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Le septennat de Jean Charest - Des comptes à rendre

Le premier ministre a-t-il été à la hauteur de ses «grands slogans»?

Antoine Robitaille   17 avril 2010  Québec
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Ce mercredi 14 avril, en pleine affaire Bellemare, Jean Charest est devenu l'un des premiers ministres contemporains à être demeuré le plus longtemps en poste. Avec ses sept années complètes au pouvoir, il a dépassé les Lesage, Bouchard, Landry et Parizeau. En attendant de se prononcer sur «l'héritage» Charest, c'est au moins l'heure d'un bilan de son septennat.

Québec — Rembobinons. Revenons au projet d'origine. 14 avril 2003. Le chef libéral, au terme d'une campagne bouleversée par un événement mondial — le déclenchement de la guerre en Irak — est porté au pouvoir. Celui qui attendait son heure depuis 1998 a su se sortir de la cave des sondages, notent à l'époque les analystes, grâce à un débat où il a agité le spectre de Jacques Parizeau. Mais aussi une campagne où il a su se concentrer sur quelques thèmes forts. Ceux-ci, avec le recul, font sourire. La santé, évidemment, encore et toujours en crise en 2010: «L'attente, lorsqu'elle devient déraisonnable, est un odieux ticket modérateur!» peut-on lire dans le document électoral Partenaires pour la santé. Autre thème: les pertes de 13 milliards à la Caisse de dépôt et placement, que Jean Charest impute sévèrement à son adversaire Bernard Landry: «C'est le plus gros désastre financier dans l'histoire du Québec», s'indignait-il.

Le soir de son élection, Jean Charest s'exclame: «Le Québec vient de se donner un gouvernement du XXIe siècle!» Que veut-il dire exactement? L'art du slogan-énigme, de la phrase «faussement profonde», est une des forces de cette bête politique. Nombre d'observateurs l'avaient fait remarquer dans le ROC, en 1997, année de sa dernière campagne électorale comme chef du Parti progressiste-conservateur. Campagne dont le leitmotiv était: «Que l'avenir commence maintenant!»

En 2002, justement, Charest et son entourage avaient carburé aux grands slogans. «Ensemble réinventons le Québec»: voilà le titre du plan d'action qu'adopte le PLQ à l'automne. On y promettait un «gouvernement au service des Québécois», comme s'il ne l'était plus. Le Québec «réinventé»? Il devait comporter neuf éléments, nous y expliquait-on: 1) des services de santé accessibles 24 heures par jour, sept jours par semaine; 2) l'embauche de médecins et d'infirmières supplémentaires; 3) des listes d'attentes coupées «pour que nous soyons soignés dans les meilleurs délais, par le secteur privé s'il le faut, mais sans jamais débourser un sou»; 4) des soins à domicile «qui correspondront à nos besoins»; 5) des enfants mieux encadrés, dans une école «mieux adaptée à la réalité des familles d'aujourd'hui», grâce à quoi? l'«aide aux devoirs»; l'anglais dès la première année et davantage de débouchés en formation professionnelle et technique; 6) des universités mieux financées; 7) des impôts qui baisseront en moyenne de 27 % en cinq ans; 8) l'accès à tous les services gouvernementaux par Internet ou par téléphone; 9) le pouvoir pour les citoyens des régions de prendre leur avenir en mains.

Réingénierie

4 juin 2003: Jean Charest, 44 ans, prononce son premier discours inaugural. Fini le temps des programmes électoraux. Le nouveau chef de gouvernement expose son plan d'action, «son» projet de société dans lequel l'État n'est plus tant un instrument collectif qu'un prestataire de services. Le ton est ferme et déterminé. C'est le discours de la «réingénierie».

Relire ce texte aujourd'hui est une expérience saisissante. Le nouveau chef de gouvernement est plein de certitudes quant au mandat qu'il a reçu. Il dresse un diagnostic sombre sur un ton assuré: «Nous sommes arrivés au bout d'un modèle de fonctionnement.» L'État, trop coûteux, est «sous pression» et «ne parvient plus à soigner [les Québécois] efficacement. Nos écoles manquent de ressources pour accompagner les élèves en difficulté. Nos infrastructures se détériorent».

Et Dieu que nous sommes taxés. Il déplore que le Québec se classe 52e sur 60 États et provinces du nord du continent sur le plan du niveau de vie. (En 2008, l'Institut économique de Montréal nous plaçait au 53e rang.) Il y a de l'argent à aller chercher à Ottawa en raison du déséquilibre fiscal. «Mais cela ne nous dispense pas de l'obligation de faire notre propre ménage. Nous devons nous organiser pour répondre aux besoins des citoyens. Et nous devons le faire en rejetant la solution facile qui consiste à toujours puiser dans la poche des citoyens.» Phrase reprise avec ironie aujourd'hui par les «cols rouges», détracteurs du budget 2010-2011 comportant hausses de taxes et de tarifs.

Dans la bouche de Jean Charest, les solutions sont aussi certaines que les diagnostics. «Nous inaugurerons six grands travaux qui seront le coeur de la réingénierie de l'État québécois.» Jean Charest parle de «liberté». Pas celle de Vigneault dans Les Gens de mon pays. La liberté est ici individuelle: «Dans cinq ans [...] les Québécois seront plus prospères, plus libres.» Il ne craint pas de garantir des résultats: «Dans cinq ans, le taux de décrochage scolaire aura diminué», ce qui ne s'est pas avéré. La Caisse de dépôt? «Nous allons évaluer la mission, le mandat et la gouvernance de la Caisse afin que nous ne revivions plus jamais les pertes et les écarts que nous avons vécus au cours des dernières années.» Quant à notre statut de plus taxés du continent, les Québécois ne tolèrent plus ce titre, dit-il. Sûr de lui, il lance: «Je les ai entendus, et cela achève», en rappelant sa promesse — jamais vraiment atteinte — de réduire les impôts de 27 %.

Échec?

Est-ce à dire que le projet de société initial de Jean Charest a totalement échoué? «La politique est l'art du possible», et son parcours le montre bien. Les exemples abondent. En 2002, dans une section de son fascicule Réinventons le Québec, il promet «un gouvernement intègre et transparent» et écrit à la première personne du singulier: «Je vais: renforcer le code d'éthique auquel seront soumis les élus et les hauts fonctionnaires et nommer un commissaire à l'éthique désigné par l'Assemblée nationale qui agira en totale indépendance de l'exécutif.» Dans ses discours inauguraux de 2003 et de 2006, il promet formellement de modifier le mode de scrutin pour y inclure «des modalités de proportionnelle». «Nous voulons que chaque citoyen du Québec se sache investi du pouvoir de changer les choses et se sente encouragé à exercer son droit d'être entendu.» Or, durant ces sept ans, le taux de participation aux élections chute: il passe de 70,42 % en 2003, remonte un peu à 71,23 en 2007 et s'effondre en 2008 à 57,33%.

«Dire que Jean Charest n'a rien fait est tellement faux! On en a fait en maudit, des affaires», rétorque l'entourage du premier ministre. En 2006, des universitaires, François Pétry et Benoît Colette, publient une étude scientifique sur les «réalisations du gouvernement Charest». Les universitaires contredisent les observateurs qui soutiennent que le PLQ est impopulaire parce qu'il n'a pas respecté ses promesses: «Nos analyses révèlent que le gouvernement Charest a réalisé, entièrement ou en partie, 60 % des engagements de sa plateforme électorale», écrivaient-ils, ajoutant qu'il restait encore du temps au premier mandat. Malheureusement, MM. Pétry et Colette n'ont pas poursuivi leurs recherches.

Même s'il obtenait à l'époque la note de passage sur ses promesses, on peut légitimement se demander si Jean Charest a été à la hauteur de ses «grands slogans» des débuts: «réinventer» le Québec? «Réingénierie» de l'État?

Qui a changé qui?

À bien des égards, on jurerait que c'est le Québec qui a «réinventé» Jean Charest! Pendant ses sept ans au pouvoir, «M. Charest s'est incontestablement québécisé», note Christian Dufour, de l'ÉNAP. Qui se souvient que dans son discours de victoire, en 2003, il se veut très «canadien»? Affirmant que «la coopération demande plus d'effort que la confrontation», il soutient qu'un «nouveau leadership du Québec» «fera du Canada un endroit plus fort». Bref, avec son élection, ce n'est pas seulement le Québec qui a changé, «c'est aussi le Canada». Paradoxalement, comme le note Jean-Herman Guay de l'Université de Sherbrooke, Jean Charest se veut très fédéraliste, mais c'est lorsqu'il a critiqué le fédéral, lorsqu'il a usé de la «confrontation», qu'il a vraiment gagné des points. Exemple: en septembre 2008, Stephen Harper, en pleine campagne électorale, est critiqué pour avoir fait des compressions dans la culture. Que fait Jean Charest? Il réclame la maîtrise d'oeuvre dans le domaine, la «souveraineté culturelle» (projet pratiquement abandonné aujourd'hui).

Avec son expérience de «mort politique imminente» de mars 2007, il obtient un deuxième mandat minoritaire. C'est une période difficile, mais il s'en tire bien, entre autres parce qu'une bonne partie de l'attention est braquée sur l'ADQ, dont le public veut s'assurer qu'elle pourrait être une solution de rechange viable.

Puis c'est le retour à l'état majoritaire en 2008, juste avant l'apogée de la crise économique. Ici encore, ce n'est pas Jean Charest qui change le Québec, mais les événements qui semblent le «réingéniérer». Le Charest première mouture, en 2003, affirme dans son discours inaugural que «l'avenir économique du Québec, ce n'est pas l'interventionnisme, c'est l'entrepreneurship». Que dit-il en en 2009, dans son quatrième discours inaugural? «Nous ferons de l'emploi notre première priorité en investissant comme jamais, notamment dans les infrastructures et le développement énergétique, et en aidant nos entreprises à garder les Québécois au travail.»
 
 
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  • Robert Geoffrion - Inscrit
    16 avril 2010 23 h 20
    Vous oubliez...
    Et puis vous oubliez les défusions...
    Depuis que John James a fait plaisir aux groupuscules qui ne veulent pas vivre à "Montréal", cette ville est devenue ingérable.
    Pas étonnant que les entreprises du domaine de la construction fassent autant d'argent avec au pouvoir ce grand démolisseur.
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  • Geoffroi - Abonné
    16 avril 2010 23 h 44
    Plutôt bêtise que bête politique ?
    « Les bêtes sont au bon Dieu, mais la bêtise est à l'homme. »

    Victor Hugo
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  • Kaomax - Inscrit
    17 avril 2010 01 h 02
    Plus menteur, tu meurs
    Jean Charest n'est rien d'autre qu'un "Messie" provenant du Canada Anglais, pour foutre à feu et à sang, autant l'économie que le moral des Québécois.

    Quoi de mieux pour rassurer les anglo-canadien, qu'un Québec totalement à reconstruire ?

    Charest est un menteur et si nous devions agir tel que dans une démocratie, il serait déjà au banc d'accusé dans un procès juridique, taxé de payer les déficits qu'il a causé par son manque de compétence et radier à tout jamais le PLQ de la carte électoral.

    Lui enlever toute possibilité de recevoir une pension politique.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    17 avril 2010 04 h 22
    Sa première priorité pratique : LA CAISSE ÉLECTORALE
    Un génie pour se faire élire rt pour remplir la caisse électorale du PLQ mais un nul entre les élections. Bip, bip, bip, attention en arrière, il recule. Misère.
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  • François Ricard - Abonné
    17 avril 2010 07 h 15
    Mobilisons-nous
    Pourquoi ne profiterions-nous pas de la crise de confiance actuelle en nos gouvernants pour proposer des changements majeurs qui auraient pour l’heur de bonifier notre système démocratique.

    Une élection à la proportionnelle
    75 de nos députés seraient élus par suffrage comme maintenant dans 75 comtés.
    50 députés proviendraient d’une liste soumise par chacun des partis et les sièges seraient répartis selon le pourcentage de votes recueillis.
    Avantages :
    ----Une plus large représentation des opinions prévalant dans la population
    ----Une possibilité de placer sur la liste des candidats qui, pour une raison ou autre, ne
    veulent pas se soumettre à une élection traditionnelle mais qui sont prêts à mettre
    leurs talents au service de la communauté, d’où de meilleurs serviteurs.

    Des élus libres de voter selon les attentes de leurs commettants
    Excepté pour le budget et pour une question de confiance, les élus ne seraient pas obligés de suivre la ligne de partie, qui fait du premier ministre un véritable dictateur. Présentement, c’est véritablement le régime du Toi, tais-toi!

    Un sain financement des partis politiques
    Comme maintenant, pour s’assurer d’une saine démocratie, un financement étatique selon le nombre de votes obtenus.
    Puis des dons individuels ne dépassant pas 300$ et non-déductibles d’impôt comme actuellement. Cette mesure n’avantage que les grosses poches.
    Un parti politique doit avoir l’argent nécessaire pour faire connaître son programme et ses candidats à la population mais non pour payer un salaire à un premier ministre..

    Si nous croyons ces changements bénéfiques et nécessaires, en bons démocrates, faisons circuler ces idées partout : amis, parents, députés, journaux, etc…..
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  • Alain Lavallée - Abonné
    17 avril 2010 07 h 50
    Il est là pour le pouvoir et tous les moyens sont bons

    Il me semble que vous montrez qu'au fond il choisit des phrases creuses dont vous donnez des exemples (des "charestismes" ?) mais elle n'ont pas d,importance si ce n'est pour avoir l'air d'un politicien "visionnaire".
    Mais dans les faits (comme pour son récent "Plan Nord") ces visions ne sont pas étayées, supportées par un plan.... il veut être élu, être au pouvoir et après.....
    (après il fera ce qu'il voudra s'il est majoritaire....
    ..80 % des Québécois ont demandé une enquête publique sur les 40 milliards $ de pertes de la Caisse de Dépôt. et sur les allegations de corruption entourant sa gestion de l'État... il a refusé 2 fois, il est ,

    le pouvoir c'est lui

    Il est intéressant de faire un parallèle entre ces deux politiciens qui ont fait carrière à OTTAWA (deux chefs de parti fédéraux) Jean Charest et Jean Chrétien

    deux hommes politiques qui sont des Canadiens avant tout et dont la mission est de sauver le Canada à tout prix.....

    curieux n'est-ce pas Charest était Vice Président du Comité du Non au référendum de 1995.... et Jean Chrétien en était sur le terrain le Président ex-officio

    tous les moyens sont bons semble-t-il pour sauver le Canada
    l'un nous a donné le scandale des commandites

    le second a importé des pratiques qui sont inquiétantes mais qui on le comprend refuse d'ouvrir une enquête publique sur celles-ci même si 80% des Québécois le réclament
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  • jacques noel - Inscrit
    17 avril 2010 07 h 57
    Le Québec, sous la botte fédéraliste
    Jean Charest a été réélu en 2008 avec seulement 1,362,801 votes. 76,2% des électeurs n’ont pas voté pour ça.

    Harper a fait encore pire avec un ridicule 784,560 votes 86,7% des électeurs n’ont pas voté pour ça

    (note : il y a 5,924,244 électeurs québécois au Fédéral et 5,738,811 au "Provincial". Cherchez l’erreur)

    Il y a plus de gens qui ont voté OUI en 1995 (2,308,360) que de gens qui ont voté pour Charest et Harper ensemble !

    On ne vit plus en démocratie, on vit sous la dictature. Une infime minorité d’électeurs, sortis par la Big Red Machine, permettent aux Feds de nous mener par le bout du nez

    Tant et aussi longtemps que les Québécois, la jeune génération surtout, n'ira pas voter, on va continuer à vivre sous la dictature fédéraliste qui s'appuie uniquement sur le vote anglo-allo-vieillot.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    17 avril 2010 09 h 01
    L'illusioniste
    Vous décrivez ici le parcours d'un "maitre des illusions" . Un homme qui n'a jamais hésité à mentir à la population et à lui promettre des chimères.

    La seule vérité de ce petit politicien c'est qu'il a vendu l'accès au premier ministre du Québec à de généreux donateurs du parti Libéral du Québec pour 75,000$ par année comme prime de départ et permis comme on le voit ces jours çi, leur infiltration dans toutes les sphères du pouvoir.

    Ce sont leurs intérêts qu'il défend et celle de toutes ces entreprises privées à qui il offre l'argent public et les contrats gouvernementaux dans un buffet ouvert à toutes leurs appétits.

    Ceci sans parler de son immobilisme dans la question de la défense du français pour ne pas déplaire au bloc dur de son électorat qui lui permet l'accès au pouvoir pendant que le vote francophone se divise.

    Vraiment en sept ans il aura fait reculer le Québec sur tous les plans et vendu la fonction jadis honorable de premier ministre du Québec au plus offrant.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    17 avril 2010 09 h 06
    L'homme au 7 vestes
    L'homme au 7 vestes
    Il a l'art de retourner sa veste facilement en plus il en a 7, une par an, toute de la même couleur qui passe aux élections sans qu'on sache pourquoi...

    A t'il encore une autre veste? Ou les gens vont ils découvrir avec stupeur sa garde robe...

    Il me fascine ce peuple Québécois qui rechigne, mais ne vas pas voter, laissant aux couturiers faiseurs de vêtements qui ne change pas le personnage et aux petites mains tendues vers Charest pour quelques travaux payants le soins de régler les élections...
    On se réveille entre les scrutins ou on s'endort la job pas achevée avec quelques promesses jamais tenue comme oreiller le jour des élections....
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    17 avril 2010 09 h 10
    Perdre la foi?
    Charest 2003: "Nous devons nous organiser pour répondre aux besoins des citoyens. Et nous devons le faire en rejetant la solution facile qui consiste à toujours puiser dans la poche des citoyens." La question qu'on doit se poser aujourd'hui c'est... a-t-il jamais cru lui- même en ses propos, pour perdre la foi par la suite? Ou n'était-ce que de la poudre aux yeux?

    Mais une chose est sûre, quand on voit que le taux de participation électorale, au Québec, a chuté en une seule année de pouvoir libéral, et suite à une compagne électorale globalement pitoyable, de 14%, c'est que les Québécois ont perdu la foi, et la perdent de plus en plus: dans le parti libéral, sous le leadership de Jean Charest, oui, mais en même temps ils ne croient pas davantage aux autres options qui leur sont offertes. On a vu le même phénomène lors de municipales à Montréal: et les derniers propos de Mme Harel, surprise les pieds dans les plats donnent raison aux Montréalais. Les citoyens sont insatisfaits, mais ne voient aucune solution de rechange, aucun leader n'appuyant son discours sur une vison d'avenir. Et cela, si rien ne change, est très inquiétant pour l'avenir du Québec.

    À qui à quoi peut bien servir une démocratie, quand la population s'en détourne? Aux imposteurs, à leurs alliés, à leurs financiers?
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  • Michel Simard - Abonné
    17 avril 2010 09 h 33
    Le paresseux
    Jean Charest est au pouvoir depuis plus longtemps que les Lesage, Bouchard, Landry et Parizeau. Étonnamment, alors qu'on peut énumérer nombre de leurs réalisations, pour Charest, on ne peut rien dire. Pendant sept ans, il n'a rien fait pour faire avancer la nation québécoise. Au mieux, du surplace, mais plus probablement, un très grand recul.
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  • Maryanne - Inscrite
    17 avril 2010 09 h 34
    LE RENARD ET LE CORBEAU-FABLE de lA fONTAINE
    vOUS CONNAISSEZ CETTE FABLE? c'EST TOUT CHAREST EN PEINTURE. Un corbeau tenait dans son bec un fromage... Le renard flatteur lui dit: que vous avez un beau plumage .. le corbeau échappe son fromage... Voilà ,c'est NOUS le peuple québecois... avec Charest , il faut prendre le contraire de ce qu'il dit.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    17 avril 2010 09 h 37
    La «classe politique»
    C'est toute la «classe politique», pas seulement Monsieur Charest, qui porte la responsabilité de l'abandon de la révolution tranquille commencée par la génération de nos grands parents. Si au lieu de virer à droite, ils avaient continué dans la bonne direction, nous ne serions pas empêtrés dans les scandales aujourd'hui et même l'économie s'en porterait mieux.

    Serge Grenier
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  • Liliane - Abonnée
    17 avril 2010 09 h 50
    une dualité révélée...
    Je n'ai jamais oublié que ce PM nous arrive d'Ottawa issu d'un parti conservateur. Est-il devenu québécois et libéral ? La question est-elle intéressante ? je crois simplement qu'il ne faut pas oublier cela... A-t-il aidé le Québec avec la foule de députés, ministres et fonctionnaires de l'état qui se sont multipliés dans les officines gouvernementales ? c'est ça pour moi la bonne question ? qu'a-t-il fait avec l'argent des québécois pour la redistribuer ? qu'a-t-il fait avec les institutions québécoises pour les dynamiser et les consolider, les faire respecter par les profiteurs et les producteurs légitimement intéressés à s'en servir pour eux-mêmes (comme il y en a toujours eu...) ? Qu'a-t-il fait de nous, les citoyens ordinaires, de l'argent de notre labeur pour partager entre nous dans l'espoir d'une société équitable, pour répondre à des besoins collectifs et modernes, notre bien commun ?
    Difficile bilan quand plus de d'éléments apparaissent cachés alors qu'ils devraient être connus, transparents et suscités la fierté du peuple... J'en suis là, et je pousse plus loin, aurait-il possiblement promis à quelqu'un de jeter le Québec dans le désarroi et les difficultés sans nom ? le rendre inapte à s'assumer lui-même comme un grand nombre pourrait le souhaiter si nous nous en sortions très bien ? ce sont là mes questions et aujourd'hui, ce sont ces dernières que je trouve les plus pertinentes. Ce n'est certainement pas monsieur Charest et ses nombreux amis qui pourraient y répondre tout seuls... Il faudrait tous les côtés de la médaille (3), pile, face et aussi l'épaisseur, celle que l'on oublie tout le temps. Une chose est certaine, il faudra se sortir du pétrin, celui dans lequel on est à nouveau embourbé... aucun mot politique n'existe pour décrire une gestion qui subtilement enlève le dynamisme de développement d'une nation, le dévitalise autant, le sacrifie. Pourquoi ? Aucun mot à moins de recevoir de multiples suggestions... mais un seul mot n'existe pas pour décrire ce phénomène de destruction et de négation de son existence...
    Et surtout, ne me parler pas de la crise économique. Ce n'est pas ce dont il est question dans mon propos. Il est question d'une réalité bien plus fondamentale, c'est l'énergie, l'âme d'un peuple, ses espoirs et ses forces... où sont-elles passées avec ce gouvernement ? On nous dépossède, il faut s'en rendre compte le plus tôt possible. Personnellement, je ne peux pas gouverner directement mon pays mais j'attends une majorité de québécois allumés sur notre propre avenir et ça presse... Nous avons une foule de gens talentueux, positifs, expérimentés et soucieux du bien commun... On est encore quelque chose comme un grand peuple. Il faut le développer, l'animer, l'encourager, le soutenir. Nous manquons énormément de la loyauté de nos dirigeants.
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  • epervier - Inscrit
    17 avril 2010 10 h 17
    Le misérabiliste
    À lire ce texte, un déroulement pénible, très pénible malheureusement. Le pouvoir, ce long povoir détruit les neuronnes.
    La farandole est terminée, fatigue outrée de ce personnage qu'est Monsieur Charest, il batifole et titube misérablement. Le temps de quitter avant qu'il soit hué comme il a déjà été en se présentant au fédéral, il y a fort longtemps, très longtemps.
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  • Yves Poitras - Inscrit
    17 avril 2010 10 h 23
    "Echec?"
    Ils n'ont pas échoué. Ils ont réussi, et dans trois ans, il ne restera plus rien du Québec.

    Ils n'ont pas l'intention de se faire ré-élire à la tête d'un état qu'ils auront sucé jusqu'à la dernière cenne.

    M. Robitaille,

    Prière de lire mes commentaires à l'éditorial de M. David : Le bon vieux temps.

    Je suis certain qu'il ne restera plus rien du Québec dans trois ans. Même plus une parcelle de territoire ne nous appartiendra encore.

    Nous, individuellement bien sûr, devrons frapper à la porte de la Power et de ses ouailles afin d'être accepté comme esclave afin de pouvoir se nourrir.

    Et ce n'est pas une métaphore, c'est une évidence.

    Yves Poitras
    Québec
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  • André Doré - Abonné
    17 avril 2010 10 h 35
    Nous sommes tous responsables...
    La majorité des québécois ne s'informe pas. Une grande proportion ne vote même pas. Celui qui s'intéresse un tant soit peu à l'actualité, et qui a un peu d'intelligence et de jugement sait normalement pour qui voter.

    Nous avons élu Charest et son équipe: nous méritons donc ce qui nous arrive. Les québécois semblent être des gens résignés et acceptent ou sont habitués à se faire "fourrer". J'ai l'impression qu'ils trouvent normal de se faire commander par tout le monde... c'est comme génétique... Ils ne demandent pas de rendre des comptes.

    Et puis... ils n'ont pas de mémoire. Six mois après avoir reçu un bon coup de pied au cul, ils ne s'en souviennent même plus. Ils serrent la main de celui qui porte les souliers les plus pointus... et le remercient de ses bons services...
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    17 avril 2010 10 h 35
    Bouchard Landry et Parizeau
    Landry 2 ans, gouvernement presque illégitime ayant eu moins de vote que l'opposition un problème de carte électoral.
    Bouchard 5 ans
    Parizeau, moins de 2 ans.

    Il est très bizarre que l'auteur mentionne les règne éphémère de Parizeau et quasi illégitime de Landry qui n'a obtenu que 42.87% des voix alors que M Charest avait recueilli 43.55%.

    Landry, Parizeau, Les deux Jonshon fils, n'on été qure des feu de paille dans l'histoire récente du Québec. Mais les Lévesque Bourassa Bouchard et Charest on tous brillé longtemps et réélus par les québécois.
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    17 avril 2010 10 h 39
    M Noël
    Ceux qui ne vont pas voté perdre leur droit de parole, c'est ce que j'ai toujours appris et on ne peu absolument pas conclure rien de leurs intentions, ils n'existent pas! Ils se sont soustrait volontairement.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    17 avril 2010 10 h 47
    TOUT UN PREMIER MINISTRE!!!
    J'ai 59 ans et je n'avais jamais vécu cela auparavant. CORRUPTION CORRUPTION MAGOUILLE MAGOUILLE CORRUPTION CORRUPTION MAGOUILLE MAGOUILLE CORRUPTION CORRUPTION,



    Dans les livres d'histoire, que va-t-on lire dans 25 ans sur le gouvernement Charest? Qu'est-ce que mes petits enfants vont comprendre de ce septennat CHAREST??? D'habitude, même si ce n'est tout positif, on laisse quelque chose. Qu'est-ce que James Charest va avoir laissé de son passé ?


    Il va avoir fait de l'argent. Correct, on a le droit dans la vie. Mais pas au détriment de ses concitoyens en faisant de la CORRUPTION CORRUPTION MAGOUILLE MAGOUILLE CORRUPTION CORRUPTION

    ET dire qu'il y en a qui on le courage, pardon, : Vieux dicton: "mon grand père était libéral et il est mort libéral et ce même s'il a dû des fois voter pour un singe, mon père était libéral et il est mort libéral et moi je vais mourir libéral, même s'il faut que je vote pour un gorille"
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    17 avril 2010 12 h 05
    Mobilisation générale
    Il faut que l'ensemble des groupes de la societé se concertent en un FRONT COMMUN pour obliger Charest à quitter le pouvoir avant la fin de son mandat.

    Avec un programme soutenu de colloques, assemblées populaires, défilés, manifestations publiques dénonçant toutes les magouilles associées au financement du parti libéral.

    Il y a urgence nationale.

    C’est le printemps, le printemps d’un temps nouveau …
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  • Alain Marquis - Inscrit
    17 avril 2010 12 h 25
    mon dessert HÉHÉHÉHÉÉÉÉÉÉÉÉ
    hummm un jolie titanic Desmarais inc.

    un jolie pot de KY et les deux avant bras plus profond svp

    on se fait Rire en pleine face pi il aime ca

    CREDIBILITÉ = 0

    c'Est un TERRORISTE DU PREMIER DEGRÉ CORROMPU a Desmarais sur qui s'en va sur la proctect.


    un ptit tour dans wing pour 2010 hahaha

    4% SVP
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    17 avril 2010 13 h 06
    Cette race d'avocats joueurs de violon, maîtres des mots...
    Je crois que Jean Charest aura manqué de vision.

    Il fait partie de cette race d'avocats joueurs de violon maîtres des mots, mais dont la gestion a totalement failli...

    Je crois qu'il voudra bientôt se chercher une porte de sortie pour une démission disons élégante...

    Alors que le peuple demande une commission d'enquête sur l'industrie de la constrtuction, voilà que l'homme nous donne une commission d'enquête sur la nomination des juges...
    Peut-on dire que cet homme est à l'écoute ???!!!??????

    Le Québec a besoin de gestionnaires, pas d'avocats à la tête de ce gouvernement...
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    17 avril 2010 13 h 54
    Jean Charest tu dois DÉMISSIONNER
    Oui à une grève générale de deux jours pour ‘’ expulser ’’ Jean Charest premier ministre du Québec vendu corps et âme aux entreprises privées et qui leurs sont ces entreprises privées leur vache à lait à la caisse du Partie Libéral du Québec! Oui à une enquête publique sur le financement du Partie Libéral du Québec au nom de la justice des Hommes !
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac
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  • Liliane - Abonnée
    17 avril 2010 16 h 00
    pourquoi a-t-il été élu ce gouvernement ?
    Peut-être fallait-il encore plus de visibilité et de conscience des québécois pour comprendre que nous étions sous la botte d'un destructeur ou fantoche ...? Ajoutez à cela, le scepticisme et la désillusion de beaucoup de citoyens... faut pas tirer sur n'importe quoi, les citoyens comme groupe collectif réagissent à des réalités complexes. Ils peuvent aussi commettre des erreurs. Rien ne sert à rien. Aux dernières élections, le vernis tenait encore pour une majorité et la machine a été plus forte pour faire sortir le vote... C'est difficile aussi de secouer des consciences endormies et puis combien d'hommes québécois veulent d'une femme au pouvoir ? franchement, posez-vous la question et nettoyer vos préjugés sexistes, ceci dit entre nous, amicalement. Quelqu'un que je connais m'a même dit que les soupçons pourraient être légitimes sur la tenue de ce vote... Pourquoi pas, ce ne serait pas la première fois. On s'en fait souvent passer des sapins au Québec. Quand même assez serrés les résultats dans plusieurs comtés... Quand j'ai entendu cela, j'ai sursauté, et j'ai mis ça sur le compte de la colère et j'aime mieux pas vouloir d'enquête la dessus... Mais plus j'y pense, un fait observé demeure autour de moi, au lendemain des élections, je ne connaissais personne qui avait voté libéral... la déception se lisait sur tous les visages et notre deuil était rempli de peurs. Nous avions raison et ça ne nous console pas du tout.
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  • vision - Inscrit
    17 avril 2010 16 h 40
    Monsieur Charest de grace PARTER
    Le Suroit et les subventions en catimini des écoles privées juives le Mont Orford le scandale des garderies aux amis généreux du parti liberal.Les nomminations de juges amis du parti les scandales dans la construction et les relations mafieuses des donnateurs du parti liberal. ASSEZ C'EST ASSEZ
    S'il vous reste une once de décence démissionner.
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  • M Fortin - Inscrit
    17 avril 2010 17 h 55
    Un moyen de s'exprimer
    Faites des recherches sur facebook ou google à ce propos, je ne veux pas faire une publicité ici de peur de voir mon billet rejeté.

    Pour les intéressés, il va y avoir une manifestation le 1er mai à Montréal pour protester contre le budget Charest ainsi que pour demander des élections (je crois). En même temps, d'autres manifestations auront lieu à Québec, Rimouski et St-Hyacinthe. C'est une mobilisation générale!

    J'estime apporter un nouveau moyen de s'exprimer aux gens sur ces blogs, qui m'ont l'air assez cyniques face à la démocratie. C'est une façon de participer!
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    17 avril 2010 18 h 40
    La Déception d’être premier ministre du Québec plutôt que celui du Canada
    8 millions de dons pour le financement du Parti Libéral depuis qu'il forme le gouvernement du Québec contre 4 millions dans l'opposition. Ces statistiques expliquent beaucoup de choses sur la confusion des déclarations des ministres libéraux jusqu’à aujourd’hui. La commission d’enquête sur la construction et le financement des partis politiques est non recevable pour J.J.Charest parce que son déroulement serait une copie presque conforme de la commission Gomery sur les commandites. Pour Charest, la mission d’un gouvernement consiste à assurer les conditions de la production économique assurée essentiellement par les seules entreprises privées. Et que l’État soit le parrain de ces entreprises en termes de contrats préférentiels dans les transports et la voirie semble notamment pour Charest l’un des critères de cette gestion. Cette gestion idéale pour J.J.Charest est celle du modèle des partenariats publics privés qui fait du modèle québécois d’intervention de l’État quelque chose de rétrograde.

    Or, dans l’article des politicologues sur le bilan des années Charest, Michel Venne a dit ceci sur la crise économique de 2008 qui ne s’est pas fait autant sentir au Québec : -Est-ce que la relative bonne tenue de notre économie n’est justement pas le résultat d’une structure économique forgée par le modèle québécois? Si oui, ce que critiquait le PLQ en 2003 est précisément ce qui nous a sauvés-. Autrement dit, sans l’existence structurelle et institutionnelle de ce modèle étatique mais non collectiviste, la crise économique aurait été foudroyante pour le Québec. Le gouvernement Charest profite indirectement donc sur le plan de l’emploi de la persistance d’un modèle qu’il aurait voulu abattre. Comme quoi que sur le plan théorique comme pratique, à part de sa réussite sur le plan du patronage, le bilan Charest peut se déterminer comme essentiellement négatif.

    En considérant mon ironie, le bilan positif de Charest se limite aux relations internationales et commerciales des délégations du Québec, ce qui reste très peu pour celui qui aurait voulu être premier ministre du Canada plutôt que premier ministre du Québec de là son intérêt marqué pour ces voyages.
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    17 avril 2010 19 h 02
    il faut faire des manifestation aussi à Trois-Rivières car trop de gens loin des grand centre
    Il faut organiser des manifestations aussi à Trois-Rivières et Shawinigan car trop de gens vivent trop loin des grands centres pour le premier mai et les autres manifestations à venir!
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac
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  • l poisson - Inscrit
    17 avril 2010 20 h 56
    Démocratiquement élu 3 fois en sept ans
    Le Parti libéral du Québec dirigé par M. M Jean Charest a été démocratiquement élu lors des 3 dernières élections générales. D'accord ?

    En 2003,
    -70.42% des électeurs ont voté à 45.99% pour le PLQ.
    -combien de non-péquistes ont payé 5.00$ pour faire élire M. André Boisclair
    à la tête du PQ lors d'une course à la chefferie vraiment ouverte à tout le
    monde, peu importe l'allégeance .

    En 2007,
    -71.23% des électeurs ont voté à 33.08% pour le PLQ.
    -M. Charest profite de la division des votes entre Mario Dumont et le PQ.
    -Libéral = minoritaire

    En 2008,
    -57.43% des électeurs ont voté à 42.08% pour le PLQ.
    -1.50% des votes (49,581) sont annulés, apathie populaire dites-vous ?
    -le PQ obtient 35.17%, l'ADQ 16.37%, QS 3.78% et le PV 2.17%
    (selon le site du DGE)
    -Libéral = majoritaire

    Conclusion
    Trop facile de réciter un chapelet de critiques dans le courrier du coeur du Devoir pour ostraciser le citoyen Charest. Il a fait sa ''djobbe'': diviser pour régner.
    À la prochaine élection, suppliez votre voisin d'en face et votre caissière à l'épicerie d'aller voter. Sans oublier personne. Tout simplement.

    Les Québécois sont ''patients, tolérants, peureux'' disait Michel Chartrand à Paul Arcand.

    source:
    ''http://carnetsdudevoir.com/index.php/jeandion/comm ''
    ( à 8min, 5 sec, du métrage)

    La prochaine fois, arrangeons-nous pour que Chartrand se retrousse la moustache. ''Yes we can'' comme dirait Gregory Charles
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  • L Racicot - Inscrit
    17 avril 2010 21 h 04
    Que signifie ce tapage médiatique ?
    Monsieur,

    L’opinion fait gorge chaude d’interventions politiques dans le choix des personnes qui sont choisies pour exercer des fonctions judiciaires et autres au Québec.

    Cette attitude est infantile. Lorsqu’on remet à un gouvernement, démocrate ou non, le choix de nommer des personnes, on sait en partant que l’influence politique entrera en jeu. Penser le contraire est une aberration, un aveuglement volontaire.

    Certains gouvernements comme celui du Parti libéral du Québec est plus sensible à des enveloppes brunes assez épaisses qu’a la compétence brute: c’est un gouvernement libéral, progressiste pour qui l’argument décisif est le montant de dollars.

    Pour les Péquistes, c’est aussi les montants qui comptent. Ces montants sont distribués par des pans entiers du secteur économique qu’ils soumettent obligatoirement à la Formule Rand. Ces gestes permettent aux politiciens péquistes d’obtenir des centrales syndicales du Québec, de juteuses contributions électorales fantômes si utiles pour gagner des sièges à l’Assemblée Nationale du Québec.

    On invoque la compétence ? Pour quelle raison toutes les personnes des différents ordres professionnels aptes à remplir une tâches ne seraient pas sur la liste à partir de laquelle l’État doit choisir. Sur quoi se base l’exclusion originaire qui s’effectue quant à tous ceux qui pourraient faire ce job ?

    Et pour quelle raison permettons-nous à des corps organisés et puissants comme des centrales syndicales, d’avoir un mot à dire dans la nomination de juges ou d’autres personnes ? N’est-ce pas là un trafique d’influences tout à fait biaisé penchant pour la mise en place du collectivisme que nous imposent les gouvernaments comme s’il s’agissait là d’un solution réelle..

    Il semble évident que notre façon d’agir est inspirée du droit britannique qui aime créer des barons qui monnaient leur influences.

    Ici ces barons sont les centrales syndicales, les ordres professionnels, les grosses corporations d’État et privées qui jouent d’influences dès que la chose est possible.

    Pour quelle raison n’a-t-on pas prévu que ces postes ne sont pas élus comme cela existe aux USA. Tout ce tripotage politique qui donne des situations juteuses pour les médias comme les allégation d’un ancien ministre de la Justice du Québec, est totalement inutile et aurait du être prévisible puisqu’il est impossible d’avoir un gouvernement propre dans un monde aussi trouble que le nôtre. Nous avons toujours privilégié des mécanismes qui présupposaient angéliquement que les responsables étaient honnêtes, objectifs et sans biais. Foutaise : lorsqu’il y a politique, il y a hommeries.

    Nous avons été bernés et continuons de l’être par un préjugé favorable envers l’État. Or l’État n’est pas digne de ce préjugé. L’État moderne est une fiction mise en place par les tenants de l’Étatisme à tout crains ou à outrance, pour impliquer l’État dans tous les secteurs de l’activité humaine où les progressistes, les gauchistes veulent implique l’intervention étatique au détriment des libertés des citoyens.

    Or ce sont les libertés de citoyens qui importent. Il faut privilégier l’inclusion des citoyens par des lois qui le respectent plus tôt que de servir du collectivisme et de ses attirails législatifs coercitifs pour absorber, happer et détruire les individus comme le progressisme le propose sans arrêt par des entourloupettes législatives type Formule Rand.

    Ce progressisme pousse l’État à s’imposer comme le deus ex machina qui peut tous régler, tout réguler, tout régir pour éviter de laisser un aire de liberté aux citoyens.

    Pourquoi ne pas laisser ces décisions aux votes des citoyens ? Pourquoi alors ne pas laisser s’avancer les citoyens qui voudraient emplir ces fonctions publiques ? Pourquoi pense-t-on que les électeurs ne pourraient discerner autant que les politiciens, la valeur et les idées des candidats quio s’avanceraient pour proposer leur candidature ? Réponse : Pour être sûr et certain que jamais des personnes de droite puissent être introduites dans ce temple du progressisme qu’est la fonction publique et viennent mentionner que la direction du progressisme que la mentalité progressiste gouvernementale actuelle impose, est la mauvaise direction qui est donnée à la société.


    Luc Racicot

    Le 17 avril 2010.
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  • CSanfacon - Inscrit
    17 avril 2010 21 h 43
    Qui aurait fait mieux?
    L'administration de Charest a été pitoyable. Tout comme l'avaient été celles des Landry, Bouchard, Parizeau, Johnson, Bourassa, Lévesque,...Il ne faut pas attendre plus des politiciens. Il faut plutôt minimiser les dégats qu'ils causent en leur donnant le moins de moyens possible: évasion fiscale et travail au noir sont les défenses des citoyens. La boîte à scrutin ne donne que le choix entre Charybde et Scylla.
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  • mat-lock - Inscrit
    18 avril 2010 00 h 57
    LE QUÉBEC PEUT BIEN ALLER MAL!!!!!L'HÉRITAGE DU PQ x 20 ANS
    C'est épouvantable, tous ces statistiques, mauvais mots, rassemblements, élections, alouette. Nous tous, avons voté majoritairement et je, tu, il,elle, nous, vous, ils devont fonctionner positivement et arrêter de gueuler. Le sport favori des péquistes. Avez-vous remarqué que les gens les plus riches sont libéraux... En résumé, vous semblez oublier que nous avons un chômage qui est bas, dont jamais le PQ l'a démontré, que notre économie se porte bien, nous n'avons pas eu de hausse d'impôts comme plusieurs pays et dont la province de l'Ontario qui ont gelé les salaires. M. Charest a colmaté les syndicats pour faire baisser la dette par le décret de la loi 30, mieux qu'un 20% de baisse de salaire fait par le PQ et le départ de masse de retraités dont on paie la facture aujourd'hui. La langue a passé avant nos routes trouées. Apportez dont des solutions tout le monde et surtout vous les journalistes essayez dont de changer votre fusil d'épaule. Vision s«,impose SVP Quel mal y a-t-il qu'un premier ministre soit payé. Voulez-vous qu'en plus qu'il fasse du bénévolat. Je conclue et poser vous toutes une seule question: Avez-vous fait dans votre vie une seule transaction au noir? Arrêter de dégobiller. J'Ai honte d'être québécoise. Une solution que je pourrais apporter c'est l'imputabilité afin que le gouvernement puisse gérer ses hôpitaux et écoles directement et abolition des agences de santé et commissions scolaires. Trop de lourdeur administrative inutile. Nous sommes majoritaires et monsieur le ministre, lâchez pas, car ce n'est que des langues de vipère qui croient de diriger un pays avec une baguette magique. Je sais que vous allez vous rendre à la fin de votre mandat. Comme vous pouvez voir les libéraux se taient car ils considêrent que c'est une perte de temps et de maturité.
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  •  
  • Pierre Gadoury - Inscrit
    18 avril 2010 05 h 58
    LUCIDITÉ
    Suite à autant de commentaires lucides, il ne reste plus qu'à agir en conséquence. Sans mobilisation toutefois, rien ne changera. Chacun doit en parler à ses proches, les inciter à aller voter et pourquoi pas... payer aux indolents la traditionnelle caisse de 24. C'est un retour garanti de 2000 %
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  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    18 avril 2010 11 h 03
    C'est un retour garanti à 200%
    Chacun doit en parler à ses proches, les inciter à aller voter et pourquoi pas... payer aux indolents la traditionnelle caisse de 24. C'est un retour garanti de 2000 % (Pierre Gadoury)
    -------------------------

    Et pourquoi pas une petite saoulerie collective sur les Plaines et le Parc Maisonneuve, comme à la St-Jean; rien de tel pour raviver la flamme patriotique de nos bons p'tits québécois francophones portés sur la bouteille.


    Monsieur Gadoury a bien raison, c'est un retour garanti à 200%!
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  •  
  • pierre savard - Inscrit
    18 avril 2010 15 h 08
    Catastrophe
    Charest fût une catastrophe pour notre nation et ce à tous les niveaux: économique, politique, social, finances publiques, éducation, santé, etc. Que cet homme parte au plus vite. Comment peut-on imaginer un seul instant cet homme encore au pouvoir dans 3 ans ???
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  •  
  • Michel Gaudette - Inscrit
    19 avril 2010 18 h 36
    Préférence pour Élizabeth II
    A vrai dire, je préfère le règne d'Élizabeth II au septennat de Jean Charest en tant que leader.

    Elle est charmante, digne et on sait à quoi s'en tenir avec elle...
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    19 avril 2010 20 h 59
    Comme toujours...
    A vrai dire, je préfère le règne d'Élizabeth II au septennat de Jean Charest en tant que leader. (Michel Gaudette)
    ----------------------

    Comme toujours, vire le vent, vire la poche, ces chers pkiss.... Vive le fédéraliste, au moins ils savent où se positionner!
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