Élection partielle dans Saint-Laurent - Pauline Marois écorche les libéraux
Philippe Leclerc sera le candidat du PQ
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Pauline Marois a présenté hier Philippe Leclerc, le candidat péquiste dans la circonscription de Saint-Laurent.
La nomination de l'ancien ministre Jean-Marc Fournier comme leader parlementaire au remaniement ministériel est très inquiétante, a dit la chef péquiste Pauline Marois hier, alors qu'elle présentait le candidat péquiste qui affrontera le libéral dans la circonscription de Saint-Laurent.
Ce qui est inquiétant, selon la chef de l'opposition officielle, c'est que le premier ministre Jean Charest «sente le besoin d'aller à l'extérieur de son caucus pour chercher un leader, un ministre de la Justice, alors qu'il y a des gens qui, déjà depuis un moment, ont fait leurs preuves». De plus, elle a eu l'impression que Jean Charest avait presque demandé à l'ancien leader parlementaire et ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, de partir la semaine dernière.
Pauline Marois a également écorché la commission Bastarache, qui doit se pencher sur le processus de nomination des juges et qui commencera la semaine prochaine avec le témoignage de Me Marc Bellemare. La chef du Parti québécois a rappelé son mécontentement au sujet du refus du président de la commission de laisser son parti y participer. «Peu importe ce qu'on pourra retirer du témoignage de Marc Bellemare, déjà, il y a quelque chose de vicié dans la façon de procéder.»
Pauline Marois annonçait hier soir officiellement la candidature de Philippe Leclerc dans la circonscription laissée vacante à la suite de la démission de Jacques Dupuis. Lors de l'élection partielle du 13 septembre, il affrontera Jean-Marc Fournier, qui tient déjà les rênes du ministère de la Justice et le titre de leader parlementaire depuis le remaniement ministériel du 11 août.
Philippe Leclerc, la jeune trentaine, codirige la firme de production Nagorik, spécialisée dans le reportage humain et environnemental. Il a été très actif dans le mouvement étudiant et s'est impliqué auprès de plusieurs organismes à vocation sociale, dont le Réseau d'investissement social du Québec.
La circonscription de Saint-Laurent est un château fort libéral; tous les députés élus depuis sa création étaient des libéraux. «Je ne me fais pas d'illusions, ça, c'est clair, mais on est capable d'aller chercher une victoire morale», a dit Philippe Leclerc en entrevue.
Le candidat a été mêlé à une controverse en 2001 au sujet d'un prêt de 4500 $ que l'Association étudiante dont il était le président a accordé à son entreprise. Deux membres de l'exécutif affirmaient qu'il n'avait pas remboursé le prêt, affirmation que Philippe Leclerc dément: il ne l'a jamais même encaissé, assure-t-il. À la veille de l'annonce de sa candidature, l'histoire a refait surface.
Il faut toutefois préciser que des excuses publiques de ces deux membres ont déjà été présentées aux trois autres personnes qui étaient impliquées dans l'affaire, alors qu'elles avaient entrepris une poursuite en diffamation. Philippe Leclerc, qui parle encore aujourd'hui d'une «campagne de salissage» à son endroit, avait choisi de ne pas se joindre à cette poursuite. Pauline Marois a commenté: «La médisance et la calomnie, ça existe.»
***
Avec la collaboration d'Antoine Robitaille
Ce qui est inquiétant, selon la chef de l'opposition officielle, c'est que le premier ministre Jean Charest «sente le besoin d'aller à l'extérieur de son caucus pour chercher un leader, un ministre de la Justice, alors qu'il y a des gens qui, déjà depuis un moment, ont fait leurs preuves». De plus, elle a eu l'impression que Jean Charest avait presque demandé à l'ancien leader parlementaire et ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, de partir la semaine dernière.
Pauline Marois a également écorché la commission Bastarache, qui doit se pencher sur le processus de nomination des juges et qui commencera la semaine prochaine avec le témoignage de Me Marc Bellemare. La chef du Parti québécois a rappelé son mécontentement au sujet du refus du président de la commission de laisser son parti y participer. «Peu importe ce qu'on pourra retirer du témoignage de Marc Bellemare, déjà, il y a quelque chose de vicié dans la façon de procéder.»
Pauline Marois annonçait hier soir officiellement la candidature de Philippe Leclerc dans la circonscription laissée vacante à la suite de la démission de Jacques Dupuis. Lors de l'élection partielle du 13 septembre, il affrontera Jean-Marc Fournier, qui tient déjà les rênes du ministère de la Justice et le titre de leader parlementaire depuis le remaniement ministériel du 11 août.
Philippe Leclerc, la jeune trentaine, codirige la firme de production Nagorik, spécialisée dans le reportage humain et environnemental. Il a été très actif dans le mouvement étudiant et s'est impliqué auprès de plusieurs organismes à vocation sociale, dont le Réseau d'investissement social du Québec.
La circonscription de Saint-Laurent est un château fort libéral; tous les députés élus depuis sa création étaient des libéraux. «Je ne me fais pas d'illusions, ça, c'est clair, mais on est capable d'aller chercher une victoire morale», a dit Philippe Leclerc en entrevue.
Le candidat a été mêlé à une controverse en 2001 au sujet d'un prêt de 4500 $ que l'Association étudiante dont il était le président a accordé à son entreprise. Deux membres de l'exécutif affirmaient qu'il n'avait pas remboursé le prêt, affirmation que Philippe Leclerc dément: il ne l'a jamais même encaissé, assure-t-il. À la veille de l'annonce de sa candidature, l'histoire a refait surface.
Il faut toutefois préciser que des excuses publiques de ces deux membres ont déjà été présentées aux trois autres personnes qui étaient impliquées dans l'affaire, alors qu'elles avaient entrepris une poursuite en diffamation. Philippe Leclerc, qui parle encore aujourd'hui d'une «campagne de salissage» à son endroit, avait choisi de ne pas se joindre à cette poursuite. Pauline Marois a commenté: «La médisance et la calomnie, ça existe.»
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Avec la collaboration d'Antoine Robitaille
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