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Lettres - Notre langue a besoin d'amour!

Yvan Giguère, Saguenay, le 26 juillet 2010  28 juillet 2010  Québec
Notre langue française, il nous faut l'imposer plus que jamais en notre terre d'Amérique, tel un drapeau posé aux quatre vents du monde.

Il nous faut l'aimer, avant qu'elle ne s'amenuise en notre voix ou qu'elle ne nous glisse des doigts. Elle est en péril dans les braises d'un feu ardent qui l'avait portée jusqu'ici au Québec. Évitons sa mort annoncée.

La langue française témoigne de notre passé et fermente les mots de notre avenir. Elle demeure présente à nous redire. Elle nous situe en notre décor. Elle nous abrite! Au coeur même de Montréal, elle se fait minoritaire. Cessera-t-elle de battre? À Québec, pourra-t-elle encore chanter? Deviendra-t-elle un objet de notre folklore? Soyons vigilants à la savoir encore ancrée chez nous. La langue française a besoin de notre amour, tout simplement.

***

Yvan Giguère, Saguenay, le 26 juillet 2010
 
 
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  • Roger Sylvain
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 09h16
    Imposition du français=perte de contrôle
    Le Québec se comporte comme un parent qui perd le contrôle sur son enfant et qui décide de le frapper pour l'obliger à se conformer.

    À court terme le Québec pourra peut-être obtenir son objectif mais à long terme il est certain qu'il n'obtiendra jamais le respect qu'il recherche.

    L'enfant decidera soi de se rebeller ou bien de sacrer son camp.

    Je suggere au Québec d'accepter tous ses enfants comme ils sont et de les aider à s'épanouir dans leur diversité.
    Il n'y a rien de pire pour un enfant que de savoir qu'il est le mouton noir de la famille et qu'il n'a pas les même privilèges que les autres.
    Bonne réflexion!
    Roger Sylvain

  • André Doré
    Abonné
    mercredi 28 juillet 2010 10h15
    Une inspiration...
    Quel beau texte, monsieur Giguère, et... tellement plein de réalisme. En effet, notre langue, il faut l'imposer par l'exemple et corriger parfois ceux qui la maltraitent. Je l'ai fait récemment dans un magasin, la veille de la fête nationale des québécois. Un jeune employé ne voyait pas l'importance de se corriger, mais un autre employé d'expérience m'a soutenu dans ma démarche, et a fait corriger la faute. Discutant avec ce dernier, il m'a raconté qu'il était allé lui aussi en Louisiane, tout comme moi...
    Pour ceux qui croient qu'une langue ne meurt pas... qui se cachent la tête dans le sable... on devrait les envoyer visiter ce coin des États-Unis...
    J'ai imprimé cette lettre en gros caractères, format 8X10, et je compte l'encadrer pour la mettre bien à la vue dans mon foyer. L'été, je garde mes petits enfants qui habitent la région de l'Outaouais... et j'espère les inspirer... ils en ont souvent besoin...

  • Jean Richard
    Abonné
    mercredi 28 juillet 2010 10h46
    Imposer le français ou s'imposer en français ?
    Québec ne veut plus chanter en français ? Ce n'est pas si grave : l'avenir du français en Amérique ne passe pas par Québec. Et qu'on se le dise une fois pour toutes : le Festival d'été de Québec n'est pas une manifestation culturelle mais un gros spectacle de super-stars industrielles, du moins vu de son côté le plus apparent.

    Les jeunes Québécois francophones de souche passent à l'anglais pour faire plus international. Bof ! Ils confondent simplement internationalisme et impérialisme culturel.

    Vous voulez une belle leçon de français ? Allez vous promener rue Saint-Hubert dans Rosemont. Vous y entendrez de l'espagnol, beaucoup d'espagnol, parlé par des gens qui sont fiers de leurs racines. Si vous ne maîtrisez pas cette langue, vous pouvez quand même converser avec eux et vous découvrirez qu'ils sont capables de le faire dans un français souvent meilleur que celui entendu sur les Plaines d'Abraham ou dans les cegeps. Si les Latinos sont fiers de leur langue maternelle, pourquoi aurions-nous honte de la nôtre.

    La survie du français passera par ceux qui sont fiers de s'affirmer dans cette langue (sans ignorer les autres langues) et non dans la répression linguistique.

  • Pierre Hugo
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 11h08
    L'école buissonnière!
    Il n'est pas une question d'enfants et de parents qui perdent le contrôle...
    On parle ici d'un peuple et d'une culture d'instinct.Ce texte est un autre cri d'alarme.
    Qui veut voir le Québec devenir la nouvelle Orléans du Canada. Il faudra se battre maintenant et
    à l'avenir pour rester ce que nous sommes. Mais pour finir sur les commentaires de monsieur Roger Sylvain
    qui compare cette situation à des parents qui perdent le contrôle sur leurs enfants, il est préférable pour des les parents, qui deviennent des
    monstres à deux têtes, de se séparer pour leurs propres bienêtres et celui de leurs enfants. Pour ce qui est des gamins, ils ont
    besoin d'encadrement (discipline), mais aussi d'amour, parce que des enfants, ça préfère toujours plus le McDo et
    l'école buissonnière....

  • André Mcnicoll
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 16h00
    Tolérance ou suicide ?
    Je suis d'accord avec l'article de monsieur Giguère. Ceux qui proposent la tolérance commencent à m'exaspérer. Ils ne semblent pas avoir compris que la francophonie est minoritaire et surtout, menacée, en Amérique du Nord. Ils n'ont pas compris que depuis la conquête, en 1759, les vainqueurs n'ont cherché qu'une chose: nous assimiler à leur culture. Et ce n'est pas fini ! Même si je me dis parfois que ça achève. Le Français est devenu minoritaire à Montréal. Si ce n'est pas suffisant pour s'alarmer, je me demande bien ce que ça prend ? Toutes nos tentatives pour défendre notre culture ont été neutralisées par la "Supreme Court of Canada". Ça fait deux siècles et demi qu'on essaie de survivre en Français ici. On parle de survie, pas d'épanouissement ! Et il faudrait être tolérant, ne rien imposer aux nouveaux arrivants. Non mais, ça ne va pas ? Qu'est-ce qu'on attend pour se réveiller ?

    André Mc Nicoll, Montréal

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