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Droit à l'indépendance - Combien faut-il de morts et de villages brûlés?

Onil Perrier, Communicateur et un des fondateurs de la Maison nationale des Patriotes, Saint-Denis-sur-Richelieu  31 juillet 2010  Québec
D'après M. Philippe Roseberry (Le Devoir du 27 juillet), le Kosovo avait le droit de proclamer son indépendance parce qu'il avait beaucoup souffert. Mais ce ne serait pas le cas du Québec. M. Roseberry ne semble pas connaître l'histoire du Québec et des francophones de ce territoire qui s'appelle Canada. Je la rappelle en quelques phrases.

De 1608 à 1756, attaques incessantes des pionniers par Iroquois interposés (j'y ai perdu une vingtaine de mes ancêtres); double siège de Québec en 1690 et en 1711, avec dommages collatéraux; 1755, déportation des Acadiens (reconnue comme un génocide); 1756, déclenchement de la guerre de Sept Ans et invasion de la Nouvelle-France; siège de Québec avec incendie de 40 villages de Lévis à Saint-Jean-Port-Joli.

De 1760 à 1783, vexations croissantes qui ont amené les Patriotes du Bas et du Haut-Canada à se révolter (au moins 500 morts et de 20 à 25 villages brûlés); entre 1840 et 1920, saignée de 800 000 Canadiens du Québec vers les États-Unis par suite des mauvaises conditions économiques et de la fermeture de l'Ouest pendant qu'on faisait venir les immigrants à pleins bateaux...

De 1890 à 1965, persécutions scolaires qui ont fait que 3 500 000 francophones sont maintenant anglicisés... dans toutes les provinces. Si les francophones avaient été traités en égaux depuis 1760, ils seraient aujourd'hui 15 millions au lieu de 7 millions et le visage du Canada serait tout autre.

Ce n'est rien, tout ça? Le peuple francophone maintenant parqué au Québec n'aurait pas le droit de dire: c'est assez? Voyons donc! Faudrait-il qu'on oublie aussi les nombreux actes illégaux commis par Ottawa et les fédéralistes lors des deux référendums de 1980 et de 1995?

Comme tout bon Québécois, je me souviens.

Quelques principes

Mais au-delà de ce lourd passé d'injustices qui nous donnerait le droit à l'indépendance (si c'était ça la condition...), je souhaite qu'enfin les sociologues, les politologues et les politiciens à travers le monde s'imposent une réflexion de fond pour établir justement, auprès des Nations unies, les conditions de base qui justifient le droit d'un peuple ou d'une «nation» à l'indépendance.

Qu'on le veuille ou non, les grands empires existants ne pourront pas tous garder leur unité. Dans 50 ans, on pourrait se retrouver avec 400 États souverains au lieu de 195. Ce ne serait pas nécessairement un drame, pourvu que les choses se passent logiquement.

Je risque quelques principes.

- Le premier, c'est que les groupes humains sont comme les individus: ils ont besoin de liberté pour vivre et se développer.

- Le deuxième: la structure étatique existe non pour elle-même, mais pour le bien des personnes et des groupes qui vivent sur le territoire qu'elle gère.

- Le troisième: s'il s'avère avec le temps qu'un des groupes humains soumis à une structure politique par la ruse, par une conquête ou par un arrangement qui ne lui va plus le souhaite ainsi, ce groupe a le droit démocratique de se détacher de l'ensemble.

Des conditions

Mais pour que ce droit soit exercé, certaines conditions devraient se réaliser:

- le groupe doit être vraiment distinct par son histoire, sa langue, sa culture (sa religion);

- le groupe humain en question doit être assez nombreux pour assurer à ses membres les services permettant à chaque individu de s'épanouir: éducation jusqu'à l'université, hôpitaux bien équipés pour la santé, ressources disponibles, etc.;

- il doit occuper un territoire suffisamment défini; et si celui-ci comprend une minorité implantée depuis longtemps (non des immigrants), celle-ci doit avoir des droits définis;

- le groupe doit avoir les moyens de contrôler et de développer le territoire qu'il occupe: police et armée, routes, communications, etc.

- enfin, ce groupe doit être en mesure de jouer un rôle valable comme membre de la communauté des nations par ses ambassadeurs, ses Casques bleus, etc.

 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    31 juillet 2010 07 h 22
    Mais, M. Perrier, ce droit existe et il est reconnu...
    Le fait que les Québécois aient été invités, sans contestation juridique de qui que ce soit, à se prononcer lors de deux référendum, en est la preuve
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    31 juillet 2010 07 h 41
    Une mémoire sélective...
    Il est de bon ton d'avoir une mémoire sélective dans certains milieux...

    Ne disait-on pas au cours de la grande immigration des XIXe et XXe siècles : « Quel beau pays nous aurions si ce n'était des habitants de ce pays ».

    Que voulait dire cette phrase ?

    Avons-nous été consultés en 1774 (Acte de Québec), en 1791 (Acte constitutionnel), en 1840 (Acte d'union), en 1867 (AABN) ? Non. Et nous avons refusé de signer la constitution de 1982 et la Cour suprême du Canada a décidé que nous faisions toujours partie du Canada. C'est vous dire.

    Que signifie tout cela ?

    M. Roseberry devrait relire l'histoire de son pays.

    Suggérerait-il qu'il n'y a pas eu assez de sang ?
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  • meme moi ici - Inscrite
    31 juillet 2010 08 h 01
    M. Onil Perrier, Bravo
    Puissiez vous être lu et surtout compris
    par TOUS les québécois...
    votre réponse à ce Philippe Roseberry
    donne envie de se retrousser les manches,
    et continuer d'avancer... comme peuple Québécois Français
    notre pays
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    31 juillet 2010 08 h 08
    Mémoire sélective...
    C'est bien beau se rappeler de certains événements mais vous semblez oublier le fait que les Anglais ont aussi apporté l'industrialisation,le développement économique,le canal Lachine,le CN, le CP,la voie maritime, l'aviation,les banques ,les commerces,les mines,l'exploitation forestière,l'entrepreneurship,l'éducation moderne, et j'en passe.

    Si ce n'était des Anglais nous serions encore une société d'agriculteurs, de coureurs des bois et de prêtres. Québec, Montréal, Trois-Rivières, Gaspé, le Saguenay, les Cantons de l'est ont tous été developpés par les Anglais et les Français en ont profité pleinement car ils se faisaient engager sans même avoir une formation adéquate.

    Ce sont les Anglais qui ont permis aux Français d'avoir un niveau de vie acceptable au Québec jusqu'à ce que les Francophones se décident enfin de se prendre en main, vers les années 60,et d'aller se chercher une éducation.
    De plus,d'après vos conditions pour l'accession à l'indépendance, l'île de Montréal correspond en tous points à vos critères alors elle aussi pourra demander son indépendance du Québec advenant le cas.
    Sur ce,bonne journée!
    Roger Sylvain
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  • Vailloche - Inscrit
    31 juillet 2010 08 h 39
    Le dénie sera toujours une bonne stratégie
    Une des conséquences du refus d'enseigner l'histoire du Québec ou de l'ancien Canada se fait sentir sur nos immigrants qui ne connaissent du Canada que la couleur du drapeau fédéraliste et le nom du premier ministre de cette pseudo-confédération à laquelle nous ne sommes pas inscrits. Le refus d'enseigner l'histoire dans nos écoles est une option politique qui refuse de reconnaître les faits historiques de la nation conquise. Ainsi on fait tomber dans l'oublie tout ce qui motiverait une identité nationale autre que canadienne. Rappelons-nous avec quel mépris les italo-canadiens pour ne nommer que ceux-là ont traité et traitent ici encore la langue française.
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  • martin grenier - Inscrit
    31 juillet 2010 08 h 55
    l'indépendense
    Quand il aura des chrétien et des trudeau a ottawa pas d'indépendence pour le québec
    grenier.martin@videotron.ca
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  • Askatasuna - Inscrit
    31 juillet 2010 10 h 14
    les méchants Iroquois
    Je suis d'accord avec l'essentiel du texte, cependant d'évoquer les attaques iroquoises du 17e siècle consiste à se tirer dans le pied. Si on se veut un défenseur de la liberté des peuples face à la domination étrangère, comment peut-on percevoir la résistance iroquoise comme faisant partie d'un vaste ensemble historique de violations des droits fondamentaux du peuple québécois? Bien au contraire, ces épisodes nous rappellent plutôt tristement que notre nation trouve elle-même ses fondements dans le colonialisme, la spoliation du territoire et l'ethnocide. Oui, le peuple québécois fut longtemps assujetti au colonialisme britannique et au néocolonialisme canadien, mais nous devons toujours garder en mémoire que cette nation s'est forgée sur les terres d'une dizaine de nations.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    31 juillet 2010 11 h 05
    Réponse à R. Sylvain
    Beau commentaire de colonisé. Après la conquête les autorités britanniques ont enlevé de force aux Canadiens et aux Français leurs droits de traite, de commerce et d'import-export pour les réserver à la Compagnie de la Baie d'Hudson et aux commerçants anglais fraîchement débarqués; de même, le commerce international devait se faire exclusivement avec l'Empire britannique. Même les échanges CULTURELS avec la France n'ont pu reprendre que vers 1850. Résultat, suite à la Conquête, environ dix mille Canadiens (sur 70 000) parmi les plus riches et les plus instruits sont repatis pour la France ou des colonies françaises. Jusqu'au milieu de vingtième siècle, les grandes entreprises discriminaient ouvertement dans l'embauche, un ingénieur ou un comptable "canadien-français" ne pouvait même pas rêver de travailler pour la Montreal Light, Heat and Power (ancêtre d'Hydro), le CN ou le CP, ou une des grandes banques, encore moins penser en devenir président. Encore sous Trudeau, on a passé une loi spéciiale à Ottawa pour empêcher la Caisse de Dépôt d'acheter une part importante du CP. Et les politiciens québécois serviles à la Sylvain, Duplessis même, réservaient encore le poste de ministre des finances du QUÉBEC à un anglophone!
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    31 juillet 2010 11 h 10
    On est bien traité
    Notre niveau de vie serait dû au fait que nous avons été conquis... ce qui nous amène à jouir du confort et de l'indifférence. Alors comment expliquer l'essor économique des É.U. qui se sont libérés de la G.B. à peu près en même temps qu'on se faisait conquérir ?

    Par ailleurs, toutes les nations dans les deux Amériques se sont construites sur les terres des Amérindiens; le Québec n'est pas un cas à part.
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  • Claude Beaulieu - Inscrit
    31 juillet 2010 11 h 13
    Nous et les "Sauvages"
    En vertu des ententes entre Dugas de Mons et les "Sauvages" (terme non-péjoratifs pour désigner à l'époque les Amérindiens), les Français et les Sauvages partageaient le territoire, sans prévalance d'une nation sur les autres. Les Sauvages étant des nomades, ils évitaient les prés et prairies en faveuer des bois où la chasse était bonne, alors que les Français et, plus tard, les Canadiens, des sédentaires, préféraient les territoires où l'agriculture pouvait se pratiquer facilement. Français et Sauvages n'étaient nullement en conflit, Il n'y a jamais eu sous le régime français de conflit armés entre Français et Sauvages, aucun ethnocide, aucun colonialisme. Les Iroquois de l'époque venaient du sud du lac Champlain, de la région de ce qui est aujourd'hui Albany. Ceux qui se sont convertis au catholicisme sont venu s'établir à Kanawake et n'était absolument pas hostile aux Français et Canadiens.
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  • dochagkchenpo - Abonné
    31 juillet 2010 20 h 05
    faux débat
    Combien ont été tués n'a rien avoir avec la question, qui est purement d'application des lois et traités. C'est une question de loi et non de faits et d'histoire, ce qui ne mène nulle part de toute façon.
    En passant, "j'y ai perdu une vingtaine de mes ancêtres" mérite de figurer dans le palmarès des plus belles perles de l'année.
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  • T. Julien - Inscrit
    1 août 2010 07 h 22
    Justification historique ???
    Vous pouvez apporter n'importe quelle justification historique la RÉALITÉ EST: les Québécois (francophones de souche ou autres), ne veulent pas de sécession.

    Le coût d'une sécession "unilatérale" par UNE MINORITÉ d'individus, serait désastreuse pour le Qc.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    1 août 2010 08 h 55
    Et la Belgique?
    Peut-on penser que si les Flamands finissent avoir leur propre état la communauté internationale fera obstruction? Ils n'ont pas vraiment souffert, ça c'est vrai. Un nouveau slogan, à intégrer peut-être aux droits de l'homme: il faut souffrir pour être libre! Ça m'rapelle que'que chose...

    Ma mémoire me dicte pourtant que la Tchécoslovaquie s'est divisée en deux sans trop de souffrance de part et d'autre, elle me titille aussi, me rappelant vaguement que Buda et Pest ne faisait qu'un jadis, idem pour les territoires qui les entourant. Il existe toutes sortes de pays qui ont obtenu leur indépendance, des plus ordinaires aux plus bizarres, et pour des raisons allant des meilleures au pires, et çaa dans le sang ou l'allégresse.

    Tout ça nous mène directement à un autre mythe: les états ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent sur leur territoire, à cause des droits de l'homme. Mon oeil!, pour ne pas dire autre chose. La Russie, la Chine entrre autres, et certaines théocraties, bafouent les droits démocratiques et humains à qui mieux mieux (des journalistes y sont tués, des femmes lapidées, les exécutions sommaires subsistes et j'en passe) et siègent à l'ONU!. Les droits des enfants qui sont inclus dans les précédant (Convention: 1990?) le sont... partout, pricipalement à cause des sectes et autres bidules religeux, Tout n'est qu'affaire de pouvoir et de liens commerciaux.

    En fait, comme le dit si bien dochagkchenpo, il s'agit de FAUX DÉBATS. Les fédéralistes se servent ces deux épouvantails pour effrayer les moineaux, les moineaux fragiles... de coeur et surtout d'esprit, croient-ils.
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  • Sansterre Gilles - Inscrit
    1 août 2010 09 h 28
    dochagkchenpo
    « dochagkchenpo »

    Cher ami,

    Auriez-vous l'amabilité de traduire en français cette expression tibétaine?

    Je crois que cela pourrait contribuer grandement au débat!

    Cordialement,
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  • Paul Verreault - Inscrit
    1 août 2010 09 h 57
    Et les Métis
    Il y a eu 2000 "filles du Roy" qui sont venus en "Nouvelle-France" et seulement 800 qui y sont restées, mariées surtout à des "gens de la haute société" qui retournèrent pour beaucoup en France après la Conquête. Ce qui fait que le peuple québécois est grandement métissé avec les "Sauvages" (du XVIIè au XXè siècles). Les droits "spéciaux" des 1ères Nations sont aussi valables pour les Québécois! Quant au 2 fois "nons", nous savons que les fédéralistes ont gagné en trichant et en faissant des promesses non tenues.
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  • Franfeluche - Abonné
    1 août 2010 12 h 41
    A M. Paquet
    Je tiens à vous le rappeler: Le référendum de 1995, on nous l'a carrément volé notamment en ne respectant pas la loi référendaire du Québec au niveau du financement de la campagne. En 1980, M. Trudeau a fait des promesses au Québécois, qui se sont traduites par le rapatriement unilatéral de la constitution.
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  • Claude Beaulieu - Inscrit
    1 août 2010 16 h 01
    La culture québécoise est une culture métisse
    Pour moi, il ne fait aucun doute que la culture québécooise est une culture métissée; à preuve, notre poête national, Gilles Vigneault. Si vous enlevez les influences amérindiennes de ses textes, il n'en reste pas grand chose.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    1 août 2010 16 h 59
    Correction
    Bien sûr j'aurais dû écrire :"Filles du Roy" sont venuEs.
    Monsieur Marc Tremblay, savez-vous que toutes les 1ères Nations de l'Amérique du Nord, sauf 2 (dont les Mohawks) étaient de fiers alliés des Canadiens de l'époque (Québécois aujourd'hui). Nous n'avons aucunement pris leurs Terres et de toute façon, par le métissage, nous formons aujourd'hui le même peuple. Les Britannos-Americans ont massacré les Amérindiens, même les 2 Nations qui étaient leurs alliés, c'est tout dire...
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  • Lanthier Claude - Inscrit
    1 août 2010 21 h 41
    un discours haineux Roger Sylvain
    J'accuse Roger Sylvain de tenir un discours haineux contre sont propre peuple. Des textes semblables devrait être interdit sur le site du Devoir.

    Lisez de nouveau son texte en changeant le mot Québec et québécois pour Afrique et africain pour bien saisir a quel point ce texte est inacceptable.

    «  C'est bien beau se rappeler de certains événements mais vous semblez oublier le fait que les Anglais ont aussi apporté l'industrialisation,le développement économique, la voie maritime, l'aviation,les banques ,les commerces,les mines,l'exploitation forestière,l'entrepreneurship,l'éducation moderne, et j'en passe.

    Si ce n'était des Anglais nous serions encore une société d'agriculteurs, de coureurs des bois et de prêtres. Pays X, Y et Z ont tous été développés par les Anglais et les AFRICAIN en ont profité pleinement car ils se faisaient engager sans même avoir une formation adéquate.

    Ce sont les Anglais qui ont permis aux AFRICAIN d'avoir un niveau de vie acceptable en AFRIQUE jusqu'à ce que les AFRICAINS se décident enfin de se prendre en main, vers les années 60,et d'aller se chercher une éducation.
    De plus,d'après vos conditions pour l'accession à l'indépendance, les VILLES BLANCHES correspondent en tous points à vos critères alors elle aussi pourra demander son indépendance des PAYS AFRICAIN advenant le cas.
    Sur ce,bonne journée!
    Roger Sylvain  »
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  • Simon Beaudoin - Inscrit
    2 août 2010 11 h 09
    Sommes nous opprimés aujourd'hui?

    Pour moi, la question n'est pas tant qu'on ait fait violence à nos ancêtres, mais bien qu'à nous, il ne semble rien se produire de comparable. S'il fallait prendre toutes les sociétés brimées à un moment ou l'autre de l'Histoire et les déclarer indépendantes, la carte du monde serait peuplée de pays isolés et se concurrençant pour des bouts de terre. Je ne me sens pas en danger et j'ai bon espoir que l'évolution des mentalités ait amenés la société canadienne, tout comme d'autres, à accepter la diversité culturelle, comme les européens sont arrivés à accepter la diversité religieuse.

    Je ne nie pas le passé impérialiste anglophone, mais je le considère lointain, suffisamment pour qu'on puisse ne pas oublier, mais du moins pardonner ces gestes passés. L'auteur de l'article principal semble négliger que des ruptures entre deux pays se font rarement sans que l'ancien "dominateur" croie en sa légitimité sur le territoire dont il est amputé, et donc que le principe amené susciterait d'énormes conflits qui n'aideraient en rien à une réconciliation entre cultures différentes. Je soutiens avec regret l'indépendance du Kosovo, car il semble que les Serbes ont commis des atrocités qui sont encore des plaies à vif.


    Une culture n'est pas tout à fait comme une personne, parce qu'elle n'est pas aussi tangible. J'affirme qu'elle peut vivre sans avoir besoin d'un État, et j'ose dire qu'un État n'a pas pour objectif de favoriser une nation particulière, mais de protéger ses citoyens. Il y a ainsi trois données à prendre en compte, l'État, la nation et les citoyens. Et un citoyen doit pouvoir appartenir à une nation qui n'est pas majoritaire dans l'État où il habite.

    Simon Beaudoin
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