samedi 4 février 2012 Dernière mise à jour 00h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Oka - Barrage humain face à la pinède

Des Mohawks empêchent la Financière Norfolk d'accéder à ses terrains

Marco Bélair-Cirino   7 août 2010  Québec
À Oka, des dizaines de Mohawks ont bruyamment fait savoir hier au gérant de Norfolk, Normand Ducharme, qu’il n’était pas le bienvenu à Kanesatake et que les travaux qu’il souhaitait faire sur les terrains de la compagnie pouvaient bien attendre. «Retournez d’où vous venez», scandaient des résidants de Kanesatake.<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
À Oka, des dizaines de Mohawks ont bruyamment fait savoir hier au gérant de Norfolk, Normand Ducharme, qu’il n’était pas le bienvenu à Kanesatake et que les travaux qu’il souhaitait faire sur les terrains de la compagnie pouvaient bien attendre. «Retournez d’où vous venez», scandaient des résidants de Kanesatake.
Kanesatake — Des représentants de la Financière Norfolk ont essayé, hier en matinée, de forcer un barrage humain les empêchant de se rendre sur leurs terrains, situés en face de la fameuse pinède où avait éclaté, il y a 20 ans, la crise d'Oka.

Des dizaines de Mohawks, dont certains étaient masqués, ont bruyamment fait savoir au gérant de la compagnie, Normand Ducharme, qu'il n'était pas le bienvenu à Kanesatake et que les travaux qu'il souhaitait faire pouvaient bien attendre.

Ils ont rapidement encerclé la minifourgonnette dans laquelle lui et ses collègues étaient installés. «Retournez d'où vous venez», scandaient des résidants de Kanesatake.

«Vous savez qu'on ne veut pas de vous aujourd'hui. Vous comprenez, nous sommes actuellement polis, vous ne nous connaissez pas lorsque nous perdons la carte», a affirmé une femme.

Après de vives discussions avec certains Mohawks, dont le grand chef du conseil de bande de Kanesatake, Sohenrise Paul Nicholas, M. Ducharme et ses collaborateurs ont rebroussé chemin, sous escorte policière. La route 138 a quant à elle été rouverte peu de temps après.

«On s'attendait à une certaine résistance, mais pas aussi forte que celle qu'on a vue aujourd'hui. Il y a eu des coups de poing, de la bousculade, ce qui, à mon avis, n'est pas normal en 2010», a affirmé M. Ducharme, après avoir été enguirlandé et bousculé. «La force et l'intimidation m'empêchent d'utiliser mes terrains», s'est-il indigné.

«[M. Ducharme] a eu ce qu'il mérite. Si on avait vraiment voulu nous déchaîner, ce gars-là ne serait jamais sorti d'ici avec la tête sur les épaules. Je n'ai pas de pitié pour lui», a lâché un résidant de Kanesatake, Serge Simon, devant la caméra de Radio-Canada.

Le promoteur, qui était accompagné d'un ingénieur forestier, comptait faire l'inventaire des arbres «morts, malades», à abattre sur les terrains dont Norfolk est propriétaire, pour des raisons de sécurité. «Ça faisait huit mois qu'on attendait», a-t-il expliqué.

C'est de la poudre aux yeux, ont rétorqué le conseil de bande de Kanesatake et la municipalité d'Oka. «Normand Ducharme [...] n'hésite pas à provoquer des affrontements avec notre population. En procédant de la sorte, il met délibérément en danger la sécurité des membres de notre communauté et celle des agents de la Sûreté du Québec, a déclaré le grand chef Sohenrise Paul Nicholas. Cette attitude est totalement irresponsable.»

Le terrain dont souhaite se départir la Financière Norfolk — en échange de 400 000 $ — fait partie de la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes, que nous revendiquons, a-t-il dû expliquer de nouveau hier.

Le maire d'Oka, Richard Lalonde, qui a multiplié ces dernières semaines les appels au calme, a qualifié de «déplorable» le comportement de la Financière Norfolk. Le ministre responsable des Affaires autochtones, Pierre Corbeil, a quant à lui jugé «surprenant» l'empressement de Norfolk à effectuer des travaux d'émondage d'arbres sur son terrain, faisant valoir que les élagueurs d'Oka ainsi que ceux de Kanesatake sont disposés à prendre en charge les travaux, et ce, «s'il y a des problématiques liées à la sécurité».

Le gouvernement du Québec, qui a acquiescé à la mise en réserve des terrains revendiqués par les Mohawks, «soutient et accompagne» la municipalité, a réitéré M. Corbeil. «On considère comme étant très sage cette décision de la municipalité d'Oka de garder ces terrains-là dans leur état naturel», a-t-il souligné.

Les avocats de la municipalité rencontreront, lundi après-midi, les représentants de l'entreprise afin d'amorcer les négociations en vue d'un éventuel achat des terrains. «J'invite les gens à s'asseoir, dans un esprit d'ouverture et dans un dialogue très constructif, et à être responsables, pour éviter des provocations et des escarmouches comme celles qu'il y a eu ce matin [hier]», a ajouté Pierre Corbeil.

Richard Lalonde a souligné à grands traits hier que la municipalité était déterminée à conclure une entente avec le promoteur. «C'est dans le dialogue, pas dans la confrontation, qu'on en arrivera à une entente. Mais ce dossier ne se réglera pas en une journée ni une semaine», a mis en garde le maire.

La Financière Norfolk avait pris possession des terrains il y a deux ans à peine. Ils étaient alors évalués à 100 000 $, selon Radio-Canada. La compagnie souhaite aujourd'hui les vendre 400 000 $, soit quatre fois plus. «Je suis toujours ouvert à une certaine négociation», a néanmoins indiqué M. Ducharme.

Le ministre responsable des Affaires autochtones a toutefois averti que «la municipalité n'est pas pour tomber en mode spéculation et acheter ça à n'importe quel prix».

D'autre part, le conseil de bande de Kanesatake doit, sous peu, rencontrer le négociateur fédéral en chef, Fred Caron, afin d'accélérer les discussions à la table de négociation, à moins que le nouveau ministre des Affaires indiennes, John Duncan, en décide autrement.

«On rentre chez nous, mais on va revenir la semaine prochaine», a conclu le porte-parole de Norfolk, Luc Côté.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • T. Julien
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 08h21
    Amusant comme situation...
    C'est amusant mais en même abérrant comme situation surtout quant on a vécu une situation "similaire" et les conséquences y a quand même pas si longtemps ?!
    Encore une fois, voilà un exemple flagrant de l'incapaticité de certains à ne jamais prendre "leçons" de l'histoire et, continuer à coire que les autochtones NE SONT RIEN et N'ONT aucune importance au Qc. Faut vraiment être imbu de soi-même!

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 08h54
    Et la suite...
    Au delà des évènements d'hier, il y a de quoi s'inquiéter pour la semiane prochaine. On apprend que le promoteur, qui semble plutôt intransigeant, s'y rendra de nouveau. Et selon lui, la Sûreté du Québec l'accompagnera jusqu'à son terrain. Aucun journaliste n,a cru bon de vérifier cette info hier. Si c,est vraiment le cas, cela semble indiquer que le Gouv. Charest à fait son nid et donnera raison au promoteur qui lancera «quelques allumettes(avec son attitude) dans des entrepôts remplis de bidons d'essence».

    Et pendant ce temps, à Ottawa...pas un mot chez ce gouvernement incompétent sur les questions autochtones.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 7 août 2010 09h08
    Une sale technique de négo!
    À la radio de la SRC hier après midi, le représentant de Norfolk avait bien de la difficulté à expliquer pourquoi il n'avait pas attendu à lundi, 3 jours plus tard, après la rencontre prévue avec la municipalité, pour agir... Car ces financiers (Norfolk) savaient très bien ce qui les y attendaient là-bas, les caméras de télé, la bousculade, les clips médias, la pression sur les gouvernements... une sale technique de négo en se servant des Mohawks, rien de plus.

  • T. Julien
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h12
    Peut-être cette fois-ci ??
    Moi je crois qu'il est plus que temps que toute la situation/question des terres ancêtrales à travers le pays, se règle une fois pour toute et qu'on dissout "le ministère des Affaires Indiennes et du Nord" pour que TOUS les autochtones deviennent, à part entière, des citoyens du pays, malgré que certains autochtones aiment bien toujours s'appuyer sur "the Indian Act".
    Peut-être qu'un autre conflit à OKA amènerait cette fois-ci, des solutions permanentes qui sait!

  • T. Julien
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h13
    Duchêne Denys Mehdi
    Si Ottawa s'en mêlait maintenant, vous seriez un des premiers à crier: ingérance, ingérance...

  • Sanzalure
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h18
    Un promoteur ambitieux et irresponsable
    Toutes les personnes de bonne volonté devraient cesser sur le champ de faire affaire avec les gens de la Financière Norfolk. Toutes les personnes qui ont investi dans cette entreprise devraient immédiatement réclamer leur argent et l'investir ailleurs. On en a pas besoin ici de gens grossiers, irrespectueux et «greedy» comme eux !

    Serge Grenier

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 7 août 2010 09h25
    Effectivement, entendu aux nouvelles radio-Canada hier soir, le promoteur doit s'y rendre vendredi prochain.
    L'économie, encore et toujours le veau d'or, sur la sellette. Ce promoteur, un peu stressé d e la situation (on le comprend!) n'en démords pas. Selon lui, tout est tellement clair, ce sont eux qui ne comprennent pas. Il comprendra peut-être plus tard, quand il aura tout le loisir de défléchir à tout ça pendant sa retraite. Il comprendre,mais attention, seulement s'il est capable de faire un certain recul par rapport à tout ça.

    C'est d'ailleurs un peu la même chose qui se passe actuellement pour le gaz de schiste. Entre autres à Saint-Mars-sur-Richelieu, des entrepreneurs miniers veulent exploiter le potentiel de gaz de schiste à cet endroit. Madame Normandeau (la Ministre des ressources naturelles) n'a que faire de la détresse des citoyens de l'endroit. Tout est pur ainsi dire laissez à la discrétion des entrepreneurs miniers.

    Le citoyen doit s'effacer quand le capitalisme et la mondialisation veut prendre la place. Le capitalisme et la mondialisation, c'est en quelque sorte un gouvernement au-dessus de l'État censé nous protéger. Et que non on cherche plutôt à nos faire croire que ce sont nous qui nous enrichirons. Imaginez, on figure que 750 emplois seront créés grâce au gaz de schiste et c'est pour cette raison qu'on nous dit que nous profiterons de cette manne empoisonnée.

    Je reviens à l'entrepreneur qui veut retourner là-bas pour faire exercer ses droits, à ce qu'il dit. Je ne sais pas, cet entrepreneur aurait dû savoir que la propriété de ce terrain est encore litige, tenant copte de la nouvelle donne du gouvernement fédéral sur la question. Le respect de soi commence par le respect des autres.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 10h14
    Les hommes masqués
    Alors que l'on parle d'interdire les femmes voilées au Québec, nos amis mohawks continuent à se balader le visage masqué devant la SQ comme si rien n'était.
    Pénible de voir nos policiers encore une fois reculer devant ces individus.
    Le Fédéral a dépensé 35 millions de nos taxes pour acheter des terres et les donner aux Mohawks dont les ancêtres viennent... de New York. Pendant ce temps on jappe parce qu'on va dépenser la même somme pour encourager la natalité au Québec.

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 10h26
    Retournez d’où vous venez
    Un conseil que les Mohawks devraient suivre eux-mêmes dont les terres ancestrales sont dans le compté de New York et qui parlent la langue de leurs maîtres.

  • P. Boutet
    Abonné
    samedi 7 août 2010 10h37
    Incendiaires
    Norfolk joue les incendiaires, ce qu'ils veulent c'est discréditer les Mohawks en leur faisant péter leur coche et en faisant enfermer les manifestants...et ceci avec la bénédiction des gouvernements et des forces de l'ordre. Un fois le discrédit jeté sur la communauté et éventuellement l'armée présente sur place, ils auront beau jeux de faire de la pluie et le beau temps dans la pinède.

    Ces territoires contiendraient les restes de plusieurs de leurs ancêtres. Dans la spiritualité amérindienne, on ne touche pas aux ancêtres sans de sévères conséquences.

    Une fois avertis, les gouvernements peuvent-ils légalement laisser faire considérant le danger auquel ils exposent plusieurs citoyens? Ne pas agir et laisser faire pourrait être assimilé à une incitation au désordre public ce qui est formellement interdit par la loi. Incitation à laquelle joue Norfolk actuellement, soit-dit en passant.

    Les gouvernements joueront-ils aux incendiaires également?

    Un homme averti en vaut deux!

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 11h35
    Recette de mélasse de rectitude politique 101

    Les Mohawks du Québec jouent aux "Premières Nations" alors que leurs terres ancestrales sont dans l'état de New York !?!?! Ridicule !

    Et de plus, ils expulsent les conjoints non autochtones de leurs réserves sur la base du sang ..... de la pureté de la race ......... ! ! ! ! Lois ancestrales basées sur le ...... RACISME !

    Alors que tous ce que nous comptons d'intellos se gargarisent à "société égalitaire" il est hors de question pour eux de remettre en question la notion même de "Première Nation".

    En ce qui me concerne les citoyens du Québec d'origine autochtone devraient avoir les mêmes droits, les mêmes privilèges et les mêmes obligations que tous les autres citoyens du Québec, ni plus ..... ni moins ....... qu'ils soient francophones de souche, anglophones de souche, immigrants africains, maghrébins, bosniaques, chiliens etc...etc...., ou qu'ils soient d'origine autochtone.

    Une véritable société égalitaire passe par la.
    Mais on a pas le droit de dire ce que je viens d'énoncer.
    Mélasse de rectitude politique oblige !!!!

    Guy LeVasseur
    Rimouski

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 11h42
    @P. Boutet
    "Ces territoires contiendraient les restes de plusieurs de leurs ancêtres."(P. Boutet)

    Ah oui ? Eh bien il doit contenir aussi des nôtres encore plus anciens, car ces terres appartenaient aux Sulspiciens et ce sont eux qui invitèrent des Mohawks convertis à s'y installer en 1717. Les Mohawks, dont le territoire ancestrale est la Vallée Mohawk (New York) y avaient exterminé les Stadaconiens vers 1600 pour utiliser le territoire comme route de traite. Ils ne l'habitaient pas. Les ancêtres des Mohawks sont dans la Vallée Mohawk. Même chose pour Khanawake qui est une terre (seigneurie) des Jésuites.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 12h11
    @ T.Julien
    Pourquoi affirmez vous que je pourrais être «un des premiers à m'offusquer d'une intervention fédérale dans ce dossier »? Me connaissez vous personnellement ? Ai-je déjà émis des opinions sur ce sujet ?

    Il est tout fait normal que le fédéral agisse dans ce dossier. Les documents législatifs font du Gouvernement fédéral les premiers répondants en matière autochtone.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 12h18
    Pas étonnant...
    Norfolk agit comme certains qui ont fait des commentaires sur ce blogue, en ignorant la réalité historique. Ce qui est plus ironique dans tout ça, c'est qu'en fait Norfolk défie les lois, à savoir un règlement du conseil municipal d'Oka, qu'on ne pourrait taxer d'être Mohawk... et qui « gèle » ce terrain pour permettre aux négociations de continuier.

    Pour ceux qui veulent renvoyer les Mohawks chez eux, qu'ils commencent à donner l'exemple et qu'eux retournent chez eux aussi, en France. Tout comme ils prétendent que leurs ancêtres sont ici depuis longtemps, les ancêtres des Mohawks étaient ici depuis encore bien plus longtemps (au moins 4 000 ans). Ils habitaient la vallée du Saint-Laurent en 1535 (documenté par un Français, Jacques Cartier) et leur occupation est documentée archéologiquement bien plus longtemps avant. Même s'ils ont été confinés à des territoires plus au sud plus tard, ceux qui ont été relocalisés à Oka l'ont été par des Français (pour fins de conversion au catholicisme), ancêtres de ceux qui leur disent maintenant de retourner chez eux! Quelles aberration et démagogie inutiles!

  • P. Boutet
    Abonné
    samedi 7 août 2010 12h44
    @ Guy Levasseur
    Êtes-vous de ceux qui considèrent la loi 101 comme étant raciste parce qu'elle favorise un peuple?

    Alors qu'on a toujours eu le haut du pavé sur les indiens et qu'on leur a tout enlevé, remettons la notion de première nation en question histoire de finir le sale travail de ceux qui nous ont précédés.

    Excusez, on ne leur a pas tout enlevé... ils ne paient pas de taxes... belle contrepartie!

    D'autres diront que les perdants sont les perdants et qu'ils n'ont qu'à avaler leur pilule. Eh bien il aurait fallu soit tous les tuer ou bien qu'ils acceptent de s'assimiler...sauf que ce sont des hommes eux qui n'acceptent pas de se soumettre aux dictats des blancs. Ont-ils tort ou raison?

    La loi du plus fort n'est pas toujours la meilleure lorsqu'elle entraîne la civilisation droit dans un mur.

    Il y a des hommes qui acceptent d'être des lèches culs d'autres non.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 7 août 2010 13h05
    Le droit d'usage versus le droit de propriété
    Ces mohawks importés de New-York ne jouissent que d'un droit d'usage et non de propriété sur ces terrains. Ciaccia a signé une trève avec des gens masqués sur le barrage routier d'Oka il y a vingt ans leiur promettant qu'Ottawa leur achèterait ces terres et leur céderait. À ce que je sache c'était Jean Chrétien qui était au pouvoir et qui a mis le dossier sur la tablette. Il a fallu cet incident pour rappeller tout le monde à l'ordre.

    Depuis quand quelqu'un peut s'installer sur votre propriété et y faire sa loi ? Malgré ce qu'on en dit, Norfolk est bien propriétaire du terrain et ces gens masqués lui en interdisent par l'intimidation et la menace l'accès à sa propriété et la jouissance des lieux dont il est en droit de s'attendre dans un pays libre.

    Si des squatters s'installent chez vous et décident de vous expulser comment réagiseriez-vous ???

    Quant aux Hurons que Mme Perreault cherche, ils sont dans la banlieue de Québec et revendiquent des droits eux-aussi. Mais aujourd'hui, eux achètent des propriétés et payent des taxes. Les mohawks sont des guerriers et des criminels. N'ont-ils pas tué un policier il y a 20 ans et vivent t'ils de la vente de cigarettes à plumnes et de trafic d'armes?

    Quand aux cagoulés d'hier, ils n'ont pas plus leur place que les burkas islamistes.

    Le roi fde France leur a accordé la libre circulation à ces peuples nomades sur ses terres et leur a permis de se nourrir de la chasse et de la pêche. Mais il ne leur a jamais cédé le droit de propriété sur les terres. Un locataire n,est pas propriétaire surtout qu'ici le lovcataire n'a jamais payé de loyer. On l'a juste toléré. Est-ce que sont droit d'usage l'emporte sur le droit de propriété ? Je ne penses pas. C'est pourquoi nos gouvernements ont promis d'acheter ces terrains pour leur céder. Quand Norfolk aura reçu son argent de l'expropriation fédérale, il ne se présentera plus sur le terrain car il n'en sera plus propriétaire.

  • Jean Martinez
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 13h18
    Si...
    Si ces gestes de provocation de Norfoik débouchent sur une seconde crise d'Oka, avec des conséquences prévisibles sur la situation politique au Québec, alors nous saurons très exactement à quels intérêts obéit cette crise qui aurait pu facilement être évitée. Si on compare le contexte politique de 1990 avec celui d'aujourd'hui, on voit des similitudes évidentes. Dans les deux cas, le véhicule de l'unité canadienne au Québec, c'est-à-dire le PLQ est fortement ébranlé, et avec lui la crédibilité du fédéralisme canadien au Québec. Dans ce genre de situations, le fédéral a eu historiquement tendance à utiliser la logique du "tous les coups sont permis".

    Cette fois, j'espère simplement que les Québécois pourront voir la vérité en face et constater à quel point il se font jouer par un système pourri dans lequel ils ne sont qu'un mal nécessaire.

  • Ysgarran
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 13h53
    Amérindiens
    J'ai une question à poser à certains extrémistes.
    Comment vous comporteriez si un état ou un peuple vous prenait votre maison et votre terrain de force?
    Car c'est ce qui est arrivé aux amérindiens des deux continents américains.

    La question qui prévaut est surtout quel droit domine, celui du plus fort, avec une rétroactivité des lois ou bien un droit non rétroactif qui respecte les droits ancestraux des autres peuples.
    Car suivant la voie que vous choisirez elle vous mènera au chaos ou à l'harmonie entre les peuples.

    A bon entendeur salut.

  • DeBeau
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 14h15
    Revendications mohawks

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 14h44
    Et la paix des braves...
    qu'en est-il de cette paix que notre cher Bernard Landry avait établi pour tous les siècles à venir???

    Est=ce un fétu de paille sans importance?
    Est-ce de la bureaucratie tout simplement?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 14h50
    La peur
    Il y a une nette différence entre revendiquer des terrains et les posséder, ce qui est le cas de Norfolk. Comme cette dernière est propriétaire des terrains, elle peut en faire ce qu'elle veut.

    Par ailleurs, pourquoi la SQ a t'elle accompagné les promoteurs sur leurs terrains alors que visiblement elle n'avait aucunement l'intention de les soutenir dans l'exercice de leurs droits ?

    Force est de constater que la SQ a peur des Mohawks; la municipalité itou et pendant ce temps, le Fédéral se traîne les pieds.

    Quand va t'on réaliser que les Mohwaks ne respectent ni les lois du Québec, ni celles du fédéral ni les réglementations municipales ?

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 15h17
    @Pierre Rousseau
    "Ils habitaient la vallée du Saint-Laurent en 1535 (documenté par un Français, Jacques Cartier)"(Pierre Rousseau)

    Ce sont des Stadaconnéens dont parle Cartier. Vous en faites pas pour ça, c'est normal dans une province où l'État n'enseigne pas l'histoire à ses enfants. Vous répétez le discours des historiens d'avant 1960. Depuis, les recherches anthropologiques et linguistiques ont clairement démontré l'absence des Mohawks en ce temps et déterminé la particularité des iroquoyens de Stadacona qu'a rencontré Cartier.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 16h37
    Enseignement de l'histoire
    Il est ironique de voir Gebe Tremblay donner des leçons d'histoire alors que le but est de discréditer les peuples autochtones et de leur dire de rentrer chez eux! On sait aujourd'hui que les gens que Cartier a rencontré à Hochelaga (site de Montréal) étaient des Iroquoiens mais il est incertain de savoir s'ils étaient relié à un quelconque des peuples iroquoiens qui vivaient au sud et à l'ouest du Québec d'aujourd'hui, en particulier des Agniers (Mohawks d'aujourd'hui). Ce qu'on sait aussi c'est que chaque nation iroquoienne absorbaient volontiers les iroquoiens d'autres groupes et, par exemple, après la décimation des Hurons-Wendat, il y a plusieurs de ceux-ci qui se sont réfugiés chez d'autres iroquoiens comme les Tsonnontouans et autres membres des 5 nations (Hodenausaunee) selon Bruce Trigger.

    La présence des iroquoiens ne fait aucun doute dans la région de Montréal. Ce qui est plus déplorable, c'est que ce sont les Français eux-même qui ont amené ces gens à Oka et on prétend aujourd'hui que leurs descendants n'ont plus de droits et on veut les renvoyer chez eux... Terriblement pathétique et peu respectueux d'un autre peuple qui est fier et qui se bat pour ses droits.

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 18h42
    Des cartes existent depuis au moins 1755
    Une petite recherche internet nous donne des cartes anciennes qui démontrent les territoires des six nations de la confédération iroquoise, incluant les Mohawks. Kanehtasake et Kawanaughe sont très très loin des terres Mohawk. Akwasasne est la plus proche. Même les experts Mohawks reconnaissent que les terres mohawks à part la Mohawk Valley se résument aux montagnes adirondaks qui se terminent au milieu du lac Champlain.

  • Andres Espitia
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 19h59
    @Rodrigue Tremblay
    Est-il cette son excuse Monsieur ? , dire que les mohawks viennent de New York. Donc je l'informe que ses ancêtres viennent ..... de la France. Donc je vous suggère et aux autres personnes qui ont osé deformer l'histoire, respeter aux Premières nations. Ils sont des citoyens comme nous et ont vécu dans ce continent beaucoup plus du temps que vous.

  • Frédéric Jeanbart
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 08h58
    Pas étonnant comme tactique
    Norfolk est une entreprise dont la raison sociale et les fondements ne sont pas l'immobilier, mais la spéculation sur le marché de rachat de dettes et de recouvrement: des tactiques de manipulateurs et de casseurs de jambes! Si elle s'est fait avoir par quelque pseudo conseiller quant à son investissement de terrain, qu'elle assume, c'est comme ça que ça fonctionne, le risque existait et ils auraient dû faire leurs devoirs: tant pis pour eux! Mais au lieu de prendre ses responsabilités, elle tente de s'en détourner tout cela pour que NOUS ayons à en faire les frais en tant que société! Pire, elle a l'aval de nos gouvernements!!!! Comme quoi et je me répète, ces gens qui nous "pseudo-gouvernent" n'en ont que pour les intérêts de leurs cliques et sectes.

    Norfolk tente de nous utiliser pour pouvoir "réussir" quelque réorientation d'affaire, suite à la dernière crise financière provoquée en grande partie par ses propres activités de rachat de dettes et de papiers commerciaux!... OUT Norfolk! Du vent, pas besoin de ces sbires chez nous.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 8 août 2010 11h01
    La stratégie de monsieur Racaille est simple.
    D'abord faire japper tout le monde pour créer un climat de panique. Une fois cela fait, amener le gouvernement à penser que le mieux serait que le gouvernement achète sa terre. Avec l'approbation de tout le monde de manière à avoir légitimement la paix.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 8 août 2010 11h14
    Oups! j'avais oublié de vous dire... dans mon précédent message
    Monsieur Racaille st un des personnages d'une nouvelle que j'ai fini de lire hier. Ça ressemblait tellement à cette histoire que ne j'ai pas pu m'empêcher d'en parler. Considérez donc mon propos ici comme la suite de mon précédent message. Avec toutes mes excuses!

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 16h09
    @espina
    Vous connaissez mal le droit canadien. La Cour Suprême du Canada accorde des droits historiques aux Indiens en autant qu' ils habitent le même territoire, de façon continue, et ce depuis avant l'arrivée des Blancs.
    Dans le cas des Iroquois, ca ne tient pas. Ils se sont établis à Oka APRÈS l'arrivée des Blancs

  • Sylvie Dussault
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 20h00
    Publication de Pierre Lepage
    Pour celles et ceux que cela pourrait intéresser, je vous invite à prendre connaissance de l'excellent ouvrage de Pierre Lepage sur les mythes et réalités sur les peuples autochtones publié par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec disponible sur le site de la Commission à l'adresse :
    http://www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/mythes-real

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 8 août 2010 20h35
    Y en a qui mélangent tout
    Ysgarran les amérindiens sont des nomades qui selon les saisons déménageaient en suivant les troupeaux qu'ils chassaient pour survivre. Ma grand-mère est montagnaise de Spet-Ilee alors quand vous parlez ainsi.

    Andres Espitia n'a pas compris qu'avant que les français s,installent enterre d"amérique il n'y avait pas d"Iroqouis ou Mohawks sur ces terres. Que les propriétaires fonciers sont les sulpiciens qui leur ont accordés un droit d'usage, pas de propriété. Mme Perreault a très bien décrit l'histoire de ce coin de pays.

    Assurément Monsieur Racaille réveille des squelettes dans le placard et à bon droit. Si vous aviez une propriété en voudriez-vous l'usage sans contrainte ?

    Il y a 20 ans des politiciens provinciaux ( John Ciaccia( ont fait des promesses que l'autre goiuvernement fédéral devait remplir. Ils ont sugné sur une barricade illégale avec des hommes masqués une trève. L'incident qui arrive aujhourd'hui démontre que rien n'est réglé et que les mohawks ne sont toujours pas propriétaires de ces terrains quoiqu'ils en disent. Les Iroquois que les autres tribus appellaient les serpents venimeux ou mohawks communément appelés "mangueurs d'homme" ont toujours utilisé la violence pour chasser leurs frères de sang des autres tribus de leur environnement (les hurons sont rendus à Québec (Wendake), etc...) ou simplement s,implanter dans un lieu qu'ils revendiquent sans le payer. Il est temps ue le gouvernement fasssde un maître avec dcette bande de criminels violents. Quans aux autres tribus sur le territoire du Québec, ils ont négocié de bonne foi et paisiblement, pas sous la menace d'un couteau sur la gorge comme le font cette bande d'indisciplinés d'Oka et d'Akwesasne , cette dernière a cheval sur trois frontières (Ontario, Québec et État de New York)...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 9 août 2010 10h35
    À madame Sylvie Dussault
    Je n'ai pas lu ce texte de Pierre Lepage, ni donc si son contenu est très objectif ou subjectif. Mais, ce que je sais, c'est qu'on pourrait lire le même genre de chose sur Les mythes et réalités à propos de nous les occidentaux. Tout dépend de qui vient la commande, qui l'a écrit et les intentions de ceux qui ont fait la commande. Ce serait d'ailleurs la même chose sur Les mythes et réalités à propos des occidentaux que nous sommes.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 9 août 2010 10h49
    À Sylvie Dusault (bis)
    J'ai lu quelques pages du texte que vous suggérez sur les autochtones. Il me semble très intéressant. Assez en tous les cas pur vous faire mes excuses concernant mon précédent message. J'aurais dû plus me fier à la façon (comme du velours) dont vous proposez votre texte. Je vais le lire au complet. Il me semble vraiment intéressant.

  • Malartic
    Inscrit
    mardi 10 août 2010 16h31
    L'inertie des gouvernants
    A mon avis le problème d'Oka n,est pas unique et est le résultat d'un siècle d'oublie volontaire... Le BNA Act donne la responsabilitée pour les affaires indiennes au gouvernement fédéral. Il doit entre autre définir et allouer les territoires pour les réserve indiennes. MAIS le même BNA Act dit qu'on ne peut changer les limites territoriales des provinces sans leurs assentiment. Agrandir une réserve indienne implique un changement au limites territoriale d'une province. En 1867 les réserves étaient assez éloignées des villes et villages des européens mais 100 plus tard ils (les indiens) sont dans la cour arrière et vice versa. En theorie les indiens ont des droits, le gouvernement fédéral a un devoir et les provinces ont aussi un droit d'empêcher le fédéral de faire son travail. En passant le BNA Act est une loi Britannique, créé pour administrer plusieurs colonie qui ont sont devenue un pays et ont cette loi comme loi contitutionnelle.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
34 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012