre étale publiquement une conversation plutôt privée(sans témoin) avec son chef premier ministre. Ce n'est pas là, il me semble, une grande marque de solidarité ministérielle ou manifester un grand sens de l'éthique. Jean Charest devra maintenant dissiper tout doute sur la teneur de la conversation qu'il a eue avec son "collègue" Bellemare. La balle est maintenant dans son camp.

  • Kaomax
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 17h57
    Libéraux et corruptions
    La pointe de l'Iceberg Charest ou le nez de la proue du Titanic-Libéral !!!

    Que ce soit sur la scène fédérale ou provinciale, les libéraux sont toujours dans les magouilles à se croire au dessus de nos lois.

    Espérons que tout ceci conduira à un procès amenant Jean Charest à répondre de ses actes et d'être bannit du parlement.

    Juste par association de faits, Charest laisse "ses amis" de la construction lui dicter les "juges" à mettre en place et ensuite il s'oppose dur comme fer à une enquête sur le monde de la construction et tout autant d'une enquête sur le financement des partis politiques.

    Plus dans la boue que ça, même un porc qui s'amuse dans une marre en a moins épais sur le dos.

    Mesdames, Messieurs, dire que ces hommes sont mis au pouvoir pour voir à "NOS INTÉRËTS" ... ça serait quoi le portrait si ils n'étaient pas élus "pour nous" ???

    Il ne reste seulement qu'à espérer que le juge qui pilote la commission, ne mange pas à la même table que les politiciens illégitimes.

    Pour réflexion: Le parti libéral dans 10 ou 15 ans, ça sera quoi, une espèce d'organisation politique sous la commandite des gangs de rue ???

    Charest et son équipe doivent être limogés sans délais. Manque de transparence, abus de pouvoir et délit d'initié.

  • Engagee
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h01
    Dubitative
    J'ai écouté avec grand intérêt le témoignage de Marc Bellemare, cependant, je trouve très irrégulier que cet avocat, professionnel qui connaît le poids de la preuve, n'ait conservé aucun papier écrit, outre le carton d'un bloc notes; carton sans aucune date, comme toute preuve.

    La déformation professionnelle étant ce qu'elle est, elle pousse les avocats à monter des dossiers, à garder des écrits, courriels, calendrier, agenda, tout ce qui peut soutenir une cause, surtout si c'est sa propre cause.

    Il n'a rien gardé? Pourquoi?

    Je crois que Me Bellemare a bien saisi l'occasion pour se retourner contre M. Charest, quand tous le mènent au pilori.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 24 août 2010 18h08
    L'argent du "pape" Jean
    De l'argent liquide,de l'argent liquide, de l'argent liquide. Des enveloppes brunes, des enveloppes brunes, des enveloppes brunes.

  • Kaomax
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h09
    Important que les pratiques douteuses cessent
    Il est primordial que le trafic d'influence cesse. Surtout lorsque l'on voit que Charest s'oppose à une enquête sur le monde de la construction.

    Important parce qu'il s'agit de nos fonds publics qui sont dilapidés dans les poches de quelques malfras et qu'en plus nous manquons d'argent pour couvrir les frais de santé, l'aide aux aînés, l'état de notre société en générale.

    Pourtant les entreprises qui oeuvrent de manières honnêtes peuvent profiter de livrer le produit et d'être rénuméré de manière équitable. Ainsi l'économie fonctionne et tout le monde y gagne. Autrement c'est que supercherie et la société complète perd confiance dans ses institutions.

    Faisons des exemples lorsque les causes le permettent et stoppons cet élan de corruption qui sévit jusqu'au bas fond de nos administrations sociales. Avec des jurisprudences et des lois plus sévères, tels que des interdictions de pratiquer la politique et pertes de pensions attenantes, les politiciens qui penseront se servir à même les deniers publics, y perdront rapidement goût.

  • Marie-Eve Perreault
    Abonnée
    mardi 24 août 2010 18h24
    Témoignage qui laisse songeur
    Le témoignage de monsieur Marc Bellemare nous permet de douter de l'étanchéité du processus de nomination des juges. Mais aussi, de d'autres nominations politiques telles les affectations à la tête des organismes gouvernementaux ou sociétés d'état.
    Je comprends que dans le cas des juges c'est un différent. La séparation de l'exécutif et du judiciaire est un pilier de notre système démocratique alors que la nomnation des présidents d'organismes ou sous-ministre relève uniquement du système exécutif.
    Mais tout cette saga laisse songeur: un peuple ne comptant à peu près que 7 millions de personnes et aussi ``gouverné`` que nous le sommes peut-il se permettre de retrancher 50% de ses meilleurs talents pour des raisons partisanes?
    Il semble bien que la petite politique, celle qui récompense les amis du pouviir avant de considérer le talent et les aptitudes, si on tient compte du témoignage de monsieur Bellemare et des révélations des derniers mois, réponde dans l'affirmative à cette question...

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h49
    LA VÉRITÉ AU DELÀ DE LEUR VOULOIR

    Cette riche réponse d'un moine tibétain; (à qui un journaliste avait demandé: " en voulez-vous aux soldats chinois? "); "quand on reçoit un coup, on n’en veux pas au bâton"; était venue confirmer mes vues sur la faiblesse humaine.

    Ce qui est venue fausser le jeux dans l’actuelle commission d'enquête, s’est trouvé d'abord le fait que le PM ministre ait choisit son juge, (comme pour l'autre, sa partenaire). Pas nécessaire de s'appeler Louise Arbour, (1), pour se rendre compte que déjà, le sens de la justice s'est trouvé faussé irrémédiablement.

    Comme la majorité de la population demeure dans l'incapacité de s'extirper des apparences, il faudra le concours de tous ceux qui ont leur libre-arbitre, pour sortir du merdier celui qui s'est impliqué afin que notre société puisse enfin espérer grandir.

    (1) La juge canadienne Louise Arbour a occupé les fonctions de haute- commissaire de l'ONU aux droits de l'homme.

    Jean Rousseau, B. Ps
    consultant en développement des sociétés
    courriel : jeanrousseau1956@live.ca

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h51
    LA CONQUÊTE DU CENTRE

    Voilà une vérité aussi importante à acquérir pour le joueur d'échecs que ne l'est l'esprit de justice pour une société. Derrière ces quelques nominations partisanes de juges relevées actuellement, se découvrira, si l'on ose creuser, de nombreux pans de la fonction publique également infectés. Des incompétents maintenus là par d'autres semblables, qui rejetteront tout candidat ambitieux, en vouloir d'améliorer la situation. Par exemple, ce pompier volontaire de Trois-Rivières qui avait décrit le cafouillis, (des équipements et des méthodes d'intervention), lequel fut congédié, poursuivit en justice et enfin mis au banc de la société. S'en était trop pour un seul homme et il s'est tué. On ne peut pas en vouloir par contre à la grande majorité de la population, qui croit à tort pouvoir acquérir du jugement en s'employant, (et en faisant sien), les signaux des leaders en place. Pas plus qu’à ces autres qui n’ont ni l’envergure ni le courage qui va de paire, pour entreprendre de changer l’état des choses. Chacun devrait pouvoir œuvrer selon ses compétences. Monsieur Charest, pour aller ouvrir des marchés ou élaborer des accords avec l’Europe, fait preuve d’autant de talent, je crois, que Mozart en musique.
    Par contre, la démarche entreprise par l’ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, suppose une maturité qui le rend apte à occuper le poste de premier ministre.

    Jean Rousseau, B. Ps
    consultant en développement des sociétés
    courriel : galeriedestalents@live.fr

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h56
    Avec sa sortie inopinée Charest
    nie le processus de la commission et fait en sorte qu'on croit plus encore Bellmare.

    En fait si une personne peut en dehors de la commission qu'il a lui même mit sur pied pour se défendre, s'ingérer dans le travail de celle ci, c'est pour moi une entrave à la justice flagrante et un faux pas qui contribue encore plus à ne pas lui faire confiance...

    A la place de Bastarache je fermerais boutique....

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 18h57
    Le test de la crédibilité
    M.Bellemare a été un rare politicien libéral provincial idéaliste dans le gouvernement Charest dont l'existence est proche d'une décennie. Les Mulclair, Y.Séguin qui l'ont accompagné dans cette sensibilité ont comme lui démissionné ou ont été démissionné du gouvernement. Dans le contexte des allégations en rafale de l'hiver dernier, Bellemare a décidé de sortir de son silence sachant qu'il risquait d'être poursuivi par le pm et de subir également l'épreuve de la crédibilité devant les médias dont certains comme particulièrement La Presse et moindrement Radio Canada d'obédience fédéraliste n'hésiteront pas à le pousser au pied du mur. Pour l'ancien ministre quoi que l'on pense de sa volonté de réformer l'assurance automobile, l'un des projets phares du gouvernement Lévesque, se lancer dans cette aventure actuelle pour se faire de la publicité personnelle en pratiquant le mensonge systématiquement apparaît absurde d'autant que depuis son échec à la mairie de Québec on n'entendait plus parler de son nom. Si Bellemare se déterminait comme un manipulateur en quête de notoriété, on entendrait sans cesse son nom depuis belle lurette.

    La commission propulsée par un Charest aux abois apparaît bien moins crédible que la personne de M.Bellemare. Tous ces futurs témoins qui défileront dans la défensive en faisant tous des vœux de silence pendant la commission Bastarache seront t'ils plus crédibles en apparaissant nerveux comme J.J.Charest ce soir pressé de nier en bloc tous les points soulevés par son ancien ministre?
    Ce gouvernement libéral est voué à sa perte et à son évanouissement dans l'histoire.

  • Ciceron Derome
    Abonné
    mardi 24 août 2010 19h07
    Réaction de Landry pour le moins étonnante
    Le témoignage de Marc Bellemare débute à peine que déjà Landry, toutes griffes dehors, saute à pieds joints sur le premier ministre Charest. Du vrai Landry, présent au derby de démolition qui est entamé depuis l'élection du PLQ en 2003. Pauline Marois l'avait dit aussi, laissant clairement entendre que le derby batterait son plein jusqu'à son retour au pouvoir. C'est beaucoup plus facile que d'argumenter, que de proposer des projets qui se tiennent, que de participer aux intérêts supérieurs du Québec, même en mode contradictoire. Que le derby continue, n'est-ce pas monsieur Landry. Malheureux

    Laissons la Commission faire son travail. Il débute. Beaucoup, beaucoup de questions sont à venir, pour monsieur Bellemare et même pour le PQ des années 2000 n'est-ce pas, alors que feu l'épouse de monsieur Landry avait été nommée juge et que ce dernier avait rabroué les journalistes parce qu'ils avaient osé le questionner à ce propos. Malheureux qu'on ne puisse pas aussi regarder de près le tour de passe passe de madame Marois à propos de son mari. Entretient-on le derby pour détourner les projecteurs? La question se pose.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 19h18
    Qui croire?
    Bellemare prend un risque de carrière et John James Charest ni tout. L'histoire de Charest mène dans une direction, celle de la compromission depuis l'ère Mulroney. J'aurais tendance à croire celui qui prend tous les risques quant à la vérité. Un début de commission Bastarache provoquant.

  • Trobadorem
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 19h25
    «J'ai peine à comprendre, déclarait Henri-Bourassal, comment et pourquoi il s'en trouve une si grande quantité investie dans des entreprises purement financières..."
    Monsieur Bellemarre,

    J'espère que tout ce cirque nous soit utile un jour. Loin d'être certain, n'est ce pas ? Les dés sont selon de toutes apparences, pipés...

    ...Refus d'une commission d'enquête sur la construction, sur les 40 milliards perdus par la Caisse de dépot, sur cette masquarade Bastarache et sa gang de Heenan Blaikie, cette Police montréalaise à la rercherche d'un protecteur privé de son Quartier général, ca n'en finit plus...

    Toujours est-il, que je vous remercie "SI" à terme, cette histoire dans laquelle vous êtes impliqué...

    ...n'est pas arrangée avec "le gars des vues".

    ...permet un partage équitable des opportunités où les Québecois peuvent en profiter aussi.

    ...nous amène un nouveau Premier(e) ministre dont la force de caractère lui permet de résister aux tentations...

    Faute, de ce qui précède, cette rocambolesque histoire de jeux d'influence de l'Outaouais, en passant par Montréal, à Sherbrooke, pourrait être un préambule à la chute d'un Gouvernement, voire d'un système à moins, que ce libre-arbitre, ce courage, ce volontariat pour le bien se manifestent...et pour bientôt...

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 août 2010 19h55
    Le financement des partis politiques
    Nous vivons en démocratie où seule une personne constituée de chair et d'os a le droit de vote. Les entités légales comme les compagnies, les sociétés et autres organismes n'ont pas le droit de vote.
    De même , le financement des partis devrait être réservé aux seuls humains. De plus, la contribution volontaire maximale de chaque contribuable devrait être de 300$ afin de s'assurer que les plus riches d'entre nous n'exercent pas une influence trop grande sur la constitution de notre appareil démocratique.
    Ceci suppose l'abolition de ces dîners- bénéfices où les compagnies puisent dans la "petite caisse" pour défrayer le coût de ces agapes.
    Les partis politiques ont besoin d'argent pour faire connaître leur programme et leurs candidats. Ils ne devraient pas être assez riches pour acheter une élection ou payer un salaire à un premier ministre.
    Pareille mesure éliminerait toute possibilité de pression indue et ce, pour tous les partis politiques.
    Nous tenons à la démocratie. Il faut avoir le courage de prendre les mesures nécessaires pour en bonifier le fonctionnement.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 20h25
    Charest panique...
    ...et se tire dans le pied. D'ailleurs les gens qui ont réagi par courriel à R-C. au témoignage de Bellemare et à la sortie de Charest sont en faveur du premier. De plus Charest aurait pu attendre d'être convoqué par la commission avant de parler.

    Charest a ouvert une boîte de Pandore en créant cette commission-bidon. Elle est en train de se retourner contre lui. Charest va quitter la politique sous les quolibets de la foule et pire le mépris. Du moins c'est très plausible.

  • Vive le Québec libre
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 21h09
    Quand va t'il apprendre les usages !
    Quand un enfant refuse de voir la vérité en face, ou accepter qu'il n'a tout simplement pas raison, il va faire un caprice, tout faire pour dissiper le sujet. Eh bien ce soir j'ai vu un espèce de personnage mi-enfant, mi-premier ministre jouant à ce caprice, espérant détruire les allégations de Bellemarre.
    Quand va t'il apprendre les usages, cet homme qui est censé les connaitre, et attendre son tour pour parler.
    Vraiment aucun savoir vivre !

  • Carole Dionne
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 21h12
    JÉSUS OU BARRABAS ?
    SUJET : le témoignage de Marc Bellemare à la Commission Bastarach AUJOURDhHUI)


    Quelques points pour vous aider : ( je me crois, hein!!!)


    1- À la question de savoir : « pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir tout cela? » Je répondrais aux brillants avocats que l’important est de savoir si cela est vrai. Que ce soit par vengeance, ou autre chose, est-ce que cela est vrai? Quand une personne décide de tout dire sur un meurtre, est-il si important de savoir pourquoi elle a attendu 20 ans ou l’important n’est pas de connaître la vérité?



    Mais l’important dans tout cela, c’est la rencontre avec le premier ministre le 2 septembre 2003, je crois. Que Fava ou Rondeau ait essayé de pousser leurs poulains, c’est de bonne guerre. Ils ne lui ont pas fait de menace. C’est correct. Que le ministre Després ( "M le président".) soulève cela à Marc Bellemare, on n’y voit rien de mal. Mais qui dit vrai : Bellemare qui dit que Jean Charest lui a dit de faire ce que Fava lui demandait ou Jean Charest qui nie avoir dit cela? Parce que en principe, seul Jean Charest à le pouvoir direct de démettre Marc Bellemare, pas les Fava et compagnie.


    Maintenant, trouver qui est le plus crédible dans la population : Un Jean Charest qui a déjà été obligé de démissionner parce qu’il a déjà appelé un juge alors qu'il était ministre ( pour le récompenser, les québécois l’ont voté comme premier ministre), un premier ministre qui s’est défendu toute la session dernière sur les magouilles de son gouvernement OU premier ministre qui a déjà perdu de gros morceaux parce qu’ils ne faisaient pas ce qu’il voulait? Yves Séguin, Thomas Mulcair, OU un ancien ministre, qui avouons-le, a ignoblement attendu 6 ans avant de sortir ses allégations mais qui a quand même eue la franchise de démissionner moins d’un an après son élection.





    La population va juger.


    ENVOYÉ APRÈS AVOIR E

  • Bernard,Clement
    Abonné
    mardi 24 août 2010 21h58
    Concours de crédibilité....
    Lequel est le plus crédible....? Marc Bellemare qui a quitté la politique amèrement déçu de voir ce qui s'y passait ou Jean Charest, le fin politicien habitué à toutes les magouilles qui nous a révélé à contre coeur recevoir de son parti 75,000.$ pour arrondir ses fins de mois.
    Moi, mon choix est fait, je crois que Marc Bellemare dit la vérité. Ils seront plusieurs dans les prochains jours à l'attaquer de tous les côtés, mais ce sera très difficile pour eux de contredire toutes ces allégations qu'il a pu faire et qu'il a décrit avec une précision chirurgicale.
    M.Charest et son gouvernement ont perdu beaucoup de crédibilité dans la population depuis le refus catégorique d'instaurer une commission d'enquête sur la collusion et la corruption dans la construction de même que sur le financement des partis politiques. Toutes les manoeuvres de ce gouvernement n'ont fait qu'attiser le cynisme de la population envers l'ensemble de la classe politique. Et la commission Bastarache ne pourra malheureusement redonner confiance aux citoyens.

    Clément Bernard
    Québec

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 22h33
    Le temple...
    Les colonnes du temple libéral sont ébranlées.

  • Mario Paquette
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 12h41
    La déception en politique est :
    Voir plusieurs ministres quittés leurs postes,
    Voir un remaniement exaustifs des postes de ministres
    Voir des organisateurs du Parti venir dictée la conduite de L État

    Est-ce que M.Charest a exporté avec lui les
    manières de certain parti au fédéral de faire
    de la politique.

    Je souhaite sincèrement qu il soit blanchi des
    allégations de M. Bellemare et qu une réflexion
    soit entrepris par le Gouvernement afin de revoir
    les procédures de financement des partis politiques.

    Que L État finance entièrement les campagnes des
    candidats avec un barème unique. Cela éviterais de
    voir des opportunistes de grand chemin venir comme
    des vautours tournés autours de leur proie.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 16h35
    La défense de Charest se prépare
    Attendez-vous à une charge de matadors dès la semaine prochaine. Nous allons découvrir toutes les astuces des avocats qui supportent le système en place.

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