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Les évêques prennent leurs distances de Ouellet

Le cardinal Marc Ouellet
Le cardinal Marc Ouellet
Ottawa — Au tir en solo de Marc Ouellet contre l'avortement, c'est une salve de cavalerie qui a répliqué. Hier, Québec et Ottawa ont sévèrement dénoncé les propos du cardinal, qui a aussi vu ses collègues évêques prendre leurs distances.
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  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 00h35
    Avortement, et dire les vraies choses
    Il est tout à fait incroyable que le discours sur l’avortement soit encore de nos jours si polarisé. Tout à fait incroyable.

    Je ne trouve pas plus intelligent le discours du cardinal Ouellet avec ses propos extrêmes contre l’avortement que le discours sur la défensive des soit disant pro choix qui ressortent maintenant l’argument des broches à tricoter !!!

    Je pense qu’il devient essentiel et urgent que l’on parle maintenant des vraies choses. Les vrais choses sont : 1) Il n’y a aucunement question au Québec que l’on revienne sur le droit fondamental à une femme de se faire avorter si elle le désire 2) Il y a beaucoup trop d’avortements au Québec.

    Moi je pense que seulement un avortement au Québec est trop si cet avortement a été décidé par une femme qui a jugé avec sa tête qu'elle n'avait pas le choix et qu'elle devait en toute logique de se faire avorter; et ce au détriment de son désir profond, ou idéal.

    Parallèlement, je ne trouverais pas que 40 000 avortements par années au Québec est trop si tous ces avortements avaient été décidés par des femmes qui ne veulent rien savoir d’avoir cet enfant et qu’ils veulent à tous prix se faire avorter pour les libérer.

    La vraie question est donc de se demander combien qu’il y a de femmes au Québec qui se font avorter parce qu’elles jugent qu’elles n’ont pas le choix justement !

    Il y a du travail à faire. Oui, il y a du travail à faire. Il y a des femmes enceintes qui ont besoin d’aide, et il y a des fœtus qui meurent actuellement et qui devraient vivre.

    Je ne suis pas contre l’avortement, mais je suis pour aider les femmes qui voudrait bien avoir l’enfant, mais qui se font avorter quand même …

    JL

  • Marc-Antoine Daneau
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 01h33
    Question :
    Quelqu'un lui a dit que la Terre est ronde? Et qu'il n'y a pas de dragons cracheurs de feu au bout des océans?

  • Claude Simard
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 02h08
    Cas inversé
    Un ami m'a déjà confié, étant le dernier d'une famille de 10, qu'il avait appris de la bouche de sa mère que son propre père n'avait pas voulu qu'il vienne au monde. Mais elle choisit de le garder car Dieu le lui avait donner, disait-elle. Femme pieuse, battue par son mari alcoolique, ( le curé lui avait dit que c'était sa croix à porter ) ce couple mettait des enfants au monde sans planification. Elle croyait ne pas avoir le choix car intensément croyante, elle ne jurait que par la doctrine de l'Église. Elle transmetta à cet enfant une telle affection qu'il en a rendu les autres enfants jaloux. C'était en 1963, étant sur l'aide sociale, elle recevait son chèque en son nom pour ne pas qu'il tombe entre les mains de ce mari irresponsable. Lorsqu"elle découvrit ses revues de femmes nues à l'äge de 11 ans, cet ami m'a décrit l'image d'une femme ayant été trompée et trahie. Il en garde une tristesse infinie d'avoir découvert cette mère si malheureuse pour quelque chose qui lui semblait naturel. Devenu homosexuel aujourd'hui, (sa mère l'ayant déjà traité de tapette tout jeune encore sans savoir ce que ça voulait dire) il me jure n'avoir pu règler ce complexe d'oedipe et l'accuse parfois , en lui-même, de l'avoir castré. Un sentiment contradictoire l'anime car il aime la vie aussi malgré avoir été diagnostiqué suicidaire situationnel. Séropositif maintenant, et s'occupant de son frère schyzophrène que sa famille rejette, il lutte constamment pour la vie de tout côtés. Il croit que son père avait eu raison et qu'il a été l'objet d'une guerre des sexes que le curé, alerté par la violence extrême dans le couple, en fût complice en fermant les yeux. Le mari l'a battait même enceinte. Elle en fût doublement victime car manipulée par le dogme de l'Église. Si elle aurait été libre de penser et d'agir par elle même, depuis longtemps elle l'aurait quitter et le choix d'avorter ou pas ne ce serait pas imposé. Quend je lui ai demandé ce qu'il pensait du débat sur l'avortement, il m'avoua que c'est la femme à décider dans un contexte de sécurité et d'information sans préjugés car c'est sa raison qui doit dominer, le désir étant source d'amour. Il se demande vraiment si sa mère l'a vraiment désirer. Par contre, même si son pére ne lui a jamais adresser la parole, il sentait son amour. Il s'est senti respecté beaucoup plus par son père, un amour de silence un respect envellopé de souffrance.Un rendez-vous de toute façon manqué. Il en veut tellement à ce curé, et à cette époque de noiceur. À la fin, il m'avoua candidement que même sans avoir exister, la terre aurait continuer à tourner. Mon ami souffre non pas du malheur que la vie lui a amené, mais d'être aujourd'hui le témoin de cette souffrance que son entourage a dû subir par l'ignorance et la lâcheté de ces supposées élites de sa société.

  • André Chevalier
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 05h22
    Séparation des pouvoirs
    Lorsque le cardinal Ouellet invite le pouvoir civil à criminaliser l'avortement, il fait une intrusion dans la politique.
    Le cardinal à bien le droit de décréter que l'avortement est un péché s'il le désire, mais le péché est une notion religieuse qui n'a pas de signification juridique ; le crime, oui.

    Dans notre société démocratique, le crime est défini et sanctionné à partir d'un consensus social. Or, à plusieurs reprises, des jurys ont refusé de pénaliser des responsables d'avortements. Devant cette réaction des jurys, l'état a du s'incliner et la décriminalisation de l'avortement s'en est suivie de façon à ce que cet acte se déroule dans des conditions sécuritaire.

    La démocratie définit sa propre morale à partir du consensus social et c'est très bien comme ça. Il est très dangereux de laisser des considération religieuses ou philosophiques déconnectées de la réalité interférer dans la gouvernance du peuple.

    Ceci dit, quiconque a parfaitement le droit de s'exprimer et de déplorer l'avortement. L'avortement à grande échelle est le symptôme d'un échec de la société à supporter les femmes dans la maternité. C'est là-dessus qu'on doit se questionner.
    Quant à condamner les femmes qui se font avorter, pour la société, c'est contre-productif, et, à quelque part, c'est même odieux.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 06h30
    Les propos irréfléchis du Cardinal
    Lorsqu'un cardinal de l'Église parle d'un «crime morale» quand une femme violée se fait avorter, j'en conclus que ce bon cardinal n'a aucune empathie. Se mettre dans la peau des autres eest impossible pour certains individus, surtout quand on parle seulement au nom de la raison.

    Mgr Ouellet a perdu une excellente occasion de se taire... et de réfléchir.

  • Grognon
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 07h43
    Qui sème le vent...
    L 'assemblée des évêques souhaite " recréer un climat de sérénité et de respect pour un dialogue public rationnel". Fort bien mais qui a commencé le bal? On imagine mal, cependant, l'assemblée contester ouvertement le Primat de l'église
    catholique canadienne, l' église n'étant pas une institution démocratique! J'imagine que Mgr Ouellet, homme intelligent, a saisi l'occasion pour mettre de l'avant ses propres convictions. Mais, nous ne sommes plus dans les années cinquante où l'Église exerçait son hégémonie. Prions pour que cela ne revienne pas!
    Gilbert Le Blanc

  • Odette Belanger
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 08h15
    Pro-vie ou pro-choix?
    Les extrêmes! Toujours les extrêmes! Pouvons-nous être plus nuancés?

    Je suis d'accord avec l'Église sur un point : il faut être pro-vie.
    Je ne suis par contre pas d'accord avec la position du Cardinal Ouellet qui croit (lui, un homme, de quel droit peut-il décider pour les femmes qui forment 50 % de la population?), que même en cas de viol, les femmes n'ont pas le droit de se faire avorter. Il y a des situations pourtant, qui le commandent : maladies, manque de ressources, viols, etc. Selon les cas, on peut donc être pro-choix.

    Mais, il existe des bémols à mon avis. Il est vrai que les femmes sont tombées dans une certaine facilité : on « baise » à droite et à gauche, et si on tombe enceinte, on n'a qu'à se faire avorter! Avouons que ce n'est pas fort! Si nos corps de femmes ont droit au respect, le fœtus aussi a ce droit. Cette pensée des femmes qui disent que « leur corps leur appartient » mériterait sans doute aussi d'être plus nuancée, car c'est une position qui apparaît comme complètement athée. Je n'ai rien contre. Mais je n'ai rien contre la position religieuse qui voit ce corps comme le temple de l'âme, qui veut qu'on le respecte. Ce corps est précieux.

    Si d'un côté comme de l'autre (les pro-vie c. les pro-choix, ou les athées c. les religieux) on se condamne, c'est que le sens même de la condition humaine n'est pas compris. Les extrêmes, ça ne se rejoint jamais. Il faut un juste milieu. Trop à droite, on n'y est pas, trop à gauche, non plus. Glorifions donc la vie, celle de la femme comme celle du bébé, et n'oublions pas dans ce débat le droit du père. Il faut assumer les conséquences de nos actes. Ce sont les femmes qui portent le fardeau de la mise au monde. Si, pour des raisons justes et inévitables, elles décidaient, à contrecœur espérons-le, de ne pas donner la vie à cet enfant, alors la responsabilité leur en revient.

    Moi, je n'ai pas oublié cette petite chienne qui ayant donné vie à 12 chiots (oui, 12) a décidé d'en manger quatre, car elle n'avait pas assez de lait...

  • Vincent Bussière
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 08h31
    L'âme des femmes!
    D’où vient cette légende si solidement implantée que les femmes n'ont pas d'âmes? Le coupable est Grégoire de Tours. Il rapporte qu’un évêque (Monsignore Grégorius peut-être) déclara que la femme ne pouvait continuer à être appelée “homme”.

    Il proposa que l’on forgeât un terme qui désignerait la femme, la femme seule. Voilà le problème ramené à son exacte valeur : ce n’était point un problème de théologie, mais une question de grammaire. Cela gênait cet évêque que l’on dît les hommes pour désigner aussi bien les femmes que les hommes.
    On lui opposa la Genèse : “Dieu créa l’homme mâle et femelle, appelant du même nom, homo, la femme et l’homme.” On lui rappela qu’en latin, «homo» signifie : créature humaine.
    Voilà pour l'âme des femmes!

  • François Dugal
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 08h56
    La compassion
    La compassion est la fille de la Charité, l'une des trois vertus théologales, avec la Foi et l'Espérance.
    L'horrible crime dans le viol, c'est le violeur qui le commet. La victime, la femme, a besoin d'aide et de compassion, pas d'une leçon de morale.
    Je suis persuadé que s'il revenait, Jésus volerait à son secours. Alors, on se réveille, le moyen-âge est terminé.

  • André Loiselet
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 09h09
    Mon seigneur Ouellet
    M. Ouellet, qui n'est le "mon seigneur" que de lui-même, fait une diversion de bon aloi en condamnant pour la millième fois l'avortement conspué. Ce calcul devrait bien plaire au vatican, empêtré qu'il est dans les accusations de pédophilie qui pleuvent de tous les côtés. C'est à se demander si la foi ne serait pas un système de bonasserie organisée.
    Un coup de baguette magique ou de désinformation et la honte, les plus grands mensonges de l'Église sont relégués aux oubliettes. C'est un vieux truc. Une ancienne grimace de vieux singe.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 09h12
    Pathétique
    Il est tristement pathétique de voir un bonhomme qui aime se travestir en soutane, faire la morale au nom d'une autorité qu'il n'a pas. Cet homme ne connait rien aux femmes, ni à la vie de couple, ni à ce que ça signifie d'être parents. Qu'il s'occupe plutôt des problèmes de l'institution qu'il dirige...

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 10h52
    Justice selon ses croyances
    La justice criminelle devrait être appliquée selon les croyances des individus. La femme qui croit que l'être humain existe au moment même de la conception (union d'un spermatozoïde et d'un ovule) et qui se fait avorter devrait être accusée de meurtre prémédité. Quant à celle qui croît que l'être humain ne commence à exister que lorsqu'il est mis au monde, elle devrait être accusée de meurtre si elle met à mort l'enfant qui vient de naître. Mais il n'en est pas ainsi. Les Marc Ouellet et Stephen Harper pensent avoir le droit d'imposer leur croyances à ceux et celles qui ne les partagent pas. Quelle petitesse d'âme !
    Roland Berger
    St. Thomas, Obntario

  • pagerry3
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 12h02
    Théisme machiavélique.
    Les bulles du discours stigmatisant que pontifie le prélat Marc Ouellet, au sujet de l’avortement pour lequel il réclame rien de moins que la judiciarisation et la criminalisation, est non seulement moyenâgeux et passéiste, mais il s’inspire de pompes qui avoisinent l’excommunication et le châtiment des feux de l’enfer dont les femmes québécoises ont trop longtemps hélas subi, mais qui d’accepteront plus jamais, Dieu merci, de subir des cribles aussi inhumains et bassement déshonorants. Le sujet, tout comme le verbe du prélat, ne sont rien de moins qu’un viol des consciences des adolescentes et des jeunes femmes qui ont recours au processus de l’arrêt de la grossesse. Ayant été directeur d’écoles secondaires, pendant 25 ans, et entouré d’infirmières, de travailleuses sociales, d’aumôniers compétents et de droit jugement, capables d’amour inconditionnel, de respect et de compassion, nous avons, plus souvent qu’autrement, conseillé nos jeunes élèves enceintes de murir leur réflexion et nous les avons accompagnées très professionnellement et très humainement, avant, pendant et après nombre d’avortements qui répondaient à tous les critères de l’intelligence, de la raison et de la dignité humaine, dans la compréhension adulte du premier commandement de Dieu, celui de l’Amour qui n’a rien à voir avec l’exploitation et l’abus sexuel. Monsieur Marc Ouellet a assez de problèmes avec l’hémorragie du clergé et des communautés religieuses de tous ceux et de toutes celles qui ont mis un terme au double langage, aux fausses vérités et aux vrais mensonges des pouvoirs empourprés, avec ses temples évidés ainsi qu’avec les prêtres pédophiles, pour se permettre de violer impunément les âmes et les consciences d’adolescentes et de jeunes femmes qui pour le plus grand nombre, décident, après mure réflexion et sage considération des lourdes et dévastatrices conséquences d’êtres soumis au COMMERCES DE L’ADOPTION, de mettre un terme à une grossesse sans issue et potentiellement génératrice de malheurs dont Marc Ouellet n’aura jamais à se soucier. Il est à craindre et il ne faut pas hésiter à dénoncer et à formuler, par voie de pétition et recours collectif, s’il le faut, la réprobation publique de ses envolées rigoristes des derniers jours, en rappelant au prélat qu’il finira par détourner les plus fervents croyants d’une église vaticaniste, «la sienne», devenue sectaire, sexiste, homophobe, incorrigiblement outrancière et désespérément doctrinaire. Si l’empourpré Marc Ouellet, épris de son titre et décoré des pierres de préciosité, croit alors que c’est là sa mission terrestre, son «Opus Dei», au Québec, le théiste en répondra devant «son» Dieu ou Machiavel en personne.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 12h10
    Messager, aide
    1.- Il n'est pas nécessaire d'avoir expérimenté une chose soi-même pour pouvoir avoir une opinion sur cette chose et en parler. Ainsi, je n'ai jamais fumé de cigarettes, mais je sais très bien que les gens qui le font deviennent des accros, et que c'est très mauvais pour la santé.

    Ceci étant dit je n'approuve pas toutes les déclarations du Cardinal Ouellet.

    Mais il vaudrait mieux éplucher son message et montrer en quoi il est erroné plutôt que de s'attaquer au messager.

    2.- D’autre part, il faudrait favoriser l’aide aux mères par accident et l’adoption des enfants à naître au lieu de les éliminer.

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 13h10
    Décadence morale le diocèse de Paris? Oui au plaisir sexuelle les frustés de prêtres et commenté s.v.p. les lecteurs ici
    J'ai reçu un commentaire du diocèse de Paris sur hédoniste des lecteurs de ce forum et de notre société au pays du Québec! Voir l'article ici et commenter s.v.p.
    Le cardinal Ouellet a bien raison. Le viol, aussi dramatique et révoltant soit-il, ne saurait justifier l’assassinat d’un être humain innocent dans le sein de sa mère. L’embryon ou le fœtus ne sont pas une chose mais un être humain qui doit être respecté en tant que tel. On ne peut pas prétendre vouloir défendre la dignité de la femme victime d’un viol en ne respectant pas la dignité intrinsèque de l’enfant qu’elle porte en elle. On ne peut ajouter au crime du viol de la femme le crime de l’assassinat de l’enfant.
    Défendre la vie humaine dès ses commencements est au fondement de la défense de tout être humain y compris des femmes violées.
    Mais ose-t-on poser le problème du pourquoi des viols si ce n’est l’exacerbation des pulsions sexuelles, le primat donné à une sexualité débridée où seul le plaisir compte sans l’engagement réciproque dans le mariage et l’ordination de la sexualité à la procréation. Que la société commence donc par lutter contre la pornographie dans la publicité et à la télévision.
    Aux réactions des lecteurs de cet article on voit combien le Canada et notamment la province francophone du Québec sont en pleine décadence morale. Les réactions outrées des lecteurs cachent en fait la contradiction interne de la mentalité hédoniste actuelle

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 14h40
    Les propos du cardinal
    Le cardinal Ouellet va un peu loin en conseillant aux victimes d'inceste ou de viol, et même si la vie de la mère est en danger, de mener à terme une grossesse. Dans les cas mentionnés. mettre au monde un enfant est un acte d'héroïsme qu'on ne peut demander à qui que ce soit. Pour rester dans la ligne de conduite de Mgr Ouellet, je demanderais à ce dernier s'il accomplirait l'acte hérôïque qu'il demande aux femmes s'il se trouvait devant une maison en feu et qu'il entendait un appel au secours d'une personne trappée dans l'incendie. Sa logique voudrait qu'il doive absolument sauver une vie même si de ce fait, il mettait sa propre vie en danger. J'espère que mgr Ouellet y pensera deux fois avant d'avancer de tels propos.

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 17h12
    @ Paul Corbeil
    Monsieur,
    pourriez-vous préciser sur quelles données, quelles informations certaines vous vous basez pour affirmer que les viols existent à cause de "l’exacerbation des pulsions sexuelles, le primat donné à une sexualité débridée où seul le plaisir compte sans l’engagement réciproque dans le mariage et l’ordination de la sexualité à la procréation" ? Êtes-vous certain que le viol n'existe pas dans les sociétés où il n'y a pas de publicité à caractère sexuel plus ou moins explicite, pas de pornographie, où les valeurs sociales relatives à la sexualité sont moins permissives qu'ici ? Si oui, qu'est-ce qui vous en rend certain ?

  • Nelson
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 20h55
    LES AVORTEMENTS SONT INÉVITABLES, À QUOI BON REFUSER DE L'AIDE MÉDICALE, EN SACHANT QU'AURA DES DÉCÈS ET TRAUMATISMES GRAVES. ??
    Il relève de la pure méchancetée gratuite refuser de l'aide médicale aux femmes qu'avortent, en sachant que 70 mille meurent chaque anné dans le monde, et des millions sont gravement traumatisées.
    CONSTITUE LE COMBLE DE LA PERVERSION LE FAIT QUE CES TUERIES ET MASACRES SONT ENVELOPÉES AVEC DES DISCOURS PERVERS MONSTRUOUX """PRO-VIE""" !, ET AVEC DES DISCOURS QUE CES ATROCITÉS SERAINT LA VOLONTÉ DE DIEU !!!!!!!!!!!

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 18 mai 2010 23h46
    Les femmes de M. Ouellet
    "Depuis le premier jour, l'Eglise a pris et gardé la femme, comme l'aide la plus puissante de son oeuvre de propagande et d'asservissement. Mais, dès l'abord, un obstacle se dressait. La femme n'était-elle pas la honte et la perdition, une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les saints ? En elle, l'immonde nature a mis son piège, elle est la source charnelle de la vie, elle est la vie elle-même, dont le catholicisme enseigne le mépris. Aussi l'Eglise a-t-elle un instant refusé une âme à la bête de fornication, que les hommes purs fuyaient au désert, dans la certitude de succomber, si le vent du soir leur apportait la seule odeur de sa chevelure."

    Emile Zola

    Le paradis à la fin de vos c'est pas vrai.
    Le paradis c'est maintenant.
    Les femmes c'est la vie.
    Les curés c'est la mort.

  • Maurice Gauvreau
    Inscrit
    mardi 18 mai 2010 23h56
    Constat d'échec
    Oui, chaque avortement d'un humain est un signe patent de l'échec de la société face à la vie, même si le geste fatal vient d'une demande individuelle. Et, pour moi, c'est vrai peut importe l'âge de cet humain. De toutes mes forces je tiens à dire qu'il ne faut jamais juger les personnes. Mais avec la même énergie je tiens à juger des faits, des évènements. Jamais on ne me fera abdiquer de ma capacité de jugement, fut-ce au nom d'un supposé droit qui aurait été gagné, je ne sais trop où d'ailleurs. J'invite tous ceux et toutes celles qui pensent que l'avortement est un droit au Canada à aller lire les jugements de la Cour suprême dans la cause Mrgentaler et dans la cause Daigle.

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 11h44
    @ Annie Eve Collin 17h12
    Madame j’ai reçu du diocèse de Paris un commentaire (ce n’est pas moi qui a écrit le texte) que j’ai transmis au Devoir! Voir le texte @ 13h10. Ce n’est pas mes propos ici! Lisez bien mon titre!

  • Claude Simard
    Abonné
    mercredi 19 mai 2010 15h25
    Réplique au diocèse
    Je n 'ai pas la mémoire courte en tant que Québécois. Je connais mon histoire. On sait que les catholiques refusaient que les protestants français viennent s'établir en Nouvelle-France. Nous aurions peut-être été un peuple plus riche, plus entrepreneurial et avec une culture moins victimisante.

  • Guatou
    Inscrite
    jeudi 20 mai 2010 08h57
    Cardinal Ouellet avec vous.
    Au risque de passer pour une rétrograde, une intégriste, je réfute carrément toutes les interventions négatives contre le Cardinal.
    Voyons, en général, on se dit chrétiens,catholiques ou tout simplement croyant en Dieu.. Cela s'exprime comment dans notre société? vite est de constater que c'est une société en déclin, parce que basée exclusivement sur des valeurs matérielles. Ces croyances n'ont absolument pas de fondement, tout est superficiel, L'HOMME NE CROIT QU'EN L'HOMME. Tristesse de constater que le dimension spirituelle de la personne, est bannie de sa vie.

    L'avortement, ici, je plains la femme, qui tout en voulant se libérer pour jouir de son autonomie totale, se détruit elle-même. Elle nie totalement les conséquences psychologiques qui s'en suivront même après plusieurs années de son avortement. Parce que ce geste est contre-nature, elle ne s'en sortira pas. Elle sera sujette aux angoisses, à la dépression etc. Son subconscient lui rappellera.

    Nous vivons dans un monde tellement matérialiste, qui ne veut que plaisirs en pensant que c'est ça la vie, c'est à dire être irresponsable, de ne regarder que le moment présent, allant même jusqu'à tuer facilement l'enfant à naître parce qu'il dérange un projet de vie. HORREUR

    Le point crucial en ce moment est le viol. Oui le viol est une crime, mais aussi tuer l'enfant est autre crime, parce que l'enfant est une autre personne.
    Je ne suis pas certaine que le Christ aurait dit: Mais tuez cet enfant.

    Ici, nous avons un devoir de protéger la femme violée, de l'entourer, de l'aimer et de l'assister si elle veut donner l'enfant en adoption au cas où elle ne peut le garder, mais surtout ne pas le tuer.

    Elle guérira de son épreuve comme de toute autre épreuve et la paix lui reviendra.

    En vivant avec une dimension spirituelle intégrée dans sa vie, la personne humaine fera de meilleurs choix qui feront en sorte qu'elle gardera sa dignité, à l'encontre même de l'esprit du monde qui ne présentent que des solutions faciles, rapides, prétextant la libération. QUELLE MENSONGE!

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    jeudi 20 mai 2010 10h59
    @ Gatou
    @Gatou
    Le même discours près dans ta lettre que celui du diocèse de Paris @ Paul Corbeil 18 mai à 13h10 à une virgule prés! L’obscurantisme de l’église catholique romaine entre autre c’est être totalement déconnecter de la réalité moderne, le pape, les évêques, les curés ne sont que de vraies bornés, arrêter à leurs convictions stupides et fausses, inquisitoires, qui croient sectaire ment qu’au nom de leur dieu, qui peuvent s’ingérer dans la vie de tous hommes et femmes sur la planète sans aucune permission à demander à qui avec leurs fanatismes religieux! Vous tous pape, évêques curés, prêtres dans votre hypocrisie vous n’être que des pervers face à l’Humanité! L’Église Catholique Romaine deux millénaires d’obscurantisme envers l’Homme avec un grand H!

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    vendredi 21 mai 2010 00h30
    À Guatou
    Dites...l'Opus Dei, ça vous dit quelque chose?

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