De nouvelles voix s'élèvent contre l'aide de l'État à la mine Jeffrey
De plus en plus de voix s'élèvent pour exhorter les gouvernements fédéral et provincial à cesser l'extraction de l'amiante et à en interdire l'exportation. Préoccupées par les risques que présente ce minerai pour la santé publique, l'Association médicale québécoise (AMQ), l'Association médicale canadienne (AMC), l'Association canadienne de santé publique (ACSP) et la Société nationale des spécialistes pour la médecine communautaire (SNSMC) ont demandé mercredi au premier ministre Jean Charest de ne pas accorder la garantie de prêt de 58 millions que réclame la mine Jeffrey d'Asbestos. Récemment, plus d'une trentaine de médecins avaient écrit au ministre de la Santé, Yves Bolduc, pour lui demander de faire empêcher ce projet, et la Société canadienne du cancer s'était également prononcée contre.
Même si le Canada a imposé des restrictions sévères sur l'utilisation de ce minerai ici même au pays, il demeure le cinquième exportateur en importance d'amiante chrysotile. Environ 95 % de la production des deux mines encore actives au Canada, toutes deux situées au Québec, se destine à des pays en développement comme l'Inde et l'Indonésie. Contrairement au Canada, ces pays n'ont pas de réglementation ni de programmes de santé et sécurité au travail pour sensibiliser les travailleurs et leur famille aux dangers de l'amiante.
Pendant que le gouvernement Charest réfléchit sur le sort de la mine, les tenants de sa réouverture clament que la reprise de cette activité créerait 450 emplois directs en plus d'assurer la survie de la mine pour les 25 prochaines années.
Même si le Canada a imposé des restrictions sévères sur l'utilisation de ce minerai ici même au pays, il demeure le cinquième exportateur en importance d'amiante chrysotile. Environ 95 % de la production des deux mines encore actives au Canada, toutes deux situées au Québec, se destine à des pays en développement comme l'Inde et l'Indonésie. Contrairement au Canada, ces pays n'ont pas de réglementation ni de programmes de santé et sécurité au travail pour sensibiliser les travailleurs et leur famille aux dangers de l'amiante.
Pendant que le gouvernement Charest réfléchit sur le sort de la mine, les tenants de sa réouverture clament que la reprise de cette activité créerait 450 emplois directs en plus d'assurer la survie de la mine pour les 25 prochaines années.
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