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Libre opinion - Le «cynisme» ? Mauvais diagnostic

Jean-Philippe Massicotte, Montréal  17 août 2010  Québec
Le Congrès des jeunes libéraux a été tenu sur le thème du «cynisme» envers les politiciens et des divers moyens d'y remédier. Les jeunes libéraux proposent, entre autres choses, de modifier la loi sur le financement des partis politiques et d'empêcher les élus d'éviter de répondre aux questions à l'Assemblée nationale. Selon eux, ces mesures devraient avoir un effet sur la prévalence du «cynisme» dans la population, devenu le nouvel ennemi public numéro 1 du politique.

Mais les gens sont-ils vraiment «cyniques»? Il m'apparaît que le terme «cynique» n'est pas le bon pour qualifier l'ambiance qui règne au Québec et la relation qui unit le peuple à ses élus.

De l'individu «cynique», Le Petit Robert dit: «Qui exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui choquent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation.»

Le terme «cynique» prend sa source dans une école de philosophie grecque antique. Un de ses fondateurs et son incarnation la plus connue, Diogène, vivait presque nu dans un baril au coeur d'Athènes. Diogène se moquait de tout le monde — les autres philosophes inclus — et ne manifestait aucun respect pour les normes et pour les conventions de la vie publique athénienne. Il narguait régulièrement Platon et, un jour qu'Alexandre le Grand demanda à le rencontrer alors qu'il dormait dans son baril de bois, il lui lança: «Tasse-toi de mon soleil.» Le comble du cynisme.

On dit aussi que Diogène ne possédait aucun bien, à l'exception de son baril et d'un manteau en peau qui lui servait de couverture et qu'il lui arrivait de se masturber en public. On parle ici d'un rebelle éduqué qui écrivait beaucoup et donnait des leçons de philosophie.

Le cynisme est une attitude provocatrice, anticonformiste et profondément irrévérencieuse. Même aujourd'hui, le «vrai cynisme» est une façon d'être étudiée, réfléchie, informée, une position philosophique solidement enracinée dans une lecture très particulière du monde. Une lecture souvent noire et frisant la misanthropie.

Il m'arrive rarement de croiser des personnes véritablement cyniques. Je ne connais personne qui soit vraiment «cynique» envers les politiciens. D'ailleurs, l'utilisation du terme «cynique» pour désigner un comportement largement répandu dans la population est en soi paradoxale. Le cynique est celui qui se place, par ses prises de position, contre le plus grand nombre et qui cherche délibérément à choquer, à provoquer, à déranger.

Je vois très peu de cas de ce genre au Québec par les temps qui courent. Le fait de ne pas aller voter, à notre époque, n'a rien de particulièrement provocant. Les scandales et la corruption ne rendent pas non plus les gens «cyniques», mais simplement désabusés, désillusionnés. Personne ne pense à narguer le système, encore moins à proposer quelque chose en échange comme le faisait Diogène à Athènes.

Inspirer

Les Québécois ne sont pas «cyniques» envers les politiciens, ils sont tout simplement désintéressés par la politique. Devant l'abondance et l'accessibilité du divertissement, il n'est pas surprenant que les gens préfèrent un bon film au nouvel épisode de la saga du CHUM ou au «débat» sur la réfection de l'échangeur Turcot.

Il faut le dire, pour le commun des mortels, la politique, c'est devenu plate. Nos politiciens sont devenus des fonctionnaires. Ils ne nous inspirent plus rien. Ils sont de petits gestionnaires qui calculent les coûts et les bénéfices de telle ou telle mesure qui n'aura probablement aucun effet sur notre vie de tous les jours. Ils n'ont aucun projet collectif à nous proposer, aucune vision forte de l'avenir. Ils naviguent à vue de nez. Une petite mesure par-ci, une petite loi par-là... (...)

À en croire la plupart des scientifiques, nous sommes à un moment charnière de l'histoire. Si nous ne faisons rien, il est possible que la race humaine disparaisse d'ici 100 ans. Pendant ce temps, vautrés dans le confort et l'indifférence — et de plus en plus dans la bêtise —, nous écoutons, las, nos politiciens se quereller sur les PPP.

Si ceux-ci parvenaient à nous faire rêver, nous indiquaient vraiment le chemin à suivre pour nous émanciper collectivement, nous inspiraient, abordaient de front les vrais enjeux — notamment le réchauffement climatique, s'ils cessaient de gérer l'État comme on gère une PME, il y a fort à parier que les gens s'intéresseraient à la politique et iraient voter...

Le «cynisme» n'a rien à voir là-dedans, et deux ou trois mesures anticorruption ne changeront rien à l'affaire.


 
 
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  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 17 août 2010 00h44
    Un autre diagnostic erroné
    Il est vrai que les électeurs ne sont pas cyniques. Mais ils ne sont pas désintéressés. Ils sont désabusés, écoeurés. Ils sont écoeurés d'avoir des premiers ministres et des partis au pouvoir, tant à Québec qu'à Ottawa. Ils sont écoeurés de se faire dire des âneries par Jean Charest et par Harper comme si de rien n'était. Les citoyens sont juste tannés de se faire prendre pour des valises. Ils sont également écoeurés de voir se faire de la politique comme il y a 75-100 ans, avec des mensonges, des magouilles, des retours d'ascenseurs, des décisions discrétionnaires, arbitraires et inéquitables, qui menacent notre société de droit., qui menace le citoyen et la démocratie.

    M. Massicotte confond les choses quand il prétend que les citoyens sont "désintéressés" car la politique d'aujourd'hui est plate. La politique serait très stimulante qu'une grande partie de la population continuerait à préferer regarder les Canadiens ou les téléromans de TVA. Ce n'est pas parce que les politiques sont insignifiants que cela exempte le citoyen de son devoir de s'impliquer et de travailler à proposer des options différentes de celles du parti au pouvoir.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 17 août 2010 00h45
    Un autre diagnostic erroné (2)
    Enfin, M. Massicotte extrapole beaucoup quand il prétend que les ciotyens veulent des politiques environnementalistes efficaces; bien peu sont prêts à faire les réels efforts pour atteindre les objectifs de préservation de la planète. Alors que les transports (lire l'auto) amène la moitié des émissions de GES, combien veulent vraiment réduire sa consommation de déplacemnets auto solo ? ui a réclamé du financmenet pour les transports collectifs et non dans les échangeurs d'autoroutes ? Par ailleurs, que vaut de sauver la planète (elle ne périra pas de toutes façons) si l'homme oublie sa vraie nature, celle de la coopération. Ce qui a fait l'homme, c'est lqu'il vit en sciété et transmet seon savoir. J'ai hâte que les environnementalistes admettent cette vérité toute simple.

    Pour l'instant, seule une commission d'enquête publique indépendante faisant la lumière sur le financmeent du PLQ de la part de plusieurs industries et la déposition de Jean Charest peuvent seulees assurer que le Peuple redonne sa confiance à la classe politique libérale.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 17 août 2010 01h19
    Voir l'article de Jean-Robert Sansfaçon
    Pour infirmer les dires de M. Massicotte, voir l'article de Jean-Robert Sansfaçon sur l'opposition citoyenne face aux nouveaux projets énergétiques. Ces exemples concrets montrent très bien comment la population ne fait plus confiance aux politiques. Il ne s'agit pas de rêver, de composer des utopies. Il s'agit simplement de dire les choses comme elles sont, point à la ligne, et de se comporter honnêtement, sans petits passe-droits ni cachotteries.

  • Alexandre L.
    Inscrit
    mardi 17 août 2010 03h27
    ...
    Tentez-vous vraiment d'attaquer l'événement sur la seule utilisation du mot cynique qui, selon votre définition qui ne correspond pas du tout à l'usage courant qu'on en fait, n'est pas exacte. Quant au dit comportement soulevé, il ne suffit que de lire les commentaires en réponse à quelques articles du Devoir pour se rendre compte d'un véritable découragement mêlé au dégoût et au mépris pour le Gouvernement et les politiciens. Si vous choisissez d'appelez ça d'une autre façon, par excès d'élitisme, faites-en ainsi, mais le point qui est fait par la CJ est totalement justifié.

    La qualité de ce site laisse vraiment à désirer parfois. J'ose à peine croire que vous publiez de telles lettres. Les filtrez-vous ?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 17 août 2010 05h29
    C'est en effet trop facile pour politiciens et journalistes de parler de cynisme quand ça ne fait pas leur affaire. (1)
    Je pourrais suggérer un livre que je n'ai pas lu mais dont le titre en dit beaucoup sur le contenu. «La société malade de la gestion», de Vincent de Gaulejac. C'est en effet trop facile de parler de cynisme pour critiquer ceux qui nous critiquent. On n'aime pas ce qu'on leur dit, on répond en cherchant à nous jeter de la poudre aux yeux.

    Le gouvernement est devenu comme une entreprise, comme vous dites «une PME», et l'ultime but de Charest, semble-t-il, est d'essayer de faire du gouvernement une entreprise rentable. S'il ne le faisait pas sur mon dos, je serais tout à fait d'accord avec lui, mais il semble le faire sur le dos de beaucoup de monde.

    Et encore, si au moins je pouvais voir le bout du tunnel, ça passerait encore mais il semble que le bout du tunnel est très loin. Quand on sait que ça dépend moins de ce que les québécois voulaient que de ce que les politiciens ont décidé, un jour ou l'autre, de faire pour nous baigner dans leurs illusions d'un Québec meilleur, à leurs yeux à eux. Alors qu'ils cherchent presque toujours à nous faire croire que les erreurs viennent surtout des pressions que l'on fait sur eux.

    Je regrette d'avoir à dire cela, mais beaucoup de politiciens ne savent vraiment pas les implications d'un grand nombre de décisions qu'ils prennent. D'ailleurs, je me trompe un peu en disant cela, la plupart ne sont que des exécutants qui en écoutent d'autres qui n'ont que le goût du pouvoir, indépendamment de ce que çà implique en ce qui a trait aux vrais sens des responsabilités à long terme.

    Il y a beaucoup de politiciens qui n'ont jamais fait ne serait-ce que suivre un peu un chemin qui ressemble à celui de monsieur et madame Tout le monde. Ça fait de ceux-ci des « pelleteux de nuage », des utopistes qui ne veulent pas abandonner leurs rêves. Sinon, des gens qui ont simplement envi de pouvoir, nous endormir ou manipuler la donne à l'avantage de certains.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 17 août 2010 05h30
    C'est en effet trop facile pour politiciens et journalistes de parler de cynisme quand ça ne fait pas leur affaire. (2)
    Pour chercher à ramener le débat sur la bonne voie, je dis bravo pour votre texte. C'est tellement facile d'égarer tout le monde quand on ne veut pas entendre les critiques. D'autant plus que certains parmi eux ne sauraient même pas quoi en faire, tellement il me semble loin d'un certain réalisme équitable qu'ils seraient censés défendre, d'un point de vue économique et social.

  • Socrate
    Inscrit
    mardi 17 août 2010 09h31
    lincoln
    La vraie politique est l'art de ne pas mentir à tout le monde en même temps. Lincoln.

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 17 août 2010 09h34
    Le bonheur est dans le pré...
    Bien des gens ont compris que le bonheur ne pouvait venir de la politique. Et que les projets collectifs sont toujours suivis de désenchantement, d'échecs ou de sclérose. Ainsi va la vie. Ce qui ne devrait pas empêcher les politiciens d'avoir une vision du pays et du monde. Une vision qui dépasse le bitume, une vision proprement historique et culturelle. Mais ne leur en demandez pas trop! Le bonheur comme le rêve est essentiellement une affaire individuelle.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 17 août 2010 10h51
    Merci M Massicotte
    Très bon commentaire sur le cynisme.

    Parmi les désabusés et les désillusionnés, on aimerait en voir de plus en plus qui se fassent cyniques au sens étymologique du terme et qui énoncent ouvertement leurs opinions quitte à choquer par leur désinvolture, au lieu de se recroqueviller dans son coin comme un chien battu.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    mardi 17 août 2010 10h53
    Avant de faire des travaux majeurs il faut s’assurer d’être propriétaire des bâtiments!
    Le problème numéro un, c’est que nous sommes Maîtres de rien du tout au Québec. Nous avons élu un gouvernement fédéraliste (désigné serait le mot exact, puisque 57 % des électeurs inscrits seulement sont allés voter et que le PLQ de Jean Charest a été élu avec le vote de 23,8 % des électeurs inscrits, où est la légitimité?)

    Et pour notre propre malheur, des hommes et des femmes qui passent leur temps à cueillir des fonds en échange de bons-récompenses en Air Miles Libéral pour monter dans leur carrière!

    Tout ou presque tout des grands enjeux politiques, linguistiques, environnementaux se décident ailleurs au Canada, ne nous reste que des miettes de pseudo-pouvoir dont semblent se contenter présentement les Québécois.

    La maison de sondage Angus Reid nous révélait tout récemment que le PLQ avait fait un bond de 8% passant de 23% en avril dernier à 31% en aout 2010. Voir :
    http://www.visioncritical.com/wp-content/uploads/2
    http://www.quebecpolitique.com/

    Est-ce de l’inconscience, du je-m’en-foutisme, du cynisme, du désintéressement, comme vous semblez le penser, ou tout simplement du scepticisme? Vous savez le bon vieux fond normand «p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non»...?

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    mardi 17 août 2010 10h54
    D'essentielles précisions linguistiques et socio-politiques
    Il est temps, en ce tristounet pays du Québec, que l'on connaisse mieux le sens des mots, ces mots qui, parfois, correspondent à des modes linguistiques ridicules et fondées sur l'ignorance de la langue française.

    De nombreux citoyens en ont ras le bol, de nombreux citoyens sont déçus, désabusés, détrompés, désillusionnés, profondément écoeurés et dégoûtés.

    La classe politique, prise dans son ensemble, a méprisé les citoyens et citoyennes et a vécu dans une sorte de cénacle presquement hermétique.

    Le fait central, c'est que LES CITOYENS N'ONT PAS LES POLITICIENS QU'ILS MÉRITENT. Je sais que d'aucuns (de pseudo-réalistes) vont me trouver naïf et candide. Je ne dis pas que tous les citoyens sont politisés, lucides, conscients et désireux de changer le monde. Mais je prétends que de nombreux citoyens sont surpolitisés, ce qui les amène à agir comme s'ils étaient radicalement dépolitisés.

    Je remercie M. Massicotte pour son texte essentiel et éminemment véridique.

    JSB

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    mardi 17 août 2010 12h16
    À propos des vrais cyniques.
    M.Massicotte se réfère surtout à Diogène qui effectivement a été le plus populaire des cyniques que l'histoire ait retenu, mais il y en a eu bien d'autres. En fait, l'école cynique a duré plus de mille ans et a eu comme rejetons, les ordres de moines chrétiens du Moyen Âge comme les Dominicains, les Franciscains et les Bénédictins. Ils portaient la bure comme seul vêtement, le bâton pour se défendre contre les attaques d'hommes ou bêtes, la besace comme valise et les sandales pour la marche. Ils vivaient le plus pauvrement possible et dénonçaient toute conduite immorale. Ils ont inventé «la diatribe», beau mot pour dire :« j'engueule les chefs qui m'écoeure». Certains d'entre eux ont été des leaders politiques qui ont mis de l'avant les premières mesures sociales : l'aide aux plus démunis, des logements sociaux, l'éducation de la population. Vous voyez on est bien loin du terme «cynique» d'aujourd'hui qui veut dire quasiment le contraire : le je m'en foutisme, l'écoeurement, la déprime et le décrochage.

    Non le peuple n'est pas de ce cynisme là, même s'il est franchement écoeuré des politiciens comme Charest et Harper qui lui rie publiquement au nez et mène le pays à la catastrophe néoconservatrice.

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    mardi 17 août 2010 13h15
    @M. Lebel
    Définition du désenchantement : M. Lebel.
    Quelle vision individualiste vous avez !
    Vous avez du en vivre des déceptions. Et vous ne vous êtes pas relevé les manches. Vous sombrez...

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    mardi 17 août 2010 15h59
    tout à fait raison
    M. Massicotte a tout à fait raison. Mais il faut aussi noter que nous avons les politiciens (et les gouvernements) que nous méritons.

    Il est fort possible qu'aux prochaines élections, à Québec et à Ottawa, le taux de participation tombe en dessous du 50% et qu'un gouvernement soit élu avec l'appui d' à peine15 % des électeurs inscrits.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 17 août 2010 18h42
    Au fait,a vons-nous vraiment les politiciens que nous méritons?
    J'aurais une petite suggestion pour notre système d'éducation. Pourquoi ne pas donner des cours obligatoire à tout le monde à l'école pour parler de la démocratie et de l'importance de notre participation à la politique.

    Quand les gens vont voter, ils y vont souvent parce qu'ils se sentent obliger de le faire, pas parce qu'ils y voient ou comprennent les enjeux sur la table. Tout cela, parce qu'ils n'ont pas reçu l'éducation à ce sujet.

    Maintenant, parlons un peu de la question des politiciens qui se font élire. Qui les choisit ces politiciens? Pas moi, ni non plus la plupart des gens ordinaires. C'est le parti qui s'en occupe et qui choisit selon leurs critères.

    Quand les politiciens ont élus, la population leur laisse souvent le mandat de s'occuper de nos affaires. Rare sont les moments où les gens vont s'impliquer dans ce qui les dérange.

    J,ai déjà dit quelque part que les québécois ont le défaut de ne pas beaucoup voter, mais en plus ils ont le défaut de laisser faire les politiciens s'occuper de nos petites affaires.

    Bref, comme si on donnait la permission à des gens d'entrer chez soi en leur donnant l'autorisation de faire ce qu'ils veulent. C'est un peu à ça que se résume le jeu des politiciens à l'Assemblée nationale.

  • Michel Bédard
    Inscrit
    mardi 17 août 2010 18h52
    @ Socrate, M.Morissette, M.Guimont, M.Massicotte.
    À M.Morissette... Vous écrivez: "beaucoup de politiciens ne savent vraiment pas les implications d'un grand nombre de décisions qu'ils prennent." J'ajouterais que bon nombre d'entre eux comprennent assez peu les questions que les citoyens leur posent... Ou ne veulent pas comprendre, car leurs intérêts ne rejoignent pas ceux du peuple.

    À Socrate. Kissinger redevenu simple citoyen: "Il est vrai que 90% des élus sont de mauvais politiciens. Mais je vous invite à voter quand même. En période électorale, il est du devoir du citoyen d'investir tout l'effort requis pour trouver et appuyer le candidat susceptible d'appartenir aux 10% de bons politiciens".

    À M.Guimont. Actuellement, nous sommes moins maîtres chez-nous qu'au temps de Duplessis... malgré la Révolution tranquille et l'élection de 4 gouvernements péquistes.

    À M.Massicotte. Bon texte, continuez. Au plaisir de vous lire à nouveau..

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