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Les 40 ans du «coup de la Brink's» : Les libéraux fédéraux sont coupables

Mario Beaulieu et Christian Gagnon  29 avril 2010  Québec
Un fourgon de sécurité de l’entreprise de sécurité Brink’s, en 1981. Onze ans plus tôt, avant l’élection provincialle de 1970, avait lieu le célèbre et mystérieux «coup de la Brink’s», une grossière manipulation des médias et de l’électorat québécois.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Un fourgon de sécurité de l’entreprise de sécurité Brink’s, en 1981. Onze ans plus tôt, avant l’élection provincialle de 1970, avait lieu le célèbre et mystérieux «coup de la Brink’s», une grossière manipulation des médias et de l’électorat québécois.
Le 29 avril 2010 est marqué par le 40e anniversaire de l'élection des premiers députés du Parti québécois. Ces sept premiers élus auraient toutefois été beaucoup plus nombreux si ce n'avait été du célèbre et mystérieux «coup de la Brink's» — grossière manipulation des médias et de l'électorat québécois —, survenu trois jours auparavant. Mais 40 ans après les faits, de nouvelles révélations faites par le seul représentant des médias à avoir été témoin du chargement des fameux fourgons font du premier gouvernement Trudeau le maître d'œuvre de cette grossière manipulation des médias et de l'électorat québécois. Rappelons les faits.

Nous sommes en avril 1970. «La Belle Province» vit sa première campagne électorale mettant en scène un parti indépendantiste véritablement concurrentiel. En effet, le Parti québécois (PQ) brigue pour la première fois les suffrages. Il est déjà acquis qu'il recueillera bien davantage que les honorables 5,55 % du RIN de Pierre Bourgault en 1966.

En ces temps où, selon le rapport de la commission Laurendeau-Dunton, 83 % des administrateurs et cadres du Québec sont anglophones, où les francophones ont un revenu moyen inférieur de 35 % à celui des anglophones et où les francophones arrivent au 12e rang dans l'échelle des revenus selon l'origine ethnique, tout juste devant les Italiens et les Amérindiens, qu'est-ce qui pourrait bien éloigner massivement les francophones du charismatique René Lévesque? La menace, créée de toutes pièces, d'une déroute économique, bien sûr. Encore et toujours la peur.

Sondages

À la mi-campagne, le directeur du Devoir, Claude Ryan, attribue «la montée du phénomène souverainiste [...] à la conviction — très bien exprimée par M. Lévesque — voulant qu'un peuple ne puisse se réaliser vraiment que dans un contexte où il est le maître incontesté de ses décisions politiques, économiques et culturelles. Elle tient aussi au fait que le PQ a réussi à traduire cette conviction dans un programme dont l'épine dorsale est la souveraineté, mais dont les articulations témoignent d'un souci authentique de démocratie, de justice sociale et de liberté» (16 avril 1970).

Puis, malgré des accusations hystériques de propensions révolutionnaires et dictatoriales, voire de communisme, d'anarchisme et de terrorisme, lancées au PQ par tous ses adversaires, quatre sondages publiés entre le 18 et le 25 avril placent le jeune parti souverainiste tout juste derrière les libéraux de Robert Bourassa par un écart de l'ordre de la marge d'erreur. Les analystes évoquent le scénario d'un gouvernement minoritaire. C'en sera trop pour certains.

Fuite des capitaux

Le soir même de ce samedi 25 avril, un appel téléphonique anonyme est reçu au quotidien The Gazette, indiquant que le lendemain matin à 9h, une quantité importante de valeurs quittera les bureaux montréalais du Royal Trust en direction de Toronto. Ce dimanche-là, tel que prévu, neuf fourgons blindés de la Brink's express sont alignés devant l'édifice C-I-L, sis au 630, rue Dorchester Ouest. Des gardes armés montent la garde tandis que d'autres transportent longuement les nombreuses caisses métalliques dans les camions. Alors que Tedd Church, photographe à The Gazette, fait son travail, quelqu'un du Royal Trust lui demande: «Comment se fait-il que vous soyez ici? Même Tom Lee [chargé des relations extérieures du Royal Trust] ne sait rien de tout ça!» (Québec-Presse, 17 mai 1970, p. 6).

La nouvelle est publiée dans la première édition du lundi de The Gazette, qui paraît le dimanche vers 21h. Aucune des photos de Tedd Church n'y figure. C'est que The Gazette a décidé que ces photos ne seraient ni utilisées ni vendues à quiconque. Québec-Presse et Time Magazine ont essuyé le même refus. Dans les jours précédents, la Fédération libérale du Canada a publié et distribué 250 000 exemplaires d'un bulletin intitulé Quoi de neuf?

Le bulletin agite le spectre d'une fuite des capitaux advenant l'élection du PQ et prétend, chiffres à l'appui, que le gouvernement fédéral verse au Québec 1 milliard de plus qu'il n'y perçoit. Ce même 26 avril, René Lévesque brandit un article du Toronto Telegram de la veille qui, cherchant à prêter une haute autorité aux chiffres du document libéral, affirme qu'ils ont été établis par des fonctionnaires permanents du gouvernement canadien à la demande du bureau de Trudeau, puis révisés par le personnel de son bureau avant d'être remis à la Fédération libérale pour diffusion. Lévesque accuse aussi M. Trudeau d'une «nouvelle fraude électorale» (Le Soleil, 27 avril 1970, p. 32) puisque la veille du scrutin au soir, le premier ministre fédéral s'adressera aux Québécois sur une chaîne privée de télévision au sujet du «statut du Québec dans la Confédération». Comme la loi interdit aux partis en lice de faire campagne 24 heures avant le début du vote, le PQ ne pourra y répliquer.

Influence sur le vote

Le dimanche 26 avril 1970 au soir, la Presse canadienne transmet à tous ses clients des médias écrits et électroniques sa dépêche issue de l'article de The Gazette. Le lundi matin, la nouvelle est partout au Québec, au Canada, et même aux États-Unis. Le Chicago Tribune scande «L'argent commence à fuir le Québec par peur d'une victoire séparatiste». Des décennies plus tard, Jacques Parizeau se souvient: «Les Québécois ne savaient pas ce que c'était que des actions d'entreprises. Il faut savoir que vous pouvez allumer votre cigarette avec ces certificats. [...] Dans les derniers jours, le vote nous filait entre les mains. On le sentait nous glisser des doigts comme du sable. [...] Dans mon comté, les francophones ont cru dur comme fer que la substance du Québec se transportait à Toronto!» (Jacques Parizeau. Le Croisé, Pierre Duchesne, Québec Amérique, 2001, pp. 542 et 543).

C'est que tous les médias ont repris l'information de l'article initial de The Gazette, selon lequel chacun des neuf camions de la Brink's était assuré pour 50 millions. Voilà de quoi impressionner les électeurs puisque ces 450 millions équivalent à la somme de 2,58 milliards en dollars de 2010. Le 29 avril, trois jours après le «coup de la Brink's», le PLQ de Robert Bourassa élira 72 députés grâce à 45 % des suffrages. Le PQ devra se contenter de 7 sièges malgré 23 % du vote.

Supercherie

Le 28 mars dernier, 40 ans après cette vaste supercherie, le photographe Tedd Church a fait d'étonnantes révélations à la revue L'Action nationale (numéro d'avril 2010). Il a d'abord confirmé avoir été le seul et unique représentant des médias à être témoin du chargement des camions. Puis, il a affirmé avoir été convoqué par ses patrons, peu après avoir rapporté ses photos à The Gazette. Le Publisher et le City Editor l'ont alors averti que ses photos ne seraient pas publiées à cause d'une «entente» en ce sens «avec le premier ministre».

Ainsi, le gouvernement Trudeau ne s'était pas contenté de faire campagne au Québec à grands coups de fuite des capitaux appréhendée. Bien avant que The Gazette n'en publie la nouvelle en primeur, le bureau du premier ministre était déjà au courant du «coup de la Brink's» et même de l'existence des photos de Tedd Church. Désireux de manipuler l'électorat québécois sans pour autant causer des torts économiques au reste du Canada, le gouvernement Trudeau aura donc obtenu la complaisance de The Gazette afin de neutraliser le pouvoir médiatique de ces photos sur tout le continent.

Voilà qui constitue certes une entrave à la liberté de presse. Après la Nuit des longs couteaux, le love-in préréférendaire de 1995, Option-Canada et le scandale des commandites, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal accuse le Parti libéral du Canada d'avoir été l'architecte du «coup de la Brink's» et d'avoir violé, cette fois aussi, la démocratie québécoise et le droit à l'autodétermination de notre peuple. Honte à Pierre Elliot Trudeau et à ses acolytes!

***

Mario Beaulieu et Christian Gagnon - Respectivement président général et conseiller général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
 
 
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  • Marianne
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 07h21
    Le Canada me répugne jusqu'au plus profond de mon ventre de femme...

    Le Canada me répugne jusqu'au plus profond de mon ventre de femme...

    Et Cinquante ans après le début de la Révolution tranquille, trente-quatre ans après la première élection du Gouvernement du Parti Québécois (alors dirigé par M. René Lévesque), trente ans après le premier referendum sur la Souveraineté du Québec... nous en sommes encore dans ce Canada imbuvable, mesquin, tordu, malhonnête et profondément schizophrénique ("Je nie le Québec en moi et, simultanément, je nie par tous les moyens son droit de se libérer de moi").

    Nom de dieu ! Sommes-nous un peuple, Québécois que nous sommes. Ou bien un troupeau ? Et fier de l'être.

  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 09h06
    Marianne
    get over it, le Québec est canadien et le restera, il est multiculturel et le restera. Moi c'est l'idée d'un Québec séparé, à la pensée unique socialiste pseudo social démocrate qui fait passer les droit et liberté des individu après les pseudo impératif de la nation qui me répugne. L'idée d'un Québec séparé dirigé par les xénophobe que l'on peu lire ici à certaines occasion me donne des levés de cœur.

    Si le Canada vous répugne, Marianne, la France terre francophone et fertile à l'intolérance vous attend, allez y on ne s'en portera que mieux.

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 09h09
    Me souviens-je encore?
    Lorsque le Devoir publie de tels textes, il fait une sacrée bonne ''job'' de journalisme. Même si certaines choses ont changé, il n'est pas inutile de rappeler que les manipulations, mensonges et autres malversations continuent toujours de nous pleuvoir dessus et que cette pluie insidieuse ne provient pas toujours de chez le voisin. Ne nous sommes nous pas partiellement désempêtrés de la magouille fédéraliste pour arriver à voir ''notre gouvernement du Québec'' se faire l'acolyte de la mafia italo-montréalaise et autres profiteurs et escrocs du peuple québécois?

  • Nunu
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 09h11
    Écoeurée
    Vous avez bien raison moi quand je découvre tous ce qu'a été capable le fédéral le coeur me lève.Assez c,est assez .Nous vainquerons quand plus de femmes s'intéresserons à la politique mais quand vont-elles se réveiller bon sens?

  • Réal Ouellet
    Abonné
    jeudi 29 avril 2010 10h54
    Bravo
    Merci pour ce rappel. Et surtout merci pour ce petit détail supplémentaire qui nous fournit la preuve que le coup venait bien de Trudeau lui-même. Vous avez donné des levés coeur (sic) à "jamais un Québec pays" Continuez, peut-être qu'à force d'avoir mal au coeur...

  • Petem
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 11h57
    Pourquoi quitter mon pays???
    JAMAIS UN QUeBEC PAYS

    Pourquoi Marianne devrais quitter SON pays et pas toi?

    Elle, comme tout être humain dans se pays a le droit de penser et dire ce qu'elle veut.. Elle, tout comme toi a le droit a l'auto détermination..

    ET SURTOUT, Nous quebecois avons le droits de demander le respect que nous méritons de fais et de droits..

    Les tactiques du fédéral sont malhonnête et contre la morale..Il nous brimes de nos droits..

    Quand le Quebec sera un pays, tu aura le droit de lancer un parti fédéraliste et tu demandera le respects de tes choix et de tes membres.. Alors pourquoi nous ne pouvont pas avoir la même chose..

    Commence donc par respecter les autres et tu te rendra compte que les xénophobes ne sont pas du coté que tu pense..

  • Sylvain Deschênes
    Abonné
    jeudi 29 avril 2010 13h49
    Levés de coeur
    Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi on met en ligne un commentaire comme celui des "levés de coeur".
    Un tel racisme sans queue ni tête ne devrait pas être toléré.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 29 avril 2010 17h39
    À l'obscur-e "jamais un pays":
    C'est exactement parce que j'ai réalisé, à 17 ans, que LE CANADA NE SERAIT JAMAIS UN PAYS que j'ai décidé, avec des centaines de milliers d'autres dont beaucoup d'immigrants et même des anglophones (hé oui! il y a qui militent au P. Q. (depuis toujours) et même au Bloc), qu'il fallait s'en donner un, pays.

    À vous lire, Moneiur ou Madame, on croirait que le Canada est un pays angélique, celui des droits de tout le monde. Alors, comment expliquez-vous que les autochtones, particulièrement les femmes, soient maintenus en tutelle, dans une pauvreté digne du tiers monde, car la Loi sur les "Indiens" est fédérale? Comment expliquez vous le génocide des Beothuks, dans les maritimes, sujet tabou s'il en est. Heureusement qu'il y a Historia... Comment expliquez-vous qu'encore aujourd'hui les francophones du ROC ne jouissent toujours pas des droits dont les anglophones jouissent au Québec, et qu'on continue de grignoter leurs droits en abolissant les programmes de contestation judicaires (idem pour les droits des femmes autochtones, entre autres); que le premier député d'origine juive (M. Hart), ait été élu au Québec, et ait pu siéger seulement par les bons soins de Louis-Joseph Papineau, puisque le Canada le leur interdisait? Comment expliquer que le ROC soit totalement indifférent au fait que le Québec n'ait jamais signé la constitution qui nous lie? Et toutes les magouilles du fédéral dans le dossier des détenus Afghan et celui d'Omer Kadr, qui fut un enfant soldat?

    En passant si le Québec est, en partie, xénophobe c'est surtout à cause de sa situtation de plus en plus minoritaire.

    Continuer à délirer sous votre pseudonyme-slogan, n'empêche que votre jupon (lire ignorance) dépasse. Vous pouvez continuer de déblatérer, le vote indépendantiste est passé de 5,5% en 1966, à 23% en 70 et à 49% et quelques en 1995. Alors au prochain référendum, ou élection référendaire, on verra bien...

    On ne peut qu'espérer qu'alors, après tous vos haut-le coeur, vous serez amené à aller vômir ailleurs...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 18h10
    Madame Massicote
    D'après vous, quel devrait être une majorité qui permettrait de faire l'indépendance en douceur? 51%, 55%, 60% 70% 50.1%.

    Vous voyez le problème et pourquoi l'indépendance ne pourra se faire en douceur à moins d'un vote fortement majoritaire et que tout autre scénario mènerait à la catastrophe.
    Le vote séparatiste vous conviendrait tout comme le vote fédéraliste sont géographiquement très polarisés. Ce qui entrainerais des mouvement partitionniste ou pire si la majorité est très faible de la désobéissance civile qui se ferait à une plus grande échelle.

    Pour ce qui est de l'élection référendaire il faudrait oublier cela tout de suite surtout quand on sait que Landry a pris le pouvoir avec moins de vote que M. Charest on peu voir le désastre si un tel gouvernement tente quoi que ce soit.

    NON madame Massicotte je ne crois pas que le Québec ne sera pays un jour, pas sans une majorité forte et définitive à une question sans aucune ambiguïté. tenter de faire l'indépendance sans cette condition c'est courir à la guerre civile, le bain de sang et l'effondrement économique.
    De plus le temps joue fortement contre, l'immigration massive la situation économique qui est bonne (habituellement les séparatiste perdent des plumes dans une bonne économie, seul les crisette sur la langue les énervent)

    Les québécois qui veulent vraiment vivre uniquement en français devraient penser à quitter pour... ??? je ne sait pas ou, car la France semble moins française que le Québec au Canada.... Ha OUI la Cote d'Ivoire ou Haiti, c'est ce qui se rapproche le plus de ce que serait un Québec séparé.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 18h49
    Intimidation
    Le coup de la Brinks du PLC, ne pas augmenter le nombre de sièges du Québec à Ottawa selon Harper, les actions fédérales pendant les deux référendums, ces manœuvres et d'autres expriment à travers le pouvoir politique, le refus du Canada unitaire anglophone d'accorder un statut égal à ses minorités dont celle d'origine française qui a apporté la présence européenne fondatrice dans cette Amérique nordique. La disparition des autochtones et plus tard des francophones est le seul objectif intéressé du Canada anglais, protestant et faussement multiculturel.

  • Charles Roy
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 19h49
    La voix des faits
    Par le biais de cet article signé et documenté, précisons-le, les auteurs ont énoncé, expliqué, justifié et illustré leur idée. Ils sont joignables et disposés à apporter davantage de précision à qui le veut bien.

    En employant ses sentiments les plus bas et de l'incohérence de ses écrits (appelons ça des élucubrations), JAMAIS QUÉBEC UN PAYS (un anonyme qui n'a aucun comte à rendre tant qu'il le demeure d'où le proverbe "a beau mentir qui vient de loin") ajoute sa voix à l'ensemble des fédérastes qui n'ont jamais réussi à contredire le fait qu'il y ait un un véritable coup de la Brink's.

    Faire preuve de suffisance n'est en rien avoir suffisance de preuves. CQFD

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 30 avril 2010 17h42
    À C. Archambault
    Je vais répondre à quelques-unes de vos questions, même si elles n'en méritent pas tant...

    Tout d'abord, quel pourcentage serait suffisant pour une victoire de l'un ou l'autre camp? En 95, ni un ni l'autre n'avait gagné puisqu'aucun n'avait atteint 51%... On aurait dû le dire! Alors on aurait dû annuler et recommencer, non?, d'autant qu'il y avait du eu du magouillage, particulièrement ce fameux love-in soutenu financièrement en catimini. Pour que tout se fasse en douceur... dites-vous. Ça dépend de ce que vous entendez par douceur... Lors de l'adoption de la loi 101 il y a eu des gricements de dents, des menaces, des manifestations, la formation d'un nouveau parti, des départs... Pis après? Même les menaces de partition seront de bonne guerre, quelle que soit la proportion du vote: mais au bout du compte, certains anglos se rendront compte qu'il y a pas mal d'avantages à vivre au Québec... d'ailleurs, ils le savent déjà. Mais faire peur au monde... faut croire que ça aussi c'est de bonne guerre puisque vous n'avez rien trouvé de mieux.

    La peur... et les mensonges. Vous affirmez, et je vous cite "les séparatiste (sic) perdent des plumes dans une bonne économie, seul les crisette (SIC) sur la langue les énervent". Pourtant, il n'y a pas eu d'autres crises linguistiques après 1976... alors que le P. Q. a repris le pouvoir à maintes reprises. Comment expliquez-vous ça? En 2008, la perspective économique s'annonçait assez terrible, et pourtant... Charest a obtenu son premier mandat majoritaire! Mais, votre affirmation laissait sous-entendre que, puisque quand les affaires vont bien le vote indépendantiste s'effrite, donc quand ça va mal... il devrait augmenter! Absurde à tout point de vue: l'insécurité augmenterait le goût du risque?

    Pour ce qui est d'un vote référendaire, il n'exclurait pas nécessairement un référendum subséquent. Juste une manière d'en parler, d'en débattre preuves en main, contrairement à ce qui s'est fait jusqu'ici. De plus... comme le Québec n'a jamais signé la constitution... il y a peut-être d'autres avenues à explorer, d'autres possibilités... Alors que le fédéralisme canadien est pour ainsi dire pogné dans le ciment, ad vitam aeternam.

    Ah! Vous affirmez que "les québécois (sic) qui veulent vraiment vivre uniquement en français"... Où avez-vous pêché cette autre absurdité? Y a personne n'a demandé l'abolition des cours d'anglais, plusieurs demandent même qu'ils soient améliorés, dans les écoles publiques (mais personne n'ose le faire, pas même les libéraux), ni l'abolition de cette langue dans l'espace public. Vraiment... N'importe quoi!

  • Louis Horvath
    Inscrit
    mercredi 5 mai 2010 19h04
    "JAMAIS UN QUeBEC PAYS" finalement identifié!
    Hé oui, Falardeau l'a croqué sur le vif en 1978 - c'est le fameux PFK Kid dans son documentaire Pea Soup!

    Il faut croire qu'il y en a qui sont prédestinés à la gloire.

    Pour ceux que ça intéresse, on peut voir le vidéo sur Youtube. Ou le louer ... ou l'acheter, c'est selon.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 6 mai 2010 17h52
    Est-ce qu'un relevé historique ne devrait pas être le plus rigoureux possible?
    Les auteurs disent au début de leur texte, "rappelons les fait": Et je ne lis rien rappelant les actions du FLQ. Pourtant, dans les archives de Radio-Canada, on trouve de texte.:"Entre 1963 et 1970, le FLQ commet près de 200 crimes violents, dont des vols de dynamite, des attentats à la bombe, des braquages de banque. Deux meurtres sont perpétrés et au moins trois crimes donnent lieu à des morts violentes dues à des attentats à la bombe ou à des fusillades. Vingt-trois membres du FLQ sont condamnés pour ces offenses, dont quatre pour meurtre."

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