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Marc Bellemare trouve inacceptable d'avoir à témoigner devant le DGE

La Presse canadienne   30 juillet 2010  Québec
Québec — L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare trouve inacceptable d'avoir à comparaître devant le Directeur général des élections alors que la question des serments de confidentialité des membres du gouvernement, auxquels il est soumis, n'est pas encore tranchée.

Quelques heures après avoir subi un revers devant la Cour supérieure, qui lui a ordonné de témoigner devant le DGE, M. Bellemare a affirmé qu'il interjettera prochainement appel de la décision, rendue hier par le juge Yves Alain.

«Toutes les questions que le DGE veut me poser sont bloquées par la question du serment et de la politique de confidentialité, a-t-il dit lors d'une entrevue à La Presse canadienne. Alors, c'est un problème à notre avis que la Cour supérieure doit régler dans un premier temps, mais comme il y a un désaccord avec le juge, on va demander à la Cour d'appel de trancher.»

M. Bellemare, dont les allégations de trafic d'influence dans la nomination des juges font les manchettes depuis des mois, a déclaré que M. Alain a erré sur des éléments déterminants.

«On trouve ça inacceptable d'avoir à aller devant le DGE avant que la question du serment et de la politique de confidentialité soit tranchée, a-t-il dit. Ça ne nous apparaît pas être le bon moyen. On ne veut pas aller en Cour supérieure 10 fois. On veut y aller une fois.»

Alors que sa date de comparution a été fixée au 20 août, M. Bellemare s'est montré persuadé de pouvoir obtenir une décision de la Cour d'appel en sa faveur avant cette date. «On va demander que le jugement du juge Alain soit cassé, d'un bout à l'autre», a-t-il dit.

En avril dernier, M. Bellemare avait déposé une requête pour faire annuler une assignation à comparaître du DGE, qui souhaitait l'entendre à la suite de ses allégations publiques concernant la possibilité que des entreprises puissent financer le Parti libéral du Québec, ce qui contreviendrait à la loi électorale.

Dans le document, M. Bellemare soutenait qu'il était lié par des serments de confidentialité l'empêchant de divulguer des informations dont il a pris connaissance dans le cadre de ses fonctions de ministre.

Par la suite, le DGE a fait savoir qu'il entendait faire casser cette requête en démontrant qu'il n'existait aucun lien entre les questions de financement politique et les fonctions ministérielles.

Hier, après avoir entendu les arguments de l'avocate représentant le DGE, Lucie Fiset, le juge Alain a estimé que M. Bellemare avait abusé des procédures judiciaires en tentant de faire annuler l'assignation à comparaître.

Au palais de justice de Québec, le magistrat a conclu qu'il était trop tôt pour déterminer si les questions des enquêteurs du DGE porteraient sur des faits liés aux fonctions ministérielles de M. Bellemare, qui sont couvertes par ses engagements de confidentialité.

«Le subpoena est clair et il vise à obtenir des explications de M. Bellemare à la suite de ses déclarations publiques aux médias concernant le financement corporatif, a-t-il dit. Son recours est prématuré et les questions qui lui seront posées relèvent du domaine de l'hypothèse.»

M. Alain a par ailleurs adressé un blâme au DGE en affirmant qu'il aurait dû agir avec plus de célérité dans ce dossier, qui commandait un traitement urgent.

«Il s'agissait d'un recours abusif, a-t-il dit. On s'est servi du tribunal pour avoir des délais.»
 
 
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  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 07h00
    La question du serment et de la confidentialité...
    Quelqu'un peut-il nous dire si j'ai mal compris la nouvelle récente à l'effet que le Conseil de ministres avait levé cette interdiction?
    G.P.

  • alen
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 07h33
    Le ridicule ne tue pas, ou ne tuez pas le ridicule
    On s'entend, Marc Bellemare devra s'expliquer un jour.

    Mais pour l'instant il semble plutôt être la mouche qui se sauve devant le coche, qui lui essaye de la terrasser. Poursuite au civil, enquête du DGE, commission d'enquête Bastarache, et quoi encore... Cet abus des tribunaux et des procédures judiciaires à la fin est en train de tourner au ridicule.

    Malgré tout, à la fin, nous serons toujours devant une question politique, qui implique des juges et leurs nominations, référée à ces mêmes juges et dont l'issue risque de ressembler éventuellement à un règlement de compte mafiosi.

    Vraiment, Messieurs, comme le ridicule ne tue pas, ne le tuez pas!

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 07h45
    Le début de la fin!
    Un ancien ministre de la Justice qui se situe au-dessus des lois! Quel bel exemple pour la société! La comédie commence à tirer à sa fin. Les pitreries ont assez duré. Une bien pitoyable et regrettable affaire qui a fait perdre beaucoup de temps, argent et énergie à bien du monde, sans oublier le discrédit additionnel apporté à la Justice au Québec.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 08h12
    Je suis tout à fait pour qu'on fasse la lumière, mais pas qu'elle soit trop aveuglante.
    En tant qu'ancien politicien, M. Bellemare connaît sûrement les dessous de la politique. Ce n'est certainement en politique qu'on rencontre le plus d'objectivité. Sous ce rapport, je me pose petite question. Le DGE est-il vraiment objectif dans cette affaire?

    D'un côté, je suis absolument d'accord pour que M. Bellemare témoigne devant le DGE. Mais, d'un autre côté, je ne suis pas sans savoir qu'il peut y avoir des dessous en politique que Bellemare connaît et qui, pour cette raison, lui font redouter son témoignage devant le DGE.

    Par conséquent, je suis d'accord que Bellemare témoigne devant le DGE, mais à la condition que ce ne soit pas une mascarade. Si c'en est une, Bellemare se jette dans la gueule du loup et en devient le principal bouffon. C'est peut-être ce que Bellemare redoute?

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 08h28
    Seul contre tous
    Quand on s'attaque à l'ordre établi, on se retrouve souvent tout seul. Pourtant toute la population y gagne chaque fois que l'ordre établi est ébranlé. Alors pourquoi toute la population n'est-elle pas derrière Marc Bellemare pour l'encourager à aller jusqu'au bout ?

    Serge Grenier

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 08h28
    DGE
    C’est qui ce DGE et qu’est qu’il vient faire dans le portrait ? C’est quoi cette histoire ? Le DGE est en charge de la bonne marche des élections, non ? Il a alors quoi à faire avec Bellemarre ?

    Si le DGE veut faire enquête, qu’il fasse dont enquête sur les dernières élections. Qu’il fasse enquête sur ce qui s’est passé pendant les incroyables 5 jours de vote par anticipation aux dernières élections. Qu’il fasse enquête sur le fait que le parti libéral a eu 5 jours pour vider les centres d’accueils et forcer ces pauvres gens, plusieurs plus ou moins confus, à voter pour le parti libéral.

    Si le DGE veut faire enquête, qu’il enquête sur le fait qu’à Sherbrooke, aux dernières élections, Jean Charest, lui-même, perdait largement les élections jusqu’à l’arrivé du vote par anticipation qui l’a fait gagner de justesse.

    Pour ce qui a rapport aux tribunaux et aux juges du Québec, Marc Bellemarre n’est pas sorti du bois. Les juges sont en quelque sorte témoins dans cette affaire Bellemarre, et ils demeurent juges dans cette affaire. Pas évident. Comment ne pas être en conflit d’intérêt dans un tel scénario ? Tant qu’à moi, c’est impossible …

    JL

  • MichelG
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 10h26
    Non
    Pas pour le temps du PQ l'interdiction reste effective

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 11h32
    À Michel G.
    Mais si l'interdiction est levée pour la période durant laquelle Marc Bellemare était ministre, M. Bellemare ne pourrait pas invoquer cet obstacle à son témoignage devant le DGE.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 13h27
    Pôvre petit martyr....
    Bellemarre ne pourra plus se dérober encore bien longtemps et sa radiation du Barreau lui pend déjà au bout du nez.....

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 18h44
    À monsieur Georges Paquet
    Monsieur,

    Allez voir le texte ci-dessous..Je pense que vous confondez choux et navets. De la rigueur SVP!!!! On ne parle absolument pas de la même chose...

    QUÉBEC, le 2 juill. 2010 /CNW Telbec/ - Le Conseil des ministres a adopté
    un décret afin de lever le serment de confidentialité de certaines personnes.
    Elles pourront ainsi répondre aux questions du commissaire Bastarache et des
    autres parties dont le statut de participant a été reconnu par la Commission.
    Les personnes visées par le décret sont les suivantes :

    <<
    - Jean Charest, premier ministre du Québec;
    - Kathleen Weil, ministre de la Justice et procureure générale;
    - Marc Bellemare, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Jacques Dupuis, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Yvon Marcoux, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Gérard Bibeau, secrétaire général du Conseil exécutif;
    - André Dicaire, ex-secrétaire général du Conseil exécutif.
    >>

    Aux mêmes fins, le premier ministre, monsieur Jean Charest, a relevé Marc
    Bellemare de son engagement de confidentialité d'après-mandat.
    Rappelons que le gouvernement du Québec a mis en place la Commission
    Bastarache afin de faire toute la lumière sur les allégations de Marc
    Bellemare concernant le processus de nomination des juges.

  • irishspring
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 18h47
    C'est tough, d'affronter le Bulldozer libéral!
    David contre Goliath. Ce n'est pas un secret pour le commun des mortels au Québec qu'il y'a des individus haut placés qui tire les ficeles
    dans l'ensemble du Gouvernement en place. Des pions, il y'en a partout, la cour supérieure du Québec ne fait pas exception, la tactique
    psychologique, épuiser son sujet par toute sorte de manoeuvres va user son homme.
    En quoi le Directeur des élections , qui n,est nullement concerné, peut-il faire la lumière sur la nommination des Juges.
    Je ne suis pas avocat, ni juge mais le Juge de la Cour Supérieur, a sans doute eu des directives, M.Bellemare allez faire un cirque devant le Directeur des élections.
    Pourquoi ne pas avoir obligé le Gouvernement, M.Charest et cie, de lever le serment qui lie cette ancien ministre, non, l'affaire n'est pas finie.
    Bravo à M. Bellemare, on sait que c'est dur sur le système nerveux.
    Plusieurs Québéçois sont derrière vous, votre tenacité est un exemple.
    Au même titre que M.Robinson qui se bat contre les Cinar et cie.
    En bon français....flusher ce DGE, qui n'a aucun rapport avec cette cause. Focus, focus et focus . Laissesz faire les pantins et les gignoles Peter

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    vendredi 30 juillet 2010 18h52
    Dans tout ce bordel, on ne connaîtra peut-être jamais la vérité

    Commission Bastarache: aucune crédibilité car créée par le chef qui est partie prenante, ridicule. Organiser une commission d'’enquête «dépendante» en 24 heures, faut le faire! En plus, payer ce cirque avec nos impôts pour une attaque personnelle, ben oui sinon il n'y aurait pas eu de procès au civil aussi?

    DGE aucun pouvoir ou presque pour aller au fond des choses.

    Procès au civil avec possibilité d'utiliser dans sa cause ce qui se dit à la commission et auprès du DGE. Et, en plus, si jamais le juge choisi (par qui?) pour ce procès faisait partie de ceux qui ont été nommés par «influence indue»? Si ces accusations sont vraies naturellement.

    Innocent ou coupable, aucun citoyen ne pourrait tenir avec une si grosse machine contre lui, aucune défense pleine et entière possible dans les circonstances. Toutes ces mesures sentent la vengeance.

    Alors, dans les circonstances, la possibilité que l’on connaisse la vérité un jour sont à peu près nulles.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 11h04
    Trop tard....
    Bellemarre aurait dû savoir ce à quoi il s'exposait lorsqu'il a fait ses déclarations à l'emporte-pièce sur la place publique. Maintenant, qu'il assume.... et qu'il cesse d'utiliser de faux-fuyants pour s'éviter de témoigner devant les instances concernées. Il s'est attiré lui-même les foudres de la magistrature en la dénigrant sur la place publique et en laissant planer un doute sur son intégrité. Pour un avocat, ce n'est pas trop fort....!

    Trop tard maintenant pour revenir en arrière, le mal est fait. Il n'existera plus aucune porte de sortie lorsqu'il aura épuisé tous ses recours juridiques et ses commanditaires et bailleurs de fonds actuels vont le laisser tomber un à un!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 13h54
    La classe politique discréditée
    Les juges sont complèment discrédités aux yeux de l'opinion publique. Le juge Alain qui ne devrait pas siéger, ayant été arrêté paqueté au volant de son auto; Bastarache trop près des libéraux et ayant été nommé par un accusé qui se veut juge et partie.

    Le grand responsable : Charest, dont la turpitude n'a d'égale que son culot. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comme tous les dirigeants politiques, il devrait s'en sortir. Mais comme Chrétien, il emportera son parti dans sa chute. Et pour longtemps

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    samedi 31 juillet 2010 19h28
    Une petite question sur les pouvoirs d'enquête du DGE
    Lorsqu'il questionne quelqu'un qui est soupçonné d'avoir servi de prête-nom pour son employeur pour un don à un parti politique, a-t-il le pouvoir de vérifier le compte de banque de l'employé et de l'employeur. Il pourrait ainsi vérifier si le montant payé par son employé a été remboursé par son employeu, au moins pour la partie du don qui n'est pas remboursable par l'impôtr? Ou alors son seul pouvoir se résume-t-il à poser la question et se contenter de la parole de l'employé?

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 20h20
    La turpitude...
    Charest, dont la turpitude n'a d'égale que son culot. (Marc Tremblay)
    ------------------------------

    Je gage que notre diplômé en science PO ne connaît pas le vrai sens du mot turpitude; il a dû lire ça quelque part, sinon il saurait que ce mot s'applique également à sa cheffe; n'est-ce pas un mot qu'elle a employé lors de son dernier congrès et/ou rassemblement des dames de St-Anne!

    Ce mot a dû frapper l'imaginaire de notre ardent partisan

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