Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Remaniement: garder Bolduc à la Santé était un bon choix
Les Québécois estiment que le remaniement ministériel ne donnera pas un nouveau souffle au gouvernement
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Jean Charest et Yves Bolduc, en marge d’une conférence de presse tenue au printemps dernier.
À retenir
La décision du premier ministre de conserver le ministre Yves Bolduc à la Santé a surpris plusieurs observateurs de la scène politique, mais la population estime que Jean Charest a fait le bon choix, selon des questions exclusives du sondage Léger Marketing-Le Devoir.
Ainsi, 32 % des 1161 répondants disent «approuver» son maintien à la tête du ministère de la Santé, contre 28 % qui le «désapprouvent». Ils sont nombreux, soit 40 %, à ne pas savoir quoi répondre à cette question ou à refuser de le faire.
Selon le sondeur, Jean-Marc Léger, le médecin et ministre Bolduc «n'a pas un préjugé défavorable dans la population, contrairement à ce que certains pensent». «Il n'est pas très à l'aise dans sa manière de communiquer avec les médias, mais les gens semblent l'apprécier, ce qui est une bonne nouvelle pour lui», dit-il.
Le président de Léger Marketing affirme que le ministère de la Santé est «casse-gueule» pour tous les ministres. «C'est un ministère exigeant, et les gens ont des attentes impossibles à combler. Les résultats du sondage montrent que Bolduc ne s'en sort pas si mal dans le contexte», dit M. Léger.
Un remaniement ministériel est souvent l'occasion de donner un nouveau visage au gouvernement et de relancer la saison politique avec un vent favorable. Or, si l'on se fie aux répondants de notre sondage, l'exercice du 11 août dernier semble avoir été un coup d'épée dans l'eau.
Pas moins de 67 % des Québécois jugent que ce remaniement ne permettra pas au gouvernement Charest de prendre un second souffle. Ils sont 11 % à penser que l'exercice va permettre une relance du gouvernement. Près de 21 % refusent de répondre ou ne savent pas. Des résultats qui se reflètent dans les intentions de vote, qui n'ont pas bougé depuis juin dernier (voir texte).
«Il n'y a pas eu de sang neuf au Conseil des ministres avec ce remaniement, alors les gens se disent que rien ne va changer, explique Jean-Marc Léger. Deux ou trois nouveaux visages auraient suffi à donner l'impression de changement, mais là, pour les gens, c'est du pareil au même.»
Selon le sondeur, le taux d'insatisfaction record qui plombe le gouvernement fait en sorte qu'un remaniement ministériel assez cosmétique n'est pas suffisant pour reprendre de l'altitude dans les intentions de vote. «Il faudra voir comment les ministres vont "performer" dans leurs nouveaux portefeuilles, mais les indicateurs ne vont pas virer au vert avec ce simple jeu de chaises musicales», dit Jean-Marc Léger.
Le sondage a été mené du 16 au 19 août, auprès de 1162 personnes. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Ainsi, 32 % des 1161 répondants disent «approuver» son maintien à la tête du ministère de la Santé, contre 28 % qui le «désapprouvent». Ils sont nombreux, soit 40 %, à ne pas savoir quoi répondre à cette question ou à refuser de le faire.
Selon le sondeur, Jean-Marc Léger, le médecin et ministre Bolduc «n'a pas un préjugé défavorable dans la population, contrairement à ce que certains pensent». «Il n'est pas très à l'aise dans sa manière de communiquer avec les médias, mais les gens semblent l'apprécier, ce qui est une bonne nouvelle pour lui», dit-il.
Le président de Léger Marketing affirme que le ministère de la Santé est «casse-gueule» pour tous les ministres. «C'est un ministère exigeant, et les gens ont des attentes impossibles à combler. Les résultats du sondage montrent que Bolduc ne s'en sort pas si mal dans le contexte», dit M. Léger.
Un remaniement ministériel est souvent l'occasion de donner un nouveau visage au gouvernement et de relancer la saison politique avec un vent favorable. Or, si l'on se fie aux répondants de notre sondage, l'exercice du 11 août dernier semble avoir été un coup d'épée dans l'eau.
Pas moins de 67 % des Québécois jugent que ce remaniement ne permettra pas au gouvernement Charest de prendre un second souffle. Ils sont 11 % à penser que l'exercice va permettre une relance du gouvernement. Près de 21 % refusent de répondre ou ne savent pas. Des résultats qui se reflètent dans les intentions de vote, qui n'ont pas bougé depuis juin dernier (voir texte).
«Il n'y a pas eu de sang neuf au Conseil des ministres avec ce remaniement, alors les gens se disent que rien ne va changer, explique Jean-Marc Léger. Deux ou trois nouveaux visages auraient suffi à donner l'impression de changement, mais là, pour les gens, c'est du pareil au même.»
Selon le sondeur, le taux d'insatisfaction record qui plombe le gouvernement fait en sorte qu'un remaniement ministériel assez cosmétique n'est pas suffisant pour reprendre de l'altitude dans les intentions de vote. «Il faudra voir comment les ministres vont "performer" dans leurs nouveaux portefeuilles, mais les indicateurs ne vont pas virer au vert avec ce simple jeu de chaises musicales», dit Jean-Marc Léger.
Le sondage a été mené du 16 au 19 août, auprès de 1162 personnes. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
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