Lettres - Un budget usurpatoire
Dialogue entre le ministre des Finances et le premier ministre du Québec.
Raymond Bachand: Mais, monsieur le premier ministre, pourquoi taxer surtout les pauvres et la classe moyenne? Ils en arrachent déjà, et on sait qu'ils ont de toute manière peu ou pas d'argent.
Jean Charest: Une simple question comptable, mon cher Raymond. Parce les pauvres sont beaucoup plus nombreux que les biens nantis, et ils sont plus dociles que nos amis les lucides.
Et moi, qu'est-ce que j'en pense?
Mon option citoyenne: un budget équilibré, avec des taxes et des impôts progressifs, en fonction des revenus des personnes et des profits des entreprises, pour de meilleurs services publics, mais mieux et honnêtement administrés.
Et l'essentiel: que la richesse, le savoir et le pouvoir soient distribués autrement: en référence avec nos valeurs sociales-démocrates historiques, en rapport avec nos actuelles réussites économiques, mais d'abord en toute justice et solidarité envers les «petits» gens qui triment durement.
Plutôt l'égalité des chances et l'espoir. Le temps des renouvellements approche.
***
Gilles Châtillon, Montréal, le 13 avril 2010
Raymond Bachand: Mais, monsieur le premier ministre, pourquoi taxer surtout les pauvres et la classe moyenne? Ils en arrachent déjà, et on sait qu'ils ont de toute manière peu ou pas d'argent.
Jean Charest: Une simple question comptable, mon cher Raymond. Parce les pauvres sont beaucoup plus nombreux que les biens nantis, et ils sont plus dociles que nos amis les lucides.
Et moi, qu'est-ce que j'en pense?
Mon option citoyenne: un budget équilibré, avec des taxes et des impôts progressifs, en fonction des revenus des personnes et des profits des entreprises, pour de meilleurs services publics, mais mieux et honnêtement administrés.
Et l'essentiel: que la richesse, le savoir et le pouvoir soient distribués autrement: en référence avec nos valeurs sociales-démocrates historiques, en rapport avec nos actuelles réussites économiques, mais d'abord en toute justice et solidarité envers les «petits» gens qui triment durement.
Plutôt l'égalité des chances et l'espoir. Le temps des renouvellements approche.
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Gilles Châtillon, Montréal, le 13 avril 2010
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