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Libre opinion - L'autre hommage raté

Cédric Levasseur - Montréal  5 mai 2010  Québec
Il y a quelques jours, les députés du Parti québécois Maka Kotto et Agnès Maltais ont pris le temps de célébrer, à l'Assemblée nationale, le 250e anniversaire de la victoire française à la bataille de Sainte-Foy. Il s'agit là d'une initiative noble et pertinente, vu l'inclination de certaines autorités vers la mémoire de batailles comme celle des plaines d'Abraham et leur discrétion sur d'autres comme celles de Carillon ou de Sainte-Foy. M. Kotto et Mme Maltais ont aussi rendu un hommage, grandement mérité et malheureusement trop rarement rendu, à nos braves soldats ayant combattu, voire péri, lors de cet affrontement de 1760.

J'ai cependant été déçu lorsqu'ils ont fait jouer la sempiternelle — et combien inappropriée — cassette du nationalisme identitaire en disant que ces soldats s'étaient battus pour protéger leur langue et leur culture. Sans avoir la prétention de connaître les pensées de nos combattants, il semble assez évident que ces soldats se battaient non pas pour préserver leur culture (qui, avant la conquête, n'était pas menacée, si ce n'est peut-être par le contrôle des autorités de l'Hexagone), mais pour défendre leur pays et pour s'acquitter de leur devoir envers ce dernier.

Aussi, sans avoir la prétention de connaître les pensées de M. Kotto et de Mme Maltais, je ne crois pas que ces derniers aient tenté faire de la politique sur le dos de nos héros ou aient cherché à «ploguer» leur message; ils ont probablement fait l'erreur en toute honnêteté, et c'est précisément là où se révèle un aspect dérangeant de l'actuelle vision péquiste du combat national et du nationalisme, à savoir une québécitude ancrée presque exclusivement dans la culture historique.

Si ce discours d'un nationalisme d'«autodéfense culturelle», souvent revendicateur et aux allures parfois pleurnichardes ou défaitistes peut rallier des votes cyniques et désabusés, vaguement nationalistes, qui purent adhérer à l'ADQ, c'est un bien mauvais marketing (surtout auprès des Y dont je suis) pour une option et un parti qui ont pourtant beaucoup à offrir concrètement.

Il ne faudrait cependant pas oublier que le patriotisme que le Parti québécois souhaite tant raviver prend aussi ses racines... là où toutes les racines prennent, à savoir dans la terre, dans le pays physique, et souvent dans l'espoir d'avenir que ce dernier représentait pour ceux qui l'ont choisi.

Cela étant, pour en revenir à l'hommage plus ou moins raté à la bataille de Sainte-Foy, le député Maka Kotto a terminé son intervention en citant les paroles du Chevalier de Lévis, commandant nos troupes, avant la bataille: «Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais.»

Ce sont là des paroles dont le PQ devrait recommencer à s'inspirer et un propos qu'il devrait tenir plus souvent. Et un homme comme Maka Kotto me semble tout désigné pour parler de l'espoir que représente le Québec.

***

Cédric Levasseur - Montréal
 
 
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  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 08h41
    La Nouvelle-France (1534-1760) L'implantation du français au Canada
    - Le français du roy

    Le français était la langue de l'administration royale, celle des fonctionnaires, des officiers, des milices et de l'armée. Chaque année, en janvier, le gouverneur général et toute sa cour, de même que l'intendant, quittaient Québec pour Montréal (en passant par la rive nord, avec des relais à Neuville, Trois-Rivières et Berthier) et y séjournaient deux ou trois mois, amenant avec eux les bagages du personnel, les archives, les vêtements, la vaisselle et les abondantes provisions de bouche. Montréal devenait ainsi une capitale provisoire. C'est ainsi que le français du roy était répandu et entendu dans presque toute la vallée du Saint-Laurent. Tous les documents administratifs étaient rédigés en français et les ordres étaient donnés en «français du roy» aux soldats, dont un bon nombre de mercenaires (allemands et suisses). C'était également la langue du clergé, premier ordre social de la colonie: les ecclésiastiques, hommes ou femmes, ne s'exprimaient qu'en français, à l'exception des missionnaires, qui évangélisaient les Amérindiens dans leur langue. Tous les marchands, commerçants et entrepreneurs français ne parlaient généralement que le français de France.

    Dans les écoles, on enseignait la religion, les mathématiques, l'histoire, les sciences naturelles et le français, lequel, rappelons-le, n'était pas encore enseigné en France aux «petites gens». Cet enseignement primaire ouvert à tous les habitants, même dans les campagnes, constituait une première pour l'époque et a certes joué un rôle non négligeable dans le processus de francisation, surtout dans le développement de la norme parisienne.

    On doit souligner aussi que l'arrivée des militaires au Canada fut certainement l'une des causes ayant favorisé le plus la francisation du pays. Lorsque le régiment de Carignan-Salières débarqua à Québec à l'été de 1665, la colonie ne comptait que quelque 3200 habitants. Or, la venue subite de 1200 soldats et d'environ 80 officiers ne put qu'avoir un impact considérable sur le développement de la colonie, notamment en matière linguistique, car les communications dans l'armée royale se déroulaient exclusivement en français. Une fois la guerre finie avec les Iroquois en 1667, on estime que 30 officiers, 12 sergents et 404 soldats se prévalurent de l'offre du roi et se sont établis au Canada; plusieurs épousèrent des filles du roy. Entre 1683 et 1760, quelque 10 000 soldats et officiers des troupes de la Marine furent envoyés au Canada. Plus de la moitié des militaires sont retournés en France, mais les autres se sont établis au Canada.

    Il convient d'ajouter aussi les immigrants de passage tels les artisans, les négociants, les marchands, ceux qui exerçaient des métiers spécialisés et les «manouvriers» (des «hommes à tout faire») en forte demande au Canada. Avec les militaires, tous ces immigrants n'étaient au Canada que de passage. Eux aussi sont certainement responsables en partie de l'uniformisation linguistique dans ce pays.

    Pour en savoir plus:

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQ

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 20 mai 2010 07h59
    L'impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    L'impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:


    http://www.histori.ca/prodev/article.do;jsessionid

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 20h29
    Statue de Lévis
    http://www.assnat.qc.ca/Fra/accueil/publications/s

    Oeuvre de Philippe Hébert, datant de 1896, cette statue orne la facade de l'Assemblée nationale à Québec. A ses pieds, on voit son épée brisée et les drapeaux. La scène rappelle que lors de la Capitulation de Montréal, en septembre 1760, Lévis refusa de livrer les drapeaux français et proposa de se retirer sur l'Ile Sainte-Hélène, face à Montréal, pour continuer la lutte. Seule l'insistance de Vaudreuil vint à bout de la résistance du militaire. En avril 1760, Lévis avait donné espoir aux Canadiens en remportant la victoire à la Bataille de Sainte-Foy et en assiégeant la ville de Québec occupée par les troupes anglaises dirigées par James Murray. L'arrivée de navires anglais mit fin à cet espoir de rétablir la domination française sur la vieille capitale.

    Dans cette sculpture, Hébert a bien su rendre la figure d'un personnage déterminé, d'un irréductible qui ne pliera jamais devant l'ennemi.


    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 08h02
    La définition que donne l'UNESCO de la culture
    En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude". Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »[1] Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 7 juin 2010 07h52
    L'instruction à Québec sous le régime français.
    L'instruction à Québec sous le régime français.

    Un très beau texte rendant hommage à nos ancêtres, pour plus de détails consulter le lien suivant page 169 et 170:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=375866

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 11 juin 2010 07h10
    Je me souviens
    Le 250e anniversaire de la Victoire Française à Sainte-Foy, le 28 avril 1760.
    Je me souviens

    La seconde bataille des plaines d’Abraham!
    Citation du chevalier de Lévis :
    « Nos espoirs sont élevés.
    Notre foi dans les gens est grande.
    Notre courage est fort.
    Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

    En espérant que cette citation saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.

    Rappelons-nous cette Victoire des troupes de terre Française, des compagnies franches de la marine, des miliciens, avec le support des amérindiens, remportée à Ste-Foy, sous le commandement du chevalier de Lévis. Pour leur bravoure et leur attachement pour leur nation, qui était notre en 1760.

    Rendons hommage aux combattants de 1760, qui ont combattus pour leur nation, leur langue et leur culture française et perpétuons leurs mémoires.

    Il faut se souvenir de notre histoire nationale qui marque et marquera encore notre société distincte en Amérique.

    Pour rendre hommage aux braves de 1760, récupérons notre patrimoine, rapatrions les armoiries royales de France, les armoiries de Québec, sur le sol du berceau de la Nouvelle-France.

    Honneur aux braves de 1760 sous les ordres du chevalier de Lévis, vainqueurs de la seconde bataille des plaines d’Abraham, à Ste-Foy, le 28 avril 1760.



    Soldat Sanspareil
    2e bataillon du Régiment de la Sarre
    Vive le Roy!

    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 17 juillet 2010 08h29
    Rendre hommage aux troupes françaises du chevalier de Lévis àl 'occasion du 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy
    Journal des débats de l'Assemblée nationale

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/

    M. Maka Kotto

    M. Kotto: Mme la Présidente, le lundi 28 avril 1760, il y a exactement 250 ans, les troupes françaises du chevalier de Lévis remportèrent une victoire éclatante sur les troupes anglaises d'occupation du gouverneur James Murray dans ce qu'il est convenu d'appeler la bataille de Sainte-Foy.

    En cette journée de commémoration, un devoir de mémoire s'impose. Ainsi, par la présente, nous tenons à rendre hommage aux combattants de 1760 qui se sont battus pour reprendre la ville de Québec. Ils ont combattu pour leur nation, pour leur langue, pour leur culture française.

    Qu'il me soit permis d'évoquer le chevalier de Lévis qui déclarait alors, et je le cite: «Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais.» Fin de citation. Et bonne méditation. Merci.

    http://www.youtube.com/watch?v=nikVZH2Jy1U

    Soldat Sanspareil
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  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 20 juillet 2010 09h03
    Le cimetière des héros
    Le cimetière des héros
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant pages 152 à 168

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=692987

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 09h32
    Le cimetière de Héros
    En espérant que le Québec s'intéresse un peu plus à ceux qui ont donné leur vie pour leur Patrie!

    Cimetière de l’Hôpital Général de Québec

    Le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière.

    Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM

    Honneurs à nos ancêtres!

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France Cimetière de l’Hôpital général de Québec

    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 09h51
    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis
    CIMETIÈRE DES HÉROS

    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis
    Le site de l'Hôpital général compte aussi trois cimetières anciens. L'un d'eux a été établi en 1728 pour les « pauvres » et il est devenu officiellement le Cimetière de l'Hôpital général de Québec depuis 2001, seul cimetière de la guerre de Sept Ans au monde. Il regroupe les dépouilles de 1 058 soldats français, anglais, canadiens et amérindiens morts pendant toute la guerre de Sept Ans (1753-1760), ainsi qu'au champ d'honneur des plaines d'Abraham en 1759. Un grand nombre de ces soldats ont d'abord été soignés par les religieuses et leurs noms sont consignés dans les archives de l'Hôpital général. En 2001, les restes du général Montcalm, que conservaient jusqu'à ce jour les ursulines de Québec, y ont été déposés dans un mausolée à son nom. Le général rejoignait ainsi 17 de ses pairs. Notons que le cimetière renferme la plus importante concentration connue de militaires faits chevaliers de Saint-Louis, la plus haute distinction française de l'Ancien Régime


    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-213/Mo

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