dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'avis sur le Kosovo et l'indépendance - Une décision qui n'appartient qu'au Québec

André Binette, Gilbert Paquette, Andrée Lajoie et Pierre Cloutier - Comité constitutionnel des Intellectuels our la souveraineté (IPSO)  10 août 2010  Québec
Le 22 juillet 2010, la Cour internationale de Justice (CIJ) a émis un avis consultatif qui établit la légalité de la déclaration unilatérale d'indépendance (DUI) du Kosovo du 17 février 2008. Cet avis apporte un appui de taille à la loi 99 de l'Assemblée nationale du Québec qui affirme que «seul le peuple québécois a le droit de choisir le régime politique et le statut juridique du Québec».

Dans son jugement, la CIJ écarte complètement la pertinence du droit de la Serbie, l'État prédécesseur, qu'il s'agisse de la Constitution ou de toute autre loi ou règle de droit de cet État. Le droit de la Serbie n'est examiné à aucun endroit dans le jugement. Il s'agit d'un précédent majeur pour le Québec, qui écarte tout aussi complètement la pertinence de la Constitution canadienne ou de la Loi sur la clarté dans l'évaluation d'une éventuelle DUI québécoise au regard du droit international.

La CIJ a également écarté la pertinence de l'avis consultatif de la Cour suprême du Canada dans le Renvoi sur la sécession du Québec, rendu en 1998, pour le motif que les questions posées à la Cour suprême étaient de nature différente (par. 55). La Cour suprême avait été priée de dire si le Québec détenait un droit positif qui établissait avant le fait la légalité de sa sécession.

La CIJ a estimé que telle n'était pas la question devant elle. Une DUI peut être légale en droit international, nous dit-elle, qu'elle soit justifiée ou non par le droit interne d'un pays faisant l'objet d'une sécession.

Le raisonnement de la CIJ converge d'ailleurs avec celui de la Cour suprême. Dans son avis sur le Renvoi, celle-ci ne s'est pas contentée de dire que le droit à la sécession d'une province n'est pas prévu dans le cadre du droit canadien, ce qui n'a surpris personne à l'époque. Elle a imposé une obligation de négocier en droit canadien au Canada et au Québec à la suite d'un référendum en faveur de la souveraineté.

Elle a même ajouté qu'à défaut d'une entente le Québec pourrait adopter une DUI qui pourrait être reconnue par d'autres États. Sans le dire ouvertement, la Cour suprême a laissé entendre qu'une telle DUI pourrait être conforme au droit international. Sur ces deux points, qui sont essentiels, les avis de la Cour suprême et ceux de la CIJ sont convergents, ces derniers étant toutefois plus explicites.

Le raisonnement de la CIJ est également proche de celui d'un avis fourni collectivement par cinq juristes réputés à une commission parlementaire spéciale de l'Assemblée nationale qui a siégé en 1991-1992 à la suite du rapport de la commission Bélanger-Campeau. Ces juristes ont conclu à l'unanimité que le Québec pouvait accéder légalement à l'indépendance au regard du droit international et conserver la totalité de son territoire.


Le contexte différent ne change rien

La CIJ consacre de longs développements au contexte factuel propre au cas du Kosovo (par. 58 à 77) qui est évidemment fort différent de celui du Québec. Rien n'indique dans l'avis que la légalité de la DUI soit tributaire de ce contexte.

À la suite de sérieux actes de violence sur le terrain, le Conseil de sécurité, par sa résolution 1244, a suspendu la souveraineté de la Serbie et mis en place un cadre constitutionnel provisoire (par. 61-62). Après quelques années de fonctionnement, des négociations eurent lieu en 2006 et 2007 entre les représentants du Kosovo et la Serbie. L'échec de ces négociations amena l'envoyé spécial de l'ONU à conclure que la seule solution viable était l'indépendance du Kosovo (par. 67 à 69).

La CIJ décida que la DUI ne violait pas la résolution 1244 parce que les membres de l'Assemblée du Kosovo n'agissaient plus en qualité de membres d'une institution provisoire de l'ONU, mais plus fondamentalement en qualité de représentants élus et légitimes du peuple kosovar, hors du cadre juridique temporaire et spécial de l'ONU, mais conformément au cadre plus large du droit international général. Le fait que la résolution 1244 ne prévoit pas la possibilité d'une DUI n'est pas pertinent (par. 114).

Là encore, il s'agit d'un précédent majeur pour le Québec. Si l'Assemblée nationale du Québec devait adopter une DUI, elle aurait par définition l'intention politique d'agir au-delà du cadre fixé par la Constitution canadienne. Même en l'absence d'un cadre constitutionnel provisoire fourni par l'ONU, cette intention serait déterminante. Les faits propres au cas du Kosovo n'ont aucun rapport avec la légalité de la DUI en cette occurrence, ni dans le cas du Québec.

La légalité d'une DUI

La question de la légalité d'une future DUI du Québec est entièrement résolue par le droit international général, dont l'état contemporain est clairement expliqué par la CIJ (par. 79 à 84).

Avant la seconde moitié du XXe siècle, «[l]es déclarations d'indépendance ont été nombreuses [...]. Il ressort clairement de la pratique étatique au cours de cette période que le droit international n'interdisait nullement les déclarations d'indépendance. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, le droit international, en matière d'autodétermination, a évolué. [...] Il est toutefois également arrivé que des déclarations d'indépendance soient faites en dehors de ce contexte. La pratique des États dans ces derniers cas ne révèle pas l'apparition, en droit international, d'une nouvelle règle interdisant que de telles déclarations soient faites» (par. 79).

La décision de la CIJ, tout comme celle de la Cour suprême du Canada dans le Renvoi sur la sécession du Québec, de ne pas faire découler la légalité de la DUI du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, simplifie la discussion sur le territoire et ferme la voie aux menaces de partition. Une telle approche est contraire à la pratique internationale contemporaine qui consacre au nouvel État souverain les frontières déjà établies à l'intérieur de l'État prédécesseur.

Par ailleurs, l'illégalité d'une DUI ne peut se déduire du principe de l'intégrité territoriale des États existants. Ce principe s'applique uniquement aux relations interétatiques (par. 80).

L'accession à l'indépendance du Québec ne dépend pas de l'acceptation ou du refus du Canada, contrairement à ce que clament les ténors fédéralistes. Malgré des contextes différents, le cas du Kosovo nous montre qu'une fois épuisée la possibilité d'un divorce à l'amiable, c'est en définitive au peuple concerné et à ses représentants légitimes que revient la décision, unilatérale au besoin, de déclarer son indépendance.


 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Georges Paquet - Abonné
    10 août 2010 05 h 40
    Les conditions d'un divorce à l'amiablemsont déjà établies.
    Une question claire et une majorité claire.

    La très grande différence entre le Kosovo et le Québec, outre les affreux conflits, assassinnats et tortures, est le fait que plusieurs grandes puissances, non seulement, appuyaient déjà la déclaration d'indépendance du Kosovo, mais l'avaient souhaitée. Et, la perspective d'une intégration de ces deux ex-composantes de la Yougoslavie dans l'Union européenne, rendait cette séparation beaucoup plus facile à envisager et à gérer éventuellement.

    Enfin, la position de la France, exprimée par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangère et européennes,qui connait le Kosovo comme le fond de sa poche, devrait faire réfléchir ceux qui croient à des appuis internationaux très nombreux. ""La Cour internationale de Justice n'a en aucun cas et d'aucune façon légitimé un quelconque droit à sécession qui pourrait s'appliquer à n'importe quelle revendication.""La Cour internationale de Justice n'a en aucun cas et d'aucune façon légitimé un quelconque droit à sécession qui pourrait s'appliquer à n'importe quelle revendication."
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roger Sylvain - Inscrit
    10 août 2010 07 h 04
    JAMAIS!!!
    Comme québécois,jamais je n'accepterais une déclaration unilatérale de la part du Québec.Cette façon de faire serait de passer par dessus la tête des québécois en leur enlevant le droit ultime de décider par référendum.
    Ce n'est pas à un parti politique ou aux politiciens de décider mais bien au peuple.
    Et d'après les derniers sondages,le peuple n'en veut tout simplement pas de cette séparation du Canada.Alors, de grâce...
    Roger Sylvain
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    10 août 2010 07 h 06
    Celà devient étonnant.
    Ce qui est étonnant, et même plutôt inquiétant, c'est que les tenors de l'indépendance proposent à répétition, à leurs concitoyens de ne plus nécessairement se fonder sur des renseignements solides et des opinions éclairées pour un jour, peut-être, se prononcer à nouveau sur une question claire concernant le statut politique du Québec. On voudrait plutôt faire accepter l'idée que, faute d'obtenir l'appui d'une majorité de Québécois, le gouvernement pourraît, un jour, déclarer unilatéralement l'indépendance du Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    10 août 2010 08 h 51
    L'avis de la CIJ est clair
    Même pas besoin d'un référendum pour faire la souveraineté.

    Quant à l'opinion sélective de Kouchner, elle ne vaut pas grand chose. Effectivement, la CIJ n'a pas reconnu de droit indéniable à la sécession; mais elle n'a pas reconnu à l'état-parent le droit d'interdire la sécession.

    Par ailleurs, la quasi-totalité des nations qui ont accédé à la souveraineté ne l'ont pas fait par voie référendaire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Laurence - Inscrit
    10 août 2010 08 h 59
    Ni à gauche, ni à droite, ni au centre, l'indépendance d'abord !
    Bravo à messieurs André Binette, Gilbert Paquette, Andrée Lajoie et Pierre Cloutier. Enfin un texte clair et bien senti sur le sujet.

    N’en déplaise à messieurs Georges Paquet et Roger Sylvain, telle est la situation.

    Monsieur Paquet, nous jouons dans votre cour selon vos règles depuis beaucoup trop longtemps déjà. Vous nous conviez à continuer de le faire ? Désolé, c’est fini. Nous ne jouerons plus votre petit jeu de fausse démocratie qui consiste à discuter pour discuter en espérant que, pendant ce temps-là, il ne se passe rien.

    Monsieur Sylvain, vos sondages sont commandés par les Gesca de ce monde. Ils ne valent rien. Donnez-moi un seul exemple où Desmarais a défendu les intérêts du Québec; son fondé de pouvoir, monsieur Charest, est en train de spolier le Québec (Hydro-Québec, la Caisse de dépôt, etc.).

    Je partage tout à fait l’avis des quatre auteurs.

    Monsieur Sylvain, soyez rassuré, le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) qui va renaître cet automne se chargera de mobiliser les Québécois pour l’indépendance du Québec.

    Comme disait Pierre Bourgault « Nous ne voulons pas d’une province pas comme les autres, nous voulons d’un pays comme les autres ! »

    Michel Laurence
    Président provisoire du R.I.N.
    Le R.I.N. a sa page Facebook
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel lebel - Inscrit
    10 août 2010 09 h 30
    Surréaliste!
    Du bysantinisme juridique surréaliste à son meilleur! Faute de pouvoir faire l'indépendance, la population ne la voulant pas, on se perd dans ds palabres hypothétiques. On scribouille, on rêve, on tourne en rond, mais la vie continue. On décroche tellement qu'on ose comparer la stuation du Kosovo avec celle du Québec. Ce que le prisme idéologique peut déformer! Incroyable mais vrai!

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit international
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    10 août 2010 10 h 00
    Les homards avec ou sans cage???
    «L'indépendance-souveraineté-association ou whatever advienne que pourra!» n'est que cette confusion savamment entretenue depuis plus de 40 ans dans laquelle nous sommes maintenus au niveau des idées.

    Malheureusement, une des pires conséquences de cette impuissance politique, c'est le déni: refuser de regarder la réalité en face!

    Les «indépendantistes à tout crin» sont incapables d'assumer l'échec qu'ils ont subi lors des deux référendums et tentent constamment de réécrire «l'histoire» à perpétuité...jusqu'à pousser, eux-mêmes, le ridicule de vouloir se pencher sur le «risque de folklorisation» de leur fluctuant «projet» (lequel au juste: avec ou sans trait d'union?) lors de leur prochain congrès... Allo! Allo! Ici la Terre...

    Ces doux obsessionnels à la nostalgie lancinante sont incapables de réaliser que leur «idéal», jamais concrétisé, a des conséquences néfastes,par leur polarisation, sur la vie politique du Québec depuis des décennies par leur acharnement à occulter le fait que leurs plus grands ténors ont failli lamentablement à la tâche à coups de subterfuges et d'atermoiements....

    Conséquemment on voudrait nous l'imposer de force en déformant à leur gré des jugements de la Cour internationale de justice n'ayant absolument aucun rapport avec la situation du Québec actuel...On nous prend véritablement pour des homards sans cage...n'est-ce pas M. Parizeau?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Chimie - Abonné
    10 août 2010 10 h 09
    Ça me semble bien clair
    Le Québec peut obtenir la souveraineté s'il obtient 50% des voix plus une lors d'une référendum. Le fédéral doit négocier la transition et il ne peut pas imposer des conditions pour le référendum.

    Merci pour cette clairification.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 août 2010 10 h 43
    Référendum non-nécessaire
    Un référendum n’est pas nécessaire.

    Le Québec est entré dans la Confédération par le vote, alors le Québec peut sortir de la Confédération par le vote. C.Q.F.D.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francis Robillard - Inscrit
    10 août 2010 10 h 53
    Le confort et l'indifférence
    Le monde est ce que l'on en fait. Malgré toutes les barrières, ultimement ce sera toujours le peuple qui aura le dernier mot. Tout les efforts des partis ou de groupuscules pour contrecarrer cette volonté ne font que retarder l'inexorable. Tout se dissipe devant la volonté populaire, pas étonnant qu'Israël force la colonisation de territoires qu'elle veut s'approprier, pas étonnant les ethnocides qui eurent lieu dans les petits États de l'ex Yougoslavie, pas étonnant que le K-nada (le Canada des confédérés des États du Sud étasunien expatriés) pige dans le Commonwealth pour noyer la menace toujours résurgentes des« frenchs and Indians ». Une majorité claire et défini est toujours déterminante dans les choix de son orientation, de sa souveraineté.

    Mais au Québec nous sommes très loin de cela! Nous avons toujours été et sommes toujours issu d'une pluralité. Plus démocrate que peut se le permettre les canadians, les israéliens ou tout peuple s'appropriant des voisins, nous sommes surtout au prise avec un système politique incestueux exogène hors de notre contrôle. Le Québec est neutralisé et dans son complexe de peuple jamais émancipé il recherche constamment l'approbation de tous pour un oui ou un non. L'inévitable impasse dans lequel se retrouve le Québec vient du fait que nous ne sommes pas un peuple, mais une population et que nos « supposé » représentants ne font que transmettent notre dissolution.

    Il faut regarder le projet souverainiste pour ce qu'il est, une tentative pour retrouver, ne serait-ce qu'en plus petit ce que beaucoup retrouvent déjà dans le Canada. Le même système politique, les mêmes taxes, le même traitement pour les « autochtones », la même attitude provincial de confort et d'indifférences, bref, les mêmes finalités, alors pourquoi changer? Nous n'avons jamais eu de concentration ethnique pour faire comme au Kosovo. Pour le Québec, ce qui est déterminant est que nous n'avons pas de v
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois Dorion - Abonné
    10 août 2010 11 h 01
    Nuance
    Cet avis sur le Kosovo tient compte du fait que la constitution enplace ne pr.voyait aucun mode d'accès à l'indépendance.
    La situation est différente au Canada où la loi sur la clarté prévoit une façon pour une province de faire sécession, et où la coutume est à l'effet que la population doit être consultée par voie référendaire sur la question de l'indépendance d'une province.

    François Dorion LLM
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    10 août 2010 11 h 35
    Au peuple de choisir.
    Le choix de l'indépendance revient toujours au peuple qui veut se libérer de l'opression d'une nation dominante. Le référendum n'est pas toujours nécessaire et, si j'en crois un des commentaires préécédents, le référendum n'a pas été le moyen privilégié par la plupart des Nations qui ont déclaré leur indépendance. Au Kosovo, le choix d'une population décimée, torturée, expulsée de ses terres mêmes par la Serbie, il n'était ni nécessaire, ni possible même de tenir un tel référendum.

    Le Référendum est, par ailleurs le chemin choisi par le PQ, je dirais peut-être même par Claude Morin, le père de l'étapisme payé par la GRC. Ce que le jugement de la CIJ nous indique, c'est qu'on pourrait y arriver autrement. Il serait peut-être temps qu'on y réfléchisse, après deux référendum perdants.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    10 août 2010 12 h 44
    Et que fait-on quand le peuple en question est amoché?
    et que les humiliations, hésitations, tergiversations passées sont apparemment venues à bout de sa détermination à la souveraineté? Quand il n'est plus à même de savoir ce qui est bon pour lui, qu'il n'a plus de courage, qu'il ne veut pas survivre? C'est peut-être le seul obstacle qui reste mais comment guérit-on un peuple en dépression?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • meme moi ici - Inscrite
    10 août 2010 15 h 09
    @ france marcotte
    madame, je lis régulièrement vos commentaires , toujours très instructifs
    toujours réfléchis, et je vous dirais que vous faites parti du processus de guérison des québécois, vous lire est un baume...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    10 août 2010 15 h 53
    @ France Marcotte
    Certainement pas, chère dame, en ressassant ad vitam aeternam toujours les mêmes sempiternels arguments basés sur la victimisation
    des Québécois. Attitude absolument méprisante, entre toutes, à l'effet que la majorité des Québécois ne sont pas assez brillants ni informés pour décider par eux-mêmes de leur propre destinée lorsque leur choix politique ne nous convient pas... Salutations cordiales!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    10 août 2010 16 h 59
    M.Samuel
    Puisque je n'ai rien dit de tel que ce que vous prétendez que j'ai dit, j'en conclus que la fabulation fait partie des symptômes...
    M.meme moi ici: si ce que vous dites est vrai ne serait-ce que pour vous, ma vie toute entière aura eu un sens. Merci.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Naturelebo - Inscrit
    10 août 2010 18 h 00
    S'assumer !!!
    Je vois que certains fédéralistes ont peur tout simplement... je dirais au commentaire d'en haut, quand tu votes aux élections générales, c'est là que tu choisis... personne ne vote les lois une à une...

    Par exemple, l'accession du Canada à l'ALÉNA s'est faite par une Élection Générale claire, un parti a dit, si vous votez pour moi, cela signifiera votre approbation au projet d'Accord de Libre Échange...

    C'est la même chose pour le Québec...

    Au jour 1 de l'Indépendance du Québec, tout le monde deviendrait FONDATEUR et FONDATRICE de ce nouveau pays, plus de NÉO, plus de QC de SOUCHE, juste des FONDATEURS et FONDATRICES !!!

    Le Québec deviendra Souverain comme Pauline Marois a réussi à dénicher la Chefferie de son Parti, après 3 tentatives et la troisième différente des 2 autres tentatives.

    POINT, il faut un moment donné s'assumer, c'est comme si on avait tout fait les cours du sec. 5, mais qu'on n'acceptait pas le Diplôme en guise de Reconnaissance !!!

    J'aime le Canada tout comme j'adore le Brésil, mais cela ne change pas le fait que ce soient 2 autres pays merveilleux et avec le Québec, ça fait 3 beaux pays merveilleux d'Amérique !!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • 54lili - Inscrit
    10 août 2010 18 h 27
    @france marcotte
    D'accord avec vous Mme, je trouve aussi que le peuple est déprimé et ce n'est pas seulement à cause qu'on s'est fait volé le référendum de 95 par option canada et les commandites. Vive le PLC et le PLQ
    C'est que depuis ce temps, la surconsommation (orchestré par les gens d'argent) fait que les gens se sont tellement endettés qu'il courent à droite et à gauche toute la semaine pour arriver à tout payer. Alors le quotidien et le stress qui vient avec, prend la place de la réflexion sur ce qu'il voudrait...peu importe ce que c'est.
    Mais je demeure optimiste et me dit qu'avec un bon leader (femme ou homme), le goût d'avoir notre pays peut revenir, il est seulement enfoui quelque part et ne demande qu'à revenir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    10 août 2010 18 h 48
    @ Pierre Samuel, Michel Lebel et Georges Paquet
    1 - Même s'il n'y avait pas matière à injustice, même si les Québécois-es n'étaient pas victimes d'aucune manoeuvre de pouvoir attentant aux aspects de leur être identitaire, même si le Canada était vraiment le meilleur des mondes politiques que vous espérez tant nous entendre admettre, il n'en demeure pas moins que, sur la base du libéralisme politique entre les États-nations, de l'idée libérale et moderne (il est vrai rarement appliquée par ceux-là mêmes qui la claironnent !) valorisant et réglant que toute association fédérale devrait être librement consentie, « ensemble », (vraie définition juridique d'une Confédération ; ce nom usuel insinuant de fallacieuses origines génétiques au régime canadien !), vous devriez consentir que c'est de la logique la plus cohérente et stricte d'admettre le droit à l'autodétermination.

    2 - Donc, ou bien vous prônez un fédéralisme qui dénie la prémisse du libéralisme politique, ou vous en convenez, et vous vous trouvez en contradiction en discontinuant l'associationnisme fédéral et l'autodétermination état-nationale par le refus du seul bon-vouloir vivre-ensemble (avec le reste du Canada) du Québec, s'il venait qu'à en décider ainsi ! L'interdit que vous brandissez plus ou moins dogmatiquement ou sophistiquement n'est alors rien d'autre que ce sempiternel report, non explicité ou occulté dans le raisonnement, d'une association du type de l'incarcération, purement et simplement !

    3 - Le problème est que toute l'Histoire de cette mal-nommée Confédération canadienne illustre le contraire : l'« ancien professeur de droit constitutionnel », M. Lebel, devrait se donner la peine de lire sa conseure, Mme Eugénie Brouillet, qui n'est pourtant pas une adepte de l'École historique néo-nationaliste de MTL : son verdict d'une « défédéralisation » de l'esprit fédéraliste du Canada en pure « négation » de l'une des nations fondatrices est assez étayée pour ne pas être incu
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    10 août 2010 23 h 02
    Alexandre Dionne défonce les portes ouvertes...
    Le droit à l'autodétermination existe au Canada, et il est confirmé par la cour suprême.
    Vptre problème, cher Monsieur, c'est que vous escamotez les étapes. Et la première c'est que vous n'arrivez pas, même que vous arrivez de moins en moins, à convaincre les Québécois du bien fondé de votre option. Et en plus, il ne veulent plus entendre parler de référendum
    Et vous n'aurez jamais l'appui de Jacques Parizeau pour utiliser un autre moyen qu'un référendum pour connaître éventuellement l'opinion des Québécois sur le statut qu'ils préfèrent pour le Québec. M. Parizeau l'a écrit tellement souvent et si clairement, qu'il n'est pas permis d'en douter. Il a rejeté également l'idée d'une élection référendaire et bien évidemment l'idée d'une déclaration unilatérale sans un référendum gagnant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    10 août 2010 23 h 27
    La souveraineté ne peut que faire flèche de tout bois !
    Bonjour,

    Merci aux auteurs.

    Et @54lili, et France Marcotte et autres, belles réflexions !

    Et j'ajouterais que : après 7 ans de déconstruction, et un PLQ "Naufrageur" (J.F. Lisée) ; des pertes de 40 G$ (CDPQ) ; d'un gonflement de notre dette de 50 G$ depuis seulement 2003 (après celles, de plus, de 20G$ de 1991 à 1994) ; du formidable "exposure Libéral" pendant 7 ans.

    Malgré tout cela, les souverainistes détiennent actuellement avec la moitié des Verts, plus de 50% des voix (soit : 41% 8% 3,5%).
    Rappelez-vous mars 1995 : les sondages montraient les mêmes chiffres avec une question molle (partenariat), alors que Parizeau était au pouvoir.

    Maintenant depuis 2007 avec la bonne question (vérifiez) : « Voulez-
    vous que le Québec devienne un Pays Souverain », nous obtenons sensiblement les mêmes appuis qu'en 1995, sinon plus ! Alors du courage et continuons, nous progressons.

    Fini le temps où les souverainistes se déchiraient ; et avec le «pouvoir retrouvé» et la promotion de Québec Pays (enfin), la souveraineté ne peut que faire flèche de tout bois !

    Bonne soirée,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francis Robillard - Inscrit
    11 août 2010 11 h 02
    Confort et indifférence (suite et fin)
    Pour le Québec, ce qui est déterminant est que nous n'avons pas de véritables projets d'émancipation ou la volonté populaire pourrait se reconnaître et s'unir pour nous sortir de ce long hiver d'insignifiance. Résumons 40 ans de politique québécoise provincialiste; pas d'idéal, pas de volonté, pas de reconnaissance.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ouhgo - Inscrit
    11 août 2010 16 h 33
    Perte de temps que de tenter de convaincre les fédés
    Les collabos ont adopté la thèse ennemie et ne changent pas d’idée. Perte de temps que de tenter de convaincre les fédés. Des catéchumènes n’apostasient pas.

    Ceux qu’on peut ramener à la raison, ce sont les jeunes, à qui on n’a pas enseigné l’Histoire. L’ignorance, ça se traite.

    De même pour les nouveaux arrivants : notre courage peut gagner leur admiration, eux que le Canada a trompés à l’assermentation royaliste.

    Cette indépendance concerne la nation québécoise, fondatrice du pays dont l'étranger a, après le massacre sanguinaire de 1759, usurpé le nom, le territoire, les juridictions nationales, l'hymne national, l'emblème de la feuille d'érable, indigène dans l'Est. Dès que la nation se libérera du joug médiatique et dominateur étranger, qu'elle se rassemblera sous un même parapluie électoral, elle renversera tous les envahisseurs illégitimes qui l'empêchent de voter à la face des nations sa liberté politique, culturelle et économique. Un pays de plus aux Nations Unies, une autre domination décimée.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Chryst - Abonné
    11 août 2010 22 h 48
    Finies les peurs qui paralysent
    Avez-vous remarqué comme la peur semble avoir changé de camp. Si c’était le ROC qui anticipait le mouvement du Québec, cela expliquerait. le comportement des policiers de Toronto au dernier G-20

    La peur est encore présente chez les francophones, mais pour un temps seulement. Les nouvelles technologies de l’avenir impliquant l’informatique et les satellites ouvriront de nombreuses portes que bien des québécois ne voudront pas manquer.

    On ne se préoccupera plus de l’opinion de la CIJ sur le Kosovo, Même la loi Dion sur la clarté sera devenu inutile. Ce qui nous retient pour l’instant, c’est la peur du ridicule. Sinon, on profiterait déjà de nos connaissances.

    Michel Thibault ing, f. m. sc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    12 août 2010 07 h 34
    À M. George Paquet.... lisez-bien maintenant !
    Monsieur,
    si vous êtes assez honnête pour reconnaître que la létimité. c'est-à-dire le droit à l'autodétermination fut à maintes reprises, et en tout dernier lieu par son Avis de 1998 (en effet, nous sommes d'accord ! mais je parlais de plaidoyers citoyens fédéralistes.... bon, j'aurais dû vous exceptez du lot, mes excuses personnelles !), reconnu par la Cour Suprême canadienne, il ne vous en coûtera pas beaucoup pour admettre que nulle part, dans mon petit commentaire, je n'ai fait allusion au déni de la tradition référendaire québécoise, ni insinué qu'il fallait déclarer dorénavant, sans référendum, la souveraineté unilatéralement (même la CIJ l'envisage dans des cas types tels que le nôtre, ce que rapporte sous réserve Mme Boileau), ni n'ai-je d'aucune manière abordé le thème de l'élection plébiscitaire, ou référendaire, ou souverainiste à la Robert Laplante dans le style des indépendantistes qui, en effet, voudraient faire comme si l'Histoire n'avait pas eu d'effets durables et marquants sur l'Opinion publique québécoise entre la décision de procéder par étapes (l'étapisme) de 1973 et de nos jours (et sur, comme vous le rapportez justement, la jurisprudence constitutionnelle canadienne) !

    Je ne vous en blâme pas, car un texte de ma part répondait aux indépendantistes qui voudraient justement faire fi soit de l'étapisme, soit de l'associationnisme dans la perspective interdépendantiste ou néo-fédéralisme (confédéraliste) qui est celle du PQ. Il semblerait que mon texte ce soit perdu puisqu'il n'y en a pas trace.... C'est fâcheux, et j'espère avoir fait amende honorable.

    Alexandre Dionne
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    12 août 2010 07 h 57
    Remarques à l'endroit aux indépendantistes anti-étapistes (de l'élection référendaire)...
    Je me vois forcer de donner raison à M. Paquet sur un point.

    Je reprend ce que l'on aurait dû lire à l'encontre des positions ici exprimées par ceux et celles qui voudraient ignorer l'Avis de 1998 (et dont la Loi C-20 n'est qu'une transgression légaliste postérieure sans portée juridique pour le Québec, comme l'explique très clairement Richard Le Hir sur vigile.net !) :
    1 - l'hypothèse de ce qu'il eût pu se produire si le PQ n'avait pas adopté l'étapisme en Conseil national en 1973 (sous l'égide des « Morinistes ») restera à jamais ni démontrable, ni indémontrable. Tout ce que l'on peut dire, c'est que depuis lors, une « tradition », un fait s'est accompli dans la perception du public québécois qu'il serait coûteux de vouloir transgresser, à savoir le « référendisme » de la démarche souverainiste ;
    2 - Donc, nous ne saurons jamais si, maintenant une « élection référendaire » ou « souverainiste » plébiscitant automatiquement l'enclenchement de procédures exécutoires (ou de négociations) de la souveraineté-association de Lévesque, le PQ eût pu jamais ACCÉDER au pouvoir en remportant les élections à la majorité parlementaire simple pour ce faire. Au moins, les anti-étapistes doivent-ils consentir que pour toute déclaration unilatérale, encore fallait-il prendre le pouvoir. Or, collusion de Morin avec les Fédéraux (jamais reconnue par les hauts dirigeants souverainistes) ou tentative d'amarrer de bonne foi démocratique le peuple dans l'Option Québec, Lévesque et Morin ont mit le paquet : indissolubilité de l'association avec la souveraineté par le fameux trait - d'union (1978... éventuellement l'enjeu du « Renérendum » !), « super étapisme » du second référendum consultant le peuple du verdict des négociations, c'était sans doute faire beaucoup trop !
    3 - Bref, que le CIJ l'admette n'est certes pas un mal, mais le droit à la déclaration unilatérale de sécession ne doit pas occulter, INIQUE ou pas,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    12 août 2010 10 h 43
    M. Dionne, votre texte est apparu, et il me semble bien mesuré.
    N'oublions pas que Jacques Parizeau, et plusieurs indépendantistes sont de son avis, refuse tout autre moyen qu'un référendum pour demander à nouveau aux Québécois, si nécessaire, de se prononcer sur ce qu'ils souhaitent comme statut politique pour le Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    12 août 2010 19 h 07
    @ france Marcotte
    Ah bon! Lorsque vous écrivez que «(le peuple) n'est plus à même de savoir ce qui est bon pour lui, qu'il n'a plus de courage, qu'il ne veut pas survivre...» A quoi faites-vous donc référence?

    Soyez plus explicite, si vous désirez vraiment être comprise sans ambiguïté... Ce qui est clair, s'énonce clairement, n'est-ce pas?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    12 août 2010 19 h 21
    @ Alexandre Dionne
    En quel endroit de mon texte, ai-je nié «la logique la plus cohérente et stricte d'admettre le droit à l'autodétermination» ???

    Un peu plus de rigueur, cher ami!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    13 août 2010 06 h 11
    Voici ce que dit Jacques Parizeau.
    En réponse à une question écrite que je lui avais soumise, voici ce qu'écrit M. Parizeau:
    "Q. - Référendum ou élection référendaire.

    R. - M. Parizeau rejette l’idée d’une élection référendaire. Il écrit : "Un référendum ne décide rien, il autorise. C’est à l’Assemblée nationale de décider.Cette dernière représente... le peuple tout entier. Mais, l’élection a porté sur plusieurs questions et pas seulement sur la souveraineté. On veut donc confirmer par un référendum la volonté claire du peuple de devenir indépendant.

    Je comprends fort bien que certains jugent qu’une élection serait suffisante mais les précédents ont été créés et les citoyens les ont confirmés."
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    13 août 2010 08 h 11
    @ Alexandre Dionne (2)
    «Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement» (Boileau)

    Vous auriez intérêt, cher ami, à chercher la définition des termes «clarté», «précision» et «rigueur» avant de vous perdre dans l'incohérence fumeuse de vos propres divagations! A bon entendeur, salut!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
31 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012