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Un juge décide que Marc Bellemare doit aller témoigner devant le DGE

La Presse canadienne   29 juillet 2010 14h44  Québec
Selon le tribunal, le recours de l’ex-ministre était abusif. <br />
Photo : Archives Le Devoir
Selon le tribunal, le recours de l’ex-ministre était abusif.
Le juge Yves Alain a ordonné aujourd’hui à Marc Bellemare d’aller témoigner devant le Directeur général des élections. Le magistrat a affirmé que son jugement est exécutoire, même si M. Bellemare a indiqué qu’il a l’intention d’en appeler.

Les avocats de M. Bellemare et du DGE, qui s’opposaient au Palais de justice de Québec, ont fixé au 20 août la date de comparution de M. Bellemare devant le responsable de l’application de la loi électorale.

M. Alain a conclu que le recours de l’ex-ministre était abusif et ne visait qu’à gagner du temps.
Selon le juge, M. Bellemare aurait dû se présenter devant les enquêteurs du DGE pour faire valoir les objections que son avocat a tenté en vain de défendre en cour aujourd’hui.

M. Alain blâme d’autre part le DGE pour ne pas avoir agi plus rapidement alors que l’assignation à comparaître envoyée à M. Bellemare constitue une affaire urgente.
Au terme de l’audience, l’avocat de M. Bellemare, Jean-François Bertrand, a déclaré que son client en appellera de la décision du juge Alain.

«J’ai le droit de porter ça en appel, c’est ce qu’on va faire», a-t-il dit.

À ses côtés, M. Bellemare n’a fait aucun commentaire.

Selon M. Bertrand, la Cour d’appel décidera si son client est tenu de comparaître devant le DGE.
«C’est la Cour d’appel qui décidera de ce qui se passe pour le 20 (août)», a-t-il dit.

En mars, le DGE avait assigné M. Bellemare à comparaître relativement à ses allégations de trafic d’influence de collecteurs de fonds libéraux dans la nomination des juges.

Mais l’ancien ministre a ensuite décidé de contester cette procédure, soutenant qu’il ne sait rien des pratiques de «financement corporatif» au Parti libéral du Québec, hormis ce dont il a été témoin dans le cadre de ses fonctions.

Dans sa requête pour faire annuler l’assignation du DGE, M. Bellemare a joint des documents du conseil exécutif qui, selon lui, démontrent qu’il ne peut divulguer quoi que ce soit dont il aurait pris connaissance lors de son passage au gouvernement, d’avril 2003 à avril 2004.

Les allégations de M. Bellemare ont incité le premier ministre Jean Charest à mandater une enquête publique sur le processus de nomination des juges, présidée par l’avocat Michel Bastarache, et à intenter une poursuite en diffamation de 700 000 $ contre son ancien ministre.
 
 
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  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 17h20
    Un comportement déshonorant!
    Dire que Marc Bellemare a déjà été ministre de la Justice! Quel bel exemple pour la société est son comportement! Comme si cet ancien ministre oublait ou plutôt se fichit comme l'an quarante que nous vivons sous un État de droit. Quelle déshonorante histoire; digne d'une république de bananes!

  • 93Licar
    Abonnée
    jeudi 29 juillet 2010 17h39
    Ça sent le roussi!
    Si on me disait que Marc Bellemare nous a «monté un beau grand bateau» avec la complicité des Libéraux, je commencerais à le croire.

    Je me demande si on en arrivera à trouver que ses allégations sont fausses et farfelues parce qu'il refuse de témoigner et que, si elles sont fausses en ce qui a trait aux pressions politiques lors de la nomination des juges, tout ce pourquoi on réclame une enquête doit être faux et farfelu aussi, ce qui renforcera le Gouvernement Charest dans son intention qu'il n'y ait jamais d'enquête sur les partis politiques et le pouvoir de l'argent!

    Il me semble que ça commence à ressembler à du «niaisage» ce refus de témoigner : monsieur Bellemare ne risque quand même pas d'être déporté dans un goulag parce qu'il aura enfin osé dire ce qu'il a supposément tellement envie de nous dire!

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 18h32
    Aurait-il accusé sans preuve?
    Le comportement de Marc Bellemare ressemble à celui d'une personne qui aurait lancé des accusations, pensant que sa crédibilité serait assez grande pour qu'il n'ait pas à produire de preuve de ce qu'il avait avancé. C'est vai qu'à l'époque, les Péquistes, guidés par la stratégie de Pauline Marois de lancer autant de "merde" que possible à Jean Charest, se sont mis à croire, dur comme fer, tout ce que Marc Bellemare pouvait dire qui nuirait aux Libéraux.

    Maintenant que toutes les portes lui sont ouvertes et que tous les obstacles sont levés, M. Bellemare décide d'utiliser tous les recours auxquels il peut penser pour éviter de dire ce qu'il a dit mille fois qu'il avait à dire. Cesait-ce qu'il lui manque les preuves que les Péquistes croyaient qu'il avait?

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 18h41
    Y a-t-il meilleure façon d'alimenter le cynisme des citoyens...?
    Michel Lebel parle de comportement déshonorant. J'ajouterais qu'il nourrit le cynisme des citoyens envers leur système politique et judiciaire. Nous voyons un ex-ministre de la Justice, dont le mandat était de démontrer aux citoyens que le système judiciaire devait être respecté, prendre tous les moyens pour l'empêcher de fonctionner.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 21h50
    Et la levée de la règle de la confidentialité?
    Comment comprendre, qu'un journaliste qui suit le moindrement cette question ne trouve pas l'espace dans son texte pour rappeler aux lecteurs que le Conseil de ministres a décidé, il y a quelques semaines de dispenser M. Bellemare et tous les membres du Cabinet de la règle de confidentialité qui aurait pu s'appliquer aux délibérations du Conseil des ministres durant la période en examen. Donc plus rien ne s'oppose à ce que M. Bellemare dise tout ce qu'il avait envie de dire, sans crainte de violer quelque règlement que ce soit.

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 09h13
    ÀS Georges Paquet
    Monsieur,

    Allez voir le texte ci-dessous..Je pense que vous confondez choux et navets. De la rigueur SVP!!!! On ne parle absolument pas de la même chose...

    QUÉBEC, le 2 juill. 2010 /CNW Telbec/ - Le Conseil des ministres a adopté
    un décret afin de lever le serment de confidentialité de certaines personnes.
    Elles pourront ainsi répondre aux questions du commissaire Bastarache et des
    autres parties dont le statut de participant a été reconnu par la Commission.
    Les personnes visées par le décret sont les suivantes :

    <<
    - Jean Charest, premier ministre du Québec;
    - Kathleen Weil, ministre de la Justice et procureure générale;
    - Marc Bellemare, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Jacques Dupuis, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Yvon Marcoux, ex-ministre de la Justice et procureur général;
    - Gérard Bibeau, secrétaire général du Conseil exécutif;
    - André Dicaire, ex-secrétaire général du Conseil exécutif.
    >>

    Aux mêmes fins, le premier ministre, monsieur Jean Charest, a relevé Marc
    Bellemare de son engagement de confidentialité d'après-mandat.
    Rappelons que le gouvernement du Québec a mis en place la Commission
    Bastarache afin de faire toute la lumière sur les allégations de Marc
    Bellemare concernant le processus de nomination des juges.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    vendredi 30 juillet 2010 19h07
    Alors que Marc Bellemare dénonçait l'argent échangé contre influence auprès du premire ministre
    «Rappelons que le gouvernement du Québec a mis en place la Commission Bastarache afin de faire toute la lumière sur les allégations de Marc Bellemare concernant le processus de nomination des juges.»

    M. Bellemare ne mettait pas le sujet de cette commission en doute. Ce qu'il dénonçait était l'argent recueilli par le parti utilisé pour influencer le choix des juges «après» le processus normal qui en propose 3, je crois.

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 00h12
    À madame Micheline Gagnon
    Madame,

    Vos propos sont tout à fait jutes. Voilà pourquoi la Commission Bastarache est tout simplement inutile car son mandat est si étroit que la question soulevée par Marc Belllemare sera noyée dans le processus.

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