Projet de loi 100 - L'opposition est naturelle mais passagère, croit Bachand
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pour Raymond Bachand, il faut «changer la culture de gestion» dans l’administration publique.
Québec — Les dirigeants de sociétés d'État et les gestionnaires du réseau de la santé qui s'opposent aux compressions dictées par le projet de loi 100 font preuve d'une résistance au changement aussi naturelle que passagère, estime le ministre des Finances, Raymond Bachand.
«On est à l'étape de la résistance au changement avec toutes les bonnes raisons», a indiqué hier au Devoir Raymond Bachand, alors que se poursuivait l'étude article par article du projet de loi 100 qui met en oeuvre des dispositions du budget visant le retour à l'équilibre budgétaire.
Comme l'a rapporté Le Devoir cette semaine, des administrateurs et dirigeants de sociétés d'État et d'organismes publics ainsi que l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) s'insurgent contre les compressions «contre-productives» de l'ordre de 25 % décrétées par le ministre des Finances dans les dépenses de formation, de déplacement et de publicité. Tout en se pliant à l'objectif général du gouvernement de réduire de 10 % d'ici 2013 les «dépenses de fonctionnement de nature administrative», ces dirigeants ont dénoncé les coupes précises; ils veulent exercer leur jugement quant aux moyens à prendre pour arriver à l'objectif général.
Mais pour Raymond Bachand, il faut «changer la culture de gestion» dans l'administration publique. «Parlez-en à Lucien Bouchard: à un moment donné, si tu es incapable de changer, tu te tannes et tu mets 20 000 personnes à pied. Et là, tu arrives à ton chiffre. Moi, mon grand défi, c'est que mon 60 % n'est pas spectaculaire. Tu n'es pas capable de faire une manchette, il n'y a pas de brebis égorgées sur la place publique», a-t-il avancé. Le ministre faisait référence à l'engagement contenu dans son budget qui veut que 60 % de l'effort requis pour retrouver l'équilibre budgétaire soit fait par l'État tandis que les hausses de tarifs et de taxes compteront pour le reste.
Raymond Bachand refuse d'abolir cette compression de 25 % en dépit de la contestation. Il en a toutefois précisé les modalités hier. La réduction de 25 % s'appliquera de façon globale. Les organismes qui ne voudront pas réduire leurs dépenses de formation pourront se rattraper en diminuant de plus de 25 % les dépenses de publicité, par exemple.
Dans le domaine de la santé, le ministre a corrigé une aberration du projet de loi: les salaires versés aux médecins résidents en formation ne seront pas considérés comme des dépenses de formation à rogner. Aussi, la réalité aura droit de cité: il sera tenu compte «des réalités qui sont propres à chaque milieu», écrit-il dans un communiqué diffusé hier. Enfin, le ministre a présenté un amendement qui permettra aux différents ministres de donner des directives à l'égard des compressions, en particulier dans la santé et l'éducation.
«On est à l'étape de la résistance au changement avec toutes les bonnes raisons», a indiqué hier au Devoir Raymond Bachand, alors que se poursuivait l'étude article par article du projet de loi 100 qui met en oeuvre des dispositions du budget visant le retour à l'équilibre budgétaire.
Comme l'a rapporté Le Devoir cette semaine, des administrateurs et dirigeants de sociétés d'État et d'organismes publics ainsi que l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) s'insurgent contre les compressions «contre-productives» de l'ordre de 25 % décrétées par le ministre des Finances dans les dépenses de formation, de déplacement et de publicité. Tout en se pliant à l'objectif général du gouvernement de réduire de 10 % d'ici 2013 les «dépenses de fonctionnement de nature administrative», ces dirigeants ont dénoncé les coupes précises; ils veulent exercer leur jugement quant aux moyens à prendre pour arriver à l'objectif général.
Mais pour Raymond Bachand, il faut «changer la culture de gestion» dans l'administration publique. «Parlez-en à Lucien Bouchard: à un moment donné, si tu es incapable de changer, tu te tannes et tu mets 20 000 personnes à pied. Et là, tu arrives à ton chiffre. Moi, mon grand défi, c'est que mon 60 % n'est pas spectaculaire. Tu n'es pas capable de faire une manchette, il n'y a pas de brebis égorgées sur la place publique», a-t-il avancé. Le ministre faisait référence à l'engagement contenu dans son budget qui veut que 60 % de l'effort requis pour retrouver l'équilibre budgétaire soit fait par l'État tandis que les hausses de tarifs et de taxes compteront pour le reste.
Raymond Bachand refuse d'abolir cette compression de 25 % en dépit de la contestation. Il en a toutefois précisé les modalités hier. La réduction de 25 % s'appliquera de façon globale. Les organismes qui ne voudront pas réduire leurs dépenses de formation pourront se rattraper en diminuant de plus de 25 % les dépenses de publicité, par exemple.
Dans le domaine de la santé, le ministre a corrigé une aberration du projet de loi: les salaires versés aux médecins résidents en formation ne seront pas considérés comme des dépenses de formation à rogner. Aussi, la réalité aura droit de cité: il sera tenu compte «des réalités qui sont propres à chaque milieu», écrit-il dans un communiqué diffusé hier. Enfin, le ministre a présenté un amendement qui permettra aux différents ministres de donner des directives à l'égard des compressions, en particulier dans la santé et l'éducation.
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