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Pauvreté: le nouveau plan de Québec suscite déjà la grogne

Des investissements de sept milliards sur cinq ans constitués surtout de mesures déjà en place

Alexandre Shields   7 juin 2010  Québec
Le gouvernement du Québec a annoncé hier son Plan d'action gouvernemental pour la solidarité et l'inclusion sociale 2010-2015, assorti d'investissements de l'ordre de sept milliards de dollars. Une bonne partie de celui-ci se résume toutefois à une reconduction de mesures déjà en place. Les représentants des personnes démunies, qui se sont vu refuser l'accès à la conférence de presse, l'ont d'ailleurs jugé nettement insuffisant.

«Ce plan donne une nouvelle impulsion aux actions gouvernementales en valorisant le travail, en renforçant le filet de sécurité sociale, en protégeant le pouvoir d'achat des personnes à faible revenu, tout en accentuant la mobilisation locale, régionale et nationale», a résumé le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre du Travail, Sam Hamad, entouré des personnes qui ont pris part à l'élaboration de ce plan, qui s'inscrit dans le cadre de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Les représentants des organismes qui côtoient chaque jour les plus démunis de notre société, notamment le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec ou encore la Fédération des associations de familles monoparentales, n'avaient toutefois pas été invités à la conférence de presse. Celle-ci se tenait dans les locaux d'un organisme communautaire, le Patro Le Prévost, situé dans le quartier Villeray à Montréal.

Tandis que les groupes manifestaient sous la pluie battante, le ministre libéral a précisé que ce «plan à la hauteur de nos ambitions pour un Québec comptant toujours moins de pauvreté» était composé de mesures totalisant près de 7 milliards de dollars sur cinq ans. Vérifications faites dans les documents du dernier budget du gouvernement Charest, 5,6 milliards de dollars sont consacrés à des mesures récurrentes du plan 2004-2010. Un montant de 1,3 milliard étalé sur cinq ans est constitué de «nouvelles mesures». À l'instar de ce que l'on soulignait déjà dans le budget, Sam Hamad a répété hier que ces nouvelles sommes représentent «un effort considérable dans le contexte des finances publiques».

La nouvelle mesure la plus significative est le «crédit d'impôt pour la solidarité», qui devrait permettre de compenser l'effet des différentes hausses tarifaires et autres annoncées dans le dernier budget, selon le ministre. «Cette mesure de redistribution de la richesse modulée en fonction des revenus vise à protéger le pouvoir d'achat des ménages à faible revenu. En moyenne, les bénéficiaires recevront un montant moyen de 510 $ par année, soit 174 $ de plus que ce qu'ils recevaient précédemment», a-t-il précisé.

Une exemption mensuelle des revenus de pensions alimentaires de 100 $ pour chaque enfant sera également appliquée dans le calcul des prestations d'aide. Une mesure analogue devrait suivre aux prêts et bourses à compter de l'année scolaire 2011-2012. On prévoit en outre la construction de 3000 logements sociaux supplémentaires sur cinq ans. Difficile toutefois de savoir dans quelle mesure on atteindra les objectifs fixés par le gouvernement. Le premier plan de lutte prévoyait 16 000 nouveaux logements sociaux pour la même période.

Comme le gouvernement souhaite davantage «penser globalement et agir localement», le ministre a aussi confirmé une hausse de 115 millions du financement du Fonds québécois d'initiatives sociales pour financer des projets répondant aux priorités et aux réalités régionales.

Les mesures du premier plan d'action ayant permis de sortir 208 000 Québécois de la pauvreté, selon Sam Hamad, il a indiqué que le Soutien aux enfants, la Prime au travail, la Prime au travail adaptée et le Supplément à la prime au travail seraient reconduits. Il dit ainsi vouloir «valoriser le travail». Même chose pour la révision annuelle du salaire minimum. Mais le ministre ne s'est pas engagé sur d'éventuelles hausses de celui-ci, actuellement fixé à 9,50 $ l'heure. Une personne qui travaille 40 heures par semaine se situe ainsi sous le seuil de revenu minimum fixé par Statistique Canada. Les prestations du programme d'aide sociale, visant les personnes aptes au travail, continueront d'être pleinement indexées, comme elles le sont depuis 2009. Elles l'étaient auparavant à demi-taux.

«Ce n'est pas un plan»

Le responsable de l'Emploi et de la Solidarité sociale a par ailleurs lancé un message aux groupes qui seraient tentés de critiquer son plan: «Je les invite, avant de contester, à lire le plan. Parce qu'ils n'ont pas lu le plan. Ils ne savent pas ce qui est dans le plan.»

Mais les réactions n'ont pas tardé. Le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc, a dit que les mesures étaient dans l'ensemble déjà inscrites dans le budget. «Ce n'est pas un plan de lutte contre la pauvreté, a-t-il ajouté. L'objectif du plan, qui est inscrit dans la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, est de faire du Québec un des pays parmi les pays industrialisés où il y a le moins de personnes pauvres d'ici 2013. De façon globale, on passe à côté de la cible.»

Selon le message relayé par plusieurs, il serait urgent d'améliorer le revenu des personnes assistées sociales. Surtout si l'on souhaite que certaines fassent le choix de retourner sur le marché du travail. «On maintient les gens dans l'extrême pauvreté et on leur dit d'aller travailler. On ne leur donne même pas assez pour s'habiller, pour se nourrir ou pour se payer des timbres pour envoyer des applications, mais on dit aux gens: "forcez-vous"», a laissé tomber M. Petitclerc.

Le milieu communautaire dénonce aussi les mesures du dernier budget qui imposeront des hausses de tarifs dans le secteur de la santé, de l'éducation et des biens de consommation essentiels comme l'électricité. Les groupes s'inquiètent enfin des annonces en logement social, jugeant qu'il en faudrait 50 000 de plus d'ici pour les cinq prochaines années. Tous promettent des réactions plus étoffées aujourd'hui, puisqu'ils n'avaient pas pu prendre connaissance de la totalité du plan d'une cinquantaine de pages hier. «Le diable est dans les détails», a résumé l'un d'eux.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    7 juin 2010 07 h 13
    À bas le BS !
    Depuis 50 ans, les gouvernements du Québec, après avoir pris la relève du clergé dans le domaine d'aide sociale, s'efforcent de réformer le régime de B.S. C'est pourtant un régime dégradant pour les bénéficiaires; coûteux d'administration; hautement inefficace à ramener les gens sur le marché du travail. Pourquoi pareil acharnement à vouloir réformer un régime aussi vicié alors qu'il pourrait être avantageusement remplacer par le Revenu de citoyenneté ?
    Comment se fait-il que les groupes dédiés à l'abolition de la pauvreté semble même ignorer cette solution marquée au coin de l'efficacité et de la dignité?
    Pourquoi Le Devoir ne consacre-t-il pas un dossier à ce sujet qui touche toute la population? Je comprends que Gesca ne veuille aborder le sujet. Mais Le devoir? Pour enfin renseigner et les gens qui se préoccupent de la pauvreté et les ministres qui, par ignorance ou complaisance, n'osent aborder cette solution.
    Voilà un véritable projet de société.
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  • Héracles - Abonné
    7 juin 2010 08 h 44
    Ceux/celles qui sont aptes au travail
    C'est un beau programme à l'ordre du jour. Sauf, que années après années, les prestataires, aptes au travail, ne semblent pas motivés à se trouver du travail. Ils préfèrent un abonnement à vie, gratuit, aux frais de l'Etat. Avant d'augmenter les prestations, j'invite fortement les ministres à vérifier la liste de tous ceux et celles qui sont aptes au travail. C'est la seule province, au pays, et en Amérique du Nord, qui offre à sa population du BS à vie. Je suis tanné de payer pour ceux et celles qui "f....." le système, année après année. Entre temps, nous les retraités de l'Etat, on n'ose même pas réviser la formule d'indexation depuis 1982. Héracles
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  • Claude Archambault - Inscrit
    7 juin 2010 09 h 09
    frankric
    Un revenu citoyen??? Pourquoi? Le BS doit être réformé, et les dossiers réévalué à tous les deux ans au moins et chaque prestataire doit se justifier à chaque fois. Aussi les prestations ne devrait pas servir à payer pour des cigarettes, de l'alcool ou des sorties. Le BS doit servir que pour les besoin de première nécessité. Le BS n'est pas fait pour donner une qualité de vie, mais pour aider èa passer une mauvaise passe et se doit d'être temporaire et minimum.
    Il y a des jobs, il n'y a aucune raison valable de refuser un travail au salaire minimum, le BS doit être inférieur à revenue d'une semaine de 35 hrs au salaire minimum.
    La réforme pourrait alors, avec les argents ainsi épargné, fournir un supplément de revenue SEULEMENT à ceux qui travail et ce supplément serait en fonction du nombre d'heure travaillé et du nombre d'enfants à charge de moins de 18 ans.
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  • Suzanne Lauzière - Inscrite
    7 juin 2010 09 h 21
    Le gouvernement a peur de s'opposer aux vrais chefs.
    Le seul moyen de lutter contre la pauvreté est de gouverner à la place des financiers et des banques.

    !_ Taxer les banques et autres.

    2_ Changer les lois du travail. Un % minimum d'emplois à temps plein, selon la grosseur de l'entreprise, de plus de 38 hres/semaine à un taux minimum de $13/hre. Garder à $9.50/hre le salaire minimum des emplois à temps partiels afin de freiner l'augmentation du coût de la vie.

    3_ Augmenter les mesures d'inscitation au retour aux études.

    4- Investir dans la prévention à la consommation des drogues et alcools et dans le rétablissement des abuseurs de ces substances.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    7 juin 2010 10 h 07
    3 ministres pour annoncer un remplacement...
    Il n'y a pas de nouveau plan, juste un changement de titre quelques dollars en plus et rien pour mettre en place un vrais système de soutiens à la pauvreté..

    La plupart des pensionnés qui touchent le «supplément de revenu garanti» sont des pauvres en puissance, si ils ont pas eu la chance de pouvoir posséder un logement ils sont pauvres rien que par le prix des loyers actuels...

    Quand a vouloir faire la leçon aux «BS» qui comprennent dans leurs rangs 5% de fraudeurs, il me semble qu'on devrait en premier enlever le droit aux compagnies de cacher légalement des revenus qui sont donc «non taxable» dans les iles où vous trouvez toutes les banques canadiennes et notre «caisse populaire» qui n'en a plus que le nom.

    1% des bénéfices des banques et placement à l'étranger des compagnies soi-disant canadienne, suffirait à monter un régime anti-pauvreté sans pareil et des programmes de réinsertions valables....
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  • François Ricard - Abonné
    7 juin 2010 10 h 21
    Le revenu de citoyenneté (RC)
    le RC n'est pas l'aide aux plus démunis mais l'égalité dans l'accès aux ressources du patrimoine collectif ainsi que la correction des inégalités qui parcourent notre société capitaliste.Le RC met en vigueur des pratiques moins assistancielles que le BS et surtout moins stigmatisantes qu'aujourd'hui. Des pratiques axées sur un mécanisme de redistribution continue de la richesse afin d'égaliser au maximum les circonstances réelles de réussite de chacun. Il permet, à tous ceux qui le désirent, d'améliorer leur sort par le travail et l'implication sociale sans encourir de pénalité. De plus son fonctionnement est extrêmement simple et pourrait relever du ministère du revenu.
    Pour ceux qui aimeraient en avoir une définition plus complète mais cependant relativement simple, je leur conseillerais le petit livre suivant:
    Manifeste pour un revenu de citoyenneté
    Michel Bernard et Michel Chartrand
    Les Éditions du renouveau québécois, 199, 137p.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    7 juin 2010 11 h 25
    Divertir même à quelques jours de la fermeture de la session
    C'est une enquête que l'on demande en premier sur la Caisse de dépôt, la construction et les partis politique pas difficile. Pas de poignée dans le dos au troisième mendat en fin de session et tout d'un coup on réalise que la pauvreté a besoin....et au frais de la classe qui s'en sort de justesse pendant que ces riches, incorporations, fondations, etc. sont encore épargnés par des abris fiscaux.
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  • François Ricard - Abonné
    7 juin 2010 12 h 35
    Le revenu de citoyenneté
    Les programmes de transferts sociaux font l’objet de nombreuses critiques sur le plan économique. On leur
    reproche d’encourager la dépendance et de «désinciter » au travail en imposant des taux de taxation effectifs
    souvent très élevés sur les revenus d’emploi. Ils sont en outre mal intégrés et peu coordonnés avec la fiscalité,
    soulevant ainsi des problèmes d’équité horizontale et verticale. Se pose, de plus, le problème des non-inscrits,
    une partie des clientèles visées ne réclamant simplement pas les crédits d’impôt ou les allocations auxquelles
    elles ont droit.
    Le revenu minimum garanti ou revenu de citoyenneté est souvent présenté comme une solution à ces
    problèmes. Il offrirait à chaque adulte, riche ou pauvre, un montant de base, non imposable, auquel
    s’ajouteraient les revenus de travail. L’introduction de ce concept a toujours posé le problème d’une
    réorganisation majeure de la fiscalité et du filet social.
    Le sujet suscite des débats un peu partout et défraie régulièrement la manchette depuis quelque temps au
    Québec. Il a fait d'ailleurs l'objet d'une proposition particulière dans le cadre du Manifeste pour un Québec
    lucide tout en suscitant des interrogations dans le Manifeste pour un Québec solidaire.
    Il serait grandement temps que le gouvernement s'intéresse de plus près à cette question et il serait souhaitable qu'un grand journal, comme Le Devoir nous présente un dossier à ce sujet qui pourrait devenir un véritable projet de société.
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  • Roland Berger - Abonné
    7 juin 2010 15 h 08
    À Monsieur Archambault
    Cest du Archambault à son meilleur : Les prestataires du bien-être social devraient être privés de tous les petits plaisirs auxquels ils s'accrochent pour avoir l'impression de vivre. Alors qu'aucun plaisir ne devrait échapper aux entrepreneurs qui se lèchent les babines à coups de contrats gouvernementaux obtenus sans soumission.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    7 juin 2010 16 h 39
    autres sites sur la pauvreté déguiséée
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  • Suzanne Lauzière - Inscrite
    7 juin 2010 17 h 42
    Loyer $600/mois aide social $567/mois
    Est-ce que tous les assistés sociaux dansent ou vendent du pot?
    Si les gouvernements n'étaient pas si sournois, ils aideraient les pauvres à étudier et à travailler à un salaire décent $13/mois et investiraient l'argent des contribuables à lutter contre l'alcoolisme et la dépendance aux drogues.

    Est-ce qu'un imbécile, un laid ou un obèse est apte?
    La société ne donne pas à tous la chance de gagner sa vie.
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    7 juin 2010 17 h 51
    autres sites sur la pauvreté déguisées qui avantagent les gouvernements
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  • LeBouc - Inscrit
    7 juin 2010 18 h 25
    Le Revenu de citoyenneté pour la dignité de tout citoyen
    J'endosse complètement l'opinion de Frankric. Avoir un toit et un minimum de confort, c'est ça le revenu de citoyenneté. Les prestations d'aide sociale sont si basses qu'elles encouragent le travail au noir. Ça fait longtemps, mais les Créditistes en parlaient à une époque déjà lointaine. L'idée n'est pas nouvelle, mais les grandes entreprises et les médias de masse boycottent ce concept et il est navrant de constater qu'en 2010, des gens n'aient jamais encore entendu parler de cette mesure qui représente le seul moyen d'obtenir l'équité sociale.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    7 juin 2010 19 h 00
    M Berger
    Au moins les entrepreneur ne sont pas des sangsue de la société, ILS TRAVAILLENT EUX.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    7 juin 2010 19 h 06
    Mde Lemay
    Pour ce qui est des cas de maladie et infirmité OUI, j'avais pris ces cas extrême pour acquis, mais les mal de DOS il faudrait les revoir périodiquement avec différent médecins.

    Pourquoi y a t il tant de personne contre le travail, contre l effort, contre l'entrepreneur, pour la paresse, pour avoir tout et ne rien faire? Dans ma vie j ai dénoncé au BS plusieurs personne qui étaient sur le BS et travaillaient au noir, mais jamais j'ai dénoncé une personne qui travaillait légalement et en plus travaillais au noir, je les engageais pour des travaux à la maison.

    La raison pourquoi ils travaillaient au noir c'est que la règlementation les forcaient à charger plus que ce qu'ils étaient prêt à accepter pour gagner leur vie honnêtement.
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  • pagerry3 - Inscrit
    7 juin 2010 23 h 44
    Un plan doublement beurré.
    La pauvreté n'est rien d'autre que le rétroviseur des limousines des riches. On s’assure ainsi de les doubler, de les déborder et de les distancer. Par contre, ce sont les pauvres qui deviennent alors et demeurent les objets précis de l'élimination sociale et de la ghettoïsation sociétale que projettent les richards mondialisateurs de quelque confrérie soient ces pachas goujats.

    Le pire des BES est le « Bien Être des Suceux » qui depuis toujours gravitent et bourdonnent autour de la ruche des sucs du pouvoir politique. L'annonce des 7 Milliards que vient de faire Sam Hamad, c'est de la poudre aux yeux, ciblant les accros aveuglés et de la poudre au nez, ciblant les toxicos assoiffés. La recrudescence du paupérisme social et la systématisation du misérabilisme sociétal embarrassent et coincent les bourrelets de l’obésité politique dont souffrent les nombrilistes les plus tordus de l’ère du capiteux capitalisme centralisateur, comme ceux qui ont envahi la CDPQ, les FIER et autres cages à homards et qui ont procédé aux «déplacements évanescents» de plus de 41 Milliards. Frappés du sceau de la banalité et de l’indifférence crasse, on ne parle même plus du pire des scandales économiques de l’histoire nord-américaine.

    Simultanément, du fond des cales de la galère libérale qui tangue depuis 2003, rugissent à s’en rendre aphones, les enchaînés qui rament les malheurs de leur désastreux appauvrissement galopant, ceux de leur désespérance quotidienne, ceux de leurs dégradation hebdomadaire, ceux de leur abject asservissement annuel, cet orgiaque cumule des afflictions qui les déshonorent, qui les minent à tout jamais et qui en font du bétail de traite les plus humiliantes et de spéculations les plus inhumaines, bétail dont la valeur est nulle, aux considérations des marchés tiers-mondistes.

    Les gouvernants n’en font état qu’aux moments d’élections, passant, par ailleurs, le plus clair de leur temps à siphonner et à partager les richesses d’une spoliation systémique avec leurs tizamis des collusions les plus corruptives qui soient.

    Les pauvres miséreux, les appauvris nécessiteux, les marginalisés souffreteux, les valeureux retraités extorqués par les mesures du sauvage et crapuleux pronunciamiento, appelé la «désindexation» (le cumul d’un tel vol dépassant largement les 7 Milliards, propriété sans contredit desdits retraités), rappellent constamment aux riches téteux et sniffeux des pouvoirs politiques qu'ils sont les premiers responsables de la déchéance qui est leur lot et leur disgrâce. Ce sont eux qui pilotent le pouvoir politique d’aujourd’hui, comme celui d’hier et d’avant, en temps d’élections, entre autres et plus fortement. Et, ce sont eux qui commanditent les beurres et les leurres de la nocive boucane gazeuse du plan Charest, annonçant plus de 7 Milliards, siphonnés au trésor de notre endettement, de notre décote nationale et internationale, consolidant notre faillite provinciale dont est mandaté, le saupoudreur national, le transfuge conservateur fédéraliste déchu qui est venu s’échouer sur les talus du Parlement de Québec et polluer l’air du royaume de la francophonie nord-américaine, si prometteuse, au sortir de la révolution tranquille.

    Jean Charest a commandé cette annonce pompeuse pour tromper et faire diversion, pour leurrer et beurrer l'électorat de Vachon, devant lequel l'imberbe et «nombril vert» Diamond, transfuge et triste exemple de lâcheté, se présente, sous la bannière violacée du PLQ-Démolition, le copain-copain de la FTQ-Construction.

    Les électeurs, électrices de la circonscription de Vachon ont l'obligation morale et sociale de contribuer à l'assainissement de l’actuelle gouvernance provinciale, en défaisant, de façon notoire et massive (de préférence MASSUE), le jeunot transfuge que le PLQ tente d'épingler au palmarès de la décote de son écurie. Ainsi le PLQ n’en sera bientôt qu’à 5 députés lui garantissant sa majorité. D’ailleurs, très conscient que le remaniement ministériel annoncé risquait de provoquer des grognes, des remous et de possibles défections ou démissions, parmi les ministres peinturés par leur incompétence et leurs honteux échecs, Jean Charest a subrepticement nié ledit remaniement, aujourd’hui.

    C'est une obligation de débarras historique, dans cette élection partielle de juin, puisqu’elle sera un manifeste tangible qu’à défaut d’enquête publique sur le financement maffieux du PLQ et sur les collusions et la corruption qui ficèlent le PLQ-Démolition au FTQ-Construction ; qu’à défaut de transparence et de droiture, d’honnêteté et d’intégrité, d’impartialité et de respectabilité, d’honorabilité et d’autorité, c’est alors le peuple qui va procéder à l’évincement et à la déportation, un à un, s’il le faut, des putschistes majoritaristes de Jean Charest qui ont procédé à l’institutionnalisation du pourrissement des affaires de l’État et à la l’instauration du « crime cravaté et corseté ».
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  • alen - Inscrit
    8 juin 2010 08 h 49
    Clichés, préjugés, incompréhension, ... et démagogie
    Pierre Elliott Trudeau ne se formalisait pas du fait que des personnes passent leur vie sur l'Aide-sociale.

    Que ce soit toujours les mêmes ou qu'on y aille à tour de rôle, qu'est-ce que ça change? Encore que si tous le monde y allaient de temps en temps, ça améliorerait la compréhension du phénomène.

    La plupart des gens s'y retrouve par nécessité. Puis, après un certain temps les employeurs n'en veulent plus. Voilà une réalité incontournable!..

    Et puis cessons donc d'entretenir le mythe qu'on peut retourner ces gens sur le marché du travail. Les sommes qu'on y consacre ne servent qu'à entretenir une pléïade d'organismes exploitant le filon à leur propre profit.

    La réalité toute crûe est que 95 % des gens qui quittent l'Aide-sociale le font à 60 ou 65 ans lorsqu'ils deviennent admissibles à la Régie des rentes pour un petit nombre et à la pension de vieillesse pour les autres.

    Qu'on se dise donc une fois pour toute que ce sont pour l'essentiel les moins favorisés de notre société, souvent même le produit de notre société qui n'hésite pas à tout jeter y compris l'être humain.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    8 juin 2010 10 h 35
    «Bêtise, violence et mensonges»
    La véritable bêtise, c'est qu'il est désormais «prouvé» que le montant des prestation est si bas, que l'État fini par payer plus chers en dommages collatéraux en frais de santé.

    De plus, l'hypocrisie gouvernementale consiste à déclarer «aptes» 90% des citoyens qui ne le sont pas, via des critères savamment étudiés afin de disqualifier des gens misérables qui devraient normalement avoir accès au montant pour «soutien financier» de 874$ par mois.

    Il est plus que temps et d’urgence, que tous les citoyens du Québec s’insurgent contre cette véritable violence économique faite au plus pauvres, aux plus démunis et aux plus isolées de notre société.

    Il est temps que les citoyens poursuivent le gouvernement et attaque en justice l’État du Québec pour manquements graves à ses responsabilités fondamentales et humanitaires envers ses propres citoyens.

    Tous, chacun et chacune de nous, qui ne s’insurgeons pas se font complice de cette «politique nazie des bouches inutiles».

    - Réveillons-nous !

    - Réveillons-les !


    ____________________

    Christian Montmarquette
    Militant pour l'éradication de la pauvreté
    et l'indépendance du Québec


    Références:


    «Quand j’ai rencontré Madame Marois…»
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article2938

    «La politique Nazi des « bouches inutiles» Rodolphe Bourgeoys http://www.ledevoir.com/2008/11/21/commentaires/08

    « Vigile sous la tente devant l’Assemblée nationale »
    http://www.vigile.net/Une-reussite-mediatique

    .
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  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    8 juin 2010 11 h 12
    Revenu de citoyenneté...
    Je crois que, vu la situation du Québec au sein du Canada, et vu le fait que certains programmes (assurance-emploi, pension de vieillesse) sont gérés par le fédéral, il serait difficile de mettre sur pied un tel programme, qui a pour but de remplacer les autres mesures de soutien. Si c'est pour payer plus d'impôt au fédéral et que tout l'argent vient de Québec, ça ne se financera jamais...
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    8 juin 2010 12 h 15
    L'opinion de Galbraith...
    Je vous propose de lire "Économie hétérodoxe", au Seuil, recueil de 6 essais majeurs de Galbraith, un simple centriste de la gauche "libérale" aux USA, qui relate entre autres sa tentative tuée dans l'oeuf, de lutte contre la pauvreté endémique sous Johnson.

    Vous constaterez qu'il est tout à fait possible et très rentables d'éradiquer totalement la pauvreté. Il y faut toutefois une vraie volonté politique équitable, neutre et objective, vaccinée contre l'idéologie négative et exempte de tous ces préjugés populaires absurdes. Ce fameux "revenu citoyen", on en parle depuis Voltaire, figurez-vous!
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  • Hélène Morin - Abonnée
    9 juin 2010 10 h 56
    Pas grand chose de plus!!!
    Un véritable plan de lutte à la pauvreté impliquerait une vision à long terme, des actions radicales à l'encontre de ceux qui causent la pauvreté, à l'encontre de ceux qui ne paient pas d'impôt.

    Sept milliards, c'est impressionnant mais c'est pour cinq ans et c'est en bonne partie la reconduction de mesures déjà existantes; en bout de ligne, cela veut dire 1,3milliard sur cinq ans, il n'y a pas de quoi sauter au plafond.

    Le gouvernement veut-il vraiment lutter contre la pauvreté? Des pauvres, c'est pratique, ça fait des travaux pour pas cher. Peut-on s'attendre à beaucoup d'un gouvernement qui a démontré, cette année en particulier, de quoi il était capable? Ce gouvernement est-il apte ou inapte à gouverner?

    Ne devrait-on pas s'empresser de faire un certain nettoyage? Pourquoi ne pas investir les sommes dues au gouvernement par les compagnies fautives dans la lutte à la pauvreté? Ne serait-ce pas une bonne façon de redistribuer la richesse?

    Nous aurions beaucoup de propositions à faire pour lutter contre la pauvreté, entre autres celle des personnes handicapées. L'accès aux services sociaux et de santé en est une (seulement à Montréal plus de 2 500 personnes ayant une déficience intellectuelle attendent des services de réadaptation qui leur permettraient de vivre pleinement dans la société; pour le moment, plusieurs de ces personnes sont sur les voies de garage et perdent désespérément leur temps. L'accès aux logements sociaux avec du soutien au besoin, l'accès à l'emploi avec des mesures comme le contrat d'intégration au travail sont d'autres mesures à améliorer. Plusieurs des personnes avec lesquelles nous travaillons aimeraient bien être payées pour le travail qu'elles font plutôt que de demeurer prestataires de l'aide sociale avec l'impossibilité de faire des économies au-delà de 1 500 $ ou de 2 500$, selon qu'elles sont aptes ou non au travail.

    Oui, il y a moyen de lutter contre la pauvreté quand on le veut et quand on fait ce choix-là. C'est le choix que devrait faire tout gouvernement qui se dit le gouvernement de tous les citoyens.

    Hélène Morin
    travailleuse communautaire, secteur de la déficience intellectuelle
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