Jugement Dugré sur le cours ECR - Québec solidaire veut une charte sans équivoque sur la laïcité
Le jugement Dugré, qui donne raison à l'école secondaire Loyola de vouloir donner le cours Éthique et culture religieuse (ECR) dans une perspective catholique, n'a pas fini de faire parler de lui. Hier, Québec solidaire saluait la décision du gouvernement d'interjeter appel et va jusqu'à proposer qu'on change la Charte des droits et libertés pour y inscrire, sans équivoque, la laïcité de l'État et de ses institutions. «L'absence d'un règlement ou d'une loi permettant au ministère de l'Éducation d'imposer sa perspective laïque est à la base de ce jugement», a indiqué Françoise David, présidente et porte-parole de Québec solidaire.
Pour l'Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR), l'enseignement du cours ne peut pas se faire dans une perspective confessionnelle. «J'hésite à utiliser le mot "neutre" ou "laïque". C'est un devoir de réserve. Comme enseignant, on n'a pas à exprimer sa foi personnelle. Nous, on présente des faits, observables; on n'a pas à venir influencer les élèves», a indiqué Sylvain Fournier, président de l'AQECR. Pour lui, le cours est mal compris du grand public. «Le cours, c'est réfléchir sur les enjeux éthiques. Ce n'est pas de l'endoctrinement», a-t-il insisté.
Christian Paulhus, qui donne le cours ECR en 1re et 2e secondaire à l'école de Chambly à Montréal, est plutôt d'avis que la perspective laïque est une idéologie que tente d'imposer le gouvernement. «Ce n'est pas possible de donner le cours ECR à partir d'une posture laïque. Donner un cours d'éthique, pas de problème, c'est neutre. [...] mais la culture religieuse? Over my dead body. Je ne vais pas dire aux jeunes que la vérité n'existe pas», a-t-il indiqué, en se disant un croyant tout en étant pour la déconfessionnalisation des écoles. Il appuie le jugement Dugré, car il estime qu'une école privée comme Loyola, même si elle est subventionnée par l'État, a le droit d'imposer sa perspective. Québec solidaire souhaite pour sa part que l'État cesse le financement des écoles privées.
Pour l'Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR), l'enseignement du cours ne peut pas se faire dans une perspective confessionnelle. «J'hésite à utiliser le mot "neutre" ou "laïque". C'est un devoir de réserve. Comme enseignant, on n'a pas à exprimer sa foi personnelle. Nous, on présente des faits, observables; on n'a pas à venir influencer les élèves», a indiqué Sylvain Fournier, président de l'AQECR. Pour lui, le cours est mal compris du grand public. «Le cours, c'est réfléchir sur les enjeux éthiques. Ce n'est pas de l'endoctrinement», a-t-il insisté.
Christian Paulhus, qui donne le cours ECR en 1re et 2e secondaire à l'école de Chambly à Montréal, est plutôt d'avis que la perspective laïque est une idéologie que tente d'imposer le gouvernement. «Ce n'est pas possible de donner le cours ECR à partir d'une posture laïque. Donner un cours d'éthique, pas de problème, c'est neutre. [...] mais la culture religieuse? Over my dead body. Je ne vais pas dire aux jeunes que la vérité n'existe pas», a-t-il indiqué, en se disant un croyant tout en étant pour la déconfessionnalisation des écoles. Il appuie le jugement Dugré, car il estime qu'une école privée comme Loyola, même si elle est subventionnée par l'État, a le droit d'imposer sa perspective. Québec solidaire souhaite pour sa part que l'État cesse le financement des écoles privées.
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