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Gaz de schiste: la pression monte

Les municipalités déplorent le «laxisme» de Québec et réclament à leur tour un débat public

Alexandre Shields   24 août 2010  Québec
Gaz de schiste<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Gaz de schiste
Au Québec, la très active industrie de l'exploration gazière peut opérer à sa guise sans qu'aucun débat ait lieu et sans que les élus municipaux ou les citoyens soient impliqués dans les discussions entourant cette filière de plus en plus controversée. Le message lancé hier par la Fédération québécoise des municipalités est sans équivoque. L'organisme presse d'ailleurs la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de mettre fin au «laxisme» du gouvernement Charest dans la gestion du développement des gaz de schiste dans la province.

«On n'entendait à peu près pas parler de gaz de schiste il y a six mois et, maintenant, c'est devenu une filière qui va pratiquement sauver le Québec sur le plan énergétique. Ça va très vite, et on ne fait aucun débat, lance le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux. On est totalement dans l'inconnu. C'est comme si la machine était partie sans aucune forme d'encadrement, et je trouve ça très dangereux. Ce développement se fait sans les citoyens et, pourtant, la filière se développe dans le secteur le plus peuplé de la province.»

Il juge tout simplement inacceptable que, dans certaines municipalités, élus et citoyens aient été placés «devant le fait accompli» en voyant des entreprises d'exploration gazière venir effectuer des tests sans qu'ils aient été consultés ou informés. La semaine dernière, on apprenait que pareille situation s'était notamment produite à Mont-Saint-Hilaire et à Saint-Mathias-sur-Richelieu, deux municipalités situées de la Rive-Sud dans la région de Montréal. «On joue avec nos ressources naturelles et on n'aurait pas notre mot à dire?, questionne M. Généreux. Nous ne sommes plus au XIXe siècle. Nous sommes au XXIe siècle et on doit faire les choses avec transparence.»

Le président de la FQM interpelle plus particulièrement la ministre Normandeau, jugeant que le gouvernement fait preuve de «laxisme» dans sa gestion de cet épineux dossier qui a fait les manchettes à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Bernard Généreux soutient ainsi que la Fédération — qui regroupe plus de 1000 municipalités locales et MRC — n'a absolument pas été interpellée pour prendre part aux discussions qui se tiennent en vue d'élaborer un projet de loi censé encadrer l'exploitation des hydrocarbures au Québec. Pourtant, soutient-il, lors d'une assemblée des MRC tenue en mai dernier, «la ministre Normandeau s'était montrée très ouverte à s'associer avec le milieu municipal pour le développement de cette filière. Mais on constate que ça se développe et que nous ne sommes pas consultés ou associés d'aucune façon. C'est le néant et c'est très préoccupant. On ne sait pas ce qui se passe et on ne sait pas ce qu'est cette filière».

Sans évoquer l'imposition d'un moratoire, il presse néanmoins Québec de se doter d'un «plan d'action» qui permette aux élus municipaux d'informer adéquatement les populations concernées. Le manque d'information «claire et objective» sur les impacts environnementaux et sur la sécurité publique soulève en effet bien des questions auprès de ses membres, particulièrement en ce qui a trait à l'utilisation de l'eau et à la contamination des nappes phréatiques. «Il n'y a rien pour contrer les prétentions de l'industrie, qui affirme qu'il n'y a aucun danger.» Si rien n'est fait pour rectifier le tir, «les projets vont se développer dans l'anarchie et la cacophonie», prévient-il.

M. Généreux n'est pas le seul à s'inquiéter de la façon dont se développe actuellement cette filière énergétique. Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, qualifie quant à lui d'«arrogante» l'attitude de l'entreprise venue faire de l'exploration dans sa municipalité à l'aide de véhicules routiers. «Ils viennent chez nous et ils font de l'exploration sans aucune communication avec la Ville», et ce, «en plein milieu urbain». «Nous l'avons su parce que nous avons vu les camions», ajoute-t-il.

M. Gilbert précise d'ailleurs qu'il a été contacté la semaine dernière par des employés du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et que ceux-ci ont été «étonnés» d'apprendre que l'entrepreneur chargé de cette première phase d'exploration n'avait pas contacté la Ville pour discuter des travaux à venir. Travaux qui inquiètent plusieurs citoyens, souligne-t-il.

Au cabinet de Nathalie Normandeau, on dit toutefois avoir réclamé plus de transparence de la part des acteurs de cette industrie, dont une majorité proviennent de l'extérieur de la province. «Ce que la ministre a demandé à l'industrie, c'est d'informer davantage les gens de leurs activités. Elle a toujours dit aux gens de l'industrie qu'au Québec, on travaille en collaboration avec les gens», explique son attachée de presse, Marie-France Boulay. Un mot d'ordre qui a été transmis «au cours des derniers mois», indique-t-elle, sans plus de précision.

Projet de loi

La ministre Normandeau déposera le projet de loi tant attendu cet automne, réitère aussi Mme Boulay. Celle-ci explique d'ailleurs qu'un «comité de liaison» comprenant des élus — dont des représentants de la FQM — et des employés du MRNF a été mis sur pied et qu'une première rencontre est prévue lundi prochain. D'autres discussions ont déjà eu lieu avec des représentants de groupes environnementaux et de représentants de l'industrie.

Fait à noter, l'Association pétrolière et gazière du Québec a recruté des lobbyistes pour plaider sa cause auprès des ministères impliqués dans l'élaboration de cette législation que la ministre souhaite «exemplaire». L'un d'eux, spécifie le «mandat» inscrit dans le Registre des lobbyistes du Québec, doit travailler «dans le but que le Québec soit reconnu comme une juridiction capable d'accueillir une industrie structurante en matière de shales gazéifères».

En entrevue au Devoir il y a quelques semaines, Nathalie Normandeau ne se cachait pas de travailler étroitement avec l'industrie. «On s'emploie, avec l'Association pétrolière et gazière du Québec, à développer des outils de communication pour faire tomber un certain nombre de préjugés, expliquait alors la ministre. On s'emploie à ce que les citoyens aient accès à la bonne information. Par exemple, dans le domaine du gaz, les gens se demandent si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? La réponse est non.»

Aucune étude d'impact indépendante n'a encore été menée au Québec au sujet des gaz de schiste.
 
 
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  • Lepelletier
    Abonné
    mardi 24 août 2010 00h37
    nationalisons le gas shiste.
    Pourquoi donner au privée ce qui nous appartient.Le privé frétille d'impatience,il doit y avoir anguille sous roche.Charest aurait-il des amis de cachés là aussi????

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 24 août 2010 01h02
    Charest I de retour
    L'arrogrance du parti libéral-conservateur du Québec est revenue au galop. Entendez la ministre Normandeau : il s'agit de bien enrober dans un plan de communication pour que le peuple ignorant laisse tomber ses préjugés. Après cela, elle va faire semblant d'être surprise que plein de collectivités locales ruent dans les brancards !

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 24 août 2010 01h05
    Si le lobbyiste le dit, ça doit être vrai
    La ministre Normandeau ne prend même pas la peine de commander une étude indépandante pour confirmer ou infirmer les prétentions des lobbyistes inscrits ou non de l'industrie gazière.

  • Dominic Ric
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 06h11
    La santé avant le profit
    Donc d'après son aveu, la ministre est une agente de relations publiques au service des gazières et des pétrolières!
    Elle est passée où la démocratie?
    Il n'y a personne de sensé au Québec qui est en accord avec cette exploitation, bruyante, dangereuse pour les nappes phréatiques par le craquage du sous-sol, payantes seulement pour les étrangers.
    Sommes-nous devenu une république de banane?!?

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 06h20
    Tests sismiques sur la 112 à Chambly, Richelieu, Marieville également
    "D'autres discussions ont déjà eu lieu avec des représentants de groupes environnementaux" avec la Ministre Normandeau au sujet des gaz de schiste? Je me demande bien lesquels.



    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

  • Eric Harvey
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 06h47
    malhonnêteté intellectuelle??
    "[...] si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? La réponse est non.»

    ce propos est-il basé sur une étude publiée et indépendante ou juste sur des ouïes dire ou les propos des lobbyistes??

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h19
    Nappes phréatiques et pollution
    Sauf erreur de ma part, le Québec ne sait à peu près rien des nappes phréatiques situées sur son territoire: l'eau étant essentielle à la vie humaine et à la prospérité du Québec, sa connaissance devrait être préalable à toute autre chose.
    En soi, l'eau ne pollue pas et l'utiliser ne pollue pas. Toutefois, on peut la faire transporter des matières très polluantes, par exemple les déchets animaux et humains ou encore des résidus miniers, et alors elle devient très polluante et inutilisable. Il faut donc être très attentif à ce qu'on fait de l'eau.
    Faut-il se uniquement fier au gouvernement provincial pour civiliser les compagnies minières? L'histoire passée et récente me fait répondre négativement. Faut-il l'écarter du débat ? Jamais, c'est notre principale arme contre les compagnies irrespectueuses de tout sauf de l'argent.
    Selon moi, une enquête s'impose sur l'industrie du financement des partis politiques s'impose de plus en plus: un jour, il faudra que tout l'argent des partis politiques provienne des fonds publics, coûte que coûte. Déjà, nous payons beaucoup....de toutes sortes de façons: déjà, tout ministre participe étroitement au financement de son parti et son avenir en dépend certainement un peu.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h32
    Un moratoire svp
    Ces gaz sont dans notre sous-sol depuis des millions d'années. Nous pouvons prendre quelques mois, et même une année, pour bien renseigner toute la population.
    Il faut prendre la peine de répondre à plusieurs questions.
    A qui appartiennent ces gaz? A toute la population ? Au seul PLQ?
    A qui doit profiter son exploitation? A des investisseurs étrangers avec une maigre ristourne aux Québécois? Ou à tous les Québécois?
    Quelles sont les meilleures façons d'extraire cette richesse de notre sous-sol? Ne peut-on s'inspirer de ce qui a été fait ailleurs?
    A vrai dire, cette précipitation gouvernementale en ce dossier n'est pas sans susciter des craintes. Pourquoi procéder ainsi à la va-vite? Si seulement on montrait le même empressement en d'autres domaines : la santé, le financement des partis politiques,les coûts prohibitifs en construction...

  • Sanzalure
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 07h33
    L'industrie minière au-dessus des lois ?
    C'est une question de culture. Depuis trop longtemps l'industrie minière se croit tout permis. Il est grand temps de remettre ces «compagnies antisociales» à leur place. Il faudrait qu'ils commencent par réparer les dégâts qu'ils ont occasionnés partout dans le monde avant qu'on leur permette de continuer leurs explorations.

    Je propose la création d'un registre dans lequel tous les citoyens déclarent s'ils sont pour ou contre un projet. Par la suite, s'il y a une catastrophe écologique, les citoyens et citoyennes qui avaient voté pour devront assumer conjointement les frais au civil et les charges au criminel s'il y a eu mortalité.

    Serge Grenier

  • olamerreip
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h36
    Citoyen déçu...
    Une droite de plus en plus déconnecté ce dessine et ce a peu près partout dans les pays industrialisés, j'ai toujours cette impression que nos gouvernements sont devenus les porte-paroles de ces puissants lobbys.

    Je comprend que nous devons créer de la richesse mais de quelle façon et à quel prix ??

    Miser sur l'instruction, la recherche, bref tout ce qui est en valeur ajouté serait profitable je crois... Beaucoup plus que de vendre nos richesses pour obéir aux lois du marché !! Écoeuré de ce foutu "NÉO-LIBÉRALISME" qui s'impose insidieusement partout sans consultation. Je sens très peu de respect de la part de nos élus, en exemple: Port métanier, projet du surois, vente du mont Offord, enquête sur la collusion dans la construction, ti-namis du parti, voyage de M.Charest pour préparer sa sortie évidemment au frais des contribuables, cynisme en chambre, etc...

    POUR QUI TRAVAIL NOS DIRIGEANTS ??

  • Louis Cousineau
    Abonné
    mardi 24 août 2010 08h18
    MÊME COMBAT!
    Normandeau, Charest, Caillé, même combat, et les Québécois, c'est le cas de le dire, dorment au gaz.
    Louis Cousineau

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 08h33
    Avancer en arrière...
    Rien n,a manifestement changé depuis l'ère Reagan et Tatcher. L'économie au volant de l'automobile plutôt que sur la banquette arrière. Le citoyen au service de l'économie plutôt que le contraire. Il ne semble ici avoir aucune différence entre l'attittude des Cies telle que mentionné dans cette article et celles qui débarquent dans les villages d'Afrique noire pour y exploiter l'or noir.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 08h54
    Suite à cet article...
    ...qui démontre comment le gouvernement méprise les municipalités (des élus aussi légitimes que les députés) et la population, on retrouve un bref article de R. Dutrisac sur Gérard Deltell. Ce dernier dit en substance que les entreprises ont le devoir d'informer la population (il ne parle pas de les consulter), mais qu'elles doivent aller de l'avant de toutes façons. Il termine en disant qu'il ne faut pas que l'avenir du Québec soit entre les mains des lobbies environnementaux.

    Je dirais qu'il ne faut pas que l'avenir du Québec soit entre les mains des lobbies industriels.

    Je suis bien content que l'ADQ de Deltell soit à 9 % dans les intentions de vote (au même niveau que QS. Deltell est dangereux et

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    mardi 24 août 2010 08h55
    Fera-t-on comme pour la mine d'or de Malartic? Bien des questions, aucune réponse indépendantes à date!
    Si on trouve des gisements dans les zones résidentielles, va-t-on traiter les gens comme on l'a fait pour la mine d'or de Malartic? Forcer les résidents à déménager? Pour quelques emplois, les profits quitteront la province pour les États-Unis, l'Ontario et l'Alberta?

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    Où prendra-t-on les énormes quantités d'eau nécessaires au forage? Que fera-t-on des très grandes quantités d'eau usée utilisée pour le forage? Des lacs de contention à ciel ouvert comme en Alberta? Sera-t-elle récupérable? Sera-t-elle gratuite?

  • Gerard44
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 08h57
    Aucune crédibilité
    Le comportement arrogant et méprisant de ces compagnies est totalement inacceptable. Elles n'ont d'autres intérêts que de faire le plus d'argent possible sans aucune contrainte. Elles n'ont pour moi aucune crédibilité. Zéro. Ce ne sont pas les belles paroles du petit Cayer qui vont nous convaincre. Elles ont beaucoup d'argent pour se payer des relationnistes (Cayer) qui dorent la pilule auprès du public et du gouvernement. Il faut les avoir à l'oeil tout le temps et les encadrer comme on fait pour de jeunes délinquants. Quand on rôde la nuit avec ses camions ou qu'on informe personne de ses activités c'est qu'on a des choses à cacher. Élémentaire. Elles se comportent comme une pègre qui fait à sa tête et passe par-dessus tout le monde même les institutions démocratiques comme les municipalités et les MRC. Les Hell's Angels ont plus de savoir vivre.

    On a l'impression que notre gouvernement couche avec les compagnies et sous prétextes de quelques emplois et de poule aux oeufs d'or magique et de contributions électorales bien sûr, elles peuvent faire la pluie et le beau temps impunément. Nous habitons ce pays et nous y resterons longtemps avec nos descendants. Les compagnies et leurs actionnaires fantômes, elles, vont juste secouer leurs bottines en partant et nous laisser ramasser les dégâts. A nous, citoyens, de nous assurer un avenir sain et sécuritaire et de harceler nos gouvernants lorsqu'ils sont complaisants avec les affairistes. Gardons ces choses en mémoire!
    Gérard Laverdure, Montréal.

  • Frederick Brousseau-Gauthier
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 09h05
    Leçons du passé
    Rappellez-vous que les citoyens du Québec ont réussi à faire reculer le projet de centrale thermique du Suroît. La pression de l'opinion publique a suffi en 2003, pourquoi serait-elle impuissante en 2010?

  • Odette Morin
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 09h07
    Sommes-nous des valises?
    Voulez-vous me dire pour quelle bande de "zoufs" ils nous prennent? Pensent-ils qu'on se contente tous de regarder les nouvelles au canal V (...)? Sur internet, il y a des centaines, voire des milliers d'articles et de rapports accablants sur cette industrie menée d'une façon sauvage. Les cas de négligence à la manière de Shell sont légion! "Ce n'est pas un secret à savoir que le gaz de schiste est, pour l'industrie du gaz naturel, ce que les sables bitumineux sont pour l'industrie du pétrole c'est à dire qu'ils sont extraits de façon très polluante." (Me souviens plus de l'auteur.) De trois à six million de gallons d'eau mêlée à des produits chimiques pour une seule fracturation (ils en font plus de 20 par puits). Environ la moitié de cette bouillie ne remonte pas et reste dans le sol...

  • Bernard R
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 09h24
    à Nathalie Normandeau
    Mais je crois rêver, pourquoi raconter de telles salades aux citoyens elle nous prend vraiment pour des ignares?
    elle écrit "D'autres discussions ont déjà eu lieu avec des représentants de groupes environnementaux" mais qui sont-ils les fameux regroupement, elle n'a même pas la décence de communiquer avec le seul groupe (saint-Marc-sur-Richelieu) qui a eu le courage de se lever debout a demander un moratoire.
    C'est pas croyable de prendre les citoyens en otage comme le gouvernement le fait actuellement, mais on ne peut mentir ouvertement comme cela et en même temps cela ressemble a suicide politique...Bref! les informations qu'elle donne sont dictée par les entreprises pétrolières et gazières sans aucune vérification d'autres organisme et il n'y a aucun consultation.
    http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.com

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 09h23
    La démocratie n’est qu’une figure de style
    G. W. Bush a d’abord donné le ton. Il a prouvé (avec sa guerre en Irak) qu’on pouvait être menteur et meurtrier et se faire réélire. Tout est dans la manière. Alors cette manière, beaucoup de gouvernements commencent à bien la saisir. Mais lorsque je lis des choses comme, « Nous ne sommes plus au XIXe siècle. Nous sommes au XXIe siècle et on doit faire les choses avec transparence. », ça me fait beaucoup rire.

    Pourquoi consulter les citoyens avant de siphonner leurs ressources sous leurs pieds? Les profits ne sont-ils pas plus intéressants lorsqu’ils partagé par le plus petit nombre? Soyons patients, c’est lorsque le petit nombre sera reparti que le grand nombre pourra intervenir pour nettoyer la place. Et nous auront ainsi tous contribué à cette belle aventure.

  • Denis Paquette
    Abonné
    mardi 24 août 2010 09h37
    un choix de société
    la question est toujours la meme est-ce que nos politiciens doivent etre au service des populations ou doivent ils etre au service des compagnies

  • MystHalo
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 09h43
    Nous devons être entendus?
    À la lumière des commentaires très pertinents que je peux lire ci-haut, je me dis qu'il est important que les citoyens concernés se fassent entendre. Je ne suis pas un spécialiste des communication, mais il doit bien y avoir un moyen de faire contre-poids aux lobbyistes. Car il semble évident que nos élus qui forment le gouvernement ne sont pas enclin à traduire l'inquiétude de la population dans un futur projet de loi entourant l'exploitation du gaz naturel au Québec. Il y a fort à parier que si les citoyens restent les bras croisés, les conclusions du rapport sur les impacts environnementaux et économiques pencheront pour une règlementation allégées et des subventions étatiques visant un développement rapide de l'industrie. Et pour ceux qui se demandent, qu'est-ce qui presse dans ce dossier pour le PLQ, il ne leur reste que deux ans pour graisser la patte de leurs amis, sans compter les ministres qui possèdent directement ou via des prête-noms des parts dans les entreprises impliquées. Des accusations graves de malversation et diffamation à l'endroit de se gouvernement direz-vous? Et je vous répondrai qu'en l'absence d'une enquête sérieuse et objectives sur le financement des parties et les liens entre le privée et la classe politique, il n'est pas exagéré d'imaginer nos ministres mettre en œuvre des plans visant leur enrichissement personnel.

  • Tewkesbury
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 09h43
    Pour en savoir plus...
    La ministre prétend que l'exploitation du gaz de schiste est sans danger pour l'environnement, mais aux États-Unis, cette filière suscite bien des questions. Pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus, le site de nouvelles indépendant ProPublica propose un dossier assez étoffé. ProPublica a gagné le Pulitzer 2010 pour le journalisme d'enquête.

    http://www.propublica.org/series/buried-secrets-ga

  • Jonathan-Marc Lapointe
    Abonné
    mardi 24 août 2010 10h49
    Petit rappel
    Juste un petit rappel en passant.

    Il suffit de regarder l'état de notre forêt boréale qui est encore aujourd'hui coupée à blanc, malgré ce qu'on veut bien nous faire croire, ainsi que l'état de l'ensemble des sites miniers au Québec pour avoir un aperçu de ce que ces compagnies vont laisser derrière elles en partant! Et c'est encore nous qui devrons payer pour nettoyer.

    En résumé, ils vont venir comme des conquérants, on va les subventionner pour ça, ils vont payer des redevances inférieures aux subventions reçues, ils vont sortir de la province la grande majorité des profits générés et ils vont partir sans rien nettoyé.

    Ils vont créer de la richesse? Certainement! Mais la vraie question c'est, de la richesse pour qui? Pour eux et leurs actionnaires? Sans aucun doute! Mais pour nous, à part les quelques emplois par-ci par-là, qu'est-ce qui va rester à part du fait qu'on devra débourser une fortune en argent public pour nettoyer les dégâts?

    Ne dit-on pas que le passé est garant de l'avenir? Et bien dans le passé, ce genre de compagnies nous ont montré de quoi elles sont capables. Et ce n'est pas reluisant!

    À ce genre de création de richesse, je dis NON MERCI!

    En terminant, j'aimerais seulement rappeler que si les libéraux sont au pouvoir en ce moment, c'est parce que beaucoup d'entre nous ne sont pas allés voter aux dernières élections.

  • Paul Racicot
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 11h04
    «Un choix de société» ou le choix d'une ministre ?
    Faut-il rappeler à la ministre Nathalie Normandeau qu'elle est au service de ses électeurs et non des compagnies?

    Ne devrait-elle pas dûment vérifier les impacts sociaux et environnementaux qu'occasionne la technologie d'extraction du gaz de schiste plutôt que de tenter de faire bonne figure au Service des communications des minières, des gazières et de leur lobby?

    J'avoue que je ne serai guère surpris de voir, un de ces quatre matins, un gros tuyau passer entre les carottes et les oignons de mon jardin... ;-)

  • Renaud Guénette
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 11h17
    Gas Land
    Je viens de visionner un excellent documentaire concernant les risques inhérents à l'exploitation de ce type de gaz. Si vous êtes intéressés par le sujet, voici l'adresse de ce documentaire. vous pouvez le télécharger gratuitement.

    http://stagevu.com/video/qjdybhemdvhm

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    mardi 24 août 2010 11h23
    Barrages routiers
    Malheureusement, il faut penser à faire des barrages routiers.

    C'est un rouleau compresseur sourd et aveugle qui s'apprête à nous passer dessus. Rien de connu ne pourra les arrêter car le gouvernement est leur laquais.
    Que les députés et ministres honnêtes fassent comme Bellemarre et déchirent leur chemise.

  • Paul Racicot
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 11h30
    Mes félicitations à l'auteur pour...
    ...ses excellents articles sur les affaires minières et gazières.

    http://www.ledevoir.com/auteur/alexandre-shields/

    P.S. Et à Jonathan-Marc Lapointe pour un commentaire bien pertinent. Un seul bémol : vaut mieux produire chez soi que d'importer. Mais... à quel prix?

    A

  • Luciano Buono
    Abonné
    mardi 24 août 2010 11h36
    Marionette
    L'article mentionne que Mme Normandeau est Ministre des Ressources Naturelles...je crois plutot que M. Andre Caille est le VRAI ministre et que Mme Normandeau n'est que la marionette qu'il tient.

    Je suis d'accord avec M. Brousseau-Gauthier, s'il a ete possible de faire reculer le gouvernement sur le Suroit, ce devrait etre possible de le faire avec les gaz de schiste jusqu'a temps que les etudes environnementales soient effectues. En passant, ou est le BAPE dans tout ceci?

  • Chantal Denis
    Abonnée
    mardi 24 août 2010 11h36
    Collaboration étroite entre notre gouvernement et les compagnies pétrolières et gazéifères.
    Notre gouvernement ne se préoccupe pas des citoyens ordinaires, des municipalités, il travaille en étroite collaboration avec l'industrie qui réussit facilement à lui faire dire que nos nappes phréatiques ne sont aucunement en danger avec l'exploitation des gazs de chiste et de pétrole. »Il faut croire cela, Mme Normandeau le dit.» Ça s'arrête là.

    Non mais, est-ce possible d'être aussi tordu?

  • irishspring
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 11h37
    Ces étrangers venus d'ailleurs ne parlent pas la langue des pygmés du Québec?
    Pourquoi l'article ne parle que de la ministre Normandeau du gouvernement Charest et des maires des municipalités réunis.

    Y'avait-il un nom sur les camions de ces Cies de forage? D'où viennent
    ces Cies, de Chine, des USA, du Brézil?
    Les Lobbyistes ont-ils mandats de rassurer ces Cies de forage.

    Don't worry, the population of Quebec will criticize like the population in Africa, after a few months everything will be smooth and calm.

    Ces gens qui nous veulent du bien parlent-ils notre langue, ont-ils des interpretes qui parlent le français?
    Les ressources naturelles ne relevent-elles pas du Gouvernement Fédéral?
    Chose certaine, si un camion de ces Cies se pointait sur mon terrain privé, il y'aurait de l'action. nos corps de policiers municipaux seraient
    de la partie.
    Il manque trop d,information à cet article. Décevant.
    Heureusement qu'il y'a des intrenautes qui nous donnent
    des reférences:
    http://www.propublica.org/series/buried-secrets-ga

  • JF Gaudreau
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 11h55
    Correction - Fluide de fracturation - Questions environmentales ???
    J`aimerais corriger mon commentaire précédent. Je voulais dire ''Questerre'' au lieu ''d'Équiterre'' ; vraiment désolé!

    Ca ne change rien au fond de l'article.

    Enquête américaine

    Aux États-Unis, on estime qu’environ 400 composés chimiques sont utilisés dans le procédé. L’exploitation des gaz de schiste commence à y être contestée et quelques États, dont l’État de New York tout récemment, a décrété un moratoire pour protéger leurs réserves d’eau.
    Je suis entièrement POUR l'exploitation de nos ressources mais certainement pas au détriment méconnu de l'environnement! L'eau potable est aussi une ressource naturelle qu'il faut protéger.

  • Nadine Lecorre
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 13h01
    Prudence s'il vous plaît!
    Un moratoire est nécessaire.

    Cela n'a pas de sens de regarder nos dirigeants qui ne dirigent pas grand chose en ce moment!

  • JF Gaudreau
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 15h48
    Fluide de fracturation - entre 5 et 50 tonnes de produits chimiques par puit
    Il serait intéressant que quelqu'un du domaine ait la gentillesse de nous fournir les Fiches de données de sécurité (FDS) ou ''Material Safety Data Sheet (MSDS)'' relatives au fluide de fracturation?

    Selon le vidéo promotionnel de Questerre sur la fracturation hydraulique de gaz de schistes, mis à part l’eau et le sable qui constituent soit disant 99,5% du fluide de fracturation, je m’intéresse aux composés chimiques et concentrations de l’Autre 0,5% constitué soit disant "de composants que l’on retrouve fréquemment dans des biens de consommation", soit:

    Acide
    Réducteur de friction
    Surfactant
    Gel
    Antitartre
    Correcteur de PH
    Concasseur
    Agent de réticulation
    Agent de contrôle de fer
    Inhibiteur de corrosion
    Agent antibactérien
    Agent de soutènement

    Quels sont ces produits chimiques spécifiques que l’on retrouve et les concentrations qui s’y rattachent?

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 18h47
    NATIONALISONS
    Les richesses naturelles au Québec foisonnent mais on l'ignore, voulu ? Le sol avec notamment l'or, les diamants, le cuivre, le fer, le zinc, etc... le confirme. Nos mines doivent être donc nationalisées sans exception au même titre que notre industrie hydroélectrique. C'est sans compter aussi le pétrole. Le Devoir a publié cet été un article sur la possible réserve de pétrole dans le sol de l'île d'Anticostie. Mon oncle qui est prospecteur nous casse les oreilles depuis plus de vingt ans que la Côte Nord est riche en réserves pétroliers. Et puis bien sûr le gaz schiste qui regorge le sol québécois. Le vent constitue aussi une richesse qui est très présente au Québec. Les éoliennes sont les premiers balbutiements de cette force naturelle. Mais selon moi la plus grande richesses québécoise est... l'eau douce ! Mais pourquoi il n'y a pas de MINES QUÉBEC, PÉTRO QUÉBEC, GAZ QUÉBEC, ÉOLE QUÉBEC, EAU QUÉBEC, etc... C'est toujours la même histoire, le privé (toujours la même poignée de monde, soit moins de.5%) qui trouve là une immense possibilité de s'enrichir encore plus en se faisant même financer leur projet privé par le publique, le peuple. Le port méthanier Rabaska à Lévis et la famille Desmarais est ici un exemple patent pourquoi les richesses naturelles au Québec ne seront fort probablement jamais au service de la population, des citoyens. Si toutes les richesses naturelles du Québec seraient nationalisées, non seulement le PNB du Québec serait exponentiel, mais la dette s'écroulerait, pareil à l'Alberta. La santé et l'éducation rempliraient leurs promesses, etc. Mais justement voilà la raison principale que les richesses naturelles du Québec n'appartiendront jamais à sa population, puisque la prospérité qui en découlerait serait trop dangereuse pour le Canada et pouvant mener à la souveraineté du Québec ! On le voit avec l'Alberta qui commence a y penser... Tient, tient tout ça n'est-il pas à l'encontre

  • Nadine Lecorre
    Inscrite
    mardi 24 août 2010 19h50
    On peut agir!
    http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/clim

    Sur ce lien et en quelques clics, Greenpeace nous permets de rejoindre les députés en Chambre pour leur faire part de notre désir de les voir agir pour un Québec plus propre! Moins dépendant des pétroles...sales.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 24 août 2010 19h55
    La pression monte, et c'est tout?
    Quelqu'un a suggéré de lever des barrages routiers et personne jusqu'ici n'a répondu à cette suggestion même pour dire que c'était une mauvaise idée et proposer autre chose, pour faire quelque chose. Dur, dur, de passer de la parole aux actes.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 20h42
    On est mûr pour une révolte voire une révolution
    Souhaitons qu'elle soit pacifique car la violence n'est pas une solution. Je suis pour les barrages routiers. Je suis aussi pour des mesures directes contre les compagnies étrangères qui vont faire du forage. Espérons que les policiers seront aussi aimables envers nous qu'ils le sont envers les Mohwaks...

    irishspring m'a bien fait rire en parlant du langage des pygmées du Québec. Bon Dieu, on se croirait dans une république de bananes ! Je comprend pourquoi Normandeau n'est pas perçu comme une éventuelle PM; aucun membre du Cabinet Charest non plus.

  • dochagkchenpo
    Abonné
    mardi 24 août 2010 21h26
    c'est beau!
    La ministre donne le meilleur exemple du gouvernement et de l'entreprise parlant d'une même voix, "dans l'intérêt du Québec". Escrocs!

  • Renard vigilant
    Inscrit
    mercredi 25 août 2010 21h44
    Études d'impacts indépendantes...
    L'article mentionne: "Aucune étude d'impact indépendante n'a encore été menée au Québec au sujet des gaz de schiste."

    Elle est bonne celle-là! Si l'industrie pétrolière croyait que des études indépendantes seraient favorables à l'exploitation du gaz de schiste, il y a longtemps que de telles études auraient été financées. À mon sens, l'absence d'études indépendantes est très révélateur...

  • C. Poulin
    Inscrit
    jeudi 26 août 2010 07h36
    NATIONALISONS LES MINES!
    Nos richesses nous appartiennent, approprions-nous les profits! Nous payons déjà pour les dégâts! Ce ne sera pas une garantie contre une certaine destruction, mais, à mon avis, la population a plus de poids pour une compagnie publique que privée...
    Qu'est-ce qu'on attend?

  • Assez merci
    Inscrit
    dimanche 29 août 2010 14h17
    Se faire voler comme celà!

    Es-ce que les Québécois-ses vont rester assis et se faire tout voler jusqu'au jour ou charest prendre sa retraite: SANS RIEN FAIRE?

    Pas besoin de décrire tout ce qui se passe, les Québécois le savent.
    Construction de routes par les amis du pouvoir à 30% en trop (à refaire dans 2 ans), les PPP, 2 CHUMS, éoliennes au privé, les gaz au privé, vente d'électricité à rabais aux USA et augmentation des tarifs pour les Québécois, recule du francais (Montreal, Laval et Rive Sud)
    La santé : un vrai cauchemar avant d'être donné au privé, endettement au MAX des Québécois-ses etc. etc.

    Mais PASSIF comme celà n'est pas normal d'un peuple.

    Encore pour 3 ans, charest et ses libéraux auront vendus le Québec en entier!
    Regardez bien ce qui arrivera à la Caisse de Dépôts d'ici la fin du règne de ce gouvernement avec un fédéraliste à sa tête!

    Il y a eu des temps ou les Québécois se tenaient DEBOUT mais là c'est un suicide collectif qui se passe à petit feu!

    Attendre un sauveur, peuple à genoux qui attend sa délivrance!!!!

    Ca va prendre QUOI pour réveiller la NATION???

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    lundi 30 août 2010 09h42
    Il y a espoir
    De toute ma vie de militant écologiste je n'ai jamais vu tant de gens en si peu de temps de mobiliser contre une ignominie tel les gaz de schistes.
    Si la pression populaire continu à monter, ils vont se casser les dents. Il ne faut pas lâcher et continuer à questionner à manifester et à demander un moratoire.

    En passant; Mercredi le 15 Sept Mr Caillé et autres invités participerons à une table ronde sur l'avenir Énergétique à 19h à la Salle du Gésu 1200 Bleury. Ça risque d'être l'événement de l'année...... il faut vous enregistrer inm@inm.qc.ca
    Pierre Véronneau
    Association Québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique

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