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L'école anglaise ouverte aux parents fortunés

«Seulement quelques centaines» d'enfants pourront profiter du règlement, dit Courchesne

Robert Dutrisac   3 juin 2010  Québec
Michelle Courchesne
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Michelle Courchesne
Québec — À la faveur du projet de loi 103 qu'a déposé hier le gouvernement Charest, il sera possible pour des parents fortunés d'acheter à leurs enfants le droit de fréquenter l'école anglaise. Mais seulement quelques centaines d'élèves par an réussiront à obtenir ce passe-droit payé cher et, parmi eux, rares seront les francophones qui seront parvenus à passer à travers les mailles de la grille d'analyse byzantine prévue par règlement.

Présenté par la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, le projet de loi 103 permet au gouvernement d'arrêter par règlement le cadre d'analyse que suivront les fonctionnaires pour déterminer quels enfants, qui n'ont pas le droit à un enseignement de langue anglaise dans le réseau financé par l'État, pourront obtenir ce droit après un passage dans une école privée non subventionnée de langue anglaise.

En conférence de presse, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, qui était aux côtés de Christine St-Pierre, a soutenu que le projet de loi ne créait pas deux catégories de citoyens, selon qu'ils aient de l'argent ou non. Il y a un million d'élèves qui fréquentent les écoles primaires et secondaires au Québec, alors que «seulement quelques centaines» d'enfants pourront tirer parti du nouveau règlement, a-t-elle signalé.

Pour les francophones, «ça va être très difficile» d'obtenir un certificat d'admissibilité à l'école anglaise, a prévenu Mme Courchesne. «C'est ça, l'objectif du cadre d'analyse».

Lors de l'adoption de la loi 104, qui colmatait la brèche qu'avaient ouverte les écoles-passerelles en 2002, il y avait 1379 élèves qui avaient eu recours à ce moyen pour obtenir le droit à l'enseignement en anglais, le double qu'en 1998. En invalidant la loi 104 en octobre dernier, la Cour suprême suggérait d'instaurer une évaluation au cas par cas du «parcours authentique» de chacun des élèves. Le gouvernement Charest a choisi de se conformer rigoureusement à ce jugement, rejetant la solution recommandée par le Conseil supérieur de la langue française de soumettre les écoles privées non subventionnées à la loi 101, ce que propose également le Parti québécois. Pour ce faire, il aurait fallu recourir à la clause dérogatoire, croit le gouvernement, ce que reconnaît d'ailleurs le PQ.

Utiliser la clause nonobstant contenue dans la Charte canadienne des droits et libertés, «ce n'est pas un drame, ce n'est pas un crime contre l'humanité», a lancé à l'Assemblée nationale Pauline Marois, citant Robert Bourassa qui l'a utilisée pour la langue d'affichage. Jean Charest a cité de son côté Lucien Bouchard qui refusait de l'utiliser en matière linguistique. «Nous la défendons fièrement, notre langue, parce que nous y croyons et on n'a pas besoin de faire ça en suspendant les droits des autres», a répliqué le premier ministre.

Dans ce cadre d'analyse, payer l'école primaire privée pendant trois ans à son enfant — à raison de 8000 $ à 12 000 $ par an — pourra lui procurer les 15 points nécessaires pour lui donner accès par la suite — à lui, ses frères, soeurs et descendants — à l'école anglaise financée par l'État. Mais d'autres critères tant objectifs que subjectifs s'appliquent. Le fait de venir d'une famille francophone enlève plusieurs points, mais celui d'avoir des parents qui ont reçu leur éducation en anglais peut en donner, a indiqué Mme Courchesne.

La ministre a soutenu dur comme fer que la loi 103 ne favorise pas les parents riches. «Nous affirmons haut et fort que le projet de loi ne permet pas d'acheter un droit constitutionnel. Pourquoi? Parce qu'il n'y a plus rien d'automatique», a déclaré Mme Courchesne. «Ça n'a rien à voir avec ton statut économique», a-t-elle dit. Même des pauvres se retrouveraient dans ces écoles huppées. «On connaît des pauvres qui ont des oncles et des amis qui ont des sous et qui paient pour eux», a-t-elle avancé.

En vertu de ce cadre d'analyse, les écoles privées de langue anglaise ne sont pas sur le même pied. Un passage dans neuf écoles, dites de type «A», jugées véritablement anglophones, donnent davantage de points. Ce sont l'Académie Kells, l'Académie Kuper, les écoles Miss Edgar et Miss Cramp, l'école St-Georges de Montréal, l'école Selwyn House, l'Académie adventiste Greaves, le Lower Canada College, The Priory School et The Study. Il y a présentement 3800 élèves qui fréquentent ces écoles, dont de 20 à 25 % sont des francophones ou des allophones.

Viennent ensuite les écoles de type «B» qui sont des écoles religieuses ou réservées à des élèves qui éprouvent des difficultés d'apprentissage; elles donnent moins de points. Il y a enfin des écoles de type «C» fréquentées essentiellement par des francophones comme les écoles Vision. Quelle que soit la durée du passage dans ces écoles, il ne fournira pas les 15 points requis.

Le projet de loi 103 ne fait pas que se conformer au jugement de la Cour suprême invalidant la loi 104. Il modifie la Charte des droits et libertés pour ajouter à son préambule que le français, langue officielle du Québec, est un «élément fondamental de son patrimoine culturel et de sa cohésion sociale». Plus important encore sur le plan juridique, le projet de loi inscrit dans la Charte une clause interprétative qui affirme l'importance d'assurer la pérennité de la langue française. C'est exactement ce que le PQ proposait. En outre, le droit à l'instruction en français est spécifié, tout comme celui d'apprendre le français pour les nouveaux arrivants.

Le porte-parole du PQ en matière de langue, Pierre Curzi, estime que le gouvernement Charest, en se conformant au jugement de la Cour, fait «une erreur historique» qui risque de menacer la paix linguistique. Le projet de loi remet en cause l'esprit de la Charte de la langue française, tandis que «le parcours scolaire individuel au cas par cas prime la volonté collective».

Pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, le projet de loi 103, «c'est la pire des choses. On revient ni plus ni moins au test de la loi 22 qui avait été décrié par tous, dont par la communauté anglophone». M. Duceppe craint que des fondations privées se mettent à financer les études des enfants dans ces écoles privées.

Le directeur général de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David Birnbaum, s'est dit déçu et découragé par la proposition du gouvernement. «L'enjeu ici, c'est peut-être quelque 500 à 800 élèves qui auraient pu choisir l'école anglaise publique si le gouvernement jugeait à propos de laisser tomber le projet de loi 104. Ce qui est une bouffée d'oxygène pour nous a un impact potentiel modeste sur le réseau des écoles françaises du Québec», a-t-il insisté. Selon lui, la solution proposée par le gouvernement ne donnerait pas au réseau public un seul élève additionnel.

***

Avec la collaboration de Lisa-Marie Gervais et d'Hélène Buzzetti
 
 
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    jeudi 3 juin 2010 00h48
    MOI, JE NE SUIS PLUS CAPABLE DE LA VOIR ELLE...
    Elle parle comme si elle allait pleurer, si on ne la croit pas. Elle joue sur les émotions. D'ailleurs, elle n'a pas sorti son cliché préféré: " EN MON ÂME ET CONSCIENCE".


    Elle, elle dit la vérité, personne d'autre. Bon, on ferme les livres et on s'en va chacune chez nous.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 01h12
    Ça ne me semble pas si grave
    C'est plus le délai de 3 ans qui constitue un obstacle. Voudra-t-on inscrire un enfant pendant 3 ans pour le voir avoir une éducation anglophone? Faut vouloir en maudit, non? Et puis, bon, tant qu'à faire, après 3 ans, pourquoi ne pas lui laisser compléter ses études? Ce n'est pas "suspendre les droits des autres" que Charest fait, c'est le rendre inaccessible par la pratique!
    Il est plus radical que le PQ mais il s'arrange pour avoir l'air vertueux. Pas pour rien que le M. Birnbaum soit déçu!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 01h54
    L'art de faire les choses de manière compliquée
    Au lieu d'avoir recours à la clause dérogatoire pour maintenir la loi 104 telle quelle (ce qui aurait permis de réaffirmer du même coup que tous, sauf les anglophones, doivent fréquenter l'école française au Québec), le gouvernement Charest a décidé de se plier au jugement de la Cour suprême et maintient donc les écoles passerelles menant à l'éducation en anglais, mais en ressert son accès en se basant sur de nombreuses conditions (le fameux parcours authentique jugé selon des critères quantitatifs et qualificatifs...). De plus, chaque élève fera l'objet d'une évaluation distincte. Ça promet !

    Encore un projet de loi des libéraux qui ne fera probablement l'affaire de personne qui donnera lieu à de nombreuses critiques.

    Qu'on pense ici également à ceux concernant les accommodements dans les services publics et la modification du calendrier scolaire, lesquels, suite au tollé de protestations qu'ils ont suscité, ont été envoyés aux calandres grecques !

  • Philomene
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 02h01
    Le gouvernement laisse entrouvertes des portes qu'il regrettera de ne pas avoir fermées
    Sur le site web d'école Kells Academy (qualifié de type A par le gouvernement Charest), on peut lire les lignes suivantes sous la rubrique "Learning Disabilities":

    " Both Federal and Quebec Income Tax Acts allow for the deduction of tuition fees as medical expenses. [...] Seeing as both governments recognize learning disabilities as a handicap, parents are entitled to claim school fees paid to Kells Academy and Westmount Learning Centre (or the cost of similar specialized treatment, with written referral from an “appropriate qualified person”, such as a medical doctor, school board or private psychologist, psychiatrist, etc). "

    Bref, il suffira que la direction de l'école (ou un ami psychologue) produise une lettre attestant des difficultés d'apprentissage d'un élève pour que ses frais de scolarité soient déductibles de l'impôt de ses parents. Difficile d'obtenir une telle attestation? Enseignant à l'université, je vois régulièrement des étudiants justifier leur absence *répétée* à des examens par des certificats médicaux, qu'on devine produits par des amis médecins (ou des professionnels qui produisent volontiers ces certificats sans poser de questions) .

    Bref, on peut craindre que bien des parents profiteront de cette disposition de la loi pour défrayer une partie de la scolarisation en anglais de leur enfant. Et ceci n'est qu'une des voies potentielles que les parents chercheront à emprunter pour contourner la loi 101.

    En laissant les portes entrouvertes, le gouvernement Charest met sérieusement en péril l'avenir du français au Québec.

  • Philomene
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 02h23
    Une autre porte ouverte...
    Voici une autre façon de permettre aux parents de déduire les frais de scolarité de leurs enfants inscrits dans une école anglophone privée. Sur le site web de Kuper Academy (école de type A), on peut lire les lignes suivantes, dans un document intitulé "Junior school admission process":

    "Building Fund Contribution: New parents, on acceptance to the Academy, are required to make a contribution of: $900.00 for K3 to Grade 2 students, $1200.00 for Grades 3 and 4 students or $1400.00 for Grades 5 and 6 students, to the Kuper Academy Building Fund. This contribution is tax deductible as a business expense if a parent owns his/her own company or is autonomous. In this case, the invoice must be issued to the company directly."


    Ainsi, l'Academie Kuper demande au parent de faire une première contribution, déductible d'impôt, lors de l'admission de leur enfant à l'école. Pour entrer dans ses frais et permettre aux parents de recevoir un retour d'impôt plus important, l'institution n'aura qu'à augmenter le montant de la contribution initiale exigée et réduire les frais de scolarité de façon proportionnelle. Encore une fois, le gouvernement finira par payer pour la scolarisation en anglais de personnes allophones ou francophones.

  • André Doré
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 03h14
    L'art de faire compliqué...
    Pourquoi ce gouvernement ne peut-il pas faire au moins une chose correctement? Madame Courchesne se surpasse... et Mme S-Pierre semble s'intégrer parfaitement à la fameuse équipe libérale. C'en est devenu complètement ridicule. La recommandatin du Conseil supérieur de la langue française était probablement trop simple...!!!
    Ici encore... on applique le vieux principe de la bureauCRASSIE... : Pourquoi faire "simple" quand on peut faire "compliqué"?

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 06h06
    Selon que vous êtes riche ou pauvre... la chance vous sourira.
    Au Québec, il faut payer pour être bilingue.

    Si vous voulez que votre enfent soit le mieux équipé possible pour faire le poids contre tous ses concurrents à la recherche d'un emploi, il vous faudra payer au moins trois années d'études dans une école privée non subventionnée. Il aura ainsi, un avantage sur ses copins, et pourra peut-être songer à obtenir un job à l'étranger.

    C'est dommage que le système public, auquel vous contribuez financièrement, n'offre pas celà, mais au moins vous pouvez l'obtenir en payant de généreux surplus. Ce n'est certainement pas tout le monde qui peut se le permettre.

    Mais, si on veut mettre la chance de son côté, il faut y mettre le prix.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 06h20
    3 ans d'école passerelle est suffisant pour avoir les 15 points ....
    Qu'on soit francophone ou autres ce sera dans les faits automatique, c'est juste un paravent pour remercier sa clientèle fidèle a n'importe quel prix que le PLQ sort cette vente de l'école anglaise à ceux qui peuvent le payer...

    Comme les juifs qui se soutiennent mutuellement en arrivant ici, les familles de divers groupes feront des fondations à l'abri de l'impôt pour financer ces 3 ans obligatoires.

    En plus dans ces écoles privées aucun cour de français ne sera obligatoire...

  • François Ricard
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 06h34
    Boîte de pandore linguistique
    Le gouvernement Charest vient de se donner une véritable boîte de pandore linguistique.En plus d'être hautement antidémocratique, la gestion de cette loi , surtout dans ses aspects subjectifs, occasionnera bon nombre de protestations et de remises en question. Ce gouvernement, plutôt que de légiférer pour le plus grand bien de tout l'état,recherche à sauver la chèvre et le chou à des fins purement électorales.

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 06h49
    Le Québec: un pays despote!
    J'aime le pays où je suis née, où mes ancètres paternels et maternels ont vécu depuis les années 1830. Mais plutôt que d'avoir des enfants et ne pas pouvoir les scolariser dans l'une ou l'autre langue officielle du Canada de mon choix, j'ai décidé de ne pas en avoir.

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 06h53
    Un projet de loi basé sur la discrimination
    Le projet de loi 103 qui "supposément" s'adresse à l'ensemble de la société québecoise est hautement discriminatoire sous plusieurs aspects :

    1. Discrimination géographique

    Dans le système de pointage proposé par le projet de loi, les écoles privées de langue anglaise ne sont pas sur le même pied. Un passage dans neuf écoles, dites de type «A», jugées véritablement anglophones, donnent davantage de points.

    Les neuf écoles, dites de type «A», jugées véritablement anglophones, donnent davantage de points.

    l'Académie Kells ( Montréal ) l'Académie Kuyper ( Kirkland ) École Miss Edgar ( WestMount ) École Miss Cramp ( Westmount ) École St-Georges de Montréal ( Westmount ) École Selwyn House
    ( Westmount ) Académie Adventiste Greaves ( Montreal )
    Lower Canada College ( Montreal ) The Priory School ( Montréal )
    The Study ( Westmont )

    On remarque ici le caractère hautement "Montréalais" de ces écoles privées de type "A".

    De qu'elle manière ce projet de loi peut s'appliquer équitablement à des parents et des enfants qui résident à ...
    Saguenay ? Rimouski ? Rivière du Loup ? Gaspé ? Etc... ?


    2. Discrimination sur la base du revenu

    L'article mentionne que payer l'école primaire privée à son enfant coûte de 8000 $ à 12 000 $ par an, ce qui est loin d'être à la portée de toutes les familles.

    De plus, il est à prévoir que les écoles privées ci-haut mentionnées auront dans le futur tout le loisir d'augmenter leur tarification de manière significative, puisqu'elles sont déjà identifiées comme celles qui offrent le plus de possibilités d'acccumulation de points dans le cadre du projet de Loi 103.

    3. Discrimination de société

    Pierre Curzi mentionne avec justesse dans ces commentaires que le projet de loi 103 non seulement remet en cause l'esprit de la Charte de la langue française, mais que que le parcours scolaire individuel
    au cas par cas prime sur la volonté collective.

    C'est donc l'individualisme extrême discriminatoire qui est protégé et promu par ce projet de Loi.

    Guy LeVasseur
    Rimouski

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 07h01
    Un pays sans bon sens!
    Quelqu'un a compris ces acrobaties libérales? Incroyable mais vrai. La ministre Courchesne n'en est pas à ses premières frasques bureaucratiques avec ce "parcours tortueux". Depuis des années, ce gouvernement nous a habitué avec ses incohérences, ses incapacités, ses incompétences et sa facon de gérer au gré de l'opinion, eh bien cette fois-ci, ils s'est surpassé.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 07h02
    La grande passoire
    8% d'Anglos au Québec
    11% des élèves étudient en anglais
    Plus de 30,000 élèves se retrouvent du coté anglais alors qu'ils devraient être du coté français
    En 33 ans de Loi 101, non seulement on n'est pas parvenu à assimiler la minorité anglaise, mais cette dernière a continué à assimiler les immigrants et les Québécois

  • Jean Peupu
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 07h22
    les miserables
    Quand t est géré par des minables, qui pour des raisons de votes font des lois a l encontre d’une société alors tes rendus bas.
    il y a toutes sortes de collusion et celle-ci en est une

  • Marc-Antoine Daneau
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 07h24
    Un gouvernement dépendantiste
    Moins les gens parleront français, plus ils voteront pour le PLQ. Moins les gens parlerront français, moins ils voteront pour l'indépendance. Le PLQ est définitivement le parti de la dépendance.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 07h30
    Madame du Richelieu
    Je ne voudrais pas vous insulter, mais je ne crois rien à votre affirmation! J'ai rarement entendue dans ma longue vie quelque chose de si peu songé!

    Ce qu'il faut comprendre de l'actuel PM du Québec, c'est mon manque de colonne et de détermination à régler les problèmes. Peu importe la problématique, il adopte une demi-mesure pour calmer le jeu,

    Concernant les revendications musulmanes sur le port du voile, au lieu de mettre ses culottes avec cette poignée d'anarchistes, il adopte la demi-mesure que l'on sait. Avec les écoles juives, idem. Il préfère modifier le régime pédagogique que d'obliger les écoles juives à s'y conformer.

    Devant la détérioration de la situation du français à Montréal, qui perd du terrain par rapport à la minorité anglophone, il ne fait rien pour faire respecter la Loi 101. Et le voilà maintenant qui autorise les parents fortunés à inscrire leurs enfants à l'école anglaise.

    ON AURA TOUT VU!

    Cet homme n'a aucune vision du Québec que les Québécois veulent. C'est le pire PM depuis Tachereau. Incroyable.

  • Alain Lavallée
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 07h36
    Information appropriée vs désinformation
    Ce matin il n'y a que le Devoir qui donne clairement l'heure juste sur cette question des "écoles passerelles": à savoir qu'elles seront dorénavant ouverte aux parents fortunés
    (mais quand même pas besoin d'être si fortuné, puisqu'en payant pour une personne durant 3 ans, on achète le droit pour toute la famille et leurs descendants )

    Le grand complexe de désinformation médiatique au service de la construction du Canada (lire Radio-Canada-La Presse-Gesca) présente ce projet 103 en l'euphémisant. Radio-Canada parle d'une" passerelle étroite", Gesca de "l'art du possible"", comme si Charest avait fait de la magie

  • Alain Lavallée
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 07h39
    La manière de fonctionner du gouvernement libéral de M" Charest
    Voici un commentaire de M" Cl. Boucher

    ""je n'arrive pas à comprendre des gens qui reprennent les mêmes arguments pour dénigrer la langue française qu'en 1974, lors de l'adoption du Bill 22. Va-t-il falloir sortir dans les rues pour faire comprendre, encore une fois, que la langue officielle, commune, d'enseignement, de travail, de commerce, des contrats et de l'affichage au Québec est le français?

    Ceci étant dit, il est un peu ridicule de dire qu'on ne favorise pas l'apprentissage des langues étrangères dans nos écoles. La performance bilingue comparée des francophones au Québec (34%) et des anglophones au Canada (environ 10%) semblerait plutôt indiquer que l'enseignement des langues secondes est meilleur au Québec que dans le ROC.

    Ce qui est le plus choquant avec ce projet de loi, c'est qu'il institue un système de corruption institutionnalisé, où en échange de 3 ans dans les «écoles passerelles» on vous décernera un laisser-passer valides pour toute la progéniture et leurs descendants.

    Mais avec ce gouvernement Charest, on aurait dû s''y attendre: 500 $ à la caisse du parti pour un festival, 3000 $ pour un permis de garderie, les deals croches avec les petits notables libéraux qui sévissent dans les municipalités, l'interférence dans la chasse au travail au noir. On pouvait même, jusqu'à récemment, contribuer discrètement au supplément de salaire que le PLQ accordait au premier ministre. La loi 103 et les allégations de corruption font partie d'un seul et même système libéral.""""

  • Assez merci
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 07h50
    Ca pas de sence!

    Ca ouvre la porte aux immigrants riches de contourner la loi 101 et ceux qui ont des mon oncles riches comme dit la ministre!

    Pourquoi toujours reculer avec le parti libéral fédéraliste!
    Simplement pour plaire aux anglophones quiaccueillent les immigrants dans leur cours.

    Y a t-il un seul député libéral à Québec qui est fier de sa langue et qui est contre l'assimilation du peuple francais au Québec pour dénoncer cette lois et de démissionner de ce parti de vendu!

    Faut en finir de subventionner les écoles privées et religieuses: point à la ligne.

    Immigrants: Tu t'engage à aller à l'école francaise ( apprendre le francais ) ou tu reste dans ton pays.
    Tu auras la citoyenneté québécoise seulement après 3 ans si tu vies et est éduqué en francais.
    Si non, on te retoune chez vous après avoir payé les couts réels de te faire venir ici.

  • epervier
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h04
    Pauvre gouvernement!!!
    Ce cher gouvernement, toujours du pareil. Il faut amoindrir cette classe de gens, faire plaisir. On ne veut pas perdre des votes alors on continue comme toujours de faire le "mouton" en offrant une loi insultante auprès des québécois.

    André, épervier

  • T. Julien
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h35
    Plus on avance plus on recule...
    Le débat linguistique au Qc ne sert qu'à une seule chose: garder les moins riches dans la pauvreté par l'ignorance linguistique.

    L'unilinguisme ne sert qu'à "limiter" le potentiel des individus. C'est à bas âge que les langues s'apprenent beaucoup plus facilement.

    La plus grosse erreur au Qc, c'est d'empêcher un parent à donner le MAXIMUM de connaissances à son/ses enfant (s).

    Je doute fort que tous nos politiciens "dits" souverainistes, ne donnent à leurs enfants, TOUS les outils nécessaires d'une éducation avancée dans la langue anglaise pour leur assurer un avenir SURTOUT ceux qui vivent à Montréal !!!...



    Pour les francophones "bornés", qui ne jurent que par la langue (française), ils finiront, comme par le passé (avec la religion) PAR RESTER des citoyens de seconde classe i.e.: un petit peuple pour un petit pain... et la continuité d'une dépendance économique. C'est ce que les Marois, Duceppe et Cos OFFRENT pour l'avenir.

  • Philippe Allard
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h36
    Cela prouve qu'il n'y a pas d'unanimité autour des lois linguistiques.
    C'est quand même étonnant d'entendre les péquistes (et des journalistes comme Anne-Marie Dusseault à Radio-Canada questionnant Christine St-Pierre) s'émouvoir du fait que cette loi crée deux catégories de citoyens, alors que la loi 101 fait exactement la même chose depuis plus de 30 ans ! Avec la législation linguistique, on omet sans cesse de dire les Francophones se sont enlevés des droits à eux mêmes (sans que cela n'améliore beaucoup la situation du Français). Alors on fait quoi, on se radicalise dans la privation de nos droits ? Quand la 'volonté collective' se transforme en dictature de la majorité, il est normal que des individus cherchent à faire valoir leur droit s'ils n'ont pas la même opinion que la majorité. La loi devrait les défendre, pas les attaquer.

    Philippe Allard
    Montréal

  • Kebekwa
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h44
    Aberrant ....
    Lorsque j'ai commencé à enseigner dans une université du Québec en 2005, j'ai dû fournir à mes étudiants (ler cycle; tous détenteurs d'un diplôme d'études collégiales donc) une liste de lectures obligatoires. Or celle-ci comprenait deus ou trois articles parus dans des revues spécialisées éditées en anglais. On m'a fait savoir qu'à ce niveau ma liste ne devait contenir que des références d'oeuvres en français "pour ne pas nuire à certains élèves". J'ai donc dû priver mes étudiants de ce que je considérais les meilleures écrits sur le sujet traité. Aberrant ..... Préservons nos collégiens de la langue de l'ex-colonisateur, et que vive 'the second best" ....

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h45
    À Amie du Richelieu
    C'est bien triste d'arriver à une telle conclusion, mais force est de constater que c'est un peu fort.
    Je connais un cas à Montréal, lui, immigrant de l'Amérique du Sud parlant anglais et espagnol, elle canadienne trilingue (anglais, français, espagnol). Dans quelle école iront leurs enfants, vu que lui a fait sa scolarité en espagnol et elle en français hors du Québec? Casse-tête. Cela ne m'étonnerait pas qu'ils quittent le Québec pour s'installer en Ontario où ils pourront donner un enseignement vraiment bilingue à leurs enfants, qui parleront espagnol en plus. Résultat, sur le plan de l'emploi, leurs enfants passeront toujours devant les Québécois, qui, en raison des règles en vigueur au Québec, continueront de baragounier le français, c'est tout!
    Je ne comprends pas pourquoi les gouvernements successifs du Québec s'efforcent de maintenir les Québécois dans un état de sous-développement chronique sur le plan linguistique.
    Mystère quand tu nous tiens!

  • Andre Gignac
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h58
    L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC NÉCESSAIRE PLUS QUE JAMAIS!
    Tant que le Québec ne deviendra pas un pays indépendant avec le français comme la seule langue officielle et avec un seul système scolaire francophone, nous continuerons à patauger dans l'auge à cochon fédéraliste de la confusion identitaire. Est-ce assez clair?

    André Gignac le 3 juin 2010

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 08h59
    @ M. Paquet
    Vous écrivez : «C'est dommage que le système public, auquel vous contribuez financièrement, n'offre pas celà »

    D'accord mais, est-ce à dire que vous ne contribuez pas ? Pourquoi votre à la place de notre ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h12
    Le comble à la pauvreté
    Le nouveau comble à la pauvreté du Quiébécois : Ne pas être assez riche pour envoyer son enfant à l'école anglaise.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 09h12
    Une autre défaite du pouvoir québécois
    N.B. Il est important de localiser la "ligne de front" et de ne pas la perdre de vue. Aussi convient-il de ne pas se laisser distraire par des questions de droit, d'équité entre riches et pauvres, de comptabilité de passages à l'école anglaise. La question en cause est celle du pouvoir dominant: Est-ce le Québec qui décide en matière de langue ou le Gouvernement fédéral par le truchement de sa Cour suprême? Si le Québec possédait de véritables hommes politiques, ils ne s'intéresseraient d'abord qu'à une seule chose: Quelle est "l'habilité" historique, nationale et morale de la Cour suprême du Canada dans toutes les questions qui touchent à l'identité et au destin du Québec? La fonction de cette Cour relève proprement d'une persistance du colonialisme britannique, intégralement repris et exercé par le Gouvernement d'Ottawa.

    Prise 103 : À genoux devant la Cour suprême! (02-06-2010)
    La comédie reprend avec les mêmes données et les mêmes conclusions. On jure la main sur le cœur que le français définit le Québec mais la loi du «Press nine » l’emporte toujours sur la loi 101. Cette fois, la comédie tombe dans le vaudeville avec son système de points dont la comptabilité relève du ridicule et de l’impossible.
    Les facteurs étaient pourtant bien connus. L’Assemblée nationale avait voté unanimement contre les écoles qui offraient les moyens de contourner la loi 101. La Cour dite suprême, dans un jugement tortueux, fait mine de reconnaître au Gouvernement du Québec le droit d’imposer le français mais elle lui enlève du même coup les moyens de le faire. À une règle objective et forte, elle substitue un critère individuel et fluctuant, le « parcours authentique » de l’aspirant à l’anglais. Cette opération vise à autoriser le libre choix et à placer ce principe au-dessus de la loi 101 et de l’intention du législateur québécois.
    Le projet 103, déposé par le Gouvernement Charest, donne raison à la Cour suprême contre le Québec français. Peu importe le nombre, du reste imprévisible, des passages à l’école anglaise, on voit clairement que le Québec n’est pas maître chez soi. Ses lois peuvent être modifiées ou abrogées du dehors pour configurer le Québec au Canada anglais ou multiculturel. Au lieu de céder, ne fallait-il pas affronter le tribunal fédéral?
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 09h19
    Parcours authentique ?
    Il n'y aura pas de parcours authentique. Il n’y a pas d’exception québécoise. Il y aura retour à la loi 104, Il y aura réouverture complète de la bourse de Montréal avec commission des valeurs mobilière du Québec, Il y aura création d’une banque centrale du Québec, il y aura un moratoire permanent de l’autorité du gouvernement d’Ottawa et de la cours suprême du Canada sur le Québec, il y aura suspension des impôts payés par les québécois à Ottawa, il y aura un rappel immédiat de tous les députés québécois d’Ottawa, il y aura suspension des élections fédérales au Québec, il y aura création d’une armée québécoise, il y aura création d’une monnaie québécoise, il y aura création d’un comité pour négocier avec le Canada, mais ce comité aura pour mandat d’imposer les demandes du Québec à Ottawa et rien d’autre, il y aura création d’un comité pour expliquer à la communauté internationale les nouvelles conditions que le Québec s’est donné unilatéralement, il y aura interdiction, sauf dans quelques cas de permissions spéciales, de faire flotter le drapeau canadien sur le territoire du Québec, il y aura rapatriement du Labrador et de L’Acadie au territoire québécois. Il n'y aura pas de parcours authentique. Il n’y aura pas d’exception québécoise.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h22
    Le règlement est peut-être suffisamment dissuasif
    On verra combien d'enfants de parents fortunés profitent de la dite aubaine. Si c'est comme pour le niqab, porté par vingt femmes, ce sera une autre tempête dans un verre d'eau.
    Commençons par enseigner un anglais de qualité dans le réseau francophone, les parents soucieux de voir leurs enfants parler un véritable anglais plutôt que le "globish" seront alors satisfaits d'y envoyer leurs enfants.
    Je suis souvent d'accord avec eux: ce n'est pas parce que l'on baragouine le français que l'on doit se satisfaire de baragouiner l'anglais.

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h33
    c'est déjà quelques centaines de trop
    Au lieu de chercher à faciliter la vie à ceux qui veulent envoyer leurs enfants à l'école anglaise, le ministère de l'éducation ferait bien de penser à améliorer l'enseignement du français.

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h42
    Une mauvaise loi, suite à un mauvais jugement
    On ne corrige pas un mauvais jugement, une décision erronnée de la Cour suprême, par une mauvaise loi. La solution la plus simple et la plus juste est d'étendre l'application de la Charte de la langue française à toutes les écoles publiques et privées du Québec. Une telle mesure serait un message clair envoyé à la Cour suprême, message qui serait pour elle de rectifier le tir, advenant une contestation judiciaire probable.

    Enfin précisons que la clause dérogatoire de la Charte canadienne ne peut jouer lorsque sont en cause les dispositions linguistiques de cette même Charte. Le droit linguistique scolaire(art. 23 de la Charte) ici en cause ne peut donc se voir suspendu par une clause dérogatoire. Cette clause dérogatoire ne peut avoir effet que sur les articles 2 et 7 à 15 de la Charte. Bien des journalistes et des politiciens semblent avoir de la difficulté à saisir ce fait juridique...

    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel

  • Godilhaire
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 09h44
    Rassurez vous brave Québécois
    Rassurez-vous le chemin a déjà été pris par vos collègues parisiens, vous savez les chantres de la diplomatie francophonique, jacobin bon teint.
    Pour les langues patoisantes (breton, occitan, basque, catalan, corse, créoles, alsacien, lorrain, flamand, savoyards, etc.) il applique les mêmes règles que les Anglais pour le français au Québec. Et pour l'anglais, toute la com se fait en anglais de Paris à Montpellier/Montpelhièr, de Bordeaux/Bordèu à Strasbourg/Straßburg, de Marseille/Marselha à Nantes/Naoned, les élites françaises du continent européen parle anglais (ou brusselish) !
    Alors, les Anglais du Canada auront beau jeu de vous expliquer que si les parisiens parlent déjà anglais... pourquoi pas vous.
    Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi la délégation du Québec en France n'aide pas les langues de France à se défendre du modèle dominant parisien, celui de la langue du roi en privilège, le roi est le roi argent, là ! (avez-vous lu les conventions avec les régions occitanes ? rien sur l'occitan !)

  • francacadie
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h47
    Conclusion
    Conclusion, amis et frères québécois : Vous n'êtes pas tant sortis de l'auberge anglaise qu'enfermés dedans. Et à double tour.
    Alors, dites "non" et votez-le massivement, une bonne fois pour toutes!
    Le Montenegro est indépendant, le Kosovo aussi, et le Vanuatu, le Belise, L'Ossétie du Sud. Cocasse, n'est-ce-pas...?
    Ces gens-là assument leur choix dans des conditions souvent extrêmes. Où est le problème pour une puissance industrielle, culturelle, humaine comme la votre?
    Surtout, ne me dites pas que je me mêle des affaires des autres. Nous sommes dans le même navire et nous sombrons, gavés, rotant, subliminés de toutes parts, pétant de trouille à l'idée de perdre nos avantages acquis, nos vacances, nos droits sacrés à la retraite et aux soins palliatifs.
    Et merde, à la fin! La liberté de penser, ça se défend, ici comme chez vous.

    Un français en voie d'anglicisation et d'islamisation forcées, qui refuse, de toutes ses tripes, le futur qu'on lui propose.

    Alain Dubos.
    Ecrivain.

  • Theodoric
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 09h52
    Étrange
    Il y a une phrase en particulier qui m'a intéressé dans cet article. "En outre, le droit à l'instruction en français est spécifié, tout comme celui d'apprendre le français pour les nouveaux arrivants."

    Comme le dit si bien cette phrase, apprendre la langue française est un DROIT, quelque chose qui peut être revendiqué par toute personne incliné à l'apprendre. En aucun cas est-ce que ça devrait être une obligation et rendre plus difficile l'apprentissage de l'anglais comme ce qui est présentement le cas. Peu importe les lois farfelues que notre gouvernement pourra sortir pour contourner la loi 101, la vérité est que pour que nous commencions finalement à respecter la liberté des gens, il est nécessaire d'abolir la clause de la loi 101 qui force les enfants qui n'ont aucun parents ayant fréquenté l'école anglaise de fréquenter une école française. Et une preuve que tous ces arguments disant que nous perdrons la langue française si les enfants vivent dans une société où les deux langues nationales du Canada sont respectées est fausse est que moi-même, j'ai fréquenté des écoles anglaises toute ma vie, et pourtant j'ai bien l'impression de mieux m'exprimer en français que plusieurs des personnes qui ont commenté avant moi. N'est-ce pas étrange?

  • Henri Goulet
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 09h53
    Classement des écoles privées
    J'aimerais bien mieux comprendre le classement des trois types d'écoles privées mentionnés dans l'article. À quel endroit peut-on trouver l'information sur ce classement?

  • Donald Filion
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 10h01
    Quand on vote pour les libéraux...
    On assume les conséquences... Si la majorité des Québécois vote pour eux, c'est qu'ils sont d'accord avec ces décisions. Démocratie! Le Québec deviendra anglophone dans quelques dizaines d'années si on continue à élire des bouffons de la sorte!

  • François Dugal
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 10h04
    La défaite
    Quel que soit l'angle sous lequel on regarde cette loi, la survie de la langue française est encore en péril. Dans notre combat pour sa survie, ça s'appelle une défaite.
    Dire qu'il a les deux mains sur le volant.

  • genxMolloy
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 10h04
    Raison #1 pour envoyer son enfant a l'ecole anglaise, Il apprendra mieux le francais
    J'y suis aller moi , a l'école anglaise, et après avoir terminé mes études secondaire à la polyvalente francaise, j'a constaté qu'on y enseigne le francais de médiocre qualité, en se basant sur la moyenne très basse des élèves. Et aujourd'hui, après la réforme, on constate que ce n'est pas mieux.
    Si j'avais à payer pour envoyer mon fils à l'école, et soyons honnête, après impôt, il ne s'agit pas la d'un sacrifice insuportable, je le ferais sans y penser plus d'une seconde. Puisqu'à moins de trouver la meilleur école francophone, les école public enseigne le francais de manière innacceptable.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 10h06
    La langue dans le vinaigre...
    Comme plusieurs québécois j'en ai ultra marre d'entendre parler de la langue...
    Ici nous avons deux langues qui se battent pour leur survie...

    L'une d'elles l'anglais a un très grand avantage, c'est qu'elle est parlée par 300,000,000 de citoyens si on inclus les U.S.A. elle a la force du nombre...

    L'autre le français est parlée par 8,000,000 de québécois et quelques citoyens isolés dans les autres provinces.. C'est un ilot, un esquif dans un océan anglophone...

    Même séparé le Québec aurait à lutter contre l'anglicisation...
    Pour justifier adéquatement cette lutte c'est le sentiment de FIERTÉ qu'il faudrait inculquer aux québécois: fierté de bien parler et fierté de bien écrire la langue de Molière...

    à mon avis, ce sentiment n'existe pas....il y a un malaise....

    La solution facile serait l'assimilation à la majorité anglophone...
    cela ne demanderait aucun effort, aucune fierté, aucune dignité...

  • Lunatique
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 10h37
    Bravo.
    Bravo, c'est enfin ce qu'il fallait faire. Retourner en arrière, c'est de ça qu'on avait besoin.

    Merci d'offrir le choix aux riches de s'enrichir encore plus, mais pas aux pauvres de sortir de leur misère. C'est vrai qu'on avait besoin de repasser sur les lignes qui séparent les pauvres des riches et les francophones des anglophones/allophones pour s'assurer qu'elles soient bien foncées, bien prononcées.

    Ce sont les francophones qui sont brimés par cette loi ridicule. Elle le dit en plus, "Pour les francophones, «ça va être très difficile» d'obtenir un certificat d'admissibilité à l'école anglaise, a prévenu Mme Courchesne. "C'est ça, l'objectif du cadre d'analyse» Wow, c'est ça l'objectif? Donner un handicap aux francophones, les rendre inférieurs aux enfants bilingues? Ça, j'te jure, ça nous fait avancer.

    C'est pas comme si les enfants francos pouvaient apprendre un anglais décent dans les cours de langue seconde qu'on leur donne à l'école... Mes enfants, dans leur cours d'anglais, ils apprennent la même chose depuis 4 ans. School, teacher, apple, eraser. Ils connaissent des fruits aussi, des légumes et quelques parties du corps, mais on s'entend que c'est pas avec ça qu'on va accéder aux emplois pour lesquels il faut être bilingue. Si on donne le choix aux riches d'éduquer leurs enfants en anglais, il faut le donner à tout le monde. Évidemment, on ne veut pas ça parce qu'il y aurait des émeutes (même si beaucoup de francophones inscriraient tout de même leurs enfants à l'école anglaise demain matin!).

    Cette loi ne favorise pas que les riches, vous dites? Eh bien, dans mon livre à moi, que ce soit les parents, les oncles, les grands-parents ou la grand-mère de la petite voisine d'en face qui paie pour le droit d'un enfant à aller à l'école anglaise, il reste qu'il faut que la famille ait des contacts qui ont de l'argent. Tout, en bout de ligne, dépend du montant dans ton compte bancaire: ton niveau de vie, l'endroit où tu habites, l'école que tu fréquentes... et maintenant, les perspectives d'avenir de tes enfants.

    La vraie solution, ce serait d'avoir plus d'écoles vraiment bilingues. Les enfants apprendraient les deux langues sans avoir l'éternelle impression qu'une a le dessus sur l'autre. Ce serait normal pour tout le monde d'être bilingue, et ce serait normal pour tout le monde d'avoir accès à des emplois plus intéressants.
    Si on n'est pas capable de donner le choix à tout le monde de façon équitable, alors oublions le choix et apprenons tout simplement les deux langues dès le départ. Tout le monde y gagnerait.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 10h39
    @Donald Filion: je comprends votre exaspération mais...
    "Si la majorité des Québécois vote pour eux, c'est qu'ils sont d'accord avec ces décisions."
    40% des voix, ça donne un gouvernement majoritaire. 60% des voix contre. On a un système qui fait que, peu importe le parti, il dirige un pays qui, en majorité, ne l'a pas choisi.
    Je sais... périodiquement, il y en a toujours un qui traite les Québécois de bouffons pour les avoir élu. La vérité est différente: On s'autoflagelle trop.
    Il y a plusieurs partis sympathiques au Québec mais qu'on s'unisse d'abord pour débarquer les bouffons à grand coups de pieds au lieu de se séparer entre PQ, ADQ, QS, Verts etc. C'est le plus urgent.
    Parce qu'un fédéraliste, ça ne vote pas à gauche ou à droite. Ça "Bloque" Libéral.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 10h42
    Une erreur dans la loi 101...
    J'ai l'impression que cette idée de donner aux frères et soeurs d'un élève fréquentant l'école en anglais le droit l'aller eux eux aussi à l'école anglaise était vue, par les rédacteurs de la loi 101, comme une mesure transitoire permettant de ne pas séparer des familles ayant déjà des enfants au réseau anglais lors de l'entrée en vigueur de la loi. On pensait sans doute que le reste de la loi rendrait cette mesure obsolète. Il faudrait interroger des gens comme M. Rocher et leur demander s'ils pensaient qu'on l'invoquerait encore une génération plus tard.

  • Bobinette
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 10h58
    Camille Laurin
    s'est retourné dans sa tombe. C'est désolant de voir avec quel entrain l'administration Charest dilapide notre héritage politique.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 11h42
    Campagne de financement
    Il ne reste plus aux commissions scolaires anglophones du Québec de mettre sur pied une campagne annuelle de financement pour créer un fonds de bourses pour les parents moins fortunés qui veulent envoyer leurs enfants à l'école anglophone. Nul doute que cette campagne serait fort bien accueilli dans le ROC.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 12h31
    Pour un Québec entièrement francophone

    Ce gouvernement n'en finit pas de poser des gestes qui nous rapettissent comme peuple. Maintenant, ce sont les plus fortunés qui pourront accéder à l'école anglaise. Comme si c'était une nécessité d'aller à l'école anglaise pour maîtriser cette langue.

    Mes trois enfants adultes ont fréquenté l'école française toute leur vie et ils sont parfaitement bilingues. On ne peut pas comme nation francophone se permettre de mettre les deux langues sur le même pied, car cela équivaut à mettre les deux pieds sur la même langue.

    Je trouve complètement indécent que des anglophones et allophones habitent au Québec tout en incapable de parler le français. Quelqu'un a déjà dit que le Québec devait être aussi francophone que l'Ontario est anglophone. Ce qui n'empêche d'apprendre d'autres langues, comme l'anglais, l'espagnol, etc.

  • Michele
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 13h00
    Anglophones ou bilingues?
    Les parents montrélais fréquentant les commissions scolaires et les écoles privées dites anglophones optent massivement pour un enseignement bilingue. En fait, au cours des dernières décennies les anciennes écoles anglophones ont fait des progrès énormes en ce qui concerne l'enseignement du français. D'ailleurs plusieurs élèves fréquentant les écoles A, écrivent et parlent le français à un niveau comparable à la moyenne des élèves francoquébécois.

    C'est pouquoi, à mon avis, qu'il importe de changer de perspective lorsqu'il s'agit de juger ces écoles. Il est grand temps d'arrêter de percevoir ces écoles comme une menace.

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 13h02
    Un Québec de plus en plus despote
    Bien sûr que j'exagère quand je dis que j'ai décidé de ne pas d'avoir d'enfants parce que je ne peux pas les faire scolariser dans les 2 langues officielles du Canada. Mais si peu...(et c'est une décision que j'ai prise après une très longue réflexion) J'ai aussi fait une erreur: mes ancêtres sont venu de la France dans les années 1630.

    Mais mon argument est ceci: posséder une 2e langue fait parti d'un bagage de connaissances. S'en priver, s'est rester ignorant. Maîtriser une 2e langue n'égale pas la perte du français. Au contraire: lisez certaines remarques de lecteurs ci-haut. La qualité du français dans plusieurs commentaires laisse beaucoup à désirer: c'est la quête vers l'excellence, la soif du savoir et l'amour de la langue qui manquent ici.

  • Alexandre Gilbert
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 13h09
    L'effet famille
    Lorsque la ministre Courchesne parle de quelques centaines d’étudiants par an, elle omet un fait essentiel : la famille et sa descendance.

    Mathématiquement, si 500 étudiants par an fréquentent les écoles passerelles, qu’ils ont un frère chacun et dans 25 ans 2 enfants, il y aura 31000 personnes anglicisés de plus dans 25 ans; 155 000 de plus dans 50 ans. 517 000 de plus dans 75 ans (à la 3ième génération).

    Quelques centaines aujourd’hui, avec leur descendance, deviennent rapidement une marée. En fait, ça double le nombre d'anglophone au Québec, et réduit d'autant le nombre de francophone. Cette loi vise à assimiler les francophones.

    p.s.: Si le chiffre semble gros, il se base sur seulement 500 enfants qui fréquentent les écoles passerelles les premiers 20 ans et 1000 par an par la suite, ce qui est très peu; en fait je suis certain de sous-estimer l'impact réel. Un scénario plus réaliste triplerait ce chiffre.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 13h25
    Où se trouve le prochain Camille Laurin?
    Il va falloir qu`un autre Camille Laurin mette de l`ordre dans la tête des élus que la seule solution résigne dans l`affirmation du français. Les passe-droit de la minorité bien natie n`a d`autre raison que le refus de participer dans la solidarité sociale du Québec. Malheureusement trop de politiciens fantoches occupent les sièges de l`Assemblée nationale. On devrait utiliser un chasseur de têtes pour finaliser l` arrivée du nouveau Camille Laurin dans les plus brefs délais.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 14h11
    A Alexandre Gilbert
    Ou est le problème si tous ces gens peuvent parler et comprendre le français, OK c'est des job de prof d'un syndicat vs un autre de moins, c'est 500,000 personnes qui ne seront pas séparatiste, mais elle parleront tous français. Mais ils seront tous de vrais québécois.

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 14h16
    Autres questionnements...
    Cette question des écoles passerelles, cela va de soi, déborde largement le cadre de la constitutionnalité. Une observation est faite par plusieurs depuis des années, à savoir la mauvaise qualité de l'enseignement de l'anglais dans les écoles françaises. Ceci pourrait sans doute expliquer en bonne partie l'attrait de l'école anglaise pour plusieurs parents de langue française. Ceux-ci veulent que leurs enfants soient bilingues ou connaissent encore plus de langues, d'où aussi l'attrait pour des programmes d'immersion en anglais.

    Il y a là un questionement sérieux à faire, comme se fait un questionnement sur la qualité du français dans les écoles françaises ainsi que dans les écoles anglaises où le français est langue seconde. Tout ceci renvoie à la qualité de notre système d'enseignement. Large et incessant débat...


    Michel Lebel

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 14h20
    À Monsieur Allard
    Votre raisonnement tient la route uniquement si on oublie que les francophones du Québec vivent dans un continent anglophone et que leur langue et leur culture en sont menacées.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 14h34
    À M. Bousquet.
    Parce que je n'ai pas d'enfant dans le système public. Ni dans le système privé, d'ailleurs.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 15h01
    À Alain Dubos.
    Merci, M. Dubos. Les Québécois ne sont pas privés de leur liberté de penser. Ni de leur liberté de choisir leurs représentants. Ni de la liberté de choisir l'indépendance. S'ils n'ont pas choisi l'indépendance, c'est parce qu'il en ont décidé ainsi, librement, compte tenu de leur analyse et de leurs intérêts.

    Je ne vous remercie pas, cependant, d'avoir comparé la situation de paix et de liberté dans laquelle vivent les Québécois à ce que nous avons observé au Kosovo, au Monenegro, en Ossetie du sud. Par ailleurs, vous savez, sans doute, que le Québec a plus d'autonomie dans ces décisions économiques et politiques que n'en ont les pays membres de l'Union européenne.

    Vous semblez dire que vous voulez également vous séparer. Vous voulez vous séparer de quoi, au juste?

  • gaetanfo
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 15h17
    Le droit à l'école anglaise
    Personne ne conteste à quiconque le droit d'inscrire son enfant à une école
    anglaise non subventionnée. Comme on peut payer, à ce qu'il semble, et
    bien qu'on continue jusqu'au CEGEP.

    Quant au reste la clause dérogatoire règlerait la question.
    Si toutefois elle est appliable. Il me semblait avoir lu dans les textes
    constitutionnels qu'elle ne pouvait déroger aux dispositions de la Charte
    concernant la langue. Mais je n'ai rien retrouvé de tel dans le texte de
    la constituion de l982. Qu'en est-il ?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 15h30
    Les duperies de Mme Courchesne

    Moi aussi, je ne suis plus capable de voir la ministre Courchesne en peinture. Elle fait toujours comme si elle était la seule à être en possesssion tranquille de la vérité. Elle manifeste une arrogance qui se reflète dans sa posture physique.

    À l'image de son chef, elle ne cesse de mentir ou plutôt de ne pas tout dire. On l'a vu lorsqu'elle a voulu chambarder le calendrier scolaire, soi-disant pour lutter contre le décrochage alors que son projet ne visait qu'à acccomder une poignée d'écoles juives hassidiques. Elle a dû reculer.

    Le projet permettant aux parents fortunés (francophones et allophones) de fréquenter l'école anglaise, ne touchera qu'une centaine d'enfants, dit-elle. Les projections d'un internaute, Alexandre Gilbert, démentent les affirmations mensongères de la ministre et de son acolyte St-Pierre.

    Ce gouvernement contribue à l'anglicisation du Québec. Et il est trop inconscient pour le réaliser. À moins qu'il s'en fiche éperduement.

    Le Québec n'a pas de place dans ce Canada multiculturel qui nie les droits collectifs des Québécois francophones. La funeste Charte de Trudeau, que la Cour suprême n'a pas le choix que de tenir compte des droits individuels, va toujours nous desservir. Elle desservira aussi les droits collectifs de la majorité anglophone du Canada. Cette dernière ne l'a pas encore réalisée, mais le multiculturalisme croissant va finir par détruire l'identité canadienne-anglaise comme il le fait pour l'identité francophone. Le Canada ne sera qu'une juxtaposition de communautés provenant du monde entier qui mèneront ce pays et qui vivent isolées les unes des autres. Utopie suicidaire pour les deux peuples fondateurs (sic).

    Quant à la venue d'un émule de Camille Laurin, nous pouvons rêver. Aucun ne se profile à l'horizon; et même si c'était le cas, il serait vilipendé sur la place publique, car, tant au Québec qu'au Canada, on en a que pour les droits individuels.

    Faisons la souveraineté : ça presse.

  • Pierre St Vincent
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 15h31
    Mais enfin,
    Bonjour,
    Et vous Québécois et Québécoise vous n'êtes pas tannés de tout ce débat linguistique. Bordel de merde, l'Amérique du nord est anglophone. Seul le Mexique et le Québec font bande à part. Quelqu'un qui veut faire instruire ses enfants en anglais, pourquoi immigrer au Québec. Pourquoi, ne pas aller vivre en Ontario ou en Virginie? Pourquoi venir au Québec, crier au meurtre et demander de faire instruire ses enfants en anglais? Cela est d’un non sens épouvantable. C’est illogique. Nous perdons du temps et des énergies épouvantables avec toutes ces querelles linguistiques. Il serait préférable et de loin de consacrer tout ce temps à faire fructifier notre économie.
    Ça fait plusieurs centaines d’années que le Québec est français. Il est maintenant connu et accepter que l’alcool au volant est criminel, un point c’est tout. Il est également connu que les femmes et les hommes ont les mêmes droits et privilèges. Pourquoi ne pas dire maintenant que le Québec est français, un point c’est tout.
    Pierre St Vincent

  • gaetanfo
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 16h12
    Le fichu veto

    Je réponds moi-même à la question que je me posais ci-dessus.

    3. (1) Le Parlement ou la législature d’une province peut adopter une loi où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment d’une disposition donnée de l’article 2 ou des articles 7 à 15 de la présente charte

    Or les droits scolaires relèvent de l'article 23.
    Donc, le veto n'est pas possible.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 16h20
    En parlant d'éducation...
    j'aurais une autre proposition: que les étrangers (non-Québécois) qui s'inscrivent dans une universités anglaises du Québec aient à prouver d'abord leur connaissance du français, en réussissant un examen de français langue seconde semblable à celui que doivent réussir les finissants du cégep. Ce n'est sans doute pas trop demander... Comme ça, les commerçants du centre-ville n'auraient plus cette raison pour mener leurs affaires en anglais.

  • Alexandre Gilbert
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 17h07
    À Claude Archambault
    Claude, ça n'a rien à voir avec les syndicats...

    j'habite le centre-ville, s'il est vrai que certains anglophones parlent très bien français, il est aussi très vrai que plusieurs ne savent pas faire la différence entre oui et non. Chaque jour j'en rencontre, dont des médecins à l'hôpital ou je vais.

    Ma copine travaille dans un bureau où personne ne parle français. Ses collègues ne veulent pas envoyer leurs enfants à l'école francophone et le font parce qu'ils sont obligés. Maintenant ces enfants iront dans les écoles passerelles et ne parleront pas français car il n'auront pas l'obligation de le faire, comme leurs parents. Cette loi ne peut pas apporter de bien aux Québécois.

    Ils sont Québécois comme tu le dis, mais des Québécois qui refusent de parler la langue des Québécois... C'est bizarre, mais tu vises juste en disant que ça fait 517 000 fédéralistes de plus.

  • Le Voyageur
    Inscrite
    jeudi 3 juin 2010 17h48
    Attention...
    "L'école anglaise ouverte aux parents fortunés".

    Ayoye. Ça me fait rappeler l'époque avant la Révolution Tranquille, ou les riches étaient pour la plupart anglophones et les pauvres, francophones. Je trouve cette ingérence du fédéral dangereuse, d'autant plus que le Québec avait fait le choix, il y a 35 ans, d'imposer le français à l'école comme langue première, même aux immigrants ou enfants d'immigrants. Harper n'est pas du genre à s'intéresser à la culture, il ne veut défendre que sa petite chapelle (l'anglophone conservateur de l'Ouest inculte).

    Mais il est vrai que l'enseignement du français au Québec n'a pas vraiment la cote pour l'instant. Une des raisons pour lesquelles, surtout à Montréal, les jeunes délaissent le français pour l'anglais comme langue de communication. Mais pourquoi Courchesne a-t-elle décidé de se la couler douce, plutôt que d'améliorer l'enseignement scolaire? C'est ça la lâcheté politique du provincial devant le fédéral.

    Ah...Belle langue de Molière dans la Belle Province!

  • Assez merci
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 18h02
    Petits amis!
    Les amis du parti libéral vont être contants.

    Les entrepreneurs, les proprios de chaines de garderies, les bénéficiaires des FIERS, les gros contributeurs à la caisse vont pourvoir faire instruire leurs enfants dans les bonnes écoles anglaises du West Island et Montréal.

    Ha les critères seront eux aussi manipulés comme tout le reste que fait charest (comme des contrats d'asphalte sans soumission)

    De la poudre aux yeux, des mensonges a la population comme avec des accommodements pour ouvrir les écoles les fins de semaines pour plaire a la communauté juive!

    charest est au volant pour tout détruire, ATTENDEZ DE VOIR CE QU'IL FAIT AVEC NOTRE HYDRO QUÉBEC présentement!
    Ca sera pas beau a voir!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 18h13
    Le problème avec les écoles anglaises
    Le problème que les séparatistes/nationaliste québécois ont avec les écoles anglaise ce n'est pas que les étudiants ne parle pas français, car la vaste majorité sorte parfaitement bilingue, ce n'est pas qu'ils apprendront l'anglais, la majorité reconnaissent que l'anglais est un atout et voir même presque obligatoire. Le vrai problème c'est qu'il est très rare de voir un étudiant finir son cour en anglais et devenir séparatiste. Bien qu'il sera Québécois, maitrisant parfaitement le français et l'anglais cet étudiant sera fédéraliste C'est là qu'est le crime, car le but de enrégimenter tous les immigrants et garder les francophone à l'école française c'est avec le support des syndicats de professeur d'en faire des séparatiste et ainsi réaliser le but du Québec pays.

    Mais les Québécois ne sont pas si naïf et on mis en place un gouvernement fédéraliste.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 3 juin 2010 18h23
    Apprendre l'anglais
    Je suis bilingue sans jamais avoir mis les pieds dans une école anglaise. J'ai appris à enrichir ce que j'ai appris à l'école en écoutant les films anglophones en anglais, en m'y intéressant, car je crois que pour juger de la qualité d'un acteur il faut entendre sa voix, pas une doublure. De même pour les livres. Au début j'avais besoin du dictionnaire, mais à la longue j'y suis arrivée. Bien sûr, j'ai dû parler en étant un peu gênée au début. Puis je me suis dit que puisque je faisais un effort je n'avais pas à en rougir. Dans ce contexte, ma fille est devenue bilingue très rapidement, sans perdre son français car elle lisait beaucoup et ses notes en français excellentes. Le français est si difficile, pourquoi le faire perdre à ses enfants dans un but uniquement lucratif? Une langue c'est plus que cela, c'est surtout une culture : connaître l'autre, musique, livres, films, nourriture, etc. La curiosité est un excellent professeur.

  • Chris Eustace
    Abonné
    jeudi 3 juin 2010 18h45
    Bill 103
    June 3, 2010


    Bill 103 and the QESBA : an English citizen's perspective


    «Le directeur général de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David Birnbaum, s'est dit déçu et découragé par la proposition du gouvernement. »

    So David Birnbaum says he is discouraged and disappointed? Well, me too, but not for the same reason.

    A lot of ink has been spilled in Le Devoir and The Gazette today on yesterday's introduction of Bill 103 by the Quebec government.

    However, it's not the printed word that I found most interesting today ; it was the 'live' words spoken on radio station CJAD, around 7:15 am... MNA Geoffrey Kelley and Chairman of the Lester B. Pearson School Board, and former long-time president of the Quebec English School Boards Association, Marcus Tabachnick, were interviewed back to back.

    MNA Kelley suggested that perhaps we could find "creative ways" to alleviate the perceived wrongs of Bill 103. One way, he suggested, is perhaps students who are attending French schools be allowed to attend English schools for "a year or two."

    What a good idea! How reasonable ! What common sense!

    However, Marcus Tabachnick said he was "disappointed with Geoff Kelley", and, rather than encourage the idea, proceeded with more criticism of the government, and then "wants the government to help."

    Really?
    ......................................................................................

    Now let's go back to the written word and review some pieces published in the English newspapers pertaining to an event that occurred at the LBPSB council meeting on May 31, 2010. It prompted two letters to the Editors of two newspapers. They are:

    ' The Quebec Chronicle-Telegraph ' - June 2, 2010

    The letter (commentary) is titled: "School board refuses questions"

    www.qctonline.com
    ............................................................

    'Your Local Journal' - June 3, 2010

    The letter is headed "Where's the democracy ?"

    www.yourlocaljournal.ca
    ...........................................................

    Now let's look at two other letters to appreciate the history and the culture of the Quebec English School Boards Association regarding their involvement in the Bill 104 and, by extension, the Bill 103 issue.

    Let's turn to:

    'The Suburban' - June 2, 2010 - two letters:

    1. "From the indefensible to the incontrovertible"

    2. "Board didn't help"

    www.thesuburban.com
    ..................................................................

    The QESBA is not really representative of the anglophone community. This costly organization is a menace to democracy.

    Moreover, if the organization were to disappear tomorrow, I am sure there would not be any outcry. Rather, the dismantling of the Association could mean more education dollars into our classrooms.
    ................................................................

    Merci.


    Chris Eustace - (ceustace@videotron.ca)
    ............................................................

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 19h00
    Vers un Québec full bilingue!
    On devine que les écoles privées tout court vont proposer des forfaits économiques aux parents afin de se garantir une clientèle supplémentaire pour 3 ans procurant par la suite le droit aux enfants et à leur descendance d'avoir accès à l'école anglaise publique. Et l'ensemble de ce système de points ne servira qu'à envoyer un maximum d'enfants d'immigrants aux écoles anglaises d'abord privées puis publiques.

    Le point principal étant que le Québec devient une société d'accueil d'immigration pour une population anglophone. Ce qui créé les conditions progressives d'une nouvelle société québécoise bilingue à partir de Montréal qui redeviendrait comme au 19ème siècle une ville majoritairement anglophone. Montréal, ville anglophone dans le contexte non d'une ville du 19ème siècle mais dans celui d'une métropole du 21ème siècle.

    L'heure est grave malgré que les médias officiels nous gavent nous Québécois de tout ce qu'il faut pour nous distraire. Le Québec français risque d'être coupé en deux entre des régions francophones et une métropole anglophone d'ici 2035-2040 selon la facilité qui en est faite d'après la loi 103.
    Les faits: les francophones au Canada sont traités comme des citoyens de seconde zone et comme la province de Québec fait partie du Canada.

    Deuxième point principal. Le français devient au Québec même la langue des pauvres.

    LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL VEUT FAIRE DU QUÉBEC UN SECOND NOUVEAU BRUNSWICK.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 19h20
    Alexendre Gilbert
    Pourquoi dis tu qu'ils refusent de parler la langue des québécois? entre eux? mais la langue qui se parle entre deux personnes n'est pas l'affaire de personne, à la maison? encore la c'est un droit individuel ce choix. Et avec le publique "at large" ? ils ont le choix. C'est un droit et un privilège personnel.

    Et le but de la loi 101 n'est il pas que TOUS puissent parler le français? Pas de faire de eux des nationaliste séparatiste, à moins que ce soit une autre trappe à homard!!

  • Djemy Djemy
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 20h07
    @ Andre Gignac et Franacadie
    Je pense que vos raisonnement et simplement vrai et juste mais malheureusement vous ne pouvez represente tous les Quebecois

    qui a vote le partie Liberale? les Quebecois
    qui pense toujours que le Quebec n'a pas d;'avenir sans le Canada? les Quebecois encore

    Juste pour vous dire que les Quebecois sont destine a etre soumis aux Anglais
    Decidment Je me rend compte que les quebecois n'ont aucune fierte
    pendant que les reste des anglophone canadienne s'en fiche pas mal du Francais

  • Johanne St-Amour
    Inscrite
    jeudi 3 juin 2010 21h41
    La passerelle de la Confédération
    Après le pont de la Confédération, la passerelle de la confédération???

  • mark
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 22h34
    tout le monde capote
    Ce projet de loi ne me stresse pas du tout.

    on se donne 3 ans pour envoyer le enfants à l'école anglaise privée avant de leur permettre d'aller à l`école publique. Mais dans 3 ans, les libéraux ne seront plus au pouvoir, probablement que ce sera le PQ, et alors, ils feront une nouvelle loi car ca fera partie de leur programme et leurs promesses électorales, puis la loi 101 sera bien appliquée.

    on s'en reparle en 2013.

  • Allophone
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 22h56
    a Alexandre Gilbert
    Ce n'est pas la langue d'education qui determine qu'on soit federaliste ou separatiste!!! Cela dit, plus le qualite d'education anglaise est rehausse dans les ecoles francophones, plus les anglophones et les allophones seront interesses a inscrire leurs enfants dans le systeme francophone. La realite est que la plupart veulent des enfants bilingues; mais si l'education anglaise est mediocre dans les ecoles francaises, ce n'est pas acceptable pour leurs enfants. Ils veulent que les portes soient ouvertes pour leurs enfants, et au Quebec, et au monde entier.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 02h53
    Le Conseil de Langue française (CSLF) sert à quoi, alors ?
    Bonjour,

    Moi si je paye pour avoir l'avis d'un groupe d'excellents experts, je m'attends à appliquer leurs recommandations, surtout si cette firme est de qualité !
    Sabia en est l'exemple parfait (?!?) avec les 10 millions alloués à une firme privée pour réorienter les placements de notre "Grosse Caisse".

    Au Québec nous avons -- comme expert de pointe -- le Conseil Supérieur de la langue française (CSLF), qui nous a indiqués clairement la voie à suivre après avoir analysé le dossier des écoles-passerelles pendant près d'un an...

    N.B.
    Conrad Ouellon, occupe le poste de président, et les membres sont :
    • Madame Diane Blais • Monsieur Delfino Campanile • Monsieur Winston Chan • Madame Mélanie Joly • Monsieur Jocelyn Létourneau
    • Madame Sylvia Martin-Laforge • Madame • Madame Lorraine Pagé.
    Conrad Ouellon, a aussi sous sa direction 10 autres personnes.

    Ce ne sont pas des deux piques et ils ont été nommé(e)s à ce Conseil à cause de leur expérience et leur maîtrise du dossier de la langue.

    ***

    Évidemment, pour ce faire, il aurait fallu recourir à la clause dérogatoire, croit le gouvernement. Et puis après !

    Ben non voyons, faut pas faire cela :

    - qu'est-ce que vont penser les gens du ROC ?

    - qu'est-ce que vont dire nos anglos (8%) et nos allos (12,5%) -- eux, qui appuient le PLQ à plus de 80% ; et quand ça compte vraiment, à 95%. On se croirait en pays totalitaire ?

    ***

    @M.Malloy

    C'est sûrement la faute au système scolaire francophone si votre langue écrite, ainsi que la tournure de vos phrases sont plus que médiocres : toujours la faute aux autres ? Aucune, de la vôtre, non?

    Oui je sais, le français est difficile, contrairement à l'anglais qui est à la portée de tous. Même que je ne comprends pas cet acharnement à nous en rabâcher l'obligation, puisque les oreilles et les yeux de nos enfants sont sollicités continuellement par l'anglais! Ça fait que...

    Relisez vous et corrigez votre texte : au moins 13 fautes. Donc...

    N.B.
    Je vous suggère le commentaire de Roland Berger de St. Thomas, Ontario. Lui, il connaît bien le danger de cette bilinguisation mortelle dans le ROC ; et qui atteint le québec depuis plusieurs décennies : lisez les rapports des commisaires aux langues officielles.

    Cela ne veut pas dire de ne pas améliorer l'enseignement de l'anglais dans nos écoles publiques (celles dont a retiré toute la crème pour ne conserver que le petit lait ; ainsi que les élèves en difficultés de comportements et d'apprentissages.) Quelle honte !

    Mais ne vous en faites pas pour la crème qui fréquente, de plus en plus grand nombre, les écoles privées (voir les statistiques).

    Pensez vous que nos député(e)s ont encore la fierté d'envoyer leurs enfants à l'école publique ? Posons la question à nos député(e)s, juste pour voir... Vous pourriez être surpris!



    Bonne soirée,


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • francacadie
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 04h10
    A Monsieur Paquet
    Cher Monsieur,
    Je désire surtout ne pas me séparer mentalement de la France, qui est ma seule et unique patrie (en net déclin, mais tout de même...).
    Cela veut dire que la dépossession progressive de notre langue, de notre Histoire, de nos manières de penser, que nous subissons jour après jour, me navre autant qu'elle m'exaspère.
    J'ai donné des conférences aux USA (à Ottawa aussi) en anglais. La moindre des choses était que je m'exprime dans la langue de mes hôtes.
    Je réclame la réciproque et ne supporte pas la dérive anglolâtre d'un nombre croissant de nos medias, de nos publicistes, de nos créateurs, etc.
    Et puis, pour être clair : je trouve un peu fort que la langue dominante en Europe devienne celle du seul pays qui, depuis maintenant plus d'un demi-siècle, s'emploie à torpiller ladite Europe pour complaire aux Américains.
    Mais bon, comme vous le savez (particulièrement chez vous et en Acadie), nous n'avons hélas jamais pu tenir le cap naval face à eux. C'est ainsi!
    Allez, haut les coeurs francophones et tentons ensemble de sauver les meubles, à défaut de la maison...
    Cordialement,
    AD

  • Assez merci
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 05h50
    Assez

    Le canada est supposément libre de circulation.
    Si vous voulez une éducation en anglais, rien ne vous empêche de déménager en Ontario.
    Pourquoi demander à la majorité de payer pour vos choix personnels!

    Plein de gens déménagent pour travailler dans les autres provinces, ils doivent vivre en anglais donc faites de même pour que vos enfants vivent en anglais mais pas au Québec!
    Immigrants et autres!
    Pas besoin d.apprendre à l'école l'anglais pour être bilingue!
    Harper a apprit le francais en dedans de 3 mois, pas sur les bancs d'écoles!

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 07h05
    Humout : La grille d'analyse du parcours authentique

    Dans le cadre du projet de loi 103, la grille d'analyse du "parcours authentique" d'un élève désirant aller à l'école publique anglophone, basée sur l'accumulation de 15 points aura vraisemblablement la question suivante :

    Question :

    Est-ce que vos parents sont donateurs du Parti Libéral du Québec sur une base annuelle ?

    Réponses et Pointage :

    Non : Moins 3 Points
    Ne sait pas : Moins 1 Point
    Oui de 0 à 500 $ : Zéro Points
    Oui de 500 $ à 1000 $ : Un demi point
    Oui de 1000 $ à 2000 $ : Un point
    Oui de 2000 $ à 2500 $ : Deux Points
    Oui de 2500 $ à 3000 $ : Quatre Points

    Le problème c'est que ce commentaire humoristique risque fort bien
    en bout de ligne de se rapprocher de la réalité.

    Excusez le !

    Guy LeVasseur
    Rimouski

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 07h59
    Un Québec bilingue!
    Attendu que nous faisons partie de l'Amérique du Nord et que nous sommes dans une mer anglophone de 330,000,000, il est nécessaire, utile, pertinent, indispensable que les québécois soient bilingues.

    On ne peut pas ignorer le contexte géographique et politique dans lequel nous vivons 365 jours par année.

    Je suggère que l'anglais soit mieux enseigné dans les écoles de sorte qu'en sortant du primaire, les enfants soient capables d'entretenir une conversation en anglais. Pour ce faire, commencer dès la maternelle à enseigner l'anglais oralement.

    Pour ce qui concerne les organismes gouvernementaux qu'ils soient disponibles dans les deux langues...

    Quand je suis allée en Europe, la visite des châteaux était disponible en anglais, en japonais, en français, en allemand....
    Quand je suis allée en ISRAËL, 60 langues sont parlés..

    Il faut une ouverture d'esprit....une seule langue ne suffit plus dans le monde actuel...
    Par contre un bon enseignement du français écrit et parlé, de même qu'un sentiment de FIERTÉ à bien s'exprimer, faciliteraient la conservation de NOTRE langue...
    que de bêtises on a fait en louangeant le joual, en restreignant l'apprentissage de l'anglais. Nous vivons en Amérique du Nord, ne l'oublions pas...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 4 juin 2010 08h07
    Tout est affaire de gros sous, et puis... d'illusions!
    À lire les uns, les unes et les autres, Tout est affaire de gros sous: l'école anglaise privée continuera donc de l'être, prendra de plus en plus de place, puisqu'elle est ouverte non seulement à ces immigrants mais aux francophones qui veulent que leurs enfants apprennent l'anglais, ce qui ne peut se faire autrement. Alors, à Montréal surtout, les "pouilleux" de toutes origines vont continuer d'apprendre un français approximatif et déglingué, dans des écoles qui tombent en ruines et souvent dans un environnement multilinguistique pour ne pas dire cacophonique. À moins que... il n'existe une autre solution.

    Que nos élites politiques, souvent bilingues, protège le français en privant la masse de l'influence de l'anglais ça n'a rien de nouveau, mais aujoud'hui, la donne comme on dit, a changé. Il y a eu la loi 101, une nouvelle élite franco issue d'une classe moyenne québécoise qui prenait du poil de la bête et qui, depuis quelques décennies, envoie de plus en plus ses rejetons à l'école privée... anglaise, d'où ils sortent bilingues, rejoint par une immigration anglo de plus en plus fortunée.

    Mais il y a autre chose: l'école anglaise, publique ou d'un nouveau genre, offre maintenant des cours de français aux immigrants!, ce que nous, Québécois francophones, n'arrivons même pas à faire, car notre système d'éducation est exangue. De plus... il semble exister, dans le système privé, des écoles bilingues. Hier, dans le cadre l'émission Le Club des ex à la SRC, dont une bonne partie était consacré à la future loi 103, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre que la solution c'est... des écoles bilingues!, et il semble qu'elles existent déjà. Dans le privé, bien sûr, c'est ce qu'il faut comprendre. Donc... les enfants ou petits-enfants de Marie... dont j'oublie le nom de famille, et Jean-Pierre Charbonneau, qui s'entendent généralement comme larons en foire, fréquentent déjà ces écoles où, prennent-ils soin de le spécifier, le français est enseigné par des profs francophones. Donc, pour eux, un indépendantiste et une fédéraliste (bien qu'elle s'en défende, étant autonomiste, comme si ce concept pouvait s'appliquer en dehors d'un système fédéral ou confédéral... ) c'est la solution! On pourrait en arriver à une commission scolaire unique, la loi 101 deviendrait totalement obsolète, et le Québec une province bilingue, mais pas comme peut l'être le Nouveau-Brunswick, non, fondamentalement bilingue. Un rêve, quoi! Celui dont plusieurs Québécois rêvaient lorsque Trudeau parlait d'un Canada bilingue. Mais lui rêvait de tout autre chose. Une nation québécoise bilingue? Un exemple pour le monde!

    Ce qui me chicotte tout de même un peu, c'est que... comme l'ont déjà souligné quelques personnes, ici, il paraît que les anglophones parlent de plus en plus le français sauf que... généralement ils ne semblent même pas comprendre ou vouloir prononcer un oui ou un non. Autrement dit, ils apprennent une langue utilitaire dans le milieu de travail ou avec des amis, encore que connaissant la gentillesse proverbiale des Québécois francophones sur ce plan, ceux-ci leur éviteront en général ce calvaire. Finalement sans en connaître les modalités, Durham aurait-il eu raison: serons-nous assimilés par une nouvelle valeur purement québéquoise, le biliguisme national?

  • iolande rossignol
    Inscrite
    vendredi 4 juin 2010 11h29
    Pendant ce temps...
    Pendant que nos élites s’époumonent autour des chartes et des lois entourant le poids relatif des langues française et anglaise, une tragédie est en cours, dont on entend peu parler et qui ne nécessite aucun accord constitutionnel ou légal pour être corrigée : la Fondation pour l'alphabétisation * évalue que 16 % des Québécois sont analphabètes et 33 % éprouvent de grandes difficultés de lecture. *

    Le décrochage scolaire n’est que l’une des facettes de cette problématique, car, toujours selon cette Fondation, un enfant dont les parents sont sous-scolarisés ou analphabètes est plus susceptible de l’être à son tour. Or le Québec affiche la pire performance des provinces canadiennes au chapitre du décrochage scolaire.

    Pensons-nous vraiment que de ne pas savoir lire ou écrire une langue peut aider à perpétuer son usage?

    Ce triste bilan n’a pas de conséquences que sur l’usage de la langue : selon Maryse Perreault, présidente-directrice générale de la Fondation pour l’alphabétisation, cela veut dire, en termes clairs, que 49% des québécois de 16 à 65 ans n'ont pas les habiletés requises pour remplir un emploi de qualité raisonnable; pour faire face et s'adapter aux changements; pour aider leurs enfants à l'école ou, tout bonnement, pour jouer leur rôle de citoyen. Voilà pourquoi on les considère comme des analphabètes, même s'ils savent lire, ajoute-t-elle. **

    Peut-être sera-t-on plus attentif à ces données si on ajoute que l’analphabétisme affecte gravement le système de santé : les personnes analphabètes subissent plus d’accidents sur le lieu de travail; elles prennent plus de temps à se rétablir et font plus souvent mauvais usage de médicaments. Elles ont une grande méconnaissance des ressources du milieu de la santé et parce qu’elles ont de la difficulté à lire et à comprendre l’information pertinente (avertissement, posologie, contre-indication, etc.) *

    Qu’on me comprenne bien : je sais que la situation n’est guère plus reluisante dans d’autres pays industrialisés. Mais si nous parlons de l’avenir du français au Québec, je ne veux simplement plus entendre pousser de hauts cris tant qu’on n’aura pas mis toutes les ressources disponibles pour régler ce problème de 49% de notre société, unique en Amérique du nord.

    * Voir http://www.fondationalphabetisation.org/fondation/
    ** Voir Le Devoir, Claude Lafleur, samedi, le 8 septembre 2007

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 11h56
    Le bilinguisme

    Je ne pense pas que tous les Québécois ont besoin de maîtriser l'anglais, si ce n'est pour leur culture personnelle. En fait, ils ne devraient pas avoir besoin de connaître l'anglais pour travailler au Québec, sauf s'ils travaillent dans le domaine international. Pensez-vous vraiment qu'un professeur de CEGEP à Chicoutimi doit absolument comprendre l'anglais ? Ou qu'une infirmière dans un hôpital de Rimouski doive parler anglais ?

    Il est temps d'en finir avec le discours qui soutient que pour réussir, il soit obligatoire de parler l'anglais.

    Conclusion : oui au bilinguisme individuel. Non au bilinguisme institutionnel au Québec, Car ce serait l'accélération de la fin du français au Québec. Le Québec doit s'affirmer comme société unilingue française en Amérique. Si c'est pas possible dans le cadre fédéral, il ferait mieux d'en sortir.

    Marc Tremblay

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 17h11
    Ce n'est pas l'apprentissage de la langue qui semble en jeu ici...
    ...mais le milieu dans lequel se fera l'apprentissage. L'Anglais enseigné dans les écoles francophones est de très mauvaise qualité. Or, plein de gens parlent un excellent anglais simplement en s'exposant à la culture anglophone omniprésente dans les médias.
    Non, ce qui fait la différence, c'est le "milieu". Quand on grandit dans un milieu anglophone, on en vient tout naturellement à considérer qu'il est normal de considérer sa langue maternelle comme seconde, voire même un handicap.
    Il y a plein de solutions pour faire faire l'apprentissage de l'anglais à des enfants sans avoir recours à un enseignement dans une école publique. Est-ce que ça coute aussi cher, une année d'immersion, qu'une année dans un école passerelle?
    Ce que les gens veulent, quand ils envoient leurs enfants dans une école avec, comme BUT de leur fournir le reste de leur enseignement en Anglais, c'est plus que l'apprentissage. C'est le milieu Anglophone qu'ils convoitent.
    Plus qu'une ouverture sur le monde des autres, c'est une fermeture sur le sien.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 4 juin 2010 18h14
    À bayle
    Vous n'êtes pas le seul à reprocher à je ne sais trop qui, l'éloge ou la reconnaissance du joual. Le problème n'est pas là: en France on chantait en argot, l'argot fleurissait au Cinéma, dans la littérature on retrouvais des relents de breton ou la parlure marseillaise. Des mots de ces diverses origines se retrouvent dans tous les dictionnaires français; l'auteur-interprète Italien, Domenico Modugno qui a donné à l'occident "Volare". "Ciao, ciao bambina" et de si belles chansons que personne ne connaît, sauf les Italiens, parce que... comme l'a si bien écrit Ferland dans "Y a pas deux chansons pareilles" et je le cite "... les plus belles sont les moins connues", Modugno, donc, chantait aussi dans la langue de la Sicile et de Naples, et tout ça n'est que normal. La langue d'un peuple, d'un pays n'est pas uniforme, et les gens doivent se reconnaître dans leur culture pour y adhérer.

    Le problème, ici, c'est que tout a vacillé vers le joual, pour des raisons idéologiques ou pécunières. Plus de représentation des différents niveaux de langage, autrement dit, nivelons par le bas; et puis, la cerise sur le gâteau, pour des raisons tout aussi obscures, on s'est mis à enseigner au son...

    Alors, comme dirais l'autre, que voulez-vous... Y aura-t-il un retour du balancier?

  • d.lauzon
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 19h51
    Pour plaire à ses p'tis amis
    L'unique raison pour laquelle le gouvernement Charest se plie au jugement de la Cour Suprême et maintient les écoles passerelles c'est tout simplement pour ne pas déplaire à ses p'tis amis anglophones.

  • naif
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 06h35
    Prévoir les fondations!
    Ne vous inquiétez pas, ces écoles seront moins élitistes que vous ne voulez le croire... Il s'y greffera bientôt un système de bourses financées par des fondations ou se généreux mécènes pour que les classes moins favorisées y aient accès.

    C'est dons deviendront déductible d'impôt et nous en ferons les frais...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 09h43
    Raisons idéologiques...
    J'affirme sans hésiter que le P.Q. a été le principal "fossoyeur" de notre langue. Il fallait parler "québécois" pour ne pas être colonisé de la France...Plus incohérent que ça tu meurs!!!

    La France est ma mère-patrie et je ne la renierai pas pour parler "joual"...Bien sûr il y a des régionalismes spécifiques à chaque région. Mais il y a aussi la construction des phrases, des abréaviations (manif, fru, ado) qui sont inadmissibles. T'sé veut dire hein???

    Je ne veux pas noyer le poisson en ratissant très large pour parler de la France, de l'argot, des régionalismes français.

    Si nous voulons être COMPRIS par tous les francophones de la planète, il faut parfois employer les "vrais mots" plutôt que les succédanés . Le but de la communication c'est d'être COMPRIS...si personne ne nous comprend, il y a un PROBLÈME....

    C'est certain que chaque francophone habite un pays tributaire de régionalismes, mais encore une fois, si nous voulons être compris, il faut employer le français international....et non pas le joual, le créole, l'argot etc...

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 11h09
    Non à un Québec bilingue

    Dans le ROC où le bilinguisme est supposément bilingue, le français recule de plus en plus vite.

    Le système scolaire public québécois fournit un excellent apprentissage de l'anglais. La preuve : mes enfants et tous leurs amis sont bilingues.

    Ca prend du culot pour affirmer que le PQ est responsable de la mauvaise qualité de notre langue.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 18h34
    @ M. Marc Tremblay
    Si le système scolaire québécois francophone est si excellent à enseigner la langue anglaise, pourquoi est-ce que les immigrants paient de gros montants pour avoir accès à l'école anglaise québécoise, selon vous ? Un caprice sans réflexion ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 18h36
    Que cherchent nos immigrés à l'école anglaise ?
    Si le Québec voulait mieux vendre ses écoles françaises à nos immigrés, il pourrait commence par se demander ou, mieux, leur demander : Il faut changer quoi à nos écoles pour rendre nos écoles françaises plus attirantes ? Il n’est pas souhaitable que l’école anglaise soit perçue comme le gros lot qu’il faut se payer ou perdre à l’école française comme prix de consolation pour les pauvres.

    Ça pourrait être quoi ? Un peu plus de temps de cours et une forte amélioration de l’enseignement du français à la maternelle et de l’anglais à partir de la troisième année même si certains chercheurs disent, à tort, il me semble, qu’il faut retarder au secondaire avant d’aborder l’enseignement d’une deuxième langue. La France a l’intention d’enseigner l’anglais à partir de la maternelle.

    Un système scolaire doit pouvoir se vendre et s’acheter comme tous biens sur terre. Il s’agit de savoir si le produit correspond aux attentes et besoins des consommateurs, à la place de perdre son temps à pousser ce qu’ils ne veulent pas en disant : Même si ça ne vous tente pas, vous allez devoir vous en contenter.

    Les immigrés sont ici pour tenter de se gagner une meilleure vie et il leur semble, probablement à raison, que la connaissance solide de la langue anglaise est une plus important pour y arriver, en plus de la connaissance de la langue française, une sorte d’obligation au Québec qui devrait le devenir, de plus en plus même si la souveraineté ne se réalise pas complètement.

    Si des Québécois francophones, qui ont peur d’être trop anglicisés, ne veulent pas améliorer leurs connaissances en anglais, ils n’auraient qu’à demander à être exemptés de ces cours si ça ne leur fait rien de se voir dépasser dans leurs revenus par les immigrés.

  • Lucinelle
    Inscrit
    dimanche 6 juin 2010 01h54
    Rhétoriques, platitudes et démagogies
    Comme toujours beaucoup des réactions qu’on retrouve ci haut démontrent encore une fois l’ignorance, les préjudices et le nationalisme superflu, puéril et paranoïaque de ceux que se croient une « nation[s] fragilisée[s] par la démographie comme celle du Québec de culture française” au dire pathétique de Jean Pierre Bouchard.
    Ce projet de loi ne fera rien pour les nombres d’élèves en chute libre des écoles de la CSEM. Il doit être clair et évident que les parents qui peuvent se permettre d’envoyer leurs enfants à l'Académie Kells, l'Académie Kuper, les écoles Miss Edgar et Miss Cramp, l'école St-Georges de Montréal, l'école Selwyn House, l'Académie adventiste Greaves, le Lower Canada College, The Priory School et The Study pour 3 ans ont assez d’argent pour les y envoyer pour 6 ans.
    Pour le reste de nous, francophones ou allophones, parents qui veulent élever des enfants au moins bilingues, sinon trilingues ou polyglottes, et par ce fait même ouverts d’esprit, curieux des autres et responsables, il ne nous reste qu’espérer qu’au moins un des grands-parents aient eu la providence de garder les bulletins de leurs études au primaire en anglais.
    Étant moi-même immigrante, mariée à un Québécois qui a fait son primaire en français, c’est grâce à sa grand-mère qu’aujourd’hui nous avons le choix d’envoyer nos enfants à une école publique anglophone. Sa grand-mère avait soigneusement gardé tous les bulletins de son père anglophone, et c’est rétroactivement que nous avons ce précieux certificat d’éligibilité pour nous enfants.
    J’encourage tous ceux et celles qui sont dans la même situation de s’informer et de faire tous les efforts possibles pour obtenir les documents nécessaires afin de se prévaloir du certificat d’éligibilité pour leurs enfants. Même si vous ne l’utilisez pas ou pensez ne pas l’utiliser, c’est votre droit ancestral et c’est votre dernière chance de le faire valoir et transmettre à vos enfants.
    Au contraire de ce risible et inutile projet de loi que ne fait que des vagues dans un verre d’eau, ça par exemple, ça risque de vraiment faire du mal là où ça va vraiment faire mal à tout ce petit monde que se sent menacé par une fausse chimère, une carotte qui n’est même pas une vraie carotte.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 6 juin 2010 07h54
    Cessons de nous "astiner"!
    Ben oui, la solution existe déjà. Dans la rubrique lettres - L'école anglaise au Québec, signée Jean-Michel Brunet, vous découvrirez enfin ce qu'il en est des écoles bilingues, qui finalement n'ont rien de privé.

    Vous comprendrez alors, comme moi que, grâce à ces écoles tous nos problèmes de langue et politiques seront enfin réglés grâce à la communauté anglophone et au silence que tous maintiennent sur cette époustouflante réalité.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 6 juin 2010 17h14
    Le Mépris comme culture
    Lucinelle, vous pouvez garder vos insultes pour vous, votre agressivité personnalisée qui dépasse les bornes. Qu'avez- vous contre l'école française pour la rejeter à ce point en tant qu'immigrante? Vous êtes l'expression par votre message du pourquoi du problème linguistique québécois. Ce n'est pas qu'au Québec qu'il y ait des problèmes avec la sauvegarde des langues. La Belgique connaît ce problème dans les conflits entre Wallons francophones et Flamands. Ne tentez pas d’inventer des anomalies pathologiques afin de discréditer le point de vue adversaire. Vous parlez de nos platitudes et de nos démagogies, nous pourrions bien parler de vos niaiseries et de vos prétentions condescendantes méprisantes sans égard à la réalité de la nation québécoise. Comprenez nous bien, votre défense du libre choix peut se réaliser à l’échelle complète de l’Amérique du Nord. Le droit individuel au choix d’une langue n’existe pas. Les immigrants doivent obligatoirement accepter la langue nationale d’un état nation ou celle dominante d’une nation distincte dans une province comme le Québec. J’ajouterais point final!

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 6 juin 2010 18h17
    Le bilinguisme normatif au Québec
    Regardé un instant les lois 178 et 86 sous Bourassa comme rappel. Le fond de l'air est bilingue au Québec. -L'esprit de la loi 101 aurait été maintenu par le régime Bourassa- n'en reste pas moins que l'anglais a retrouvé un espace dans la loi 86 qui brise ce principe souverain du français, seule langue officielle du Québec. Je ne rentre pas dans les détails on tape sur internet loi 178 ou loi 86 et langue française sur un moteur de recherche et on trouve ce qu'il faut.

    Cette intervention se trouvant à dire surtout en guise de rappel que l'un des buts de Camille Laurin en préparant la loi 101 a été de lutter contre le sentiment d'infériorité des francophones. Un sentiment d'infériorité c'est très violent malgré qu'aucun sang ne soit versé. Pas une ombre de *résilience n'est possible dans une nation ou chez un individu en présence du sentiment de sa nullité. Les autochtones dans le nord du Québec et au Canada de nos jours connaîtraient de façon non négligeable ce sentiment d'infériorité avec les résultats que l'on sait: alcoolisme, violence conjugale suicide. Si une société francophone comme le Québec connaît un fort taux de décrochage dans ses écoles publiques ou polyvalentes c'est parce qu'il

    y a -hypothèse plausible- toujours cet héritage d'une sensibilité d'infériorité qui laisse sa trace et que la loi 101 en rétablissant le français comme langue du travail avait pour but de combattre donc la souveraineté se déterminait comme le remède ultime.

    Or, le régime Bourassa avec comme chef opérateur, C.Ryan à travers les contestations judiciaires des lobbys anglophones a remis en question la force de frappe d'affirmation nationale québécoise contenue dans la première loi 101 préparée et conçue par C.Laurin.

    C'est que le problème du Québec à travers un survol historique c'est celui de sa petite élite d'avocats canadiens français qui s'est nichée dans l'État provincial obtenue par la confédération de 1867 et c'est d'avoir cru de sa part à un pacte de peuples fondateurs qui s'est révélé dans le cours du temps être un marché de dupes. Cette élite s'est contentée de son petit pouvoir politique depuis 1867 malgré le sort réservé au français dans le Canada et s'en contente encore.

    Pire encore, un Charest et ses ministres en s'inscrivant dans cette lignée font plus de dommages encore à la condition québécoise en 2010 que ce que R.Bourassa et L.Bouchard ont pu faire. Le premier par l'amorce d'un nouveau bilinguisme au Québec le second par son inaction envers le renforcement des mesures de francisation seul B.Landry a agit par la loi 104 contre les écoles passerelles.

    La condition politique *normative au Québec c'est l'état d'un bilinguisme dont l'anglais est la langue maîtresse devant le français, les fédéralistes devraient aussi comprendre que leur idéalisation du Canada est irréelle que le français n'a pas de force d'attraction dans ce pays. Que la province de Québec dans le Canada et par le pouvoir judiciaire et par le pouvoir politique est vouée à un bilinguisme obligatoire qui fait du français une langue précaire.

    *résilience : notion psychologique avec ses hauts et ses bas si populaire depuis 10 ans.

    *normative: normative ce n'est pas normal. Est normal ce qui est naturel à des besoins humains. Tout ce qui est normatif est le fruit de l'action de pouvoirs.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 7 juin 2010 11h10
    Face à la bilinguisation du Québec: quelque chose d'ordinaire...
    À J.-P. Bouchard, entre autres.

    Alcoolisme, violence conjugale suicide, dites-vous en parlant des Autochtones. Mais il s'agit, dans leur cas, pas seulement d'un sentiment d'infériorité, Ils ont subi une sorte de génocide culturel, sur fond d'abus et d'agressions sexuelles. On ne peut en faire abstraction.

    Quelques solutions pour contrer le bilinguisme des écoles qui ne peut que tendre à se généraliser: premièrement, refuser de subventionner ces écoles; secondo, revoir l'enseignement du français et de l'anglais dans les écoles francophones, de façon à ce que les élèves sans en sortir bilingues puisse avoir une connaissance fonctionnelle de cette langue seconde, et surtout remettre l'enseignement de l'histoire au programme.

    Mais évidemment, on ne peut pas compter sur les libéraux pour le faire. Sur le Parti Québécois?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 7 juin 2010 11h16
    Post-scriptum:
    Aussi, plus globalement, on doit cesser de se battre contre, mais plutôt pour: pour des politiques en faveur de la langue fraçaise, pour la culture québécoise, sous tous ces aspects. pour l'intégration des immigrants, et une sélection censée, intégrations sous tous les aspects et non pour le laisser aller et le rejet.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 7 juin 2010 15h00
    Mondialisation par l'anglais
    D'accord, C.Massicotte. Et la mondialisation d'aujourd'hui qui impose une langue comme l'anglais n'est pas non plus incompatible avec la réalisation de génocides culturels futurs en totalité ou en moitié. Le premier génocide physique et culturel contre les peuples a été commis dans la première mondialisation celle surtout des Espagnols et des Anglais à l'époque baroque et des dorures.

  • Jorge Juan Ramirez Jimenez
    Inscrit
    lundi 7 juin 2010 19h15
    Bilinguisme
    Bonjour a tous,
    Français! Pas d´anglais! Loi 103, 104, etc… Je ne crois pas que ça soit une question de défendre la culture… aussi, il y a des fois où j´entends de gens dire que ce sont des immigrants qui menace la survie de la langue française en désirant que leur enfants suivent une éducation en anglais et pas en français… c´est évident que l´intérêt est plus important et fort dans d´autres secteurs dans la société… Donc, qu´est qui se passe vraiment?
    Dans une cote, il y a les mouvements conservateurs qui défendent le français comme la seule langue d´apprentissage dans les écoles primaires et secondaires. On est à Québec, par conséquence il est très important de défendre la culture et la langue, mais c´est aussi vrai que nous sommes au Canada où la langue officielle c´est l´anglais. En plus, il suffit de maitriser non seulement le français mai aussi l´anglais pour avoir plus d´opportunités quand on cherche un travail.
    Dans une autre cote, il y a le gouvernement qui a des difficultés pour trouver la meilleure solution pour la survie de la culture et de la langue. En adoptant les lois 103 et 104, le gouvernement atteint partiellement son objectif et en plus ses actions endommagent la démocratie vu que seulement une partie de la société, la plus riche, aura accès à l´éducation publique an anglais.
    Le plus important avant de faire face à ce problème c´est de comprendre la raison qui motive les parents à envoyer leurs enfants dans une école anglophone. Une des raisons la plus forte peut être liée à l´importance de l´anglais que les parents notent au Québec, dans le reste du Canada, et dans le monde. Le problème ce n´est pas le français, mais en définitif c´est le fait qu´on force aux parents à choisir entre l´anglais et le français. Si les parents avaient la sécurité de que leurs enfants auront une éducation bilingue, il n´y aurait que des effets positifs dans la société vu que la culture survivra et aussi les résidents seront parfaitement bilingue.
    Merci

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 07h20
    La solution !
    Pour régler le problème des écoles passerelles, ne faudrait-il pas s'occuper en priorité de bien enseigner l'anglais dès la maternelle? De sorte qu'un enfant après avoir fait son primaire, serait bilingue, et pourrait tenir une conversation en anglais.

    Je trouve cet acharnement contre le gouvernement comme une fuite devant un problème, une voie d'évitement, un aveuglement partisan pour ne pas avoir à changer notre système. Je soupçonne les séparatistes d'être en dessous de cette campagne de demi-vérité en mettant le "focus" sur l'argent.

    Quant à ceux qui préconisent une seule langue, le français, je pense qu'ils sont déconnectés de la vraie vie en 2010. Ce n'est pas ce que les parents veulent vraiment. Dans ma parenté, c'est très clair, il FAUT apprendre l'anglais. Nous vivons parmi 330,000,000 anglophones. L'attitude de l'autruche qui consiste à mettre la faute sur l'argent, évite de se remettre en question et de corriger les lacunes de notre système en anglais.

    à moins de vouloir créer un "ghetto" francophone en Amérique et de vouloir y rester définitivement, l'emploi et l'apprentissage d'une seule langue le français, peut se réaliser sans effort...
    D'ailleurs on ne fait aps trop d'efforts pour bien écrire le français et surtout bien le parler...

    Pendant qu'on frappe, qu'on invective le gouvernement sur la Loi 104, on met en veilleuse la possibilité, la capacité de MIEUX enseigner l'anglais ...

    C'est toujours la faute des autres...la faute de l'argent...

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 8 juin 2010 10h51
    Si tous les Québécois parlaient parfaitement l'anglais...
    Les romanciers écriraient en anglais... les réalisateurs feraient des films en anglais... les chanteurs chanteraient en anglais (c'est déjà commencé)... Pas pour nuire au français, mais pour diffuser davantage notre culture. On lirait des romans en version ou en traduction anglaise... On finirait par ne lire, n'écrire qu'en anglais -- ce serait bien plus simple.

  • Ibus
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 12h13
    La solution
    Fausses prémices:

    un: être contre la loi 103 c'est être contre le bilinguisme.

    Faux. La grande majorité des gens, y compris les nationalistes, sont favorables à l'apprentissage d'autres langues; en commençant par l'anglais.

    Deux: le bilinguisme passe par l'inscription à l'école anglaise.

    Faux. L'immense majorité des Canadians vont à l'école anglaise et sont pourtant beaucoup moins bilingues que les Québécois. De plus, l'amélioration de l'apprentissage de l'anglais à l'école française fait largement consensus dans notre société. Et finalement, il est très facile de favoriser cet apprentissage en dehors de l'école pour qui veut y mettre l'effort.

    Trois: il est inutile de chercher un emploi si on est pas parfait bilingue.

    Faux. Malgré quelques lacunes manifestes et un recul dû à l'administration pelquiste, la grande industrie s'est soumise aux politiques de francisation de la loi 101; le résultat étant qu'il y a de bons emplois dans la fabrication, l'usinage, l'aéronautique et autres, qui n'exigent pas le bilinguisme et qui offrent d'excellentes conditions de travail; c'est paradoxalement souvent dans les "petits boulots" que l'anglais est exigé. (eg: l'enquête du JM)

    Quatre: les souverainistes sont contre l'anglais.
    Faux. Comme tous ceux qui sont contre la loi 103, la plupart des souverainistes souhaitent idéalement une connaissance pratique de l'anglais pour tous.

    Il s'agit ici d'approuver ou non une manière de contourner l'esprit et la lettre de la loi 101 en permettant aux bien nantis d'éviter (ô abominable châtiment) d'être "condamné" au réseau d'éducation français et de faire financer par la société québécoise la fréquentation de l'école publique anglaise pour tous ceux qui y auront mis le prix, leurs frères et soeurs et toutes leurs descendances.

    Pas d'accord.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 17h04
    L'école bilingue: un non-sens
    @ Gilles Bousquet

    D'abord, c'est pas tous le immigrants qui veulent envoyer leurs enfants à l'école anglaise. Des immigrants, surtout à Montréal, veulent que leurs enfants aillent à l'école anglaise. Je ne pense pas que ce soit par caprice. Plusieurs d'entre eux ignorent que l'école française offre un excellent enseignement de l'anglais.

    De grâce, ne donnez pas l'exemple de la France, dont les institutions s'anglicisent de plus en plus. Il y a même une ministre du gouvernement Sarkozy qui ne communique qu'en anglais avec son personnel. Complètement idiot ! Aucun ministre du Québec n'agirait ainsi.

    Alors, que penser du chef du NPD et de son adjoint Mulcair qui s'opposent au projet de loi 103, rejoignant ainsi la coalition menée par la Société St-Jean-Baptiste et qui regroupe notamment le Bloc et le parti Québécois.

    M. Mulcair accuse Charest d'avoir baissé les bras à l'égard de la loi 101. Il ajoute qu'il doit être toujours obligatoire que les immigrants envoient leurs enfants à l'école française. Il déplore que le projet de loi envoie un signal "abominable " aux immigrants en permettant aux plus fortunés d'entre eux d'aller à l'école anglaise, réservant ainsi l'école française aux pauvres.

    Selon vous, pourquoi le NPD, un parti ultra-fédéraliste prend cette position ?

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    mardi 8 juin 2010 17h42
    @bayle
    Plus ou moins 12 000 $ par année, selon vous, ce n'est pas de l'argent? Et c'est à la portée de tous?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mercredi 9 juin 2010 09h12
    à la portée de tous?
    Il est vrai que le choix de l'école privée n'est pas à la portée de tous...Ma nièce envoie ses deux garçons à l'école privée...son mari est chrirurgien dentiste, et ils en payent le prix. En réalité ces écoles économisent de l'argent au gouvernement, car les parents payent...

    Je ne suis pas contre ceux qui ont de l'argent et peuvent se payer l'école privée...ICI c'est une DÉMOCRATIE et nous avons le CHOIX de l'école pour l'enfant...


    Pourquoi les parents choisissent-ils l'école privée? Il y a des raisons...mais la majorité des québécois REFUSENT de se poser des questions sur l'école publique, sur sa pertinence, son efficacité, son rendement.

    On préfère dire c'est la faute de l'argent., des fortunés...ce sont des privilégiés etc...Qu'il est difficile de se questionner, de se remettre en question...

    ICI c'est une démocratie, et non une dictature, alors les parents peuvent choisir l'école de leur choix...

    Des groupuscules préfèrent COGNER sur la tête des parents plutôt que de chercher les causes qui font préférer l'école privée...

    Deux types d'école: privée, publique...et LIBERTÉ pour tous.
    L'enseignement de l'anglais est lamentable et peu efficace...dans l'école publique.

    Quand il est question de la langue tous les péquistes montent aux barricades, lessivent les cerveaux, orientent le débat, faussent les données, trouvent un bouc émissaire: l'argent et les fédéralistes...C'est toujours pour JUSTIFIER l'option souverainiste séparatiste. Même séparés nous aurons à lutter pour notre survie...l'unilinguisme n'a pas d'avenir dans le monde actuel...

  • Allophone
    Inscrit
    mercredi 9 juin 2010 13h21
    L'école française offre un excellent enseignement de l'anglais. Vraiment?
    Marc Tremblay a écrit : Plusieurs d'entre eux ignorent que l'école française offre un excellent enseignement de l'anglais.

    iolande rossignol a écrit: … le Québec affiche la pire performance des provinces canadiennes au chapitre du décrochage scolaire.

    Les cégépiens francophones ont obtenu l'un des plus forts taux d'échec en 10 ans à l'épreuve uniforme de français de 2008-2009. Ils ont été 17,2% à échouer à l'examen, nécessaire pour obtenir leur diplôme d'études collégiales. (Ariane Lacoursière,La Presse, nov 2009)

    C’est le tiers des garçons québécois et presque le quart des filles québécoises qui décrochent avant la fin d’école secondaire. Et avec un taux d’échec de 17% a l’examen uniforme de français au CEGEP, qu’est-ce qui dit que le taux de succès de l’apprentissage de l’anglais est meilleur? Si les parents croient que l’anglais est important, ils ne voudront pas envoyer leurs enfants dans une école francophone! J’ai entendu parler que le décrochage est pire dans les écoles francophones que dans les écoles anglophones. Donc, si cela est vrai, voici une autre raison de vouloir voir leurs enfants dans une école anglophone. Ce ne serait pas seulement question de langue…. c’est le succès visé.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mercredi 9 juin 2010 14h35
    Sur la valorisation du joual et la qualité de la langue
    Il faut se replacer dans le contexte. Avant les années soixante, ce qui se faisait au Québec passait par l'imitation des autres. Félix Leclerc avait fait une pièce de théâtre démolie par la critique parce qu'elle était trop "locale"! Un peuple qui n'a pas le droit de se valoriser, qui considère tout ce qui vient d'ailleurs comme meilleur que lui, le tout encouragé par tout ce qui trouve le nationalisme suspect, voilà ce qu'on était. Ce n'est pas étonnant qu'on soit tombé dans l'excès inverse!
    Ce débat sur la place du joual me semble un faux débat. William Burrough n'a eu aucun complexe a utiliser la langue des junkies pour son Naked Lunch. Le slang Américain est utilisé par nombre d'auteurs sans qu'on trouve rien à redire. Faut-il qu'on se dénigre si on utilise du joual? Si je lis un roman qui se passe au Québec, j'ose croire que les personnages utilisent le parler d'ici, pas celui de Belgique! Les descriptions, par contre, n'ont rien à voir avec le joual. Tout est question de contexte.
    Bref, si on veut atteindre un niveau plus mature comme peuple, faudra reconnaître la valeur de notre couleur locale et aussi accepter de savoir quand l'utiliser.
    Et puis un dernier point. je suis d'avis que, si la qualité de la langue laisse ici à désirer, il y a une façon d'y remédier. La lecture. Remettre en état nos nombreuses librairies scolaires et municipales délabrées serait une bonne idée. Peu importe la langue, l'apprentissage passe par la lecture.

    P.S.
    Félicitations à Ibus pour son commentaire qui résume très bien ce que pensent nombre de souverainistes.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 9 juin 2010 18h47
    L'école française et l'enseignement de l'anglais
    @ allophone,

    Je ne conteste pas que le Québec a le pire taux de décrochage scolaire au Canada. Je ne conteste pas le haut taux d'échec des examens de français au CEGEP (17 %). Cela signifie que 83 % ont réussi; pas mal, non ? Et tout cela ne veut pas dire que l'école française donne un mauvais enseignement de l'anglais. J'ai l'exemple de mes enfants et de leurs amis (j'habite Québec) qui sont bilingues.

    L'exemple rapporté par Micheline Gagnon est éloquent.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 9 juin 2010 19h04
    M. Gilles Bousquet
    Ce n'est pas uniquement parce qu'il s'oppose à la création de deux classes de citoyens, les riches pouvant aller à l'école anglaise et les pauvres à l'école française, que le NPD s'attaque au projet de loi 103. C'est surtout parce qu'il tient à la protection de la langue française. Pas mal pour un parti ultra-fédéraliste, dont la base est au Canada anglais ! Mieux que le PLQ qui devrait promouvoir et défendre le fait français.

  • Allophone
    Inscrit
    mercredi 9 juin 2010 22h32
    L'école française et l'enseignement de l'anglais
    A Marc Tremblay :
    "Je ne conteste pas le haut taux d'échec des examens de français au CEGEP (17 %). Cela signifie que 83 % ont réussi; pas mal, non ?"

    Ce n’est pas tout à fait précis. Si on prend en considération que plus que le quart des élèves n’ont même pas fini l’école secondaire, cela signifie que moins que 75% des élèves sont inscrits au CEGEP. Donc, le 83% dont vous parlez représente 83% des 75% qui sont inscrits au CEGEP (admettons que tous les finissants d’école secondaire continuent leurs études). Cela nous amène à 62% de taux de réussite.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 10 juin 2010 08h10
    À Mme Gagnon, M. Tremblay et cie.
    Mme Gagnon, à vous lire on voit très bien que vous avez une excellente maîtrise du français, on contate aussi que vous passez du temps avec votre fille. Quant à M. Tremblay, il avoue candidement qu'il demeure à Québec.

    Il est facile de se donner en exemple, mais la réalité de Montréal et de ses citoyens, s'avère très différente, étant donné que la très grande majorité des immigrants s'installent ici, et que les gens de votre classe y envoie souvent leur progéniture dans des école privées. À Montréal, il n'est pas rare que dans une classe la majorité des élèves soient des allophones; il n'est pas rare non plus que les élèves ne bénéficient pas de l'aide au devoir de leurs parents, et passent de surcrot leur loisir devant l'ordi^, sur Internet, et j'en passe. Ce n'est pas pour rien que plusieurs s'inquiètent de l'avenir du français à Montréal, qui soit dit en passant est tout de même la métropole du Québec.

    On n'est pas sur ces sites pour discuter de cas individuels mais de réalités sociales. Moi aussi je pourrais me donner en exemple, puisque je parle l'anglais et l'italien de façon fonctionnelle: le premier parce que bien qu'enfant je ne m'intéressais pas à cette matière, sur le marché du travail j'ai dû m'y faire, et le second par pur plaisir, en écoutant à la radio les émissions en italien et en lisant les journaux locaux, et par la suite, en créant des liens au travail. Mais j'ai une facilité pour les langues (à Cuba j'ai réalisé que je comprenais assez bien l'espagnol). Mais je suis consciente d'être une exception et non la règle.

    À mon avis, la solution serait prioritairement de ne plus subventionner d'écoles publiques bilingues, d'améliorer de toutes urgence l'enseignement du français, de l'histoire et de la culture, mais aussi de l'anglais, et de revoir la Loi 101. Interdire la fréquentation pour les immigrants et les francophones, ne devrait-être qu'une mesure transitoire, sinon, inexistante. Mais quel parti aurait ce courage-là?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 10 juin 2010 11h41
    À Allophone et Mme Massicotte

    L'examen de français à la fin du CEGEP est extrêmement difficile. De plus, l'examen de français à l'université pour les étudiants en sciences de l'éducation est réussi par une minorité. Moi qui maîtrise bien le français, je ne suis pas certain que je le réussirais.

    J'ai écrit que j'habitais Québec, uniquement pour démontrer qu'il était possible d'apprendre l'anglais dans un milieu entièrement francophone. Je ne parlais pas de cas individuels; je mentionnais que mes enfants et tous leurs amis sont parfaitement bilingues. Je ne vois pas ce qu'il y a de candide dans mon prétendu "aveu".

    À mon avis, il faut renforcer la loi 101 et non la considérer comme une mesure transitoire. Permettre la fréquentation tout azimut de l'école anglaise par les francophones et les immigrants nous ferait reculer reculer de 50 ans comme nation francophone. Déjà, le gouvernement Charest, avec son projet de loi 103, contribue à angliciser le Québec et surtout Montréal qui bientôt n'aura de français que le nom.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 10 juin 2010 20h32
    @Madame Massicotte
    Je suis mère monoparentale et n'ai qu'un secondaire V. J'habite Montréal, suis locataire dans un quartier multiculturel et utilise le transport en commun. De quelle classe sociale croyez-vous que je fais partie?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 11 juin 2010 08h03
    la valeur de notre couleur locale?
    Je me refuse à croire que la "valeur de notre couleur locale" se résume à des sacres, blasphèmes, joual, abréviations dans notre langage...
    phrases mal construites genre: t'sé veut dire hein??? et le comble de la bêtise quand on n'a pas d'arguments: va ch....
    ce n'est pas une couleur locale, mais un abrutissement local spécifique à "certains" québécois qui en ont rien à foutre de la qualité de la langue.

    Certains films dont ceux de Patrick Huard sont remplis de "couleur locale" qui me font pitié et qui nous rabaissent plutôt que de nous élever comme peuple...


    J'aimerais bien qu'on me définisse avec précision: en quoi consiste la couleur locale et cela sans partisannerie...les péquistes se sont investis d'une mission, celle de nous dire quoi penser? comment penser? Ils se croient les seuls habilités à le faire...

    Quand j'enseignais, c'est ce que je disais aux parents: c'est par la lecture que votre enfant apprendra les mots exacts, à construire des phrases potables et compréhensives, à acquérir du vocabulaire etc...

    mais il paraît que sur les 10 provinces, les québécois sont ceux qui lisent le moins...
    ils lisent beaucoup de journaux à potins....

  • Allophone
    Inscrit
    vendredi 11 juin 2010 15h15
    A Marc Tremblay
    "L'examen de français à la fin du CEGEP est extrêmement difficile. De plus, l'examen de français à l'université pour les étudiants en sciences de l'éducation est réussi par une minorité. Moi qui maîtrise bien le français, je ne suis pas certain que je le réussirais."

    Moi, qui suis produit du système anglophone au Quebec, j’ai pu réussir à l’examen obligatoire de français durant la première année de mon Baccalauréat à l’Université de Montréal en 1989. Nous étions 160 élèves, et il y a eu un taux d’échec de 40%. Et nous étions moins que 10% qui étaient allophones. Et les allophones (3) de mon groupe d’amis (7) ont tous réussi à l’examen. Ceux qui ont échoué l’examen étaient obliges de prendre un cours de français afin de reprendre l’examen, sans quoi, ils n’auraient pas eu droit a leur bacc.

    Je ne sais pas pourquoi vous incluez l'examen de français à l'université pour les étudiants en sciences de l'éducation dans notre discussion….

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 11 juin 2010 23h45
    À Allophone

    Je me demande comment, en tant qu'allophone, vous êtes devenu un produit du système scolaire anglophone. À ma connaisssance, tous les allophones devaient aller à l'école française, du moins jusqu'au CEGEP.

    À l'Université de Montréal, 40 % ont échoué, bien que tous les allophones ont réussi. Surprenant que les allophones réussissent mieux que les francophones ! Bravo.

    J'ai inclus dans nos échanges la question de l'examen de français pour les étudiants en sciences de l'éducation (la majorité a échoué) pour démontrer que l'examen est très difficile. Et que c'est presque une tragédie que des futurs enseignants soient incapables de réussir l'examen de français. En passant, ma fille, qui était en première année à l'Université a réussi l'examen et elle m'a confirmé que ce n'était pas de la tarte.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 13 juin 2010 09h05
    À Mme Gagon:
    À quelle classe sociale? Ben... la même que moi: je n'ai qu'un secondaire IV, officellement. Mais je me considère tout de même comme étant privilégiée, vu mon parcours.

    Et d'ailleurs... il me semblait bien ne pas avoir mentionné l'expression "classe sociale" dans mon commentaire, alors pourquoi m'avoir posé cette question???? Une petite relecture à tête reposée vous ferait peut-être du bien...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 13 juin 2010 10h02
    À M. Tremblay et Allophone
    Il me semble que votre intérêt pour le français et son enseignement soit très récent, car plusieurs articles ont été publiés sur la mauvaise qualité de l'enseignement du français dans nos écoles, sur le fait que des étudiants arrivent à l'université pour devenir enseignants mais ont de la difficulté à construire deux phrases de suite correctement. Les examens dont vous parlez offrent peut-être plus de difficultés qu'il y a quelques années, mais probablement qu'on a pas haussé le niveau d'enseignement du français... Et je crois que ALLOPHONE a raison quant il écrit: "Mais est-ce que c’est vrai que ceux qui ne réussissent pas l’examen de français pourraient obtenir leur baccalauréat?".

    Finalement, je ne voulais pas dire que la loi 101 devrait être transitoire, je parlais de la loi 103, SI elle est adoptée. Je crois aussi que la loi 101 devrait être revue, renforcée à certains égards et surtout respectée, ce qui n'est pas le cas; et pour qu'elle soit respectée, il faudrait y les moyens financiers. Si je suis plutôt contre cette proposition du Parti Québécois, d'étendre l'interdiction de fréquenter le CÉGEP anglais aux francophones et aux immigrants, c'est que je crois que la situation du français, particulièrement à Montréal, est assez grave, et comporte tellement d'aspect d'une telle mesure ne servira à rien. Nous ne sommes plus dans les années années soixante-dix où règnaient les babyboumers, où le Québec avait, une force d'affirmation, d'attraction et d'intégration qui venaient renforcer cette loi. Nous sommes une société vieillissante qui a renoncé à l'enseignement de son histoire, de la culture, à une société éclatée. C'est pourquoi, à mon avis, il faut beaucoup plus qu'une politique liguistique pour renverser la vapeur... Il faut une politique globale.

    ALLOPHONE: Peut-être quelqu'un d'autre vous l'aura-t-il indiqué, mais au cas où, la loi 101 a été votée en 1977. Vous avez en grande partie raison en ce qui concerne le joual: effectivement beaucoup de réalisateur choisissent la facilité et ce qui "pogne" en le choisissant exclusivement pour leurs films. Mais, et je me répète, le problème c'est l'enseignement du français, et les oeuvres choisies pour l'enseigner: on a fait du joual une sorte de langue nationale, comme si les français c'était mis à enseigner l'argot...

    Mais il paraît aussi que cette difficulté dans l'enseignement de la langue première, n'est pas que Québécoise... mais c'est sûrement plus grave comme conséquence ici, à cause de notre statut minoritaire.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    dimanche 13 juin 2010 14h13
    @ Madame Massicotte
    Voici l'extrait de votre intervention qui m'a fait penser que vous vous référiez à la classe sociale : «et que les gens de votre classe ».

    J'apprécie votre dernière intervention où vous rectifiez ceci : «Finalement, je ne voulais pas dire que la loi 101 devrait être transitoire, je parlais de la loi 103, SI elle est adoptée. Je crois aussi que la loi 101 devrait être revue, renforcée à certains égards et surtout respectée,» L'inversion des numéros des lois faussaient notre interprétation.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 13 juin 2010 19h38
    À Mme Gagnon: vous aviez raison et j'avais tort!
    Une relecture rapide ne m'a pas permis de voir le petit passage que vous avez si justement cité... mais qui m'avait échappé, lorque je vous ai répondu.

    C'est ça quand on écrit de longs textes, et aussi lorsqu'on ne prend pas suffisamment le temps de se relire: mon dernier texte était passablement farçi de fautes.

    Je vous remercie d'avoir eu la patience et la gentillesse de lire mon dernier texte, dans les circonstances... On voit que vous avez, vous aussi, le français vraiment à coeur, et que finalement... vous êtes très posée.

  • Allophone
    Inscrit
    dimanche 13 juin 2010 22h48
    @ Madame Massicotte
    « Vous avez en grande partie raison en ce qui concerne le joual: effectivement beaucoup de réalisateur choisissent la facilité et ce qui "pogne" en le choisissant exclusivement pour leurs films. »

    Excusez-moi, Mme Massicotte, mais ce n’était pas moi qui ai écrit les phrases ci-haut mentionnées. C’était Bayle!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 14 juin 2010 07h27
    À Allophone:
    Effectivement, et c'est à moi à s'excuser. Je crois que commençais à être épuisée...

  • Nelson
    Inscrit
    mercredi 16 juin 2010 22h19
    JE NE COMPRAND PAS QUE DES QUÉBECOIS "PURE LAINE" NE DEFENDENT PAS LA SURVIE DE LA LANGRE FRANCAISE.
    Quand je vois des descendants génétiques d'Asterix, ( expresion de René Léveque lors d'un discours à l'Assamblee Nationale de France) actuellement au gouvernement au Québec ne défendent pas la survie de leur langue maternelle, ça me depasse.
    EST-CE QU'ILS VEULENT QU'ASTERIX LAISSE TOMBER ET PARLE EN ANGLAIS OU EN ROMAIN ?????????

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 17 juin 2010 20h53
    Je suis pour donner une priorité au français
    Mme massicotte
    J'ai tanné toute ma vie mes enfants pour qu'ils parlent et écrivent bien le français. Je leur répétais qu'en cette ère de la société de l'information, savoir communiquer adéquatement dans sa propre langue était une nécessité. Mes enfants me trouvaient énervant, mais aujourd'hui, ils me remercient d'avoir tant insisté.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 26 juin 2010 15h06
    Quand on lit les bons auteurs...
    on n'est plus capable de se contenter du "joual" ou du français à rabais...on aime la clarté, les mots justes, les expressions imagées, les synonymes, les analogies, la analyses très pointues des personnages et c'est ce que mon écrivain favori possédait, j'ai nommé JULIEN GREEN...

    Il avait les deux nationalités: française et américaine et a enseigné à l''Université de Virginie...ses étudiants n'avaient que des éloges envers lui et ils étaient en majorité AMÉRICAINS...


    Quand on a goûté au CHAMPAGNE, on ne peut plus se satisfaire de la bière d'épinette même si elle est de couleur locale...

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