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Lettres - La liberté des peuples!

Normand Rousseau - Gatineau, le 28 juillet 2010  30 juillet 2010  Québec
Au-delà de toutes les lois sur la clarté, de toutes les décisions de la Cour internationale de justice, au-delà de toutes les «nuanceries» de nos Cours suprêmes, est-ce qu'on ne pourrait pas accepter tout simplement un principe fondamental: celui de la liberté des peuples?

Nous avons toutes les libertés: de religion, de presse, d'expression, de libre-échange, de libre circulation des biens et des capitaux, mais nous n'avons pas la liberté des peuples.

Avons-nous besoin de reconnaissance internationale? Est-ce que l'indépendance du Québec obtenue par un référendum démocratique pourrait être compromise par le copinage de Sarkozy et de Desmarais ou par un peuple africain qui balancerait son consentement pour une aide fédérale canadienne? Est-ce qu'il faut vraiment être un peuple exploité, dominé, colonisé, martyrisé, canonisé pour avoir accès au paradis de l'indépendance?

Quand accéderons-nous à une véritable civilisation? Un peuple qui veut se donner un pays ne devrait jamais trouver aucun obstacle sur son chemin vers l'indépendance.

 
 
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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 02h36
    Bravo!
    Les autres occupent la place libre. Ensemble tout est possible cessons de se laisser séparer pour mieux nous diviser. Simplement debout!

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 07h24
    Un peu de sérieux s.v.p !
    Il suffit d'être un peuple pour acquérir son indépendance ? Ce n'est plus de l'utopie, c'est de la folie? Imaginez le territoire morcelé du Québec et du Canada avec les dizaines de peuples autochtones disséminés partout ! Comment règle t-on la situation des Roms, Gitans qu'on retrouve partout en Europe de la Belgique jusqu,au Portugal, de la France jusqu'à l'Ouest de la Bulgarie ? Et les Libanais plus nombreux à l'extérieur de leur pays qu'à l'intérieur ?

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 07h34
    Les intérêts des États
    L'autodétermination des peuples est un principe juridique, mais surtout un principe politique. Donc un principe qui se situe dans un cadre historique et politique donné. En d'autres termes, ce n'est pas un principe angélique... mais bien un qui se situe dans le cadre des rapports de force internationaux. Chaque État voit à ses intérêts en ce domaine comme dans d'autres. Bref, le tout ne relève pas du paradis..., M. Rousseau.

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit international

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 07h48
    Normand Rousseau défonce une porte ouverte...
    La Cour suprême et les lois canadiennes obligent le gouvernement canadien à négocier avec le gouvernement québécois si éventuellement les Québécois se prononçaient de façon évidente pour l'indépendance de leur province de la fédération canadienne. Est-ce qu'on a besoin d'exiger ce qui existe déjà?

  • Simon Beaudoin
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 08h52
    Et comment fonctionne ce principe?
    Cet article illustre parfaitement la voie que je suis persuadé que nous ne devons pas prendre. La prendre, ce serait s'exposer à des bouleversements majeurs dans le monde. Je suis même surpris que, réellement, quelqu'un puisse sortir ce principe d'autodétermination qui a engendré tant d'excès au XXe siècle.

    Le problème principal qu'amène cette vision des choses, à mon avis, c'est que si le principe est apparemment noble et "positif", plein d'affirmation nationale et de fierté retrouvée, il ne résiste pas à une vision plus élargie du monde. À moins de créer comme par magie de nouvelles terres pour y caser les nouveaux pays, ces indépendances réclamées à hauts cris se feront nécessairement au détriment d'autres peuples, qui pensent aussi avoir droit à ces territoires.

    Superposez des cartes des revendications de chaque peuple au monde et vous vous rendrez compte de l'impossibilité de bien s'entendre si on se divise le territoire, qui est par essence limité, selon un principe quelconque. Ma solution reste la même de commentaire en commentaire sur ce sujet : Apprenons à vivre ensemble dans des pays raisonnablement diversifiés et où les peuples ne sont pas opprimés pour ce qu'ils sont.

    Je dirais que je suis d'accord avec l'affirmation contenue dans la question ironique de monsieur Rousseau. Pour en arriver à l'extrémité de l'indépendance, il faut que la preuve ait été faite qu'aucune cohabitation n'est possible. Si l'on se place dans une perspective de justice internationale embryonnaire, ceci aurait même pour effet de décourager certains pays d'opprimer leurs minorités, sachant qu'ils pourraient perdre le territoire où ces dernières sont situées.

    Simon Beaudoin

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 20h06
    L'oeuf ou la poule
    Il y en a qui disent que le nationalisme a engendré beaucoup d'excès. Je dirais que le refus de reconnaître ces nationalismes par les états fédéraux est la principale cause des guerres.

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