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La contribution santé est inéquitable, reconnaît Charest

«L'ensemble de l'oeuvre» rétablira la «justice»

Robert Dutrisac   19 avril 2010  Québec
Le premier ministre Jean Charest devant les militants du PLQ, hier, lors de la clôture du conseil général du parti tenu à Saint-Hyacinthe en fin de semaine.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le premier ministre Jean Charest devant les militants du PLQ, hier, lors de la clôture du conseil général du parti tenu à Saint-Hyacinthe en fin de semaine.
Saint-Hyacinthe — Sensible aux critiques, le premier ministre Jean Charest entend corriger le caractère inéquitable de la contribution santé de 200 $ que le budget Bachand impose avec la même rigueur tant aux gagne-petit qu'aux riches.

C'est ce qu'a fait savoir hier Jean Charest, lors de la conférence de presse qui clôturait le conseil général du Parti libéral du Québec de la fin de semaine. «Il y a une chose qu'on a bien captée [à la suite du] budget, c'est que les Québécois veulent que, dans l'ensemble des mesures santé, il y ait un élément de progression dans la contribution», a-t-il affirmé.

«Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd», a poursuivi Jean Charest. Il faudra toutefois attendre que le gouvernement introduise l'autre pan de sa nouvelle tarification en santé, la franchise santé, que d'aucuns désignent sous le vocable de ticket modérateur ou encore orienteur. «Quand l'ensemble de l'oeuvre sera complété, il va y avoir une discussion sur la franchise. Là-dedans, il y a un élément de justice», a dit Jean Charest.

Il ne faut donc pas s'attendre à ce que le ministre des Finances, Raymond Bachand, introduise maintenant un amendement à la loi omnibus sur les mesures du budget, sur laquelle les parlementaires se penchent cette semaine, afin de moduler, selon les revenus des ménages, la contribution santé annuelle de 200 $ par adulte. À l'heure actuelle, un ménage qui gagne 40 000 $ par an paiera le maximum du nouvel impôt santé, soit 400 $ pour les deux adultes.

Le budget Bachand prévoit que le nouvel impôt santé sera appliqué dès juillet 2010 pour une première tranche de 25 $ par adulte, qui passera à 100 $ en 2011 puis à 200 $ en 2012. À terme, c'est 945 millions par an que l'État encaissera ainsi.

Si les modalités de l'impôt sont arrêtées, celle du ticket orienteur ne le sont pas. Raymond Bachand a indiqué qu'elles seraient débattues en cours d'année. Selon le scénario présenté par le ministère des Finances dans les documents budgétaires, cette «franchise» s'élèvera à 25 $ par visite. La somme annuelle de ces tickets orienteurs serait soumise à un certain plafond qui varierait selon les revenus de l'usager. C'est l'élément progressif auquel faisait allusion le premier ministre.

L'autre ponction: les droits de scolarité


L'autre source de revenus à laquelle le gouvernement entend s'abreuver, ce sont les droits de scolarité à l'université. À l'automne, le gouvernement tiendra une rencontre avec les «partenaires» en éducation, rencontre qui traitera de la hausse des droits, mais aussi de la performance des universités, de la formation professionnelle et technique ainsi que de l'organisation du réseau de l'éducation, notamment les commissions scolaires.

Ce rendez-vous découle de la rencontre économique 2010, qui s'est tenue à la fin de janvier à Lévis, a signalé Jean Charest. Lors de la conférence de presse hier, le chef libéral était d'ailleurs accompagné par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne. Le Conseil général portait sur l'éducation comme «force économique» bien que la question de la nomination des juges — et des interventions du premier ministre en la matière — ait pris le devant de la scène.

Cela n'a pas empêché les militants libéraux, sur la proposition de la Commission-Jeunesse du parti, d'adopter une résolution visant à plus que doubler, dans un «délai raisonnable», les droits de scolarité à l'université. Le budget Bachand prévoit que la hausse de ces droits, amorcée en 2007 pour aller jusqu'en 2012, se poursuivrait au-delà de cette échéance. Ces droits seront passés de 1600 $ à 2100 $ par an en 2012.

La proposition adoptée par les militants stipule qu'après 2012, les droits de scolarité universitaire au Québec rejoignent la moyenne canadienne, qui est d'environ 5000 $ par an. En contrepartie, le gouvernement s'engagerait à ne pas réduire les sommes qu'il consent au financement des universités.

Les militants suggèrent que les droits de scolarité varient selon le coût de la formation, qu'ils soient, par exemple, plus élevés en médecine ou en administration des affaires. La différence entre les droits de scolarité de 2012 et la moyenne canadienne pourrait être payé par l'étudiant selon «un mode de remboursement proportionnel au revenu» une fois ses études terminées.

Mauvaise semaine et ovation


Jean Charest a reconnu, hier, qu'il avait connu une dure semaine. Il a d'ailleurs refusé de répondre à toute question sur la nomination des juges, se réfugiant derrière la tenue de la commission d'enquête présidée par le juge à la retraite Michel Bastarache. Comme il l'avait fait dans une entrevue accordée au Devoir la semaine dernière, il a évoqué l'injustice de la situation qu'il traverse. «J'ai toujours pensé qu'on atteint un certain niveau en politique quand on finit par comprendre et accepter que, des fois, on vit des injustices.»

«Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de fun de même», a-t-il lancé sur le mode ironique au début de son discours devant ses troupes. À l'arrivée de Jean Charest au conseil général, les quelque 500 militants, comme s'ils s'étaient donné le mot, avaient cherché à compenser les aléas de la semaine par une ovation d'une dizaine de minutes. «Mission accomplie», s'est exclamé Jean Charest dans son discours en faisant référence à l'engagement de «gérer la crise» qu'a pris son gouvernement. Le Québec a maintenant récupéré 80 % des emplois perdus en raison de la récession alors que l'Ontario n'a pas pu faire mieux que 40 % et les États-Unis, 2 %, a fait valoir le chef libéral. En conclusion, Jean Charest a affirmé qu'il serait «celui que l'Histoire jugera, celui que les Québécois jugeront lors des prochaines élections».

«Aujourd'hui, je veux dire votre détermination et ma détermination d'être à la hauteur, de prendre les bonnes décisions, de me battre pour l'avenir du Québec contre vents et marées, de combattre le cynisme là où il est, pour que nous puissions nous battre pour les prochaines générations de Québécois.»
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 01h35
    Trop tard pour lui !
    Même si ses militants ont serré les rangs pour l'appuyer, c'est un peu trop tard pour Charest.

    Après tout ce qu'on nous a révélé au sujet de son gouvernement (surtout depuis quelques mois), le lien de confiance entre lui et la population est brisé.

    Peu importe ce qu'il dit ou promet de faire, on ne le croit plus !

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 02h09
    Un recul prévu d'avance...
    L'art de la diversion et du mauvais appât..


    «Il y a une chose qu'on a bien captée [à la suite du] budget, c'est que les Québécois veulent que, dans l'ensemble des mesures santé, il y ait un élément de progression dans la contribution»,

    Dixit : Johny-James La gachette-Charette..

    C'est une technique que trop bien connu que d'impôser quelque chose de "CLAIREMENT" inéquitable, pour ensuite reculer, et tenter de se donner des allures de bon prince..

    D'alleurs, avec cette enquête sur la nomination ds juges..

    Là aussi, on nous envoi un leurre à poissons..

    - Y'a rien à trouver là ! !

    C'est là où y a le "CASH DE LA CONSTRUCTION" qu'il faut enquêter..

    .. On est pas si cons que ça pour ne pas voir dans ton jeu mon Johnny..

    .

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 07h04
    Dur dur.
    Comme il a du mal à être convaincant.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 07h35
    Mission accomplie de Charest
    "Mission accomplie" s'est exclamé celui qui, quelques secondes plus tôt, lançait à ses amis:"Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de fun de même...". Après la mission, la démission réclamée de plus en plus fortement par un vaste segment de la population ?

    Par ailleurs, mais d'où sortent donc ces jeunes têtes à claques de la section jeunesse du Plq qui réclament de doubler les frais de scolarité ? Doivent avoir des papas amis du régime.Ça me surprendrait qu'ils gagnent leurs études chez Mc Do ceux-là...

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 08h15
    Recettes faciles
    Monsieur Charest applique les mêmes recettes depuis trop longtemps. Et le fait que les libéraux serrent les rangs derrière leur chef peut aussi vouloir dire qu'ils sont tous impliqués dans la magouille.

    Il ne s'agit pas simplement de passer à travers la tourmente, il faut surtout répondre aux questions :

    - Le silence sur le double salaire
    - L'implication dans les problèmes de la Caisse de Dépôt
    - Les vraies raisons du changement au calendrier scolaire
    - L'octroi des permis de garderie aux amis du parti
    - Le flou autour du futur CHUM
    - La nomination des juges
    - Le financement du parti
    - L'attribution des contrats d'infrastructure
    - Les accomodements raisonnables
    - Etc.

    Et en ce qui me concerne, cette opportunité de faire le ménage dans les affaires gouvernementales devrait être non partisane, car c'est toute la classe politique qui est visée, pas juste les libéraux.

    Et d'ailleurs, ce n'est pas seulement la «classe politique» en fait car une partie du patronat et de nombreux travailleurs sont aussi complices de ces magouilles.

    Et si la moitié de la population est impliquée, hé bien elle devra rendre des comptes à l'autre moitié. Tant pis si ça coûte cher, tant pis si c'est impopulaire. Une fois le ménage fait, tout le monde sera bien mieux !

    Serge Grenier

  • Pat-triote
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 08h20
    Dehors
    Ce gouvernement doit partir les Kébécois en ont souper de ces bandits a cravates;ils n'ont plus aucune crédibilité peu importe les déclarations de toutes sortes de Charest!

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 19 avril 2010 09h15
    C'est tout simple
    Il y a un problème ici: l'homme qui nous parle n'a plus de crédibilité auprès de la population. Cela veut dire que quoi qu'il dise, même la vérité, on ne le croit pas. Je vous donne un exemple: votre ado vous ment comme il respire mais un bon matin il vous dit que vous êtes le plus meilleur parent du monde. Évidemment, vous ne le croirez pas, vous demanderez des démonstration de son affection. Bien c'est pareil. Il faut rétablir votre crédibilité par l'épreuve des faits monsieur Charest. Simple comme bonjour.

  • nilo
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 09h42
    de la franchise...
    Tous les pays et gouvernements sont touchés par des dettes exponentielles. Pourtant, le nombre de millionnaires explose et celui des milliardaires a presque doublé dans le monde et leurs valeurs financières plus que doublées au cours de la présente crise 2008-2010.

    L'industrie financière serait-elle en déroute intellectuelle et morale, monsieur le ministre du Revenu?

    Se pourrait-il que nos élus soient les seuls à ne pas s'en rendre compte, madame la ministre de l'Éducation?

    Peut-on édifier une société juste sur des règles arbitraires et inéquitables, madame la ministre de la Justice?

    Se pourrait-il que l'extrême richesse des uns, créant l'indigence prononcée des autres, explique à elle seule la pression palpable vers une privatisation de plus en plus observable des soins de santé, monsieur le ministre de la Santé?

    Quand allez-vous faire la lumière en toute franchise sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction, monsieur le Premier ministre?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 09h46
    Ainsi, monsieur Charest est en train de vivre une injustice.
    Si nous le laissons faire ce qu'il veut, c'est toute la population qui vivra des injustices. D'autre part, monsieur Charest S'attribue, rien de moins, les 80% d'emplois récupérés après la crise. En réalité c'est d'abord et avant tout, la dynamique du marché qui a récupérée ces emplois. L'une des qualités du bon politicien, le contraire de l'humilité, c'est de posséder l'art de la vantardise. Un bon moyen de mettre toute la poussière de la controverse sous le tapis.

    C'est qu'au fond monsieur Charest fait tout simplement ce que tout les politiciens au pouvoir font en politique avec l'économie, à savoir que quand l'économie va bien c'est grâce à eux, tandis que quand elle va mal, c'est la faute du contexte économique. Si les politiciens avaient tant de pouvoir sur l'économie, dites-moi pourquoi nos politiciens laisseraient faire ladite économie quand elle va à vau-l'eau? C'est la récidive des gourous!

    Maintenant, la question du $200 que Monsieur Charest veut faire payer à tout le monde, indépendamment de la fortune de chacun. Quand il dit qu'il va corriger l'injustice que la population lui permet de constater, vous avez affaire à quelqu'un qui avait prévu le coup. Ne me faites pas croire que MM. Charest et Bachand ne savaient pas l'injustice qu'il y avait dans cette formule.

    En réalité, nous avons affaire à deux politiciens négociateurs de talents dont le but est de parvenir à leurs fins. MM. Charest et Bachand, en faisant leur budget, se disent qu'ils vont enlever le trop plein volontaire de la sauce. En bout de ligne, ils savent déjà ce que goûtera la sauce des Lucides qu'ils veulent nous faire avaler. C'est-à-dire un système de santé que nous devrons payer et dont le feu grossira avec le temps, une fois habituée au goût amer de la sauce.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 09h58
    À monsieur Schneider.
    Les jeunes têtes à claque dont vous parlez sont probablement des ambitieux qui voient le parti Libéral comme un tremplin dans leur future carrière. Par ailleurs, il y a beaucoup de politiciens qui font leur carrière sur notre dos de cette façon.

    Pour eux, la politique est comme un état charnière qui leur permet éventuellement des avancés rapides dans le cheminement de leur carrière. À vrai dire, je n'aurais rien contre ça, sauf si ça se fait sur mon dos, à mon encontre en tant que citoyens.

  • Richard Godin
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 10h03
    Hors programme
    Une réforme fiscale du système de la santé n'était pas inscrit au programme politique libéral, lors de la dernière campagne électorale. En agissant de la sorte, Charest s'arroge un pouvoir que la population ne lui a jamais accordé. Autrement dit, il n'a pas été élu pour effectuer ces transformations. Aucun journaliste n'a encore relevé cet aspect fondamental. Qui pose les questions?

  • Nicole Goulet
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 10h32
    Contribution santé
    La discussion est ouverte ! On a été entendu !
    « ...un élément de progression dans la contribution» ... « ...il va y avoir une discussion sur la franchise.» Merci, Monsieur Charest, pour ce message rassurant.
    Il faudra faire suivre, rapidement, les éclaircissements sur les ré-aménagements à ces mesures budgétaires annoncées ; il en va de la santé des personnes les plus vulnérables. La tranquillité d'esprit est pour le moins, ce que nous leur sommes redevables à ces personnes du 3e âge, qui ne l'ont pas eu facile.

  • Guy-Michel Lanthier
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 10h42
    Cynisme ou aliénation?
    Encore une fois, je rêve. Un autre cauchemar! Ah moins que j’ai tout simplement mal lu? Monsieur Charest dit vouloir combattre le cynisme! Ce n’est pas de cette façon qu’il va améliorer son leadership!

    Au lieu de combattre le cynisme, il devrait combattre l’aliénation des militants libéraux. Applaudir pendant 10 minutes celui que la population ne cesse de rappeler à l’autre, c’est tout simplement une perte de contact avec la réalité.

    Il est relativement facile de combattre l’aliénation, il faut simplement dire aux militants que ce n’est pas le besoin d’aimer et d’être aimé qui permet de monter dans la hiérarchie. On combat l’aliénation lorsqu’on permet aux autres de dire réellement ce qu’ils pensent! J’aborde le sujet sur mon blogue :

    http://g-m-l.blogspot.com/2010/04/satisfaction-des

    Guy-Michel Lanthier, ing.
    Conférencier et consultant en leadership

  • nicole carle
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 10h44
    M. Charest!...nous prenez-vous pour des imbéciles!!!!!!!!!
    M. le premier ministre plus personnes ne vous croient..
    Vous esseyez de noyer le poisson comme d'habitude et je suis sûr
    que vous nous cachez encore quelque chose de plus gros encore.

    En mettant l'accent sur ce (gros) scandale vous êtes sûrement en train nous en passer une t'pite vite par en dessous..
    LE PEUPLE N'A PLUS CONFIANCE EN VOUS!!!!!!!!!!!!!

  • Marilyn Brousseau Ouellette
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 11h04
    On jongle avec les mots
    Des fois, il est préférable de s'abstenir Monsieur Charest.

  • TRIPOD
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 11h06
    SA contribution en santé est nettement inéquitable, reconnaît Charest !!!
    Message à tous,

    J'ai trouvé l'idée de Éric Blais, la semaine dernière, très brillante, pour y donner suite, j'ai fait un petit ajout "essentiel" et j'ai donc décidé d'aider le gars à la diffuser à la grandeur du Québec, remplissez la mise en demeure (partie du bas), envoyez-la le plutôt possible et SURTOUT faites circuler ce message d'intérêt public à toutes vos connaisances pour que l'on puisse, une fois pour toutes, se débarasser de cet "incompétent notoire" !

    C'est le temps ou jamais de vous impliquer !

    MERCI

    Jean Charest envoie une mise en demeure à Marc Bellemare. Et si nous prenions l'exemple sur le premier minstre ?

    Voici une mise en demeure. J'incite tout le monde à la remplir et à l'envoyer au premier ministre, en prenant soin de changer les éléments comme votre signature, votre adresse et la date. Vous pouvez l'envoyer à tous vos proches, collègues et les inciter à leur tour de la diffuser dans leur cercle de connaissances. L'important est de la poster à Jean Charest.

    Si le Devoir pouvait diffuser ce message dans le courrier des lecteurs cette semaine, peut-être aurions-nous une chance, citoyens qui composons 99% de la population, d'être enfin entendus.

    Éric Blais

    ---


    Laval, le 19 avril 2010,



    SOUS TOUTES RÉSERVES




    Jean Charest
    Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
    835, boulevard René-Lévesque Est
    Québec (Québec) G1A 1B4




    Monsieur,




    La présente est pour vous informer que je réclame que le premier ministre du Québec déclenche une commission d’enquête publique sur le financement du Parti libéral du Québec, le « scandale » de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, l’industrie de la construction et l’attribution des contrats gouvernementaux.




    Je vous mets donc en demeure de déclencher une commission d’enquête publique ou sinon de démissionner.




    Veuillez agir en conséquence.


    Votre signature
    Votre adresse et votre numéro de téléphone

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 19 avril 2010 12h15
    Il n'a rien capté du tout
    M. Charest fait diversion lorsqu'il affirme avoir "captée" la volonté publique. Ce n'est pas une mesure de progression que la population et les intervenants veulent, mais bien de freiner toute attaque contre la gratuité des services de santé.

    Là où il faudrait une réelle progression, c'est sur la taxation de base. M. Charest, en bon conservateur, a baissé les impôts des riches pour augmenter les taxes des travailleurs afin de financer sa relance. Et c'est exactement sur ce point là que la population se rebelle.

    Son budget, ce n'est pas seulement un budget "courageux", mais bien un changement radical de paradigme socio-économique qu'aucun gouvernement, peu importe le nombre de sièges, n'a le devoir de changer sans un véritable débat de fond.

    Mais M. Charest semble d'avis qu'il suffit de convoquer une poignée d'économistes déjà vendus à l'idée pour qu'ils lui fassent un petit rapport idéologique sur la question pour se sentir justifié de changer le rapport entre l'état et le citoyen.

    Ce changement radical, seul un référendum devrait lui donner la légitimité politique pour l'effectuer. Un tel référendum obligerait à tenir un réel débat sur la question, et de parvenir à la solution la plus acceptable pour l'ensemble des citoyens du Québec.

    Je sais que ce n'est pas la norme, mais j'aimerais que l'équipe éditoriale du Devoir se penche sur l'éventualité d'amener cette réflexion plus loin, avec le moyens dont ils disposent.

    Merci de me publier depuis deux ans maintenant

  • Liliane
    Abonnée
    lundi 19 avril 2010 12h53
    une manipulation réussie
    Maintenant que les gens ont accepté le principe d'une contribution obligatoire en chialant au boutte... sur le fait qu'il était injuste de l'obliger avec 200$ pour tous, Jean Charest annonce sous une ovation de gagnant qu'elle sera modulée... ce n'est pas tomber dans l'oreille d'un sourd dit-il !...
    Oui c'est habile d'étapiser de telle façon ses objectifs. Il fait sortir la grogne et ensuite il ressemble à quelqu'un de compréhensif, capable de revenir sur sa décision... alors que toutes les étapes étaient calculées par lui au départ, comme on pourrait faire avec des enfants que l'on veut obéissants... Le principe du ticket modérateur est passé et c'est ce qu'il voulait. Je ne crois pas que ce soit vraiment nécessaire de faire payer les usagers... d'ailleurs, les lois canadiennes et québécoises en santé ne permettent pas d'aller au delà des principes qui les régissent actuellement. Étrange que personne n'en parle... les poursuites contre notre gouvernement seraient possibles car il ne respecte pas ni la loi ni le bien commun des québécois en ce moment, il ne change pas sa culture, sa gestion coûteuse de manière sérieuse, il garde ses habitudes de trop dépenser et fait payer les utilisateurs qui paient déjà... Il y a arnaque (anguille) sous roche quelque part... Allô cynisme, infantilisation de la population, intentions dissimulées, etc... tout ce qu'il faut pour créer des ambiguïtés, de la confusion et faire passer des accrocs majeurs aux valeurs québécoises.

  • Sade Marc
    Inscrit
    lundi 19 avril 2010 14h41
    le Québec va dans le mur
    Quoi qu'en dise Charest le Québec fonce à toute vapeur vers une faillite economico-financière. Cela pour une raison simple, 40 ans d'étatisme à outrance, de gabegie financière, de clientélisme outrancié, de magouillage sans vergogne, un syndicalisme corporatiste et archaique, avec des Québécois qui en moyenne travaillent 5 heures par jour max et ça dans les bons jours... 290 Milliards de $ de dette ça va prendre combien de générations pour rembourser ???

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    mardi 20 avril 2010 10h12
    Bernier l'alberta t'attend
    mardi, 20 avril 2010
    Maxime Bernier il faut déjà être pour un capitaliste sauvage comme toi pour adhérer au Partie Conservateur du Canada anglais, tu n’es qu’un vulgaire francophone vendu à son maitre les anglo-saxons, à son colonisateur anglo-saxons du canada anglais! J’ai honte des francophones des ton espèce qui crachent sur ses propres origines. Si le pays du Québec te fait tellement honte tu n’as qu’à déménager en Alberta, trône du Partie Conservateur du Canada anglais ou il baise encore le Q de la reine d’Angleterre ce reliquat du colonialisme en terre Québécoise Pays de nos ancêtre, petit minable!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 20 avril 2010 12h57
    Un autre faut-fuyant
    Charest ne veut plus vivre les nouvelles dans la presse écrite ou parlée sur les scandales des contracteurs, bureaux d`avocats, d`ingénérie et architects sur des questions d`infrastructures. Que fait-il? Il relance le débat sur les contraintes du budget Bachand. Question de sémantique et non de probité! Le mec fait de la sournoiserie un art.

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