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L'hypocrisie authentique

Michel David   3 juin 2010  Québec
La Cour suprême a toujours eu le don de mettre un peu d'ambiance dans le débat politique avec des concepts fumeux comme la «nette prédominance» ou la «majorité claire». Le «parcours authentique», dont elle a fait un nouveau critère d'accès à l'école anglaise, promet encore des heures de plaisir.
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  • Andre Vallee - Abonné
    3 juin 2010 01 h 17
    Hypocrisie est le mot
    Jean Charest est maître en la matière et il y entraîne ses “collaborateurs”. Ne comptez par sur lui pour faire de la peine à l'électorat dont il a besoin pour rester au pouvoir.
    Quant aux anglophones et anglophiles bien nantis, ils ont la voie libre pour devenir l'élite dirigeante.
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  • meme moi ici - Inscrite
    3 juin 2010 05 h 44
    quel titre!
    je ne suis que membre inscrit,je n ai donc pas pu lire l'article au complet, mais juste le titre est tellement savoureux!!
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 juin 2010 06 h 31
    Quelle serait la cause de l'insécurité? Promouvoir le bilinguisme ou isoler chaque langue?
    Est-ce que la souveraineté aurait pour effet de diminuer l'insécurité culturelle des francophones? Il me semble que la réponse n'est pas évidente.

    Les francophones ne seraient certainement pas moins minoritaires vis à vis du canada, et sur le continent dans son ensemble.

    Le Canada ne demeurerait pas bilingue très longtemps. Les Québécois ne pourraient plus réclamer d'être servis en français ailleur que chez-eux. Les éventuelles négociations avec Ottawa se dérouleraient en anglais. Les formulaires de passeport, et autres, pour les Québécois qui garderaient des liens avec le Canada seraient en anglais seulement. La Francophonie internationale perdrait un pays membre (le Canada). 32 millions de membres, et une part du budget, en moins.

    Les Québécois qui voudaient sortir du Québec devraient utiliser une autre langue, l'anglais de préférence.

    Les Québecois ne pourraient pas compter automatiquement sur l'appui de la France. Pas maintenant, du moins. Tout dépendra de l'orientation de la politique étrangère de l'Union européenne, à laquelle la France sera soumise, qui ne me semble pas aller dans le sens contraire de l'intégration et du fédéralisme économique et politique.

    Et on soutient que c'est celà qui devrait sécuriser les Québécois francophones...
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  • Patrick Lépine - Inscrit
    3 juin 2010 07 h 08
    l'insécurité ressentie par les "anciens canayens"...
    Il est intéressant de constater tout le chemin parcouru par les québecois depuis l'arrivée de Champlain et de Jacques Cartier. Ils ont en effet exploré et conquis 80 à 90% des terres de l'amérique du nord qui constituent aujourd'hui les États-Unis et le Canada. Et malgré les invasions Britanniques et Américaines, ils ont sû garder une culture et des traditions qui leurs sont propres. L'opposition québecoise à la guerre canado-américaine afghane le démontre clairement.

    Quand à savoir si ceux-ci ont besoin de "sécurité" ou d'être "sécurisés" comme semble le souhaiter monsieur Paquet, bien regardons quels sont les lois qui font fléchir les producteurs de biens nord-américains. Est-ce que ce sont les lois canadiennes qui nous procurent des manuels d'instructions en français pour les divers appareils et biens de consomations que nous utilisons, ou s'il s'agit des lois québecoises?
    Là est la question...
    Il y a une loi qui je crois établit tout, elle est tellement bien nommée, que tout le reste en découle. Les étudiants y font référence en tout, c'est presque gênant tellement elle est facile à comprendre, aussi facile que 1 0=1... C'est du binaire!
    Mais certains ne comprennent ni les mots, ni les maths...
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  • Alain Lavallée - Abonné
    3 juin 2010 07 h 50
    Félicitations M. David
    Très bon texte, très bonne analyse, M. David.

    Après la corruption, voici la compromission... et encore 3 ans à endurer ce gouvernement du parti libéral de m" Charest.

    Que restera-t-il du Québec après les 10 ans de son règne ?
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  • Grognon - Abonné
    3 juin 2010 08 h 17
    Vivement la souveraineté
    Encore un e fois, on a l'air colonisés! Même si la souveraineté ne réglerait pas tout, il faut quand même dire qu' au moins les sempiternelles questions linguistiques auraient plus de chance de se régler!
    la souveraineté m' apparaît urgente!
    Gilbert Le Blanc
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  • Pierre Schneider - Abonné
    3 juin 2010 08 h 20
    En marche vers le pays
    Charest et son gang de vendus viennent de faire une grosse erreur en croyant que les vacances estivales allaient calmer l'ardeur des patriotes québécois. Le 20 juin, une date à retenir car la grande marche vers le pays se met en branle.
    Les loyalistes libéraux veulent la guerre linguistique, eh bien, ils vont l'avoir...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    3 juin 2010 09 h 11
    La protection du français...
    Au Québec le français est prioritaire semble-t-il???La Loi 101 est venue baliser son application. Mais je me demande si une loi est suffisante?

    Quand on voit le PEU de fierté à bien parler et la façon lamentable d'écrire le français, est-ce que nous aurions commencé par la fin...?

    Ne devrait-on pas insister sur le bon langage, la fierté de bien parler et la préoccupation constante de bien écrire ?

    J'ai vu plusieurs manifestations sur la langue française, sa priorité, mais jamais sur la QUALITÉ....on en parle jamais...

    Si nous éprouvons de la honte à bien parler, si nous sommes mal à l'aise devant quelqu'un qui s'exprime bien, ce n'est pas une LOI, qui va régler le problème.

    Une campagne de FIERTÉ, une campagne de QUALITÉ de la langue
    voilà ce qu'il faudrait amorcer avant qu'il ne soit trop tard...
    C'est certain qu'il y a des progrès dans le vocabulaire, la francisation des mots anglais, mais il semble que nous n'avons pas encore atteitnt le fond du problème, la FIERTÉ !
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  • Andre Gignac - Inscrit
    3 juin 2010 10 h 09
    @ Bayle
    Nous ne sommes plus à l'heure de la survivance mais rendu au génocide de notre nation par le Canada anglais. C'est un remède de cheval qu'il faut appliquer et non seulement des cataplasmes. L'indépendance du Québec est urgente si nous voulons survivre comme peuple
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    3 juin 2010 10 h 10
    Le débat risque de devenir plus acrimonieux à la longue
    "Si la souveraineté devait avoir pour effet de diminuer l'insécurité culturelle des francophones, la perspective de demeurer, de plus en plus minoritaires, au sein d'un Canada qui fait la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme risque malheureusement de la renforcer."
    Il faut dire aussi que le "respect du point de vue" Souverainiste vient aussi de notre poids démographique. Tolèrera-t-on autant nos élans autonomistes si on représente 15% de la population? Harper pourrait devenir le premier gouvernement majoritaire à être élu sans avoir l'appui du Québec.
    Doit-on absolument nous accommoder si on peut très bien se passer de nous?
    On n'a qu'à regarder l'agacement qu'exerce sur nous les revendications Amérindiennes. Pensez à tous les stéréotypes qui leurs sont acculés. Être une minorité qui revendique, vu de l'extérieur, c'est vu comme ça.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    3 juin 2010 10 h 14
    Pays anglophone
    Le Canada est un pays anglophone. La cour suprème du Canada est anglophone. Le Québec n'a jamais signé la constitution de ce pays anglophone. Le Québec n'a pas à se faire dire quoi faire pas ce pays voisin anglophone et son tribunal.

    Il n'y aura pas de parcours authetique. . Il n’y aura pas d’exception québécoise. Il y aura retour à la loi 104. Il y aura réouverture complète de la bourse de Montréal avec commission des valeurs mobilière du Québec, il y aura création d’une banque centrale du Québec, il y aura un moratoire permanent de l’autorité du gouvernement d’Ottawa et de la cours suprême du Canada sur le Québec, il y aura suspension des impôts payés par les québécois à Ottawa, il y aura un rappel immédiat de tous les députés québécois d’Ottawa, il y aura suspension des élections fédérales au Québec, il y aura création d’une armée québécoise, il y aura création d’une monnaie québécoise, il y aura création d’un comité pour négocier avec le Canada, mais ce comité aura pour mandat d’imposer les demandes du Québec à Ottawa et rien d’autre, il y aura création d’un comité pour expliquer à la communauté internationale les nouvelles conditions que le Québec s’est donné unilatéralement, il y aura interdiction, sauf dans quelques cas de permissions spéciales, de faire flotter le drapeau canadien sur le territoire du Québec, il y aura rapatriement du Labrador et de L’Acadie au territoire québécois. Il n'y aura pas de parcours authentique. Il n’y aura pas d’exception québécoise.
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  • Andre Gignac - Inscrit
    3 juin 2010 10 h 32
    SURVIVANCE DÉPASSÉE, NOUS SOMMES RENDUS AU GÉNOCIDE!
    @ Bayle


    L'INDÉPENDANCE AU QUÉBEC EST URGENTE si nous ne voulons pas disparaître comme peuple francophone en Amérique du Nord. Si nous laissons l'assimilation et la louisianisation suivent leur cours au Québec, la situation deviendra irréversible. C'est une question de vie ou de mort! Pas besoin d'être allé à l'université pour comprendre ça!

    André Gignac le 3 juin 2010
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  • Franfeluche - Abonné
    3 juin 2010 11 h 20
    Parler français en dehors du Québec
    M. Paquet, je m'en vais 10 jours en Ontario cet été. Je vous ferai un rapport pour vous informer si j'ai pu être servi en français dans cette province. Pendant que l'assimilation des francophones hors Québec s'effectue à grande vitesse alors que nous faisons partie du Canada, on veut nous mettre sur le dos la responsabilité de cette situation si le Québec devient souverain.
    De plus, la charte fédérale des droits et libertés de M. Trudeau ne devrait-elle pas protéger les minorités francophones des autres provinces même si le Québec ne fait plus partie du Canada ?
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  • Christina Berryman - Abonnée
    3 juin 2010 11 h 53
    identité
    Parler français pour le Québec c'est avant tout une question vitale: notre identité. Les francophobes et fédéralistes se servent de la cour suprême pour légiférer sur notre dos...courageusement. Ils sous-contractent la disparition de la langue française pourtant langue officielle. Deuzio, ce qui est particulièrement répugnant, c'est cette discrimination odieuse entre les riches anglophiles et ceux qui n'en ont pas les moyens. Peut-être qu'un petit supplément de 75,000$ sera-t-il accordé secrètement à ces derniers. Finalement, cette passerelle accessible selon un pointage humiliant pour la majorité a toutes les allures d'une dévalorisation de la langue française. Dans un tel contexte, les efforts pour promouvoir la qualité de la langue ont un petit air frivole quand on constate le degré d'assimilation accélérée. John Charest n'applique même pas les lois existantes pour les petits milieux de travail. Vivement dehors ce gouvernement pathétique de médiocrité.
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  • real@realo.ca - Abonné
    3 juin 2010 13 h 43
    beurk
    Bizarre il n'y a aucun commentaire sur le plus scandaleux de cette histoire; le fric. Le gouvernement libéral du Québec gouverne pour les riches, les très riches! Pourvu qu'eux puissent faire ce qu'ils veulent, tout est OK. Pourvue que l'on soit proche d'une firme d'ingénieur et que l'on puisse puisser a même l'argent public on est gras dur. Pour les autres? Il n'avait que ce faire de meilleurs amis dans la vie.
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    3 juin 2010 15 h 17
    À Jacques Lafond
    Pour réussir tout ce que vous proposez, il faudra d'abord commencer par équiper le Québec d'une bonne et puissante armée.
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 juin 2010 15 h 40
    Franfeluche.
    Je ne discute pas normalement avec une personne qui se dissimule sous une burqa ou sous un pseudonyme.

    J'attendrai quand même votre rapport, suite à votre visite en Ontarion cet été.

    Mais, avant de partir, vous pourriez faire quelque petits test, et constater que les services internet du gouvernement de l'Ontario sont disponibles en français comme en anglais. Faites www.ontario.ca vous serez agréablement surpris. Même chose pour la ville d'Ottawa. Faites www.ottawa.ca tout est complet en français, comme en anglais. Pour Toronto, c'est un peu plus compliqué. Faites www.toronto.ca et ensuite il faut aller vers google translate, à gauche, et choisir -français- Le tout est dans un français très acceptable. Je sais que lorsque j'y suis allé, les affiches dans les musées de Toronto étaient toutes dans les deux langues. Vous le constaterez vous-même.

    À bientôt.
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 juin 2010 15 h 44
    À Patrick Lépine
    Cher Monsieur,
    Ce n'est pas moi qui ai dit que la souveraineté devait diminuer l'insécurité des francophones québécois, c'est le chroniqueur Michel David lui-même. De mon côté, je dis que je n'en suis pas certain. Pour les motifs que j'ai exposés plus haut.

    G.P.
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    3 juin 2010 16 h 59
    @ M. Paquet : le français hors Québec ; et l'examen du MEQ pour tous
    C'est un argument assez faible de se baser sur des sites web pour déterminer si les gens peuvent vous servir en français. Par exemple, les aéroports d'Ottawa et de Vancouver ont bien des pancartes en français, mais c'est bien là que le français s'arrête. Il est plutôt rare que la personne au guichet puisse vous répondre dans votre langue, même à Ottawa, où se trouvent pourtant plein de francophones. D'ailleurs, au Nouveau-Brunswick d'où je viens, une province officiellement bilingue, le français se porte très bien au nord de la province , mais il est faible au sud, voir même inexistant au sud-ouest. Le bilinguisme est toujours présent... dans les régions francophones, souveraineté ou pas !

    Mais pourquoi tant déblatérer sur le droit ou non d'entrer dans l'école anglophone ? Le véritable problème, c'est pourquoi ces écoles anglophones n'apprennent pas le français autant que nous ? Il n'y a aucune raison valable qui justifie pourquoi ces écoles peuvent enseigner moins de français que les autres. Alors ouvrons grande ouverte les écoles anglophones pour tous, mais assurons-nous que ceux-ci connaissent autant le français écrit et oral que nous, en plus de la littérature et la culture francophones. Faisons-leur passer à eux aussi l'examen de français du Ministère de l'éducation comme condition à l'obtention du diplôme d'études secondaires. Le français – et les commissions scolaires anglophones ! – ne s'en porteront que mieux.
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  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    4 juin 2010 10 h 47
    @franfreluche
    J'ai des membres de ma famille qui vivent à Toronto depuis au moins 30 ans, et ils ne trouvent pas de grosse différence entre Montréal et Toronto, pour ce qui est de l'usage du français et/ou de l'anglais dans la vie courante.

    Je ne vois pas ce que la souveraineté va apporter de plus sur ce plan, à moins de chasser tous les anglophones et tous les allophones de Montréal....pour y instaurer un petit ghetto français.

    Les souverainistes rèvent en couleur s'ils espèrent que les citoyens, payeurs de taxes, vont se conformer à leur diktat et se laisser imposer quoi que ce soit; le Québec, n'est pas Cuba.... et tous les québécois ne sont pas des ignares.....!

    Amusez-vous bien.....entre-vous!
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  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    7 juin 2010 15 h 27
    À même moi ici:
    Vous avez bien raison, quel titre!, qui dit bien ce qu'il y a dire. Y en a quelques-uns comme ça au Devoir, comme André Lavoie: il m'est arrivé de lire une de ses critiques de film et que j'y aiw trouvé plus de plaisir qu'à voir le film lui-même!
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