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Charest ne contrôle plus l'«agenda» politique

Le premier ministre veut parler d'économie, mais ce sont les questions d'intégrité qui occupent l'esprit de l'électorat

Robert Dutrisac   12 juin 2010  Québec
Début de la session parlementaire en janvier
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Début de la session parlementaire en janvier
Québec — Il y a presque un mois, Jean Charest affirmait solennellement, devant l'Union des municipalités du Québec (UMQ), sa ferme intention de faire adopter le projet de loi 48 sur le code d'éthique des députés. Il était même prêt à renoncer à son encombrante rallonge de 75 000 $. Mais au terme de la session qui s'est terminée hier, le premier ministre n'a réussi qu'à afficher son impuissance. C'est bien à l'image de cette session, qui passera à l'histoire comme l'une des plus improductives: le gouvernement Charest, occupé à repousser les attaques de l'opposition qui a réussi à remettre en cause son intégrité, ne contrôle plus l'«agenda» politique.

En faisant son bilan de la session, Jean Charest a fait un aveu implicite. C'est l'économie qui préoccupe les Québécois, a-t-il soutenu en procédant à un long exposé des réalisations de son gouvernement à ce chapitre. Or ce sont les questions d'intégrité qui occupent l'esprit de l'électorat, ce que les récents sondages, désastreux pour le Parti libéral et son chef, confirment. C'est la confiance de la population envers ce gouvernement — et envers toute la classe politique — qui est minée.

On peut certes accuser les péquistes d'avoir traîné les pieds lors de l'étude du projet de loi 100 sur le budget, que Raymond Bachand a présenté. Mais on ne peut en dire autant à l'égard du projet de loi 48, dont l'étude progressait bien, mais pas aussi vite que le souhaitaient les libéraux. Jean Charest a accusé Pauline Marois d'avoir renié sa parole quand elle s'est engagée à appuyer le projet de loi si deux conditions étaient remplies: l'abandon par le premier ministre de son salaire du PLQ et l'interdiction pour un ministre de détenir un intérêt important dans une entreprise qui fait affaire avec le gouvernement (la clause Whissell). Il est vrai que ces deux conditions seraient remplies, mais en suivant la logique du premier ministre, il aurait fallu que les parlementaires adoptent le projet de loi 48 les yeux fermés, sans apporter d'amendements.

Désorganisé

Ce sont les simples députés des deux côtés de la Chambre qui auraient regimbé. Jean Charest profitera personnellement de ce report, signaleront les plus cyniques: il a reconnu hier qu'il recevra sa prime tant que le projet de loi 48 ne sera pas adopté.

Sur le plan législatif, le gouvernement Charest est apparu particulièrement désorganisé. Des consultations générales sur des projets de loi d'importance, comme celui sur les mines et celui sur les accommodements dans l'administration publique, ont débuté pour être remises à plus tard après quelques séances. Le gouvernement a paru se réveiller soudainement quand, à la mi-mai — à la fin de la session qui s'est amorcée le 9 février dernier —, il chargea la Commission des institutions de commencer l'étude article par article du projet de loi 48 et du projet de loi 93 sur le financement des partis politiques, à tour de rôle, d'ailleurs. Si le premier était si prioritaire, pourquoi cette commission a-t-elle dû perdre du temps à se pencher sur le deuxième, qu'elle n'a fait qu'effleurer?

Non seulement la session a été une des plus improductives, mais, de mémoire d'homme, elle a été la plus hargneuse. En 25 ans de vie politique, Jean Charest n'a jamais vu ça, a-t-il laissé tomber hier. Il a rejeté la faute sur Pauline Marois, «la tueuse» autoproclamée. Jamais n'a-t-il subi pareil traitement de la part de Lucien Bouchard, Bernard Landry ou André Boisclair, s'est plaint le premier ministre. C'est réciproque, peut-on croire: Pauline Marois semble ressentir une profonde aversion pour le personnage.

«Quand on est attaqué, on se défend», a fait valoir Jean Charest. En ce sens, la réplique libérale a touché personnellement Pauline Marois. Les libéraux ont bien documenté le fait que des dirigeants et employés de firmes de génie-conseil ont contribué, pour une moyenne de 2000 $ par donateur, à la campagne à la direction de Mme Marois, que des membres de la famille de Mme Marois et de son mari Claude Blanchet — enfants, nièces et tutti quanti — ont fait de même alors que plusieurs d'entre eux n'en avaient sans doute pas les moyens. Le Directeur général des élections (DGE) procède à des vérifications sur ces dons tout comme il l'a fait pour la ministre Julie Boulet — sans relever d'infractions significatives — et comme il est en train de le faire dans les cas des ministres Michelle Courchesne et Norman MacMillan.

Éclaboussé

On le voit: tout le monde est éclaboussé. La ligne de défense de Jean Charest est claire: tout le monde il est pourri. Il n'est pas dit qu'il se fera pousser dans la fange sans entraîner ses détracteurs à sa suite. L'absence de Claude Béchard en raison de sa grave maladie s'est fait lourdement sentir: c'est lui qui se serait chargé de la sale besogne alors que c'est le premier ministre, non sans un talent certain, qui a dû se salir les mains.

Aux yeux des stratèges péquistes, l'opposition officielle a eu nettement le dessus au terme de la session. Il y a un an, le PQ avait aussi réussi pareil fait d'armes, mais la déclaration de Jacques Parizeau, rendue publique à la fin de la session, sur l'opportunité de créer des crises politiques pour réaliser la souveraineté, avait renversé la situation en faveur les libéraux. Rien de tel cette fois-ci.

Ce que l'on craint cependant, c'est que la population mette toute la classe politique dans le même sac. La foire d'empoigne qui a eu lieu, hier, à l'Assemblée nationale, ne fait que renforcer cette appréhension.

Jean Charest voudrait bien parler d'économie, mais les questions d'éthique risquent de lui coller à la peau un certain temps encore. La commission Bastarache, qui commence en août, va remettre le sujet sur le tapis. Le seul fait qu'on s'interroge sur la possibilité de trafic d'influence dans la nomination des juges va dans ce sens. Le PQ voudra continuer à taper sur le même clou: la tenue d'une enquête sur l'industrie de la construction et ses liens avec le financement des partis politiques. De son côté, Jean Charest prie pour que ce soit plutôt l'adage de Bill Clinton qui s'impose: «It's the economy, stupid.»
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 juin 2010 04 h 16
    Est-ce que les députésne sont pas tous des législateurs?
    J'ai l'impression que certains députés ont oublié le côté noble du métier de législateurs, ce qui devrait faire leur fierté, pour se spécialiser comme délateurs.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    12 juin 2010 07 h 24
    Toute la classe politique et une bonne partie dela population
    Certains sont plus impliqués que les autres, mais par leur silence opaque, les autres sont complices de toutes les magouilles.

    Serge Grenier
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  • Normand Carrier - Abonné
    12 juin 2010 07 h 32
    Le seul remède nécessaire ......
    Lorsque la perte de confiance et e crédibilité envers un gouvernement a atteint ce niveau actuel et que toute la classe politique est éclaboussé , seul une ENQUÊTE PUBLIQUE ET INDÉPENDANTE SUR LA CONSTRUCTION ' LES GARDERIES ET LE FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES pourra restaurer cette confiance et nettoyer les écuries d'Augias pour une quinzaine d'années ........

    Si Jean Charest a trop peur de la faire , il restera au PQ d'en faire une promesse électorale et de restaurer l'intégrité et l'éthique du gouvernement pour rassurer l'électorat et démontrer que l'impunité des magouilleurs et des collecteurs de fonds sera terminé et que justice sera rendu .....
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 juin 2010 07 h 45
    En démocratie, l'agenda politique devrait être contrôlé par l'Assemblée.
    En démocratie, une assemblée est là pour débattre dans les règles de l'art. Depuis quelques temps, on ne débat plus, on se ferme. C'est tout le contraire des principes de la démocratie.
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  • Franfeluche - Abonné
    12 juin 2010 08 h 15
    L'économie
    M. Charest veut parler d'économie. Très bien, il faut alors admettre que le monde de la construction fait partie de l'économie et d'une façon substantielle.
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  • michel lebel - Inscrit
    12 juin 2010 09 h 25
    Ordre du jour!
    Pourquoi ne pas écrire"ordre du jour" plutôt que le mauvais terme"agenda"! Mais commme il faut faire comme "tout le monde", nivelons-nous. Et vive la Loi 101!
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  • Eric Allard - Abonné
    12 juin 2010 10 h 02
    Confiance: la faute seule de M. Charest
    En refusant contre vents et marées de tenir cette commission d'enquête demandée par tous (sauf la FTQ!!!).

    En refusant cette commission, M. Charest a lui-même choisi l'agenda de l'Assemblée Nationale. Il n'a que lui-même a blâmer.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    12 juin 2010 11 h 03
    Échec total en économie aussi!
    Le PLQ aime bien se prétendre (faussement) expert en économie et en santé (quelle blague!). Il aime bien, donc, banaliser les questions morales et identitaires au profit du seul confort matériel.

    Pourtant, l'économie du Québec a été très considérablement affaiblie par la perte (encore mystèrieuse aujourd'hui) des 40 milliards de la Caisse de dépôt et par l'augmentation sans précédent du déficit. Quant à la santé, a-t-on vraiment besoin d'en parler?

    Après le concept de qualité totale inventé par les Japonais, le PLQ a inventé, lui, un autre concept: la médiocrité totale...
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  • epervier - Inscrit
    12 juin 2010 12 h 26
    Pauvre de lui...
    Je me demande vraiment comment les historiens vont définir l'ère Charest... paresse intellectuelle, désorganisation, incapable d'administrer adéquatement, la solitude implacable d'un gouvernement défraîchi... et dire qu'il faut attendre les prochaines élections!!!
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  • Jean-Yves Larose - Inscrit
    12 juin 2010 13 h 45
    La construction: le nerf de l'économie québécoise
    Monsieur Charest prétend qu'il est élu pour parler d'économie. Au Québec, l'expression suivante revient souvent "quand la construction va, tout va". Si cette assertion est vraie, il faut faire le ménage dans l'industrie de la construction. Si les allégations de corruption s'avèrent justes, ce n'est rien pour assurer un bon bilan économique de ce gouvernement. À quand cette enquête?

    Bref, monsieur Charest devrait savoir qu'on récolte toujours ce qu'on sème. Au moment où j'écris ces lignes, je vois que la récolte est très mitigée.
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  • pierre savard - Inscrit
    12 juin 2010 18 h 48
    Politique
    La corruption, la lâcheté et l'incompétence de notre classe politique ne datent pas d'hier. Ça fait des années que je dénonce le bas niveau intellectuel de nos politiciens. Péquistes et libéraux ont ruiné le Québec, taxé le Québec, fait fuire les investisseurs, tout donné aux syndicats de la fonction publique, etc. Je ne souhaite qu'une chose: que PLQ et PQ soient complètement discrédités aux yeux de la population et qu'on se débarasse de ces deux partis.
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  • Jean-Yves Larose - Inscrit
    13 juin 2010 09 h 53
    À pierre savard
    Mon doux qu'il est donc facile en politique de cracher sur tout ce qui bouge. En se comportant comme vous, c'est une attaque en règle envers toute gouvernance. Facile de tout rejeter comme vous le faites sans ambages, Mais, que proposez-vous donc en retour ?. Vous êtes le portrait type du Québécois, chialer tout le temps mais n'avoir rien à proposer d'intelligent, Si vous voulez bien, on repassera!!!

    Si vous croyez que c'est plus beau ailleurs, rien ne vous empêche d'aller visiter l'Irak ou Afghanistan....À votre retour, j'ose croire que vous aurez changé de mentalité!

    Vous serez contents, selon moi, de revenir au Québec où la démocratie existe en vous donnant le droit de choisir vos dirigeants librement et sans contrainte.
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    13 juin 2010 10 h 29
    @Pierre Savard
    Bravo. Vous avez absolument raison. Le blanc n'est pas seulement d'un bord. Le noir non plus. De Duplessis à nos jours, c'est la même rangaine. Lorsque je lis certains commentaires qui affirment que le PQ peut faire le ménage, je rigole. Ceux qui affirment de telles inepties, ont la mémoire courte....

    Alors, que faire?

    La création d'une nouvelle formation politique pour évacuer du paysage les vieux partis. On ne met pas du vin nouveau dans des vieilles outres. Il faut au Québec un vent de fraÎcheur. Il ne peut venir que de la création d'une nouvelle formation politique qui aura le courage de tout dire.
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  • Jean-Yves Larose - Inscrit
    13 juin 2010 11 h 02
    À monsieur Nestor Turcotte
    Qui se ressemble, s'assemble...Tous vos textes respirent la même mentalité que l'autre et ce, partout où vous intervenez sur quelque sujet que ça soit......Dommage!

    Toutefois, je me console en sachant que dans notre société, il existe encore des gens qui ne mangent pas de ce pain là!

    Une chance...!!!
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    13 juin 2010 11 h 52
    @Jean-YVes
    La réalité actuelle se nourrit d'un machiavélisme malsain. L'un est tout NOIR et l'autre est tout BLANC.

    Je connais suffisamment l'histoire politique mondiale, qui elle, me donne raison.

    Je vous suggère de lire l'ouvrage de Jean Guitton LE PUR ET L'IMPUR.
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  • Normand Carrier - Abonné
    13 juin 2010 13 h 20
    Oui tout n'est pas blanc ou noir monsieur Nestor Turcotte ....
    Lorsque l'on consulte vos antécédants sur fr.wikipedia.org/wiki/Nestor_Turcotte , on peut constater que vous avez occulté un pan de votre carrière en 1976 lorsque vous avez été exclus de la convention du PQ car l'exécutif de Matane ne vous a pas appluyé et que vous avez omis cette partie qui explique beaucoup sur vos positions actuelles et ceci perdurent depuis 1976 ......

    Si tout n'est pas blanc et noir , faudra nous expliquer pourquoi vous avez noirci le PQ systématiquement depuis 1976 et que vous avez au grand jamais attribué une petite zone grise a ce parti politique tout en demeurant un pur et dur séparatiste ! Parfois il faut mettre en pratique ce que l'on prêche ou en language populaire , les bottines doivent suivre les babines ......
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  • ericlekeb - Inscrit
    13 juin 2010 16 h 24
    ordre du jour 2
    totalement d'accord pour "ordre du jour" et non agenda
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    13 juin 2010 17 h 56
    @carrier
    simplement pas présenté à la convention puisque l'exécutif du comté avait décidé de faire venir quelqu'un de l'extérieur. Avant d'écrire ce vous écrivez, vous devriez bien vous renseigner et non pas vous fier aux cancans des apparatchiks du PQ. LE PQ est loin d'être blanc. Comnme le foulard de Pauline. Venez voir les désastres de plus de 300 millions de nos impôts dans l'aventure de la Gaspesia. Ici, en Gaspésie, on s'en souvent...vous pas, !

    Quant au PQ, l'histoire me donne raison. LE PQ que vous défendez n'est plus indépendantiste. Lire la dernière version de Pauline: elle est devenu allairiste et moins encore. Elle défend la Fédération canadienne.



    J'ai bien le droit, la charte me protège en cela, de vivre ma vie politique comme je l'entends. Vivez la vôtre comme vous l'entendez et cessez de me harceler avec vos courriels...
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  • defendeur - Inscrit
    13 juin 2010 18 h 53
    Alors qui contrôle l'agenda ?
    Charest ne contrôle plus l'«agenda» politique. C'est vrai. Ce sont les médias maintenant qui contrôle l'agenda politique alimenté par les 3 Partis d'opposition, dans le seul but de déstabiliser le gouvernement.

    L'enjeu du Québec repose sur la "une" des bulletins de nouvelles, journaux et tout autres politicailleux chroniqueurs qui désirent se faire leur propre capital politique.

    Continuez d'alimenter le cynisme, cher média, en bombardant la population des pires nouvelles de la journée. Le but des médias aujourd'hui n'est plus de rapporter une nouvelle, mais d'en fabriquer une pour mieux la revendre le lendemain.

    Vous me dégoutter. C'est nous, citoyen, qui en payons le prix. La preuve : cette session parlementaire a été la moins productive depuis très longtemps. Pourquoi ? Parce que nous nous préoccupions plus sur la nouvelle stratégie bain-de-sang de l'opposition plutôt que débattre sur des projets de loi qui ferons AVANCER le Québec pour le bénéfice de tous, sans exception. Aller me faire à croire que débattre sur un projet de loi sur les écoles passerelles ferons avancer le Québec...

    Pourquoi ne pas plutôt se concentrer à promouvoir le Québec dans le monde, notre talent, nos cerveaux notre culture. Développer des alliances en Europe pour allez chercher des nouveaux cerveaux pour combler notre future pénurie de main-d'oeuvre. Développer le nord Québécois, devenir leader mondial en énergies propres et j'en passe. Et bien, tout ça se concrétise tranquillement en ce moment, mais personne en parle. Ça pourrait aller bien plus vite, mais ça se vends pas bien dans les journaux. On aime mieux voir parader des politiciens avec des foulards blancs devant l'Assemblée nationale pour récolter quelques votes. On aime mieux entendre des insultes de la période de question en boucle à toutes les chaîne de nouvelles en continue. On aime mieux et on espère avoir plein d'enquête publique pour assurer une couverture pendant des mois sur des Partis qui essayeront de couler l'autre. Ça vends mieux ça... C'est excitant.

    Après ça vous osez dire que la politique sert à rien. Vous avez raison, pour cette fois.

    Un militant d'un Parti (Devinez lequel selon vous...) désabusé par la médiocrité des médias.... c'est temps-ci.
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    14 juin 2010 10 h 14
    Amir Khadir cet humaniste a tout a fait raison
    Amir Khadir cet humaniste a tout a fait raison quand il dénonce l’entêtement du premier ministre : «Il sent que c'est une fin de règne, … et qu'il n'a peut-être plus rien à perdre.» Pour moi Amir Khadir il n’a même pas régné sur le Québec! Selon moi ce bleu qui voie rouge quand on dénonce toutes ses magouilles ! Aussi le leader parlementaire Péquiste Stéphane Bédard décrit très, très bien Jean Charest lorsqu’il le décrit sur son vrai jour : littéralement en perte de contrôle qui démontre un manque de jugement profond et qui assimile sa réalité à la réalité» Oui Messieurs Bédard ce premier ministre Jean Charest (juste le titre, il n’a jamais eu l’étoffe) est carrément déconnecté de la réalité, il prend ses rêves pour des réalités, il prend ses propres fantasmes politique pour la réalité! Ce personnage sans vision à court et long termes se soucie plus de sa propre image, sur la scène Internationale en imposant particulièrement le Budget Bachand qui est le pire budget hypocrite, honteux, malhonnête, sadique de toute l’histoire du Québec depuis Taschereau, qui va plonger tous les Québécois de la classe moyenne à les condamner à disparaitre et les pauvres à vivre dans une misère identique au tiers monde!
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