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Lettres - Le mandat de la ministre St-Pierre

Pierre-Paul Sénéchal - Initiateur et signataire de la lettre du 5 mai, Beaumont, le 10 mai 2010  12 mai 2010  Québec
Pour certains, la missive «des 25», adressée à la ministre de la Culture au sujet du Festival d'été de Québec, n'aurait pas été dirigée vers la «bonne cible». Madame St-Pierre affirme, de son côté, ne pas se sentir interpellée par cet enjeu. Le ministère de la Culture n'est effectivement pas un joueur financier majeur dans le dossier, contrairement à Tourisme Québec et aux sociétés d'État, d'importants commanditaires de l'événement. Or, on aurait tort d'oublier que la ministre St-Pierre est également responsable, auprès du Conseil des ministres, de l'application de la Politique culturelle du gouvernement du Québec. Une politique gouvernementale ne concerne pas qu'un seul ministère, mais l'ensemble des organismes de l'État. À titre de ministre responsable de la politique et de la Loi sur le développement durable, madame Line Beauchamp n'est-elle pas investie de la responsabilité d'en faire valoir les orientations et les objectifs auprès de tous les ministères et sociétés d'État? N'a-t-elle pas le mandat de coordonner l'ensemble des actions qui en découlent?

La politique culturelle du gouvernement du Québec citée dans la lettre «des 25» rappelle expressément que «les responsabilités exercées par différents ministères et organismes ont une incidence sur la culture... aussi [ces dernières] ont-elles besoin d'être coordonnées pour que s'opèrent les effets structurants attendus» (p. 124). C'est précisément pour cette raison que la Loi constitutive du ministère de la Culture donne maintenant mandat à son titulaire de «veiller à l'harmonisation des activités du gouvernement, des ministères et des organismes publics en matière de culture» (article 10 de la Loi).

Il serait temps que quelqu'un informe madame St-Pierre de ce volet important du mandat politique qui est le sien au sein du Conseil des ministres. La culture du Québec est en situation fragile en Amérique, raison majeure pour que l'on confie le poste de titulaire de ce ministère à des personnes possédant le leadership et l'envergure nécessaires à l'accomplissement du mandat que lui confère la loi.

***

Pierre-Paul Sénéchal - Initiateur et signataire de la lettre du 5 mai, Beaumont, le 10 mai 2010
 
 
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    12 mai 2010 14 h 53
    Quel mandat?
    Je croyais que le mandat de la ministre St-Pierre, comme tout autre ministre, était de ramasser 100 000 $ pour le Parti libéral du Québec ...
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 mai 2010 20 h 41
    LA SOLUTION À L'INCOMPÉTENCE.
    Il faut absolument que des gens responsables se mobilisent afin de faire changer la mentalité désuète reliée au recrutement des fonctionnaires et des ministres, par une semblable au privé. Dans ce secteur, la personne doit être compétente, même si elle se trouve parente avec l'employeur, car la compétition règne en roi et maître à l'extérieur. Si des experts avaient demandés aux ministres Saint-Pierre et Courchesne, de leur donner leurs idées pour améliorer leur domaine respectif, je ne crois pas que cet exercice nous fit découvrir quoi que ce soit d'autre que des lieux communs. J'écoute à l'occasion avec intérêt la conseillère municipale et fondatrice de "Comcept" Marie-Josée Tardif, nous entretenir de la pauvreté et je me demande pourquoi elle n'est pas déjà sous-ministre, (ou plus), pour le ministère de la Solidarité Sociale, tellement elle possède le psychique de l'emploi.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 mai 2010 21 h 04
    Suggestion.
    Il faut absolument que des gens responsables se mobilisent afin de faire changer la mentalité désuète reliée au recrutement des fonctionnaires et des ministres, par une semblable au privé. Dans ce secteur, la personne doit être compétente, même si elle se trouve parente avec l'employeur, car la compétition règne en roi et maître à l'extérieur. Si des experts avaient demandés aux ministres Saint-Pierre et Courchesne, de leur donner leurs idées pour améliorer leur domaine respectif, je ne crois pas que cet exercice nous fit découvrir quoi que ce soit d'autre que des lieux communs. J'écoute à l'occasion avec intérêt la conseillère municipale et fondatrice de "Comcept" Marie-Josée Tardif, nous entretenir de la pauvreté et je me demande pourquoi elle n'est pas déjà sous-ministre pour le ministère de la Solidarité Sociale, tellement elle possède le psychisme de l'emploi.
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