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Budget du Québec - À quoi bon ?

Marie-Andrée Chouinard   2 avril 2010  Québec
Quelle riche matière à indignation dans le budget présenté mardi à Québec! Outre ce cortège de tickets modérateurs, tarifs et hausses de tout acabit, des annonces sont passées à la trappe, notamment en éducation. Elles n'en sont pas moins rebutantes.

À côté du pire, le moins pire devient presque invitant. Juxtaposez donc une hausse des droits de scolarité à une nouvelle franchise en santé, et ce qui jadis aurait provoqué la colère des foules reste un écho lointain. Les étudiants passeront à la caisse; personne ne s'en émeut.

Et pour les modalités — qui paiera quoi, comment et quand —, roulements de tambour... le réseau entier est convié à un grand banquet, à l'automne. Au menu: hausse des droits de scolarité, la démocratie scolaire et les besoins futurs en main-d'oeuvre. Air connu. Le réseau de

l'éducation, déjà adepte de la réunion où tout se discute, s'analyse et s'argumente, n'a que faire d'un autre symposium qui prétend refaire le monde. Ils s'achèvent toujours en festival des espoirs déçus.

Il ne faut pas creuser loin derrière pour retrouver de ces forums, commissions parlementaires, débats et appels à la réflexion censés dénouer quelques importantes crises en éducation. Combien de fois a-t-on convié l'ensemble des acteurs du réseau à préparer des mémoires, à défiler en audiences? Chaque fois, tout le monde est rentré bredouille.

- Février 2004, le ministre Pierre Reid ouvre une commission parlementaire sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités. Y trônent le sous-financement des établissements et le spectre d'un dégel des droits. Cela soulève les passions. Mais le remue-méninges est vain. Sur l'essentiel, pas de consensus.

- Juin 2004, voilà le Forum sur l'avenir de l'enseignement collégial. On s'y entredéchire à propos de la pertinence des cégeps. Ceux-ci arrachent la promesse d'une survie, mais l'imposante reconfiguration promise n'aura jamais lieu.

- 2005. Autour de Michel Gervais, tous les acteurs de l'éducation sont regroupés avec comme mission de revoir l'accès à l'éducation et le financement. Quelques discussions sont houleuses. La démographie et l'état des finances publiques forcent un nouveau contrat, mais personne ne s'entend sur la manière de le rédiger.

- 2007. Québec renvoie donc à quatre experts le soin de proposer des scénarios financiers. Leurs propositions, sur le gel des droits, le financement public des écoles privées et la taxation scolaire, sont condensées dans le rapport Boudreau, qui s'empoussière.

- Février 2008, une autre grand-messe sur la démocratie et la gouvernance scolaires fait grand bruit. On y remet en question l'existence même des commissions scolaires. En bout de piste, rien ne bouge. Le débat sur la démocratie scolaire vient donc tout juste de prendre fin, sans qu'il ait entraîné de révolution. Pourquoi le reprendre?

Tous ces appels publics à la discussion sont signes d'une démocratie en santé, où chacun s'exprime. Soit. Mais que donnent-ils réellement, à part l'impression de brasser un grand vide? Les coûts de ces forums inutiles sont élevés et grèvent des finances qu'on dit fragiles. Ils entraînent des dépenses d'énergie importantes, encouragent la querelle et la division. Ce énième appel au brassage d'idées et au grand changement importune plus qu'il n'enthousiasme. À la vérité, on n'y croit plus tellement.
 
 
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    2 avril 2010 05 h 06
    Le gouvernement Charest les deux mains dans nos poches
    En matière de gestion ce gouvernement à gaspiller et perdu nos économies et voilà qu'il ose venir dans nos poches scandaleux.
    Commissions d'enquête sur la Caisse de dépôt, la FGS les appels d'offre et la construction, financement de son parti, etc. Il n'Y a rien à discuter avec des menteurs=.......
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  • Carole Dionne - Inscrite
    2 avril 2010 07 h 26
    AVEC TOUS CES TICKETS MODÉRATEUR, JE MINSCRIT CHEZ S.O.S. TICKET...
    Est-une bonne solution? Je vais tout essayez pour en payer le moins. Même allez voir un guérisseur. À bien y penser, je me part une business: GUÉRISSEUR. je guéris tout. Mais en dessous de la table. Il ne pourra pas augmenter mes tarifs ou les indexés, je vais travailler en dessous de la table. TOURLOU
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  • Claudia Gagnon - Abonné
    2 avril 2010 09 h 07
    Crier! Nous rions de vous!
    Effectivement, le gouvernement(notre argent en fait) paie des gens pour faire des commissions d'enquête, des études, etc... et en bout de ligne, se fout des résultats. Il fait ce qu'IL veut. Il fait semblant de nous écouter, mais, en fait, il nous méprise. A-t-il oublié qu'il est là pour servir le peuple? Non, il ne l'a pas oublie; c'est simplement qu'il s'en balance! On se croirait dans une dictature...déguisée. À voir le nombre d'écoles illégales subventionnées, il est facile de constater que pour nos élus, l'éducation n'est pas une priorité... Bref, avec Charest, si on veut être écouté, il faut signer un beau gros chèque à son parti. Quelle corruption!
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  • meme moi ici - Inscrite
    2 avril 2010 09 h 23
    et les prochaines élections
    je ne serais pas surpris qu'il existe encore de vilains crétins qui vont quand même , malgré la finance boiteuse, malgré le non respect de la volonté de la société à faire une enquête publique sur les nombreuses corruptions, je disais donc, que malgré tout ça, il y aura encore quelques imbéciles qui voterons pour ce gouvernement pourri à l'os
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  • Mytch Andreino - Inscrit
    2 avril 2010 09 h 45
    MÉCONTENT DU CHÈQUE EN BRUN!
    MÉCONTENT DU CHÈQUE EN BRUN!

    Nos cocos de pâques ont fondus de peur pour sucré le bec des exploiteurs de notre État le gouvernement!!!

    C’est une farce à remplir nos paniers pour faire la chasse aux dépenses pour arriver quotidiennement à tous les jours pour nourrir les dépenses du Québec!!!

    Nous les citoyens ont engraisse encore les cocos du gouvernement sans se sucrée le bec pour avoir une équilibre juste pour arriver à tous les jours sans être fondus par la chaleur de leur budget!!!

    Où sont nos miettes de chocolat dans ce budget???

    Bien à vous sans être mangés!!!
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  • epagneula@hotmail.com - Abonnée
    2 avril 2010 10 h 06
    Et la fécondation in vitro?
    Avec toutes ces hausses annoncées, dont la taxe sur la santé, que le ministre Bachand refuse obstinément de même songer moduler, on ne dit mot sur la fécondation in vitro. L'état va continuer à investir dans la fécondation in vitro, qui n'est pas quant à moi, un problème de santé mais les petits travailleurs et la classe moyenne vont devoir se vider les poches pour des services qu'ils n'ont plus et pour lesquels ils seront de plus facturés? Ben voyons donc! Si au moins le ridicule pouvait tuer!
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  • 7363 - Inscrit
    2 avril 2010 11 h 28
    Budget du Québec - À quoi bon ?
    Lorsque le gouvernement commence à vouloir moins d'étudiants dans les universités, généralement c'est parce que les statistiques démontrent qu'ils commencent à devenir des machines à chômeurs instruits. Donc on ferme le robinet. Le temps est passé, où on disait «l'éducation gratuite pour tous.» On se rend compte qu'il y a plus d'indiens que de chefs. Aujourd'hui, tout le monde veut diriger tout le monde, avec le résultat que tout le monde a le sentiment que son opinion est la seule bonne, et que çà mène tout ce beau monde dans la rue, là où justement on a l'impression que l'on fait quelques choses de bien pour se soulager.
    Mais la marche a beau être bonne pour la santé, elle ne guérit rien.
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  • ragazzino - Inscrit
    2 avril 2010 12 h 48
    Ces fameux frais de scolarité....
    J'ai beaucoup mal à comprendre que la grande majorité des Québécois semblent toujours être contre une hausse des frais de scolarité. Serait-ce du socialisme borné? Non sérieusement, les étudiants québécois sont ceux qui paient le moins pour leur études post-secondaires et même après une hausse, je suis prêt à parier que nous aurons toujous les frais de scolarité les plus bas du continent. La gratuité des études est une utopie révolue...impossible. Plusieurs pays européens l'ont compris aussi et ont commencé à imposer des frais de scolarité à leurs étudiants, dont l'Allemagne et la France et parfois la facture est plus que salée.

    Maintenir des frais de scolarité bien en-deça de la moyenne canadienne ou même occidentale est quelque chose dont on peut être fier. Mais il faut aussi être réaliste! Nos universités sont endettées jusqu'au cou, manquent désespéremment d'argent et seront bientôt incapables (sinon c'est déjà le cas) de concurrencer avec les autres universités du continent et du monde entier. On a qu'à faire le tour d'un campus ontarien pour voir la différence d'insfrastructures qui est à tout le moins frappante! Y'a-t-il quelque chose que les Québécois ne comprennent pas là-dedans? Les universités n'ont plus d'argent, le gouvernement n'est pas une banque éternelle, l'argent ne pousse pas non plus dans les arbres...il n'y a pas 36 manières d'augmenter leurs revenus. Et à tous nos socialistes/granos qui revendiquent aveuglément la justice sociale...il y a un système de prêts et bourses plus que généreux en place.

    Un jour, les Québécois devront élargir leurs horizons et aller voir ce qui se fait ailleurs pour se rendre compte à quel point nous sommes choyés, même gâtés, et à quel point nous vivons au-dessus de nos moyens.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    2 avril 2010 13 h 41
    Bachand et ses lunettes roses
    Combien de Québécois croyent en la sincérité de Bachand qui clâme de réduire les coûts au Québec, dans un effort de 60% de la charge par un gouvernement Charest. Ceux-là même qui encouragent les faux coûts de 35% accrus dans les projets d`infrastructure, avec ou sans soumissions. Les copins d`abord disait un chanteur français d`une autre époque. Depuis 2003 la dette du Québec s`est accrue de $125 milliards à $182 milliards sous la direction des mêmes politiciens, les deux mains sur le volant. En 2013 cette dette atteindra $225 milliards et des paiements d`intérêt de $10 milliards par année. Belles lunettes roses coûteuses, ou fieffés menteurs! Ils étaient prêts comme Charest chantait en campagne électorale: `On est prêt`, à nous servir d`abord et exclusivement. La tutelle d`Ottawa s`envient.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 avril 2010 14 h 05
    Un budget d'intégriste!
    Parmi ceux qui sont contre ce budget, beaucoup ont le sentiment d'être bafouer. Ils en ont moins contre le budget que contre l'impression d'avoir affaire à un leurre de politicien qui fouille encore dans leurs poches.
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