Budget - Yves Séguin dit avoir trouvé d'autres anomalies
Québec - Le ministre des Finances, Yves Séguin, a révélé hier qu'un chapitre complet du budget qu'il déposera à la mi-juin portera sur la façon qu'avait le gouvernement péquiste de traiter des immobilisations et de la dette, illustrant un phénomène de mauvaise gestion qui va au delà du rapport Breton.
«On va rendre compte d'un phénomène aux immobilisations qui fait partie de la mauvaise "gouvernance"» de l'ancien gouvernement, a indiqué Yves Séguin hier.
«Au delà du rapport Breton, on va rendre public un certain nombre de choses qui vont illustrer que le problème est encore plus important que ce qu'on pensait», a ajouté M. Séguin, qui n'a pas voulu aller plus avant. Selon nos informations, le ministre viserait notamment le traitement des emprunts faits par anticipation, qui font grimper la dette totale de quatre milliards, soit de 108 milliards, telle qu'elle est inscrite au budget, à 112 milliards.
M. Séguin a précisé qu'il avait eu des contacts avec les agences de notation de crédit. Les cotes de crédit du Québec, fixées par les agences comme Moody's ou Standard & Poor's, ne sont pas menacées, a dit M. Séguin, en dépit du trou présumé de 4,3 milliards qu'a relevé l'ex-vérificateur général Guy Breton ou du «phénomène» que M. Séguin dévoilera dans un peu plus de 15 jours. Selon M. Séguin, les agences sont rassurées par la «détermination solide» qu'elles perçoivent chez son gouvernement.
Mais les agences de notation de crédit ont tout de même l'oeil sur la dette. «Depuis quelques années, c'est clair que la progression de la dette au Québec, c'est un élément de préoccupation» pour ces agences, a soutenu M. Séguin.
Même si le gouvernement québécois a réussi à atteindre l'équilibre budgétaire au cours des cinq dernières années, la dette totale du Québec est passée de 98 milliards en 1997-98 à 109 milliards l'an dernier. En vertu des règles comptables prescrites par l'Institut canadien des comptables agréées et approuvées par le vérificateur général du Québec, le gouvernement, à l'instar de toute entreprise privée, peut amortir ses investissements dans des bâtiments, des équipements ou des routes sur la période de leur vie utile. Amorti sur 40 ans, un investissement de un milliard dans une infrastructure n'entraîne qu'une dépense de 25 millions pour l'année courante. La dette totale, toutefois, augmente de un milliard.
«On va rendre compte d'un phénomène aux immobilisations qui fait partie de la mauvaise "gouvernance"» de l'ancien gouvernement, a indiqué Yves Séguin hier.
«Au delà du rapport Breton, on va rendre public un certain nombre de choses qui vont illustrer que le problème est encore plus important que ce qu'on pensait», a ajouté M. Séguin, qui n'a pas voulu aller plus avant. Selon nos informations, le ministre viserait notamment le traitement des emprunts faits par anticipation, qui font grimper la dette totale de quatre milliards, soit de 108 milliards, telle qu'elle est inscrite au budget, à 112 milliards.
M. Séguin a précisé qu'il avait eu des contacts avec les agences de notation de crédit. Les cotes de crédit du Québec, fixées par les agences comme Moody's ou Standard & Poor's, ne sont pas menacées, a dit M. Séguin, en dépit du trou présumé de 4,3 milliards qu'a relevé l'ex-vérificateur général Guy Breton ou du «phénomène» que M. Séguin dévoilera dans un peu plus de 15 jours. Selon M. Séguin, les agences sont rassurées par la «détermination solide» qu'elles perçoivent chez son gouvernement.
Mais les agences de notation de crédit ont tout de même l'oeil sur la dette. «Depuis quelques années, c'est clair que la progression de la dette au Québec, c'est un élément de préoccupation» pour ces agences, a soutenu M. Séguin.
Même si le gouvernement québécois a réussi à atteindre l'équilibre budgétaire au cours des cinq dernières années, la dette totale du Québec est passée de 98 milliards en 1997-98 à 109 milliards l'an dernier. En vertu des règles comptables prescrites par l'Institut canadien des comptables agréées et approuvées par le vérificateur général du Québec, le gouvernement, à l'instar de toute entreprise privée, peut amortir ses investissements dans des bâtiments, des équipements ou des routes sur la période de leur vie utile. Amorti sur 40 ans, un investissement de un milliard dans une infrastructure n'entraîne qu'une dépense de 25 millions pour l'année courante. La dette totale, toutefois, augmente de un milliard.
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